France

Raymond Aron pour y voir clair

Récemment Raymond Aron était à la une d’un grand hebdomadaire et un Abécédaire vient de lui être consacré par les éditions de l’Observatoire. Rien d’étonnant dans cette capacité à faire l’actualité dans le contexte de crise que nous connaissons : Aron s’est inlassablement interrogé sur les grands problèmes du pouvoir et de la démocratie, sous leur forme historique et éternelle. La société industrielle fut son moment historique.

Lecture : Rwanda, la fin du silence, témoignage d’un officier français

Il faut lire Rwanda, la fin du silence, témoignage d’un officier français. L’officier en question c’est Guillaume Ancel qui, à l’été 1994, a participé comme capitaine à l’opération Turquoise lancée le 22 juin par la France dans ce pays d’Afrique où se déroulait un génocide contre les Tutsi (800 000 morts en trois mois) orchestré par le gouvernement en place à dominante hutue.

Commémorer à l’heure des réseaux sociaux

Dix des douze membres du Haut Comité aux Commémorations Nationales ont présenté leur démission à la ministre de la Culture pour protester contre le retrait de Charles Maurras du Livre des commémorations de l’année 2018 (la naissance du théoricien du nationalisme intégral en 1868). Ils affirment ne pas pouvoir travailler avec la menace permanente de la censure ou de l’autocensure. Commémoration ou célébration, la clarification faite en 2011 pour le cinquantenaire de la mort de Louis-Ferdinand Céline n’aura pas duré longtemps.

Quelle Europe pour les nouvelles générations ?

Les pères fondateurs ont construit l’Europe autour d’une idée simple : l’union fait la paix. Aujourd’hui, confrontée aux défis du changement climatique et des développements du numérique, à la défiance des peuples et à la montée des populismes, l’Europe se cherche un projet.

Quelles sont les voies à privilégier pour que les nouvelles générations y adhèrent ?

Nous vous invitons à venir en débattre avec Rayan Nezzar, enseignant à l’université Paris-Dauphine, auteur de "Génération Europe" (Michalon, 2019) et contributeur à "L’opinion européenne en 2018" (Fondapol).

Réinventons la démocratie pour ne pas céder au désarroi !

Ce ne pourrait n’être qu’une surprise, à la fois bonne et mauvaise, c’est de l’inédit en tout cas. Quelques centaines de milliers de Français, qui souffrent dans leur vie quotidienne et se sentent ignorés de ceux « d’en haut » expriment leurs souffrances par des manifestations répétées et crient leurs revendications. Signe que ces Français ne sont pas des « veaux » enfermés dans leur individualisme, qu’ils croient à la politique, qu’ils veulent la réinventer.

Macron, le bouc émissaire ?

Pour comprendre la crise des gilets jaunes en ce début décembre, le plus utile ne serait-il pas de relire « Le bouc émissaire », de René Girard ?

Pour échapper à la contagion de la violence et à l’autodestruction, nous dit le philosophe, les sociétés recherchent une victime expiatoire, un bouc émissaire qui sera injustement sacrifié. Le « tous contre un » neutralise la violence et parvient à rétablir la concorde au moins un temps.

C’est grave ce qu’a dit Gérard Collomb ? Et bien…oui.

« Si on veut garder le droit de manifester (...) il faut que les participants puissent s’opposer aux casseurs et ne pas, par leur passivité, être d'un certain point de vue complices de ce qui se passe », a dit le ministre de l’Intérieur sur BFM, le 26 mai. 

Dura lex sed lex...

L'affrontement entre les syndicats SNCF et le gouvernement se "durcit"-il ? Oui, quand on voit bien qu'il se focalise sur l'abandon du statut de "cheminot". Retour sur le coeur du sujet.

Les générations antérieures de cheminots ont travaillé dur, dans des conditions éprouvantes. Dans les locomotives à vapeur, le conducteur enfournait le charbon et subissait la chaleur du foyer. Il avalait des poussières de charbon à longueur de temps. Le statut de cheminot est la magnifique conquête sociale de ces générations.

Grève, sabotage et droit

En France, la grève est un droit constitutionnel. Il n’est pas question d’en contester le principe ni même de discuter de la légitimité des raisons pour lesquelles tels ou tels décident de l’exercer.
Mais il est clair que certains effets des grèves, ou plutôt de leurs excès, nuisent aux citoyens qui les subissent. Quelques mouvements de réaction surgissent d’ailleurs ici ou là depuis peu. Ainsi des usagers abonnés à des services de la SNCF qui réclament des compensations ou remboursement. Ou des étudiants non grévistes qui créent des groupes sur les réseaux sociaux pour s’opposer au blocage de leur université. Des pétitions sont lancées pour protester

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