France

Rwanda : la question de la bêtise

Faudra-t-il attendre vingt-cinq ans de plus pour que les autorités françaises consentent à s’exprimer en responsabilité sur le rôle joué par la France au Rwanda avant et pendant le génocide des Tutsi en 1994 ? On peut le redouter tant les exemples historiques tendent à montrer que deux générations, au moins, sont nécessaires.

Raymond Aron pour y voir clair

Récemment Raymond Aron était à la une d’un grand hebdomadaire et un Abécédaire vient de lui être consacré par les éditions de l’Observatoire. Rien d’étonnant dans cette capacité à faire l’actualité dans le contexte de crise que nous connaissons : Aron s’est inlassablement interrogé sur les grands problèmes du pouvoir et de la démocratie, sous leur forme historique et éternelle. La société industrielle fut son moment historique.

Lecture : Rwanda, la fin du silence, témoignage d’un officier français

Il faut lire Rwanda, la fin du silence, témoignage d’un officier français. L’officier en question c’est Guillaume Ancel qui, à l’été 1994, a participé comme capitaine à l’opération Turquoise lancée le 22 juin par la France dans ce pays d’Afrique où se déroulait un génocide contre les Tutsi (800 000 morts en trois mois) orchestré par le gouvernement en place à dominante hutue.

Commémorer à l’heure des réseaux sociaux

Dix des douze membres du Haut Comité aux Commémorations Nationales ont présenté leur démission à la ministre de la Culture pour protester contre le retrait de Charles Maurras du Livre des commémorations de l’année 2018 (la naissance du théoricien du nationalisme intégral en 1868). Ils affirment ne pas pouvoir travailler avec la menace permanente de la censure ou de l’autocensure. Commémoration ou célébration, la clarification faite en 2011 pour le cinquantenaire de la mort de Louis-Ferdinand Céline n’aura pas duré longtemps.

Les Français rassemblés autour d'une "utopie écologique" ?

La France a été décrite, lors d’une de nos dernières Matinales, comme un archipel constitué de groupes autonomes sans projet commun unificateur.
Or, l’Obsoco (l'Observatoire Société et Consommation) a mené récemment une étude approfondie pour explorer l’imaginaire des Français face aux futurs souhaitables. Et elle met en avant, face au choix entre trois modèles de sociétés idéales, une nette préférence d’une majorité de Français pour ce qui a été nommé "l’utopie écologique".

La taxe carbone, une solution inefficace et dangereuse

Un Dictionnaire des idées reçues contemporaines comporterait un article ainsi rédigé : « Taxe carbone : Être pour, car c’est la seule solution au réchauffement climatique. Regretter que le gouvernement soit trop veule pour la mettre en place. »

Cette idée reçue est répandue, fausse et dangereuse. Pour simplifier, concentrons-nous sur le pétrole, notre principale consommation générant des gaz à effet de serre.

Est-il encore possible de créer du lien dans une société fragmentée ?

Est-il encore possible de créer du lien dans une société fragmentée ? (extraits)

Première cause de cette "archipélisation" de la société, la disparition de la matrice structurante « catho-laïque ». Le déclin du catholicisme commencé dans les années 60 est désormais avéré. Cela se traduit par une baisse des pratiques religieuses, .…
Mais une autre matrice structurante s’est parallèlement effondrée, le bloc « laïc-républicain » : le parti communiste constituait une contre société, « l’église rouge ».

Le CESE, incubateur de démocratie participative

Le Conseil Economique Social et Environnemental - CESE, troisième assemblée constitutionnelle française, est peut-être en train de changer le visage de notre « vieille » démocratie sans que beaucoup en prennent pleinement conscience.

Cette institution encore trop méconnue a en effet engagé depuis quelques années un processus susceptible de métamorphoser notre vieille « démocratie représentative, bureaucratique et hiérarchique » évoquée par Alain de Vulpian dans « Eloge de la métamorphose ».

Pourquoi défendre la langue française quand on est une jeune Chinoise ?

J’ai appris le français tardivement, à l’âge de 18 ans, bien après le mandarin**, à 3 ans et l’anglais, à 8 ans. Adolescente, je lisais très peu. C’est seulement quand j’ai maîtrisé le français que je me suis intéressée à la lecture, à la littérature française surtout. J’ai commencé à lire quasi exclusivement en français il y a environ 6-7 ans, ce qui est bien court. Au fond, je sais peu de choses sur la langue et la littérature françaises.

Alors pourquoi me lancer dans une entreprise aussi périlleuse, qui consiste à défendre le français, alors que je ne l’ai connue que depuis très peu et que je ne suis même pas de nationalité française ?

Après le Grand débat ?

Hervé Chaygneaud-Dupuy, spécialiste de l’innovation sociétale et de la prospective, auteur de « Citoyen pour quoi faire ? Construire une démocratie sociétale », paru en 2016, a écrit cet article pour son blog où il livre régulièrement ses observations sur la vie politique française. Ses réflexions et propositions nous semblent particulièrement intéressantes à relayer, en écho avec les réflexions du Club autour de l'enjeu « rénover la démocratie ».

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