Société

Pour la ré-invention d'un nouvel humanisme politique

Par goût et par expérience, Jean-Paul Delevoye est un observateur privilégié des évolutions de fond qui traversent le fonctionnement de notre société.
En 2010, frappé par l’expérience qu’il vivait de médiateur de la République, il était venu au Club des vigilants nous parler de « La République en danger ». Il a depuis été président du Conseil économique, social et environnemental et occupe aujourd’hui la fonction de haut commissaire à la réforme des retraites (après avoir présidé cette année la commission nationale d’investiture aux législatives d’En Marche !). Son intervention et les échanges avec les participants lors de la Matinale du 3 octobre ont mis en lumière la complexité des enjeux nouveaux auxquels notre pays doit faire face et les principales caractéristiques de ce nouvel humanisme politique qu’il appelle de ses vœux pour y répondre.

De l'opinion ou la société de l'invective

Qui y a-t-il de plus respectable que l’opinion d’une personne ?

En cette période troublée - elle l’est depuis longtemps -, certaines personnes détiendraient la vérité plus que d’autres. Il y aurait ceux qui savent et ceux qui sont dans l’erreur et, qui plus est, dans l’erreur absolue.
A l’aune de cette situation des murs et des frontières se construisent, séparant les "bien-disants" de la frange "mal-pensante" de la population.
On ne cherche plus à comprendre l’autre, on le pourfend et le renvoie à son infamie. On ne débat plus, on critique et on calomnie la personne au lieu d’en considérer les idées. On ne répond plus aux questions, on les élude et on s’acharne à ne pas y répondre. La confusion règne alors et fait que le « bashing » opère à plein.

Algorithmes : les outils de la vigilance sont en chantier

Les algorithmes qui traitent les multiples données que l’on collecte sur nous (les big data) doivent être surveillés. Encore faut-il disposer des outils nécessaires. Leur collecte et leur perfectionnement sont en cours. C’est ce qu’a expliqué Nozha Boujemaa, directrice de recherche à l’INRIA, Chargée de la plateforme Transalgo, lancée à la suite de la loi pour une République numérique.

Edith Cresson et les Ecoles de la 2e chance ou comment contourner les blocages du système français pour faire réussir des jeunes qui ont tout raté

Pour Edith Cresson, « le système éducatif français fonctionne pour ceux qui ont la chance de vivre dans des milieux où on les aide. Il y a une déconnexion des jeunes les moins favorisés du système éducatif. Les enfants sont perdus très jeunes et on ne cherche pas à les aider. Or, quand on ne maîtrise pas les savoir fondamentaux, on n’apprend plus jamais rien ».

Plaidoyer pour l’élite du temps présent

La campagne présidentielle est le point d’arrivée d’un long processus de rejet des élites politiques. L’absence, au second tour, des partis de gouvernement piliers de la Ve république pourrait l’illustrer de façon spectaculaire. Plus généralement, une illégitimité semble frapper quiconque revendique une parcelle d’autorité.

Tensions et (r)évolutions du système de santé

Pour le Cercle Vivienne (think tank indépendant regroupant des acteurs spécialistes des questions de santé et de protection sociale), le pire serait que par manque d’anticipation, nous soyons confrontés collectivement à « un désastre industriel semblable à celui de la sidérurgie et que nous nous réveillions trop tard pour bâtir des solutions sur ses ruines ».

La véritable révolution du management

Pour réinventer les entreprises il faut écouter un peu les experts et beaucoup tous les autres, dans l’entreprise et au dehors.

Le monde change : ceci se manifeste par des évolutions, des changements dans tous les domaines et de constantes mutations. Nombreux sont les décideurs et organisations qui se demandent comment se repositionner, comment trouver la stratégie à mettre en œuvre pour une meilleure performance.

Une transition financière pour la planète, vite !

Il y a trop de finance, comme il y a trop de carbone ; et il nous faut une transition financière, équivalente de la transition énergétique. Les citoyens doivent faire pression pour ramener vers l’intérêt général les grandes banques, gangrenées par la finance de marché. Ces banques sont perçues aujourd’hui, à juste titre, comme des dangers publics. Elles doivent redevenir des institutions utiles qui soudent une collectivité en accompagnant ses membres dans leurs initiatives.

Lecture : "Eloge de la métamorphose" d'Alain de Vulpian

D’emblée, dans son avant-propos, Alain de Vulpian annonce l’ambition qui est la sienne, celle de partager sa conviction sur le futur d’une humanité qui se dirige vers une plus grande maturité, en dépit des crises et des soubresauts qu’elle traverse. Ce n’est pas seulement un espoir comme il arrive aux esprits brillants d’en formuler au soir de leur vie ; c’est l’aboutissement d’un long processus d’observation et de recherche entamé depuis les années 1950.

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