Philippe Bois

Onglets principaux

Articles de cet auteur

Sanctions américaines : prenons exemple sur la Chine !

Les entreprises françaises se retirent piteusement d’Iran où elles commençaient à réinvestir. Aucune ne veut braver l’ire de l’administration américaine et risquer des sanctions sous forme d’amende ou de bannissement. Les autorités nationales et européennes disent considérer plusieurs options ; elles finissent par avouer qu’elles ne peuvent pas grand-chose. Cruelle illustration d’une Europe bourgeoise et assoupie qui a laissé à d’autres le soin d’être dans l’histoire.

Cinquante nuances de bitcoins

Depuis la spéculation qui l’a rendu visible la nature et la légitimité du bitcoin —et de l’ensemble des cryptomonnaies— sont débattues. A-t-il les qualités d’une monnaie fiduciaire ? Son système de création monétaire peut-il se substituer aux banques centrales ? Sa gouvernance décentralisée est-elle une cause de volatilité ? Son encours limité est-il source de déflation ? Etc.  

Lecture : Rwanda, la fin du silence, témoignage d’un officier français

Il faut lire Rwanda, la fin du silence, témoignage d’un officier français. L’officier en question c’est Guillaume Ancel qui, à l’été 1994, a participé comme capitaine à l’opération Turquoise lancée le 22 juin par la France dans ce pays d’Afrique où se déroulait un génocide contre les Tutsi (800 000 morts en trois mois) orchestré par le gouvernement en place à dominante hutue.

Commémorer à l’heure des réseaux sociaux

Dix des douze membres du Haut Comité aux Commémorations Nationales ont présenté leur démission à la ministre de la Culture pour protester contre le retrait de Charles Maurras du Livre des commémorations de l’année 2018 (la naissance du théoricien du nationalisme intégral en 1868). Ils affirment ne pas pouvoir travailler avec la menace permanente de la censure ou de l’autocensure. Commémoration ou célébration, la clarification faite en 2011 pour le cinquantenaire de la mort de Louis-Ferdinand Céline n’aura pas duré longtemps.

Notre-Dame de la gouvernance

Dans le long feuilleton Notre-Dame-des-Landes, l’accueil réservé à la décision gouvernementale d’abandonner le projet n’est pas le moindre des enseignements : aux trois-quarts les Français l’ont plébiscitée ! Quelques points séparent les sondés de « droite » ou de « gauche » mais les clivages traditionnels (autorité/laxisme, économie/écologie) n’ont pas fonctionné comme lors du référendum local (55/45). Personne n’imagine pour autant que les Français ont adhéré en masse aux méthodes radicales du zadisme.

Dette : l'idée à débattre de France Stratégie

Dans une note sur la soutenabilité des dettes publiques de la zone euro France Stratégie évoque une mesure inédite : l’Etat décrète qu’il devient copropriétaire de tous les terrains construits résidentiels. Il devient ainsi créditeur d’une somme annuelle correspondant à la rémunération du droit d’occupation du sol dont le paiement peut être différé lors de la vente ou de la transmission. Ni les revenus courants ni les patrimoines professionnels ne sont touchés.

« Ordre et progrès » contre démocratie libérale ?

Et maintenant le Brésil ! Le Monde peut titrer d’un magnifique oxymore sans choquer : « Election présidentielle au Brésil, la démocratie menacée » : oui, c’est le désir des peuples, sanctifié par l’élection, qui met à bas le libéralisme politique. Ebahis, nous découvrons que la version libérale de la démocratie n’est pas le graal de tout le monde ou qu’il ne l’est plus. La fin de l’histoire n’a pas eu lieu, la prophétie de Fukuyama a vécu ce que vivent les prophéties l’espace, non pas d’un matin, mais d’une génération.

L'Homme, un animal comme les autres ?

Au cours d’une Matinale de haut niveau le philosophe Etienne Bimbenet a partagé avec nous son étonnement et ses analyses face au succès des thèses animalistes. Que nous arrive-t-il ? Pourquoi nous complaisons-nous autant devant cet effacement de la frontière entre l’homme et l’animal ? Sommes-nous vraiment séparés d’eux par « une différence de degré et non de nature » comme le disait Darwin ? Faut-il se rendre à l’évidence d’une seule « petite » différence biologique et admettre que « l’homme est un animal particulier, au même titre que les autres » ?