Pétrole et gaz : horizon 2030

L’énergie est au cœur de tout. Elle est indispensable à l’économie et à la société toute entière. L’énergie c’est, en un mot, la vie. Il n’y aurait ni informatique, ni Google, ni Twitter sans énergie. Il n’y aurait pas non plus de transports.

Dans ce secteur – oh ! Combien stratégique - on peut tout à la fois dire que rien n’a changé et que tout a changé. Ce qui ne change pas ? Ce sont les fondamentaux. La géologie, par exemple, ne change pas. A l’horizon 2030, les grands équilibres énergétiques mondiaux ne seront pas très différents de ceux d’aujourd’hui non plus. Ce qui change ? C’est le poids relatif des acteurs. Une vaste redistribution des rôles entre régions du monde est en cours. Il est de ce fait essentiel de ne pas se tromper sur les grandes options politiques.

Malheureusement, dans notre pays, le débat n’est pas toujours à la hauteur des vrais enjeux. Qu’a-t-on entendu par exemple durant la campagne électorale ? Un certain nombre d’arguments électoralistes tels « le prix élevé du carburant », c’est la faute des distributeurs, occultant le problème du logement,  « le nucléaire, c’est pas bien » alors qu’on en a besoin, « haro sur les gaz de schiste », sans réelle concertation… On semble oublier que l’énergie est un secteur hautement stratégique et que les défis y sont nombreux.

Une redistribution des rôles entre régions du monde

On l’a vu, le changement le plus flagrant aujourd’hui tient à la redistribution des rôles et au jeu des différents acteurs. Prenons les chiffres de la production par exemple. Globalement ils ne changent pas. Mais ils viennent d’endroits assez différents. Chez Total, nous réalisons, tous les deux ans, une étude sur le niveau de la production pétrolière mondiale. Les chiffres sont stables : 95/96 millions de barils/jour en capacité maximale de production. Mais, depuis deux ans, si l’on observe plus finement l’origine, on remarque que certains pays sont "sortis" et d’autres sont "entrés".

Les pays qui ont changé ces dernières années ? On peut citer l’Irak, l’Iran, le Venezuela qui ont reculé mais aussi – grande surprise ! - les Etats-Unis. Ces derniers, et personne ne pouvait l’anticiper quelques années auparavant, ont complètement "rebattu" les cartes grâce à l’exploitation des gaz de schiste mais aussi des shale oil (ou huile de schiste). Ils en produisent un million de barils/jour actuellement. Ils iront peut-être jusqu’à deux ou trois millions de barils/jour. Nul ne le sait. Ce qui est sûr en revanche, c’est que cette nouvelle donne leur a permis de retrouver un niveau de sécurité d’approvisionnement qui modifie fortement les équilibres dans le monde.

Qu’en est-il dans notre pays ? La sécurité d’approvisionnement est pour lui un enjeu majeur. C’est pourtant un mot qui a brillé par son absence dans la campagne électorale française et, plus généralement, dans le cadre européen. On le ressort, de temps en temps, lorsqu’il s’agit de savoir s’il faut nous associer à tel ou tel projet de gazoduc. Sinon la notion de sécurité d’approvisionnement est surtout utilisée, par nos dirigeants, comme arme de négociation politique pour régler les comptes avec la Russie, l’Ukraine ou Bruxelles … et pas du tout considérée comme un enjeu d’indépendance énergétique.

Prenons un autre groupe : les experts. Si on leur demande ce qu’ils savent de Nabucco et autres gazoducs au sud de l’Europe, ils sont, eux aussi, dans le flou ! Le projet Nabucco est, à cet égard, révélateur. Il a fait l’objet d’une âpre lutte entre d’une part les Européens, en défense de l’Ukraine, et d’autre part les Russes. Jusqu’au moment où l’on découvre que les Ukrainiens, lorsque leurs intérêts sont en jeu, se plient à une forme de "real politik" et rentrent dans le rang.

Quel doit être, dans ce contexte mouvant, le rôle d’une entreprise comme la nôtre ? On devrait être moins nombriliste que certains de nos dirigeants, voir les choses avec nos yeux, ce qui est normal, mais essayer aussi de les voir avec les yeux des autres et anticiper ainsi les mouvements des uns et des autres. Quelles sont les perspectives du secteur énergétiques d’ici à 2030 ?

Un horizon énergétique assez prévisible

Il est évident que tout ce qui peut être produit, toutes énergies confondues, est connu. La croissance de la demande pays par pays l’est moins. D’autant que cette dernière dépend d’un certain nombre de paramètres – accroissement de la population, niveau de développement économique… A l’inverse, l’accroissement de la demande globale fait plus consensus.

  • Une croissance modérée de la demande mondiale d’énergie

On estime que la croissance de la demande d’énergie sera d’ici 2030 de 25 %. Soit +1,1 % par an. Un taux historiquement faible ! Ce qui veut dire que la croissance de la demande de certains pays sera proche de zéro, voire en diminution comme en Europe, et qu’elle croîtra de 1,7 par an pour les pays émergents. Prenons le cas de l’automobile. On compte 800 voitures pour 1000 habitants aux Etats-Unis, 600 pour 1000 en Europe et 40 pour 1000 en Chine ! Le taux d’équipement des Chinois sera, selon les économistes, multiplié par dix (400 pour 1000 habitants) d’ici 2030. 1,1 % de croissance par an paraît négligeable, mais 25 % de production en plus, c’est colossal ! Et il va falloir les trouver. Fort heureusement, une bonne nouvelle mérite d’être soulignée : la croissance économique est devenue moins gourmande en énergie (1 % d’énergie pour 3 % de PIB) grâce notamment à une meilleure efficacité énergétique.

  • La part des énergies fossiles va rester dominante

Les énergies fossiles – charbon, pétrole et gaz – vont connaître un recul modéré : de 81 à 76 % d’ici 2030. D’autant que la part des énergies non fossiles restera limitée dans les 20 ans à venir pour des raisons de contrainte politique concernant le nucléaire et de lenteur du déploiement des renouvelables. Ce sont donc 330 millions de tep/jour que l’on devra trouver ! Non pas tant en réserves. Les réserves sont là. Ce sont donc des capacités de production à développer et des investissements à faire. Or, c’est là où le bât blesse. Les entreprises, dont Total, ne sont pas en cause. Certains pays en revanche renâclent à accepter des investissements sur leur sol ou ... quelquefois en mer.

Prenons la France qui importe la quasi-totalité de sa consommation d’énergies fossiles mais rechigne à investir sur son propre territoire. C’est le cas pour le gaz de schiste. C’est aussi le cas pour le gaz en Méditerranée. Un exemple à tire d’illustration : après une découverte considérable de gaz au large d’Israël, Noble Corp. souhaitait mener des explorations au large de Marseille. Mais la réponse fut : niet. Que font certains ouvriers dans le port de Marseille ? Ils travaillent dans l’importation du gaz. Pourquoi ? Parce qu’on a besoin du gaz. Et pourquoi pas le gaz qui se trouve probablement au large de Marseille ? Parce qu’il y a un "patrimoine" maritime à préserver. Cette attitude "schizophrène" nous fait préférer importer le gaz des autres au détriment de celui qui se trouve dans nos eaux territoriales, de la création de richesse dans notre pays ! D’autant que le gaz, faut-il le rappeler, émet sensiblement moins de CO2 que le pétrole et que les entreprises sont, de plus en plus, sensibilisées aux problèmes d’environnement. Si une pollution se déclarait au large d’Israël, elle ne resterait pas limitée à cette zone. La mer est vivante, l’eau circule et sa pollution avec. Attention, je ne dis pas qu’il faut faire n’importe quoi en mer. Je dis simplement que l’on ne peut considérer la découverte et l’exploitation du gaz comme quelque chose de bien pour Israël et comme quelque chose de mal pour notre pays. On ne peut pas dire que c’est bien pour la sécurisation de l’approvisionnement d’Israël en gaz et pas pour celui de la France.

D’autant que le gaz va constituer une part croissante de la consommation mondiale. A horizon 2030, il va dépasser le charbon et devenir la deuxième source d’énergie, après le pétrole, dans le total des énergies fossiles (76 % indiquées plus haut). La part du pétrole, quant à elle, va rester stable en pourcentage. Il n’y a que le charbon qui va baisser en valeur relative, même s’il va rester au même niveau en volume. En résumé : à horizon 2030, on consommera plus de gaz, un peu plus de pétrole et, on l’espère un peu moins de charbon. La part du charbon reste importante mais l’on observe quelques infléchissements chez les gros consommateurs que sont la Chine et les Etats-Unis. La première a tendance à limiter sa production de charbon. Ce qui est une bonne nouvelle pour la lutte contre le réchauffement climatique. Les seconds ont fait un travail énorme pour faire passer leurs centrales électriques au gaz. Du coup, la part du charbon est revenue, outre-Atlantique, à un minimum "technique". Un changement qui a été rendu possible grâce à leurs réserves de gaz et de pétrole. L’Amérique, avec ses réserves de charbon, ses nouvelles réserves de gaz et de pétrole, a, d’une certaine façon, retrouvé une sécurité énergétique de long terme qui la replace au centre du jeu. Et dans le reste du monde ?

  • Des réserves suffisantes

Les réserves de pétrole et de gaz existent. Elles sont très importantes. 100 ans pour le pétrole, 135 ans pour le gaz. Ce qui manque souvent ? La possibilité pour des raisons politiques d’accéder à ces réserves et l’argent pour financer des investissements de plus en plus coûteux.

On a consommé depuis l’avènement de l’ère du pétrole près de 1000 milliards de barils. Aujourd’hui, en réserves prouvées et exploitables, il y en a autant. Il y a en plus les Shale Oil et les Oil Shale qui comptent chacun pour 1000 milliards de barils. Les premiers sont exploités aux Etats-Unis et ont redonné, à ce pays, des marges de manœuvre "énergétiques". Ce que l’on se refuse à faire chez nous. Les seconds le seront aussi, le progrès technique permettant de repousser les limites imposées par la nature. Ce sont donc au total 3000 milliards de barils, près de trois fois la quantité produite jusqu’ici, qui sont disponibles. En regard de la consommation mondiale de 35 milliards de barils/an, on a encore de la marge !

Pour le gaz, la situation est sensiblement la même en termes de réserves disponibles. L’’énergie ne pose pas de problème de ressources. Elle peut, par contre, poser un problème existentiel de choix de vie, de qualité de vie, d’environnement, d’émissions de carbone.

  • L’énergie restera chère

Les ressources sont, on l’a vu, abondantes. Mais elles sont aussi plus difficiles à produire et les coûts de développement vont croissant. Les énergies renouvelables resteront pour longtemps non compétitives. Il est urgent de faire comprendre aux gens que l’ère de l’énergie pas chère est finie. Et si on devait appliquer les taxes des énergies fossiles au solaire, le prix de l’électricité serait encore plus élevé ! Idem pour l’essence. Dire que l’on va baisser le prix à la pompe est une aberration. Savez-vous que le profit net à la pompe est de un centime d’euro/Litre ? Pensez-vous que le consommateur va sauter au plafond pour une baisse aussi dérisoire, d’autant qu’on aura augmenté le prix de trois centimes la veille ?  A moins de baisser les taxes (TIPP) perçues par l’Etat. Ce qui sera difficile en l’état actuel de ses finances. Rappelons que la TIPP a été introduite, dans un but environnementaliste, pour peser sur la demande. Avec le recul, je pense qu’on aurait du renchérir plus qu’on ne l’a fait le prix de l’essence afin de modifier les comportements. N’est-il pas trop tard ? Je ne sais pas. Ce qui est sûr par contre c’est que personne n’est prêt à se passer de la voiture ou de l’avion. On crie haro sur les pétroliers et bravo lorsqu’Airbus vend des avions. Avions qui resteraient au sol sans pétrole !

Un pétrole qui va, structurellement, rester cher. Rappelons-nous 2008. Il n’y avait pas de pénurie de pétrole mais les prix ont atteint 148 $/baril – on a même parlé de manipulation - sur une période pour redescendre à 32 $ sous l’effet de la crise économique mondiale. La moyenne de l’année 2008, en tout état de cause, a été de 99 $. La moyenne de 2011 a été de 111 $ et sur les premiers mois 2012, on est au plus cher historique. Ajoutons-y l’affaiblissement de l’euro qui renchérit nos achats libellés en dollars. Cela donne l’augmentation observée à la pompe.

Comment expliquer les tensions actuelles sur les prix du pétrole alors que le marché est correctement approvisionné et que les stocks sont suffisants ? Pour certains, les causes de ces tensions sont à chercher du côté des  inquiétudes par rapport à l’Iran. Certes ce pays est sous embargo mais ce n’est pas un embargo total. Seuls certains pays occidentaux l’appliquent. Ce pays exporte 2,2 millions de barils/jour sur une consommation mondiale de 88 millions de barils/jour : 1,5 millions de barils vers l’Asie et 0,7 millions vers l’Europe. Pour équilibrer ses comptes, il a besoin de trouver un débouché pour ces 0,7 millions de barils. Ce qui est facile. Il suffit d’offrir cette quantité avec un discount d’un ou deux centimes ! Si en plus, comme ils l’ont fait pour la Grèce, vous accordez un crédit gratuit – c’est-à-dire donner la possibilité à la Grèce de payer à 90 jours sans lettre de crédit - le débouché est tout trouvé. Du coup, je suis convaincu que l’Iran, malgré le discount accordé, a récupéré plus d’argent avec ce pétrole qu’avant l’embargo pétrolier. Et si l’embargo pétrolier semble le servir, du fait des tensions à la hausse sur les prix, il n’en demeure pas moins que le pays souffre de l’embargo financier.

Chez Total, nous avons jugé, à  l’époque, ces inquiétudes excessives. Nous avons eu raison puisque les prix se sont nettement détendus depuis. En un mot, la partie prime de risque liée à la situation iranienne a été gommée. Pourquoi ? D’une part, l’Arabie Saoudite a compensé et, d’autre part, les Iraniens ont trouvé de nouveaux marchés pour la part de production sous embargo. Il est vrai que pendant un laps de temps, les 700 000 barils/jour en moins ont créé un manque physique qui a induit de la spéculation et, par ricochet, une tension sur les prix. Spéculation qui est tout de même le produit des événements et non l’inverse ! Les traders ne créent pas l’événement ; ils jouent sur l’événement.

Une redistribution géographique importante de la consommation et de la production

Il n’en reste pas moins que tant pour le pétrole que pour le gaz, le détroit d’Ormuz  constitue un point de passage stratégique où la moindre étincelle – quelques méthaniers ou pétroliers coulés – peut créer des mouvements importants sur les prix. Heureusement, des travaux sont en cours pour contourner le détroit notamment en Arabie Saoudite où un "pipe" est en cours de réalisation. Ceci est vrai pour le pétrole. Mais pour le Gaz ? N’oublions pas que le Qatar est un des plus grands producteurs. Or, il n’y a pas de pipe de gaz à cet endroit et les méthaniers vont continuer à passer par le détroit d’Ormuz. Les tensions géopolitiques dans cette région concourent au maintien de prix élevés, indépendamment de la demande. L’Europe et la France en particulier vont en subir les conséquences.

Pour les Etats-Unis, la donne est différente. Ils sont autosuffisants en gaz et leurs réserves sont importantes. On aimerait bien pouvoir s’approvisionner sur ce marché. Mais les Américains ne laisseront pas faire. Selon l’adage « Charité bien ordonnée commence par soi-même », ils vont construire quelques terminaux export pour donner le change sur leur libéralisme affiché mais le gaz sortira au compte-goutte pour ne pas faire augmenter le prix du gaz sur leur marché domestique. Aujourd’hui, les prix y sont historiquement bas : 1,92 $ par million de btu, contre 16 $ à une époque. Moins de 2 $ donc aux Etats-Unis, contre 9 $ en Europe et près de 18 $ en Asie ! Une différence de 2 à 18, soit un facteur 9 entre le gaz payé par les Américains et celui payé par les Chinois. Peut-être 10 bientôt ! Les Américains n’ont pas envie de perdre cet avantage ; ils ne mettront donc pas suffisamment de gaz sur le marché international. Autre nouveauté dans ce pays : le pétrole. Les USA importaient environ 10 millions de barils/jour. Aujourd’hui, ça commence à baisser à 9 ou 8.  Pourquoi ? Pour deux raisons. Les américains en consomment certes un peu moins mais ils en ont aussi découvert beaucoup plus. Ils vont en importer de moins en moins. Ce qui est une bonne nouvelle pour la pression sur la demande mondiale. Une bonne nouvelle aussi pour eux puisqu’ils réduisent leur dépendance énergétique vis-à-vis du reste du monde. Ce qui dessine une nouvelle carte des besoins et des acteurs. L’Arabie Saoudite exporte un peu moins de 10 millions barils/jour, la Russie est toujours le producteur n°1, mais c’est la Chine qui va bientôt devenir le premier importateur.

Il faut noter que les chiffres globaux – consommation mondiale/jour, production/jour … - restent sensiblement les mêmes. Mais les changements pays par pays et par zone sont considérables et vont induire des changements politiques et géopolitiques et rebattre les cartes de la puissance. D’autant que l’énergie, indépendamment du fait qu’elle soit un besoin, est souvent utilisée comme un outil de pression politique. Il nous faut donc faire très attention aux changements à l’intérieur des grandes masses.

Et l’Europe dans tout cela ?

Un mot peut-être de la France et de l’Europe ? De l’Europe plutôt. Car, le poids de la France seule est réduit sur le plan énergétique.

L’Europe importe 50 % de ses besoins en énergie primaire. Ce pourcentage s’explique par la production norvégienne, britannique… Il va passer à 70 % sous les effets conjugués de la baisse de production dans les pays cités, l’augmentation de la demande, en particulier suite à la décision allemande d’arrêter le nucléaire. C’est tout-à-fait considérable ! L’Europe va devenir encore plus dépendante qu’elle ne l’est actuellement. Pensez-vous qu’on réfléchisse beaucoup à cette mutation ? Non. Sauf en ce qui concerne les taxes environnementales.

C’est regrettable à dire, mais la politique énergétique européenne semble être étudiée au travers d’un prisme unique : l’environnement. Certes la préservation de celui-ci est importante. Et l’Europe, en la matière, a de bonnes idées et montre la voie au reste du monde. Mais il faut qu’elle arrive à imposer les mêmes standards partout. Or, actuellement, la politique européenne se réduit à une taxation toujours plus élevée des sociétés européennes du secteur de l’énergie ou du transport aérien qui sont, quoiqu’on en pense, infiniment plus respectueuses de l’environnement que bien des homologues étrangères. Jusqu’où veut-on aller dans l’essorage de ces entreprises alors même qu’elles sont en compétition frontale avec d’autres beaucoup moins vertueuses ? La politique de "décarbonisation", menée et limitée à l’Europe, est, à mes yeux, mortelle pour ses entreprises.

Ce que je souhaiterai à l’avenir, c’est qu’on mette tous les chiffres sur la table et qu’on puisse discuter d’environnement mais aussi d’industrialisation, d’emploi, de création de valeur en Europe et pour l’Europe …

Christophe de Margerie

PDG de Total

Verbatim réalisé par Meriem Sidhoum Delahaye

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Commentaires

je vais d'abord commencer par répondre à Mr HEINRICH : vous pensez vraiment que c'est par ces quatre mots complètement nuls, phrases mal dirigées et incomplètes que vous vous êtes exprimés ? Sachez que les défenseurs de la nature Anti-gaz et Huiles de schiste ne sont pas comme vous le dites des "imbéciles vert_ueux" pédagogues, sortez un peu de votre co-con, et allez voir les "imbéciles" des collectifs, et qui ils sont.
Maintenant Mr DE MARGERIE,vous qui ne ne pensez que productions, dollars, euros, yens, vous qui n'en avez rien a faire, de nous polluer,encore en cherchant du gaz et du pétrole, ne croyez-vous pas que c'est aussi vous qui freinez des deux pieds, la recherche et l'expansion des énergies renouvelables ? Votre seule ambition et votre seul but le matin, quand vous vous levez,où ? Un nouveau forage,quand ? Une nouvelle découverte afin de faire de la spéculation pour vos actionnaires qui eux aussi s'engraissent sur la misère des habitants de notre planète à tous, je dis bien à tous, car elle ne vous appartient pas.
Sur ce sachez que je fais juste parti d'un collectif antigaz de schiste en France et que nous ne laisserons faire, sachez aussi que, contrairement à ce que vous voulez faire croire, nos actions ne sont dirigées par aucun parti politique, que des citoyens très déterminés.
je ne vous salue pas, car on ne salue que les "vrais hommes"

En matière d'énergie comme en d'autres matières, la vision étriquée européenne et même franco-française où chacun voit midi à sa porte, où les imbéciles, vert_ueux pédagogues l'emportent sur les faits, où on veut laver plus vert que vert sans en avoir réellement les moyens, où le principe de précaution est érigé en règle d'or, où nul n'est plus crédible par manque d'exemplarité (que dire des prix de l'essence qui montent plus vites qu'ils ne redescendent), ne mène nulle part.

Pour moi un article intéressant, clair et documenté. C'est clairement un problème complexe mais vital (d'aucuns corrèlent aujourd'hui la croissance et la disponibilité d'énergie !) sur lequel nous avons malheureusement une attitude schizophrène comme sur la démographie par exemple.
Voir la France refuser ne serait-ce que d'expérimenter le gaz de schiste et ceci par la loi (!) est à peu près du niveau de la reconnaissance du génocide arménien, seule loi au demeurant qui a fait l'unanimité chez nous.
La question est bien comment débattre sereinement ?

A propos de pollution on peut constater que sur tous les sites le débat calme et démocratique est pollué par les khmers verts, qui s'autorisent à invectiver et à bloquer tout échange en saturant de leurs miasmes écolos toute discussion dès que le sujet contrarie leur vision dogmatique de la société. Qu'on leur donne le pouvoir et c'est Kampuchéa !!!

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