Techno dépendance

091118-Technologie.jpgGrâce à la science, nombre de tâches fatigantes et ennuyeuses ont été éliminées de notre quotidien. Si l’on considère, comme Jacques Blamont, qu’un esclave dans l’Antiquité fournissait en travail l’équivalent de 100 watts par jour, on peut conclure qu’un Français d’aujourd’hui dispose de 44 esclaves puisque la consommation moyenne par habitant est de 4.400 watts.

Les progrès induits sont incontestables. Il faudrait être hypocrite pour se plaindre, par exemple, de l’existence des machines à laver. Pourtant, le système est fragile. Une trop grande dépendance peut se révéler dangereuse. 

Pour que fonctionne non seulement la machine à laver mais la télé, l’ordinateur, le téléphone mobile, etc., il faut d’abord exploiter et transporter des combustibles fossiles puis assurer la protection des réseaux électriques, veiller à la sécurité des transmissions satellitaires et maintenir en ordre de marche tout l’univers électronique. Qu’un seul maillon craque et l’Homme moderne se retrouve perdu : physiquement, les gestes les plus simples lui sont devenus étrangers ; et, mentalement, il est devenu tributaire de machines pour mémoriser et même souvent pour raisonner. 

De même que de nombreuses religions prônent le jeûne ou les restrictions en certaines circonstances (carême, kippour, ramadan, etc.), de même il serait peut-être utile d’instituer des « jours sans ». Les citoyens les plus équipés apprendraient ainsi à surmonter pannes et avaries !

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Commentaires

Toutes ces évolutions technologiques entrent dans notre quotidien depuis des décennies, à un tel point que nous ne pouvons plus imaginer une vie sans elles.

Leur existence débute sous la forme de gadgets réservés aux avant-gardistes ou aux technophiles. Ces inventions deviennent ensuite plus ou moins rapidement des biens de grande consommation avant finalement de s'intégrer à notre existence sous forme de prothèses, comme autant d'extensions de nos capacités naturelles.

Le savoir-faire se restreint alors à un petit nombre de personnes, les techniciens, tandis qu'une majorité d'individus en bénéficient sans avoir à en comprendre le concept. Il y a là danger, en effet !

Mais cette évolution de nos comportements n'est pas seulement liée à la technique : Sauriez-vous encore tuer et vider un animal pour le cuisiner ? On préfère se délester de certaines tâches ingrates, au risque de ne plus savoir comment s'y prendre si un jour, la barre du navire ne répond plus...

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