Les alertes du blog

Comme un parfum d'entre-deux-guerres ?

Ne sent-on en France et à travers le monde comme un parfum d’entre-deux guerres, avec la montée des clivages qui s’exacerbent au sein de pays démocratiques, la multiplication des régimes forts, des discours extrêmes ? Et peut-on alors retirer quelque chose de l’expérience de l'histoire ?

Ce sont des questions essentielles, sur lesquelles le Club des vigilants se devait de débattre, au moment où la France cherche à sortir par le haut de sa fièvre des gilets jaunes en lançant un "Grand débat national".

Le malheur, une idée neuve en Europe ?

Dans un mouvement à double détente, de la marginalisation des partis traditionnels en 2017 à l’irruption populaire en 2018, la France a rejoint le mouvement de recomposition politique à l’œuvre dans la plupart des pays occidentaux. La diversité des causes immédiates et les idiosyncrasies nationales dans les formes de la crise ne doivent pas masquer l’unité des causes profondes : aucune innovation politique n’a sérieusement répondu aux bouleversements auxquels nos sociétés sont exposées depuis un demi-siècle.

Puissent assez de politiques s’ouvrir aux réalités du terrain, écouter, comprendre et se muer en hommes d’Etat

C’était il y a quatre ans. J’avais lu avec passion le manuscrit que m’avait passé en confiance Françoise Frisch. Jean-Paul Delevoye, alors président du Conseil économique, social et environnemental (CESE), n’hésitait pas à cautionner l’ouvrage de Françoise Frisch[1] : « une analyse clairvoyante de notre société et non le duplicata éculé de théories anciennes ».

Emmanuel Macron, Louis XVI des temps modernes ?

La haine contre Emmanuel Macron, exprimée parfois violemment ces dernières semaines, peut surprendre. Cet homme, jeune, avec son physique de premier de classe, ses manières policées, son ton posé, n'a pourtant rien pour inspirer spontanément de l'antipathie.

Un autre partage du pouvoir

Sitôt le discours présidentiel terminé, les chaînes nationales ont donné l’antenne aux ronds-points où la tonalité fut plutôt défiante. Nous reçûmes donc immédiatement le verdict des gilets jaunes interrogés qui, par ailleurs, rappelaient qu’ils ne représentaient qu’eux-mêmes. Que les médias aient renoncé à leur médiation peut être vu comme le point d’aboutissement d’une désintermédiation de la vie politique que les études d’opinion, qui donnaient aux politiques et aux médias les pires scores de confiance, annonçaient depuis longtemps.

Macron, le bouc émissaire ?

Pour comprendre la crise des gilets jaunes en ce début décembre, le plus utile ne serait-il pas de relire « Le bouc émissaire », de René Girard ?

Pour échapper à la contagion de la violence et à l’autodestruction, nous dit le philosophe, les sociétés recherchent une victime expiatoire, un bouc émissaire qui sera injustement sacrifié. Le « tous contre un » neutralise la violence et parvient à rétablir la concorde au moins un temps.

Zurich passe à la casserole, et bientôt Londres

Zurich passe à la casserole, et bientôt Londres

L'UE va enfin imposer à la Suisse de suivre les règles financières européennes pour continuer à accéder au marché unique.

La Suisse se porte bien, surtout quand elle bénéficie des avantages de l'UE sans en subir les inconvénients. Un peu comme ce que les Brexiters voulaient obtenir de l'UE.

C'est raté pour les Anglais. Jeu, set et match gagnés par l'UE, a reconnu Nigel Farage au parlement européen.  Et set perdu pour la Suisse.

Sauver le droit d'asile, et après ?

L'Europe semble en train de se fracasser sur la question du droit d'asile, qui en constitue l'une de ses traditions séculaires. Comment agir dès aujourd'hui pour faire en sorte que les anti-Européens de tous bords ne préemptent un débat électoral dont l'issue est sans doute décisive pour l'Europe ?

Doit-on se résigner à vivre dans une colonie numérique ?

Extraits de la Matinale

C’est la question que pose Jérôme Bondu, expert en intelligence économique, directeur de la société de conseil Inter-Ligere et auteur de "Maîtrisez internet. Avant qu'internet ne vous maîtrise", qui est intervenu devant le Club le 23 octobre dernier.

Quel genre de "facho" est Bolsonaro

Jair Bolsonaro, le personnage pour lequel on voté massivement les électeurs brésiliens aux présidentielles les 7 et 28 octobre, est d’extrême droite, se déclare lui-même nostalgique de la dictature des années 1964-1985  et représente certainement une menace pour les libertés des Brésiliens. Mais encore ? Autoritaire ou fasciste ? Où le classer dans la longue histoire des ennemis de la démocratie ?

Le modèle chinois, précurseur de la société du futur ?

Un certain nombre de Français sont choqués d'apprendre que la Chine met en place un système de "crédit social". Chaque citoyen dispose d'un capital initial de points qui peut s'éroder ou augmenter suivant le comportement constaté de l'individu dans la société.

« Ordre et progrès » contre démocratie libérale ?

Et maintenant le Brésil ! Le Monde peut titrer d’un magnifique oxymore sans choquer : « Election présidentielle au Brésil, la démocratie menacée » : oui, c’est le désir des peuples, sanctifié par l’élection, qui met à bas le libéralisme politique. Ebahis, nous découvrons que la version libérale de la démocratie n’est pas le graal de tout le monde ou qu’il ne l’est plus. La fin de l’histoire n’a pas eu lieu, la prophétie de Fukuyama a vécu ce que vivent les prophéties l’espace, non pas d’un matin, mais d’une génération.

L'Homme, un animal comme les autres ?

Au cours d’une Matinale de haut niveau le philosophe Etienne Bimbenet a partagé avec nous son étonnement et ses analyses face au succès des thèses animalistes. Que nous arrive-t-il ? Pourquoi nous complaisons-nous autant devant cet effacement de la frontière entre l’homme et l’animal ? Sommes-nous vraiment séparés d’eux par « une différence de degré et non de nature » comme le disait Darwin ? Faut-il se rendre à l’évidence d’une seule « petite » différence biologique et admettre que « l’homme est un animal particulier, au même titre que les autres » ?

Intégration des immigrés: prenons les leçons de l'Histoire

« Enfermer les gens dans leur culture, dans leur civilisation, en disant : ils sont ainsi pour toujours et à jamais, c'est une erreur au regard de l'Histoire ».

C'est la conclusion de François Héran, démographe, titulaire de la chaire « Migrations et Sociétés » du Collège de France, que le Club des Vigilants avait invité à venir dialoguer le 26 juin dernier.

Cet expert de l'immigration commence par rappeler quelques chiffres-clés, indispensables pour comprendre les enjeux :

Les risques d’envahissement de l’humain par le numérique

La réflexion sur l’éthique du numérique, ou l’émergence d’une éthique appropriée au numérique, n’en est qu’à ses débuts. Le groupe de travail « Vigilance numérique » en a fait un de ses thèmes prioritaires de réflexion, pour tenter de contribuer à définir les conditions d’une cohabitation fécondes entre humain et numérique.

2018 : le crépuscule du G7 ?

Le centre de gravité du monde s'est déplacé. Il n'est plus à New York, il est à Shangaï. Retour sur l'état du monde en 2018.

Le G7 s'est tenu au Canada et il a montré le désaccord profond de ses membres sur des questions centrales comme le climat, le protectionnisme et la prolifération nucléaire. Trump, seul contre tous, a sans doute signé la fin de l'hégémonie des USA. De l'autre coté du monde, en Chine, se tenait le sommet de l’OCS.

C’est grave ce qu’a dit Gérard Collomb ? Et bien…oui.

« Si on veut garder le droit de manifester (...) il faut que les participants puissent s’opposer aux casseurs et ne pas, par leur passivité, être d'un certain point de vue complices de ce qui se passe », a dit le ministre de l’Intérieur sur BFM, le 26 mai. 

Sanctions américaines : prenons exemple sur la Chine !

Les entreprises françaises se retirent piteusement d’Iran où elles commençaient à réinvestir. Aucune ne veut braver l’ire de l’administration américaine et risquer des sanctions sous forme d’amende ou de bannissement. Les autorités nationales et européennes disent considérer plusieurs options ; elles finissent par avouer qu’elles ne peuvent pas grand-chose. Cruelle illustration d’une Europe bourgeoise et assoupie qui a laissé à d’autres le soin d’être dans l’histoire.

Et la démocratie en Italie, tout le monde s’en fout ?

Où vont la démocratie, les libertés et l’Etat de droit en Italie ? Cette question capitale semble secondaire dans les réactions et commentaires suscités par les cataclysmes politiques qui s’enchaînent depuis les élections législatives du 4 mars qui ont mis en tête les deux principaux partis anti-système : la Ligue et le Mouvement 5 étoiles. L’économisme est à son comble.

Dura lex sed lex...

L'affrontement entre les syndicats SNCF et le gouvernement se "durcit"-il ? Oui, quand on voit bien qu'il se focalise sur l'abandon du statut de "cheminot". Retour sur le coeur du sujet.

Les générations antérieures de cheminots ont travaillé dur, dans des conditions éprouvantes. Dans les locomotives à vapeur, le conducteur enfournait le charbon et subissait la chaleur du foyer. Il avalait des poussières de charbon à longueur de temps. Le statut de cheminot est la magnifique conquête sociale de ces générations.

Le retrait des États-Unis de l’accord sur le nucléaire iranien pourrait être une bonne nouvelle !

Le retrait des États-Unis d’un accord durement négocié et, au dire des observateurs les plus avisés, respecté par la partie iranienne pourrait être l’occasion de relancer le multilatéralisme.

Cinquante nuances de bitcoins

Depuis la spéculation qui l’a rendu visible la nature et la légitimité du bitcoin —et de l’ensemble des cryptomonnaies— sont débattues. A-t-il les qualités d’une monnaie fiduciaire ? Son système de création monétaire peut-il se substituer aux banques centrales ? Sa gouvernance décentralisée est-elle une cause de volatilité ? Son encours limité est-il source de déflation ? Etc.  

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