Les alertes du blog

Comment lutter contre la grande pauvreté, fléau de notre démocratie française ?

En 2015, les objectifs de développement durable (ODD) adoptés par les Nations-Unies ont désigné la lutte contre la pauvreté comme l’objectif n°1 avec l’ambition "[d’]éliminer la pauvreté sous toutes ses formes et partout dans le monde » à l’horizon 2030.

Le CESE, incubateur de démocratie participative

Le Conseil Economique Social et Environnemental - CESE, troisième assemblée constitutionnelle française, est peut-être en train de changer le visage de notre « vieille » démocratie sans que beaucoup en prennent pleinement conscience.

Cette institution encore trop méconnue a en effet engagé depuis quelques années un processus susceptible de métamorphoser notre vieille « démocratie représentative, bureaucratique et hiérarchique » évoquée par Alain de Vulpian dans « Eloge de la métamorphose ».

Débat public, la leçon de Rousseau

Dans la troisième Rêverie du promeneur solitaire Rousseau revient sur l’élaboration de ses idées. Il évoque un assentiment intérieur : il est dans le vrai parce qu’il voit que ses idées sont justes, au sens de la justice et de la logique. De cette façon il soustrait sa réflexion (et sa sensibilité exacerbée) au débat public dont il fustige l’inanité et la méchanceté stérile, un débat où dominent des égos indifférents à la recherche de la vérité.

Ils ne sortiront pas

Boris Johnson est le premier ministre d'un Royaume très Désuni.
Il est inutile de rappeler ici la situation rocambolesque du Brexit, la presse en fait ses choux gras depuis bientôt quatre ans. Il n'est pas non plus nécessaire d'ajouter de nouveaux pronostics sur la date de sortie de cette crise. Ce sont les raisons de l'apparition de la crise qui vont alimenter notre propos.

Bonnes et mauvaises inégalités

Le récent livre de Thomas Piketty, Capital et Idéologie, a relancé le débat sur les moyens de réduire les inégalités. Les positions sont politiquement très clivées : la réduction des inégalités est valorisée à gauche, critiquée à droite et chacun invoque ses arguments économiques ou moraux. Gauche et droite invoquent d’ailleurs chacune la justice à l’appui de leur thèse : la juste égalité entre les citoyens, contre la juste valorisation de chaque réussite individuelle.

A la recherche du rendement perdu

La responsabilité des gestionnaires des fonds d’investissements est mise à rude épreuve : dix années de politique monétaire accommodante ont écrasé les rendements financiers. Au bout de la chaîne les retraités de la classe moyenne occidentale, pilier de nos démocraties, s’inquiètent pour leurs placements et leurs retraites. Déflagration politique et sociale en perspective !

Pourquoi défendre la langue française quand on est une jeune Chinoise ?

J’ai appris le français tardivement, à l’âge de 18 ans, bien après le mandarin**, à 3 ans et l’anglais, à 8 ans. Adolescente, je lisais très peu. C’est seulement quand j’ai maîtrisé le français que je me suis intéressée à la lecture, à la littérature française surtout. J’ai commencé à lire quasi exclusivement en français il y a environ 6-7 ans, ce qui est bien court. Au fond, je sais peu de choses sur la langue et la littérature françaises.

Alors pourquoi me lancer dans une entreprise aussi périlleuse, qui consiste à défendre le français, alors que je ne l’ai connue que depuis très peu et que je ne suis même pas de nationalité française ?

L’Algérie de demain devra compter avec les islamistes

L’Algérie vit un « moment historique » depuis que le 22 février des foules d’Algériens ont commencé à descendre pacifiquement dans la rue, vendredi après vendredi, pour demander une vraie démocratie et la fin du système qui gère le pays depuis des décennies.

Le Club des Vigilants a eu la chance de pouvoir en discuter le 17 juin (après le 17ème vendredi de manifestations !) avec Akram Belkaïd , journaliste (au Monde diplomatique et au Quotidien d’Oran notamment) et écrivain (L’Algérie, un pays empêché, en cent questions- Ed Tallandier). Il est né en Algérie et y a fait ses études.

Le CESE, au coeur des enjeux démocratiques

A la veille de l’organisation au sein du Conseil économique social et environnemental (CESE) de la première Convention citoyenne climatique annoncée à l’issue du Grand Débat National, de véritables voies de revitalisation de notre démocratie s’ouvrent. Et le CESE apparaît au cœur de cette dynamique.

Rwanda : la question de la bêtise

Faudra-t-il attendre vingt-cinq ans de plus pour que les autorités françaises consentent à s’exprimer en responsabilité sur le rôle joué par la France au Rwanda avant et pendant le génocide des Tutsi en 1994 ? On peut le redouter tant les exemples historiques tendent à montrer que deux générations, au moins, sont nécessaires.

Europe : « Et si on recommençait par la culture ? »

 A cinquante deux ans, l’auteur d’un plaidoyer vibrant pour la souveraineté européenne (Seuil) Jean-Noël Tronc, est un homme d’expérience et de convictions. Expérience militante dans les cercles rocardiens et socialistes, expérience politique comme attaché parlementaire et pilote auprès de Lionel Jospin de la politique publique de l’Internet en France pendant cinq ans, pratique des négociations internationales et européennes, expérience de l’entreprise privée et publique.

Après le Grand débat ?

Hervé Chaygneaud-Dupuy, spécialiste de l’innovation sociétale et de la prospective, auteur de « Citoyen pour quoi faire ? Construire une démocratie sociétale », paru en 2016, a écrit cet article pour son blog où il livre régulièrement ses observations sur la vie politique française. Ses réflexions et propositions nous semblent particulièrement intéressantes à relayer, en écho avec les réflexions du Club autour de l'enjeu « rénover la démocratie ».

Quantitative easing : encore un pas !

Du Japon aux Etats-Unis en passant par l’Europe, les banques centrales ont annoncé qu’elles sursoyaient au « retour à la normale » de leur politique monétaire afin de parer à l’actuel ralentissement économique. Taux bas voire négatifs, rachat de dettes ou injection de liquidités : les mesures non conventionnelles et le Quantitative Easing (QE) sont au cœur de la politique monétaire depuis la crise de 2008 soit une décennie. On peut dès lors se demander où est la normale et s’il s’agit d’une parenthèse ou d’une transition ?

L’Europe, les Etats-Unis et le Monde selon Pascal Lamy

Extraits de la Matinale

Le commerce avec l’Iran est important politiquement pour l’Europe, mais il représente une fraction minime de ses échanges. Imaginons ce qui se passerait si le président Trump voulait associer de force les entreprises européennes à des sanctions contre la Chine, comme il le fait pour l’Iran après avoir décidé de sortir de l’accord sur la dénucléarisation de ce pays. La chambre de compensation Instex qui a été montée par l’Europe pour permettre de commercer avec l’Iran sans passer par le marché du dollar a été conçue pour pouvoir répondre aussi à une situation similaire sur la Chine.

Raymond Aron pour y voir clair

Récemment Raymond Aron était à la une d’un grand hebdomadaire et un Abécédaire vient de lui être consacré par les éditions de l’Observatoire. Rien d’étonnant dans cette capacité à faire l’actualité dans le contexte de crise que nous connaissons : Aron s’est inlassablement interrogé sur les grands problèmes du pouvoir et de la démocratie, sous leur forme historique et éternelle. La société industrielle fut son moment historique.

Europe : l'adhésion populaire toujours intacte !

Une Europe qui reste le cadre le plus abouti pour la défense des droits et des libertés individuelles, une Europe à laquelle les peuples sont plus attachés qu'on ne le croit, une Europe qui a su se montrer résiliente face aux crises et qui s'est adaptée, une Europe qu'on pourrait facilement rendre plus démocratique et plus efficace dans sa prise de décision, voilà en substance le message que nous a délivré Guillaume Klossa1, lors de son intervention dans une Matinale du Club.

Réinventons la démocratie pour ne pas céder au désarroi !

Ce ne pourrait n’être qu’une surprise, à la fois bonne et mauvaise, c’est de l’inédit en tout cas. Quelques centaines de milliers de Français, qui souffrent dans leur vie quotidienne et se sentent ignorés de ceux « d’en haut » expriment leurs souffrances par des manifestations répétées et crient leurs revendications. Signe que ces Français ne sont pas des « veaux » enfermés dans leur individualisme, qu’ils croient à la politique, qu’ils veulent la réinventer.

Abandon de la fusion Alstom Siemens – Pourquoi l’Europe a raison

Le blocage de la fusion Alstom Siemens par la Commission européenne soulève une vague de critiques contre l’Europe, notamment en France où beaucoup de dirigeants politiques dénoncent une mauvaise décision. Ce concert d’imprécations, dans un domaine, la politique de concurrence et de lutte contre les concentrations, qui est une belle réussite de l’Europe, mérite d’être démonté.

TZCLD, un essai innovant... à transformer !

TZCLD (extraits)

Expérimentée sur le terrain depuis moins de deux ans, l'opération "Territoires zéro chômeur de longue durée" a porté ses premiers fruits[i]. Laurent Grandguillaume et Michel de Virville (président et vice-président de l’association TZCLD, Michel de Virville étant également vice-président du Fonds d'expérimentation territoriale contre le chômage de longue durée) sont venus raconter leur « aventure » au Club des vigilants le 9 novembre  dernier.

Comment meurent les démocraties

Jean-Claude Hazera vient de publier « Comment meurent les démocraties » chez Odile Jacob, essai historique dans lequel il analyse ce qui s'est passé entre les 2 guerres mondiales en Allemagne, en Italie, en Espagne, en France et aux Etats-Unis. Sauf dans ce dernier cas, la démocratie y a fait place à des régimes fascistes. Pourquoi ? Et quelles sont les leçons à tirer pour comprendre comment meurent les démocraties ?

« Travaillez, prenez de la peine... le travail est un trésor »

La cause des gilets jaunes reste soutenue par une majorité de Français, malgré les débordements et les violences bien condamnables.
Dans les fondements des demandes qui vont émerger du Grand débat va dominer l'accroissement des inégalités, avec ses illustrations majeures qui exaspèrent : la fraude fiscale, les salaires des dirigeants et des hauts fonctionnaires, l'insolente richesse des héritiers de fortunes et les gains insolents des virtuoses de la spéculation.

Le malheur, une idée neuve en Europe ?

Dans un mouvement à double détente, de la marginalisation des partis traditionnels en 2017 à l’irruption populaire en 2018, la France a rejoint le mouvement de recomposition politique à l’œuvre dans la plupart des pays occidentaux. La diversité des causes immédiates et les idiosyncrasies nationales dans les formes de la crise ne doivent pas masquer l’unité des causes profondes : aucune innovation politique n’a sérieusement répondu aux bouleversements auxquels nos sociétés sont exposées depuis un demi-siècle.

Puissent assez de politiques s’ouvrir aux réalités du terrain, écouter, comprendre et se muer en hommes d’Etat

C’était il y a quatre ans. J’avais lu avec passion le manuscrit que m’avait passé en confiance Françoise Frisch. Jean-Paul Delevoye, alors président du Conseil économique, social et environnemental (CESE), n’hésitait pas à cautionner l’ouvrage de Françoise Frisch[1] : « une analyse clairvoyante de notre société et non le duplicata éculé de théories anciennes ».

Emmanuel Macron, Louis XVI des temps modernes ?

La haine contre Emmanuel Macron, exprimée parfois violemment ces dernières semaines, peut surprendre. Cet homme, jeune, avec son physique de premier de classe, ses manières policées, son ton posé, n'a pourtant rien pour inspirer spontanément de l'antipathie.

Un autre partage du pouvoir

Sitôt le discours présidentiel terminé, les chaînes nationales ont donné l’antenne aux ronds-points où la tonalité fut plutôt défiante. Nous reçûmes donc immédiatement le verdict des gilets jaunes interrogés qui, par ailleurs, rappelaient qu’ils ne représentaient qu’eux-mêmes. Que les médias aient renoncé à leur médiation peut être vu comme le point d’aboutissement d’une désintermédiation de la vie politique que les études d’opinion, qui donnaient aux politiques et aux médias les pires scores de confiance, annonçaient depuis longtemps.

Macron, le bouc émissaire ?

Pour comprendre la crise des gilets jaunes en ce début décembre, le plus utile ne serait-il pas de relire « Le bouc émissaire », de René Girard ?

Pour échapper à la contagion de la violence et à l’autodestruction, nous dit le philosophe, les sociétés recherchent une victime expiatoire, un bouc émissaire qui sera injustement sacrifié. Le « tous contre un » neutralise la violence et parvient à rétablir la concorde au moins un temps.

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