Citoyenneté

Notre-Dame de la gouvernance

Dans le long feuilleton Notre-Dame-des-Landes, l’accueil réservé à la décision gouvernementale d’abandonner le projet n’est pas le moindre des enseignements : aux trois-quarts les Français l’ont plébiscitée ! Quelques points séparent les sondés de « droite » ou de « gauche » mais les clivages traditionnels (autorité/laxisme, économie/écologie) n’ont pas fonctionné comme lors du référendum local (55/45). Personne n’imagine pour autant que les Français ont adhéré en masse aux méthodes radicales du zadisme.

Après le Grand débat ?

Hervé Chaygneaud-Dupuy, spécialiste de l’innovation sociétale et de la prospective, auteur de « Citoyen pour quoi faire ? Construire une démocratie sociétale », paru en 2016, a écrit cet article pour son blog où il livre régulièrement ses observations sur la vie politique française. Ses réflexions et propositions nous semblent particulièrement intéressantes à relayer, en écho avec les réflexions du Club autour de l'enjeu « rénover la démocratie ».

Le malheur, une idée neuve en Europe ?

Dans un mouvement à double détente, de la marginalisation des partis traditionnels en 2017 à l’irruption populaire en 2018, la France a rejoint le mouvement de recomposition politique à l’œuvre dans la plupart des pays occidentaux. La diversité des causes immédiates et les idiosyncrasies nationales dans les formes de la crise ne doivent pas masquer l’unité des causes profondes : aucune innovation politique n’a sérieusement répondu aux bouleversements auxquels nos sociétés sont exposées depuis un demi-siècle.

Un autre partage du pouvoir

Sitôt le discours présidentiel terminé, les chaînes nationales ont donné l’antenne aux ronds-points où la tonalité fut plutôt défiante. Nous reçûmes donc immédiatement le verdict des gilets jaunes interrogés qui, par ailleurs, rappelaient qu’ils ne représentaient qu’eux-mêmes. Que les médias aient renoncé à leur médiation peut être vu comme le point d’aboutissement d’une désintermédiation de la vie politique que les études d’opinion, qui donnaient aux politiques et aux médias les pires scores de confiance, annonçaient depuis longtemps.

Beltrame, héros ou saint ?

Notre ami Hervé Chaygneaud-Dupuy, spécialiste de l’innovation sociétale et de la prospective, auteur de Citoyen pour quoi faire ? Construire une démocratie sociétale, paru en 2016 aux éditions Chronique sociale, a écrit cet article pour son blog où il livre régulièrement ses observations sur la vie politique française. Il nous a paru intéressant de vous faire découvrir son analyse de l’héroïsation médiatique qui a été faite du lieutenant-colonel Beltrame.

Comment expliquer notre assourdissant silence sur Alep ?

 

 

Pendant des semaines les media nous ont répété qu’à Alep, en Syrie, l’aviation russe et l’armée de Bachar el Assad écrasaient sous les bombes civils et combattants sans aucune distinction. Ce massacre nous a laissés sans voix, ainsi, semble-t-il, que la plupart des peuples européens. Ce silence pose question.

Démocratie : les promesses du numérique

Oui les citoyens peuvent reprendre du pouvoir, de la « puissance », grâce au numérique, grâce à internet et à toutes les possibilités de coopération qu’il offre. C’est le message optimiste qu’on a envie de garder de la rencontre avec Pascale Luciani-Boyer organisée le 9 février par le Club des Vigilants, grâce à notre ami Jean-François Soupizet.

Régionales 2015 : victoire dans la forme, défaite dans le fond ?

Ouf ! Nous sommes sauvés ! Le « front républicain » (et une mobilisation quasi inespérée de l’électorat) ont permis de repousser (jusqu’à quand ?) la menace de la prise de pouvoir du FN. Pourtant, cette « victoire » républicaine en est-elle vraiment une ?

Nos politiques sont-ils capables de changer de logiciel ?

C’était annoncé. C’est arrivé ! Le FN est en tête dans près de la moitié des régions. Et se revendique le « premier parti de France ». Face à ce séisme politique, qu’avons-nous entendu pendant la campagne, sur les plateaux de télé, dans les premières déclarations des responsables en ce funeste dimanche 6 décembre 2015 ? Des mots mille fois  répétés en chœur : « exaspération », « choc », « colère ».

Pour gagner la guerre idéologique : un « devoir » civique ?

Nous ne gagnerons pas la guerre contre l’esprit du djihad. Tout au plus pourrons-nous (peut-être, et en y mettant davantage de moyens qu’aujourd’hui) écraser Daesh. Mais on sait déjà qu’il renaîtra ailleurs. C’est donc sur un autre terrain qu’il faut (et que nous avons peut-être les moyens de) gagner : celui des idées et des valeurs. Notamment nos fameuses « valeurs républicaines », celles que nous évoquons volontiers lorsque tout va mal, et que nous avons un peu de mal à voir à l’œuvre dans la vie courante.

Pages

S'abonner à RSS - Citoyenneté