Société

Cinquante nuances de bitcoins

Depuis la spéculation qui l’a rendu visible la nature et la légitimité du bitcoin —et de l’ensemble des cryptomonnaies— sont débattues. A-t-il les qualités d’une monnaie fiduciaire ? Son système de création monétaire peut-il se substituer aux banques centrales ? Sa gouvernance décentralisée est-elle une cause de volatilité ? Son encours limité est-il source de déflation ? Etc.  

Le modèle chinois, précurseur de la société du futur ?

Un certain nombre de Français sont choqués d'apprendre que la Chine met en place un système de "crédit social". Chaque citoyen dispose d'un capital initial de points qui peut s'éroder ou augmenter suivant le comportement constaté de l'individu dans la société.

L'Homme, un animal comme les autres ?

Au cours d’une Matinale de haut niveau le philosophe Etienne Bimbenet a partagé avec nous son étonnement et ses analyses face au succès des thèses animalistes. Que nous arrive-t-il ? Pourquoi nous complaisons-nous autant devant cet effacement de la frontière entre l’homme et l’animal ? Sommes-nous vraiment séparés d’eux par « une différence de degré et non de nature » comme le disait Darwin ? Faut-il se rendre à l’évidence d’une seule « petite » différence biologique et admettre que « l’homme est un animal particulier, au même titre que les autres » ?

Les risques d’envahissement de l’humain par le numérique

La réflexion sur l’éthique du numérique, ou l’émergence d’une éthique appropriée au numérique, n’en est qu’à ses débuts. Le groupe de travail « Vigilance numérique » en a fait un de ses thèmes prioritaires de réflexion, pour tenter de contribuer à définir les conditions d’une cohabitation fécondes entre humain et numérique.

L’exemple du suicide assisté suisse, grand absent des Etats généraux de la bioéthique

Des débats complexes entourent la fin de vie médicalisée, c’est-à-dire l’arrêt des soins : où passe la frontière de l’acharnement thérapeutique ? Qui décide de l’arrêt des soins, des proches du malade ou des médecins ?

Ces débats sont logiques : la fin de vie est désormais médicalisée pour l’immense majorité des Français. Mais ils transforment un débat éthique sur la fin de vie en un débat d’éthique médicale sur la fin de vie médicalisée.

Combien de Français pas vraiment... français ? Les chiffres qui obligent à réfléchir

Combien de Français d’origine étrangère ne se sentent pas complètement français ? Parce qu’ils sont éternellement considérés comme « d’origine asiatique, africaine, maghrébine ». Ou parce qu’ils n’ont pas envie de s’intégrer. Ou pour ces deux raisons réunies qui se nourrissent l’une l’autre. Difficile d’être précis. On peut seulement soupçonner que ce nombre trop important fait peser de graves dangers sur la société française. C’est pourquoi un groupe de travail du Club a décidé de creuser la question depuis l’automne.

Julien Damon : Vouloir «zéro SDF» impliquerait d’être moins permissif.

C’est bien de se donner comme objectif d’avoir zéro Sans Domicile Fixe en France, but qui semble désormais faire consensus chez les politiques. C’est un « appel à réformer » les politiques menées dans ce domaine. En adoptant un tel objectif, l’État s’oblige à « vérifier si l’action est efficace » et à en mesurer les résultats. Mais, pour que la perspective ainsi tracée ait un sens, il faudrait une politique européenne de l’immigration (ou une fermeture des frontières), il faudrait être capable de mieux mesurer le nombre de SDF et il faudrait envisager « d’empêcher les gens de dormir dehors » - sous entendu « interdire » -en passant outre au « foutez-moi la paix » souvent entendu par les équipes de « maraude » qui tentent de leur venir en aide. 

La fin de la domination masculine, symptôme de la métamorphose de nos sociétés

Depuis quelques jours paraissent dans les médias de nombreux articles en réaction au « texte des 100 femmes » publié dans le Monde le 9 janvier par un collectif de femmes pour manifester leur opposition « féministe » à l’égard du mouvement #MeToo (en France #BalanceTonPorc), rendu possible par sa véritable propagation sur Twitter.

Pour la ré-invention d'un nouvel humanisme politique

Pour la ré-invention d'un nouvel humanisme politique (extraits)

Par goût et par expérience, Jean-Paul Delevoye est un observateur privilégié des évolutions de fond qui traversent le fonctionnement de notre société.
En 2010, frappé par l’expérience qu’il vivait de médiateur de la République, il était venu au Club des vigilants nous parler de « La République en danger ». Il a depuis été président du Conseil économique, social et environnemental et occupe aujourd’hui la fonction de haut commissaire à la réforme des retraites (après avoir présidé cette année la commission nationale d’investiture aux législatives d’En Marche !). Son intervention et les échanges avec les participants lors de la Matinale du 3 octobre ont mis en lumière la complexité des enjeux nouveaux auxquels notre pays doit faire face et les principales caractéristiques de ce nouvel humanisme politique qu’il appelle de ses vœux pour y répondre.

De l'opinion ou la société de l'invective

Qui y a-t-il de plus respectable que l’opinion d’une personne ?

En cette période troublée - elle l’est depuis longtemps -, certaines personnes détiendraient la vérité plus que d’autres. Il y aurait ceux qui savent et ceux qui sont dans l’erreur et, qui plus est, dans l’erreur absolue.
A l’aune de cette situation des murs et des frontières se construisent, séparant les "bien-disants" de la frange "mal-pensante" de la population.
On ne cherche plus à comprendre l’autre, on le pourfend et le renvoie à son infamie. On ne débat plus, on critique et on calomnie la personne au lieu d’en considérer les idées. On ne répond plus aux questions, on les élude et on s’acharne à ne pas y répondre. La confusion règne alors et fait que le « bashing » opère à plein.

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