France

Plaidoyer pour l’élite du temps présent

La campagne présidentielle est le point d’arrivée d’un long processus de rejet des élites politiques. L’absence, au second tour, des partis de gouvernement piliers de la Ve république pourrait l’illustrer de façon spectaculaire. Plus généralement, une illégitimité semble frapper quiconque revendique une parcelle d’autorité.

Tensions et (r)évolutions du système de santé

Pour le Cercle Vivienne (think tank indépendant regroupant des acteurs spécialistes des questions de santé et de protection sociale), le pire serait que par manque d’anticipation, nous soyons confrontés collectivement à « un désastre industriel semblable à celui de la sidérurgie et que nous nous réveillions trop tard pour bâtir des solutions sur ses ruines ».

Un mois de service militaire, ce n’est pas une colonie de vacances !

Dès le début de sa grande émission à la télévision, le soir du 23 mars, François Fillon a fustigé le projet de son concurrent Emmanuel Macron qui veut rétablir un service militaire d’un mois. La durée lui semblant ridiculement brève, il a résumé son propos en lançant : un mois, c’est un mois de « colonie de vacances » et un mois coûteux. L’attaque est d’autant plus étonnante qu’elle vient d’un des parlementaires les plus compétents en matière de défense – j’en suis témoin – de la Ve République.

Et s’il n’y avait qu’un seul tour !

Les stratégies se font et se défont à l’aune des réalités.
Quand la vision n’est pas là, quand l’intérêt personnel dépasse l’intérêt général, alors le champ des possibles s’ouvre et l’impensable devient réalisable.
Les gauches se déchirent et la droite démontre au quotidien son incapacité à se rassembler.
Les médias, perdus, s’en remettent désormais aux discours des extrêmes laissant le citoyen perplexe et désorienté.

Qui d’entre nous à l’heure actuelle a la conviction de son prochain choix ?

La France a-t-elle enfin basculé dans le réalisme ?

La première place surprise de François Fillon au premier tour de la primaire de la droite et du centre traduit une évolution essentielle de l'électorat.

Tout d'abord, le taux de participation a dépassé tous les pronostics : plus de quatre millions de votants, là où Thierry Solère, l'organisateur, n'osait pas en espérer trois millions deux jours avant le vote. C'est peut-être le retour aux urnes du premier parti de France,  les abstentionnistes. Ensuite, c'est la plus grande erreur des sondeurs, de mémoire d'homme, depuis que les sondages organisés existent. A 10% début novembre, Fillon est monté à 18 % le 10 novembre, à 30 % deux jours avant le scrutin. Personne, aucun sondeur, n'envisageait 44%. Enfin, c'est le constat que le "parler vrai", comme disait Rocard, est ce qui plaît le plus à la majorité des électeurs.

Henry Hermand : "L'ambition n'est pas un rêve"

C’est ainsi qu’Henry Hermand, soutien du Club depuis sa création et qui en fut le président à la mort de Marc Ullmann, son ami, pour permettre de poursuivre son «  œuvre », avait intitulé son livre autobiographique paru en 2010.

Quelques jours après sa disparition, nous vous livrons ici les principaux extraits d‘un article écrit à cet occasion par Eric Noblecourt dans le Monde du 13 février 2010 et qui nous semblent bien refléter  l’homme exceptionnel qu’il fut et que nous avons eu la chance de côtoyer.

Eric Alt et les lanceurs d’alertes, nouveaux amis de la démocratie

Eric Alt et les lanceurs d’alertes, nouveaux amis de la démocratie

Il va sans doute falloir s’y habituer. Les lanceurs d’alerte s’imposent doucement dans le paysage judiciaire et politique français et européen. Ils ont en tout cas des défenseurs convaincus comme Eric Alt,  magistrat,  Vice-président de l’association Anticor (1500 membres), qui était l’invité du club des Vigilants pour une Matinale  le 27 septembre 2016. Parmi les cinq axes de réflexion du club figurent en effet la nécessité de remettre l’éthique au centre du libéralisme et celle de revivifier la démocratie.

GPA, le temps du courage

Au cours de l’été, la Cour Européenne des Droits de l’Homme (CEDH) a, de nouveau, condamné la France pour son refus de retranscrire à l’état civil les actes de naissance d’enfants nés, à l’étranger, de mères porteuses ; elle lui reproche une atteinte disproportionnée à la vie privée des enfants, sans pour autant contester son droit de prohiber la GPA. En juin 2015, après deux arrêts la CEDH sur le même sujet, la cour de cassation avait pourtant bouleversé sa jurisprudence.

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