Jean-Claude Hazera

Articles de cet auteur

Quel genre de "facho" est Bolsonaro

Jair Bolsonaro, le personnage pour lequel on voté massivement les électeurs brésiliens aux présidentielles les 7 et 28 octobre, est d’extrême droite, se déclare lui-même nostalgique de la dictature des années 1964-1985  et représente certainement une menace pour les libertés des Brésiliens. Mais encore ? Autoritaire ou fasciste ? Où le classer dans la longue histoire des ennemis de la démocratie ?

C’est grave ce qu’a dit Gérard Collomb ? Et bien…oui.

« Si on veut garder le droit de manifester (...) il faut que les participants puissent s’opposer aux casseurs et ne pas, par leur passivité, être d'un certain point de vue complices de ce qui se passe », a dit le ministre de l’Intérieur sur BFM, le 26 mai. 

Et la démocratie en Italie, tout le monde s’en fout ?

Où vont la démocratie, les libertés et l’Etat de droit en Italie ? Cette question capitale semble secondaire dans les réactions et commentaires suscités par les cataclysmes politiques qui s’enchaînent depuis les élections législatives du 4 mars qui ont mis en tête les deux principaux partis anti-système : la Ligue et le Mouvement 5 étoiles. L’économisme est à son comble.

Noureddine Boukrouh : Pour un islam du XXIe siècle… et d’après

Pour un islam du XXIe siècle...et d'après

Le problème central du monde musulman aujourd’hui est que sa religion a été figée dans une interprétation et des rites vieux de plusieurs siècles et qu’il s’est encore moins adaptés que d’autres religions à l’évolution des sociétés. Le salafisme, sacralisation de cet islam « premier », n’est qu’une manifestation extrême d’une inadaptation à son temps qui vaut aussi pour la religion enseignée à tous les musulmans. Il n’y a pas de différence substantielle entre le droit islamique professé à la célèbre université islamique Al-Azhar du Caire et celui de Daech.

Combien de Français pas vraiment... français ? Les chiffres qui obligent à réfléchir

Combien de Français d’origine étrangère ne se sentent pas complètement français ? Parce qu’ils sont éternellement considérés comme « d’origine asiatique, africaine, maghrébine ». Ou parce qu’ils n’ont pas envie de s’intégrer. Ou pour ces deux raisons réunies qui se nourrissent l’une l’autre. Difficile d’être précis. On peut seulement soupçonner que ce nombre trop important fait peser de graves dangers sur la société française. C’est pourquoi un groupe de travail du Club a décidé de creuser la question depuis l’automne.

Julien Damon : Vouloir «zéro SDF» impliquerait d’être moins permissif.

C’est bien de se donner comme objectif d’avoir zéro Sans Domicile Fixe en France, but qui semble désormais faire consensus chez les politiques. C’est un « appel à réformer » les politiques menées dans ce domaine. En adoptant un tel objectif, l’État s’oblige à « vérifier si l’action est efficace » et à en mesurer les résultats. Mais, pour que la perspective ainsi tracée ait un sens, il faudrait une politique européenne de l’immigration (ou une fermeture des frontières), il faudrait être capable de mieux mesurer le nombre de SDF et il faudrait envisager « d’empêcher les gens de dormir dehors » - sous entendu « interdire » -en passant outre au « foutez-moi la paix » souvent entendu par les équipes de « maraude » qui tentent de leur venir en aide. 

Le Maroc, un modèle solide ?

Le Maroc, un modèle solide ? (extraits)

Emigration, intégrisme islamique, rapports avec le reste de l’Afrique, relations économiques et commerciales. Sur tous ces plans le royaume marocain propose une sorte de «modèle» qu’il estime être la bonne solution pour lui mais qu’il présente aussi, plus ou moins explicitement, comme une solution pour l’Europe et notamment pour la France dans ses relations avec les pays voisins du sud. Telle est, en substance, la perspective qu’a tracée le 4 juillet l'Ambassadeur du Maroc en France, invité du Club des Vigilants. La biographie de Chakib Benmoussa, formé à l’école Polytechnique et à l’école des Ponts et Chaussées, illustre l’intensité des liens entre les deux pays, et notamment au niveau de leurs élites.

Pour Aquilino Morelle la future opposition doit être celle du non à l’Europe.

Pour Aquilino Morelle la future opposition doit être celle du non à l’Europe (extraits)

L’enjeu principal pour l’avenir des oppositions en France n’est pas de savoir qui peut dominer la gauche ou la droite mais comment regrouper le camp des « anti-européistes » en vidant le Front National de ses électeurs. Tel est le schéma qu’esquisse Aquilino Morelle. L’ancien conseiller politique de François Hollande pendant les deux premières années du dernier quinquennat était l’invité du Club des Vigilants mardi 23 mai.

Le président de la République a trop de pouvoirs en France

Le palais de l'Elysée

Ouf. Emmanuel Macron a été convenablement élu président de la République. Et nous faisons tous les vœux possibles pour qu’il réussisse. Mais imaginons notre consternation si le monarque républicain désigné le 7 mai par les électeurs avait été Marine Le Pen et qu’elle ait obtenu une majorité à l’Assemblée Nationale les 11 et 18 juin. Nous verrions toutes les dispositions conçues pour et par le Général de Gaulle pour éviter « l’impuissance » des gouvernements à permettre à un dirigeant dangereux pour la démocratie de s’emparer de toutes les manettes.