De l'opinion ou la société de l'invective

Qui y a-t-il de plus respectable que l’opinion d’une personne ?

En cette période troublée - elle l’est depuis longtemps -, certaines personnes détiendraient la vérité plus que d’autres. Il y aurait ceux qui savent et ceux qui sont dans l’erreur et, qui plus est, dans l’erreur absolue.
A l’aune de cette situation des murs et des frontières se construisent, séparant les "bien-disants" de la frange "mal-pensante" de la population.
On ne cherche plus à comprendre l’autre, on le pourfend et le renvoie à son infamie. On ne débat plus, on critique et on calomnie la personne au lieu d’en considérer les idées. On ne répond plus aux questions, on les élude et on s’acharne à ne pas y répondre. La confusion règne alors et le « bashing » opère à plein.

Peu nous importent les faits, peu nous importent les conséquences ; le faible ou le fort trop visible sont les maillons d’une chaine à réduire, je dirais même à détruire, au plus malin et au plus fourbe de s’en sortir.

Et Les valeurs dans tout cela ? Et bien il n’y en a plus ou bien alors localisées dans un « cloud » opaque et inaccessible, noyées dans les déchainements des surenchères médiatiques où valorisations personnelles et économiques sont confondues.
Le « hold-up » est à la mode et le « fair-play » bien loin des terrains des jeux, la mauvaise foi tient le haut de l’affiche et cela semble en apparence ne gêner personne.

Il est grincheux et il a mal au foie allez-vous conclure … peut-être, mais peut-être pas !

Voltaire aurait dit : « Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’au bout pour que vous puissiez le dire ».

On a encore bien du travail avant d’en arriver là ! »

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