Débats

Lecture : Rwanda, la fin du silence, témoignage d’un officier français

Il faut lire Rwanda, la fin du silence, témoignage d’un officier français. L’officier en question c’est Guillaume Ancel qui, à l’été 1994, a participé comme capitaine à l’opération Turquoise lancée le 22 juin par la France dans ce pays d’Afrique où se déroulait un génocide contre les Tutsi (800 000 morts en trois mois) orchestré par le gouvernement en place à dominante hutue.

Commémorer à l’heure des réseaux sociaux

Dix des douze membres du Haut Comité aux Commémorations Nationales ont présenté leur démission à la ministre de la Culture pour protester contre le retrait de Charles Maurras du Livre des commémorations de l’année 2018 (la naissance du théoricien du nationalisme intégral en 1868). Ils affirment ne pas pouvoir travailler avec la menace permanente de la censure ou de l’autocensure. Commémoration ou célébration, la clarification faite en 2011 pour le cinquantenaire de la mort de Louis-Ferdinand Céline n’aura pas duré longtemps.

Notre-Dame de la gouvernance

Dans le long feuilleton Notre-Dame-des-Landes, l’accueil réservé à la décision gouvernementale d’abandonner le projet n’est pas le moindre des enseignements : aux trois-quarts les Français l’ont plébiscitée ! Quelques points séparent les sondés de « droite » ou de « gauche » mais les clivages traditionnels (autorité/laxisme, économie/écologie) n’ont pas fonctionné comme lors du référendum local (55/45). Personne n’imagine pour autant que les Français ont adhéré en masse aux méthodes radicales du zadisme.

Dette : l'idée à débattre de France Stratégie

Dans une note sur la soutenabilité des dettes publiques de la zone euro France Stratégie évoque une mesure inédite : l’Etat décrète qu’il devient copropriétaire de tous les terrains construits résidentiels. Il devient ainsi créditeur d’une somme annuelle correspondant à la rémunération du droit d’occupation du sol dont le paiement peut être différé lors de la vente ou de la transmission. Ni les revenus courants ni les patrimoines professionnels ne sont touchés.

Noureddine Boukrouh : Pour un islam du XXIe siècle… et d’après

Pour un islam du XXIe siècle...et d'après

Le problème central du monde musulman aujourd’hui est que sa religion a été figée dans une interprétation et des rites vieux de plusieurs siècles et qu’il s’est encore moins adaptés que d’autres religions à l’évolution des sociétés. Le salafisme, sacralisation de cet islam « premier », n’est qu’une manifestation extrême d’une inadaptation à son temps qui vaut aussi pour la religion enseignée à tous les musulmans. Il n’y a pas de différence substantielle entre le droit islamique professé à la célèbre université islamique Al-Azhar du Caire et celui de Daech.

Les « recommandations » de Tirole

Que faire pour rendre les marchés plus surs et moins immoraux ? Si on suit Tirole il vaut mieux réguler que compter sur l’honnêteté des agents économiques et l’effet des codes d’éthique. Il faut donc poursuivre sans relâche les travaux d’assainissement du fonctionnement des marchés financiers aux Etats-unis, au Royaume-Uni , dans l’Union Européenne, et dans les pays émergents. D’après sa conférence et ses réponses aux questions posées on peut pointer trois domaines d’action en particulier :

Jean Tirole croit-il à une possible éthique de la finance ?

Le dernier économiste français à avoir reçu ce qu'on appelle le "Nobel d’économie"  s’exprimait le 11 janvier à l’Institut dans le cadre du cycle Ethique et Economie organisé par notre ami Bernard Esambert. L’objectif final de cette entreprise étant d’aboutir à un nouveau texte qui puisse servir de cadre de conduite à tous ceux qui ont des responsabilités économiques, texte qui serait signé par un collectif de personnalités spirituelles et intellectuelles.

Le Coran à la télé : une bonne nouvelle

Mardi, mercredi, jeudi, du 8 au 10 décembre Arte va parler du Coran, pendant près de sept heures. C’est une bonne nouvelle car elle signifie que, malgré les attentats passés et les menaces d’attentat à venir, cette diffusion est maintenue. C’est aussi une bonne nouvelle car pendant ces sept heures on va parler non pas du livre qui se récite et ne se questionne pas, mais du livre qui a une histoire, qui est inscrit dans une culture et une civilisation.

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