France

Lecture : Rwanda, la fin du silence, témoignage d’un officier français

Il faut lire Rwanda, la fin du silence, témoignage d’un officier français. L’officier en question c’est Guillaume Ancel qui, à l’été 1994, a participé comme capitaine à l’opération Turquoise lancée le 22 juin par la France dans ce pays d’Afrique où se déroulait un génocide contre les Tutsi (800 000 morts en trois mois) orchestré par le gouvernement en place à dominante hutue.

Commémorer à l’heure des réseaux sociaux

Dix des douze membres du Haut Comité aux Commémorations Nationales ont présenté leur démission à la ministre de la Culture pour protester contre le retrait de Charles Maurras du Livre des commémorations de l’année 2018 (la naissance du théoricien du nationalisme intégral en 1868). Ils affirment ne pas pouvoir travailler avec la menace permanente de la censure ou de l’autocensure. Commémoration ou célébration, la clarification faite en 2011 pour le cinquantenaire de la mort de Louis-Ferdinand Céline n’aura pas duré longtemps.

C’est grave ce qu’a dit Gérard Collomb ? Et bien…oui.

« Si on veut garder le droit de manifester (...) il faut que les participants puissent s’opposer aux casseurs et ne pas, par leur passivité, être d'un certain point de vue complices de ce qui se passe », a dit le ministre de l’Intérieur sur BFM, le 26 mai. 

Dura lex sed lex...

L'affrontement entre les syndicats SNCF et le gouvernement se "durcit"-il ? Oui, quand on voit bien qu'il se focalise sur l'abandon du statut de "cheminot". Retour sur le coeur du sujet.

Les générations antérieures de cheminots ont travaillé dur, dans des conditions éprouvantes. Dans les locomotives à vapeur, le conducteur enfournait le charbon et subissait la chaleur du foyer. Il avalait des poussières de charbon à longueur de temps. Le statut de cheminot est la magnifique conquête sociale de ces générations.

Grève, sabotage et droit

En France, la grève est un droit constitutionnel. Il n’est pas question d’en contester le principe ni même de discuter de la légitimité des raisons pour lesquelles tels ou tels décident de l’exercer.
Mais il est clair que certains effets des grèves, ou plutôt de leurs excès, nuisent aux citoyens qui les subissent. Quelques mouvements de réaction surgissent d’ailleurs ici ou là depuis peu. Ainsi des usagers abonnés à des services de la SNCF qui réclament des compensations ou remboursement. Ou des étudiants non grévistes qui créent des groupes sur les réseaux sociaux pour s’opposer au blocage de leur université. Des pétitions sont lancées pour protester

L’exemple du suicide assisté suisse, grand absent des Etats généraux de la bioéthique

Des débats complexes entourent la fin de vie médicalisée, c’est-à-dire l’arrêt des soins : où passe la frontière de l’acharnement thérapeutique ? Qui décide de l’arrêt des soins, des proches du malade ou des médecins ?

Ces débats sont logiques : la fin de vie est désormais médicalisée pour l’immense majorité des Français. Mais ils transforment un débat éthique sur la fin de vie en un débat d’éthique médicale sur la fin de vie médicalisée.

Combien de Français pas vraiment... français ? Les chiffres qui obligent à réfléchir

Combien de Français d’origine étrangère ne se sentent pas complètement français ? Parce qu’ils sont éternellement considérés comme « d’origine asiatique, africaine, maghrébine ». Ou parce qu’ils n’ont pas envie de s’intégrer. Ou pour ces deux raisons réunies qui se nourrissent l’une l’autre. Difficile d’être précis. On peut seulement soupçonner que ce nombre trop important fait peser de graves dangers sur la société française. C’est pourquoi un groupe de travail du Club a décidé de creuser la question depuis l’automne.

Beltrame, héros ou saint ?

Notre ami Hervé Chaygneaud-Dupuy, spécialiste de l’innovation sociétale et de la prospective, auteur de Citoyen pour quoi faire ? Construire une démocratie sociétale, paru en 2016 aux éditions Chronique sociale, a écrit cet article pour son blog où il livre régulièrement ses observations sur la vie politique française. Il nous a paru intéressant de vous faire découvrir son analyse de l’héroïsation médiatique qui a été faite du lieutenant-colonel Beltrame.

"Macron par Ricoeur. Le philosophe et le politique"

« Macron par Ricœur », de Pierre -Olivier Monteil, philosophe, chercheur au Fonds Ricœur. Notes de lecture.

Pour Monteil, Macron est réellement et fortement inspiré par la pensée de Paul Ricœur. Il a collaboré étroitement avec lui au moment où il rédigeait un livre fondamental « La mémoire, l’Histoire, l’Oubli ». Il lui avait été présenté par un ami et biographe de Paul Ricœur, François Dosse, qui était l’un de ses professeurs à Sciences Po (en 1999).

Julien Damon : Vouloir «zéro SDF» impliquerait d’être moins permissif.

C’est bien de se donner comme objectif d’avoir zéro Sans Domicile Fixe en France, but qui semble désormais faire consensus chez les politiques. C’est un « appel à réformer » les politiques menées dans ce domaine. En adoptant un tel objectif, l’État s’oblige à « vérifier si l’action est efficace » et à en mesurer les résultats. Mais, pour que la perspective ainsi tracée ait un sens, il faudrait une politique européenne de l’immigration (ou une fermeture des frontières), il faudrait être capable de mieux mesurer le nombre de SDF et il faudrait envisager « d’empêcher les gens de dormir dehors » - sous entendu « interdire » -en passant outre au « foutez-moi la paix » souvent entendu par les équipes de « maraude » qui tentent de leur venir en aide. 

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