L'affaire Clearstream provoque, avec raison, la nausée chez beaucoup de nos concitoyens. Quelle que soit la vérité et l'issue de ce sombre épisode de la vie politique française, on ne peut qu'être choqué par la bassesse des moyens employés par certains à seule fin d'assouvir des ambitions personnelles. Nous sommes bien loin des discours flamboyants et moralisateurs au Conseil de sécurité de l'O.N.U.. Nous devenons la risée du Monde.
Les coups tordus ont toujours existé, et dans tous les pays. Ce qui est particulièrement choquant dans l'affaire Clearstream, est l'implication de nos services de renseignements ou du moins de certains de leurs éléments. L'histoire récente de notre pays montre que des soit-disants serviteurs de l'Etat peuvent s'ériger en "justiciers" ou se mettre au service de causes dévoyées. Généralement il y a derrière soit des intérêts financiers soit des pseudo "raisons d'Etat".
Deux livres, passés à l'époque pratiquement inaperçus, avaient remarquablement illustré ces dérives : "L'officine" ; roman de Michel Noir basé sur les contournements de l'embargo de l'ONU sur l'Irak et "Les deux bombes" de Pierre Péan qui raconte comment la technologie nucléaire militaire fut apportée par la France à plusieurs nations, souvent dans le dos des plus hautes autorités de l'Etat.
Il n'est pas question d'absoudre tous les coups tordus mais, en comparaison, l'affaire Clearstream est particulièrement minable car on n'y trouve que des vengeances personnelles. Elle est particulièrement significative de la complète dégénérescence de notre système et fait, comme le CPE et les événements des banlieues, le jeu des extrêmes, FN et ultra-gauche, avec tous les risques que cela implique pour 2007.
Luc Ferry s'élevait devant les Vigilants contre un système éducatif qui fait qu'une partie importante de notre jeunesse ne parle ni n'écrit correctement et que l'on trouve des fautes d'orthographe dans les copies de l'ENA. En plus de l'enseignement des bases du français et des mathématiques il faudrait rétablir en priorité l'EDUCATION CIVIQUE et, à tous les niveaux, promouvoir la Morale en tant que branche fondamentale de la philosophie et non comme une "valeur" bourgeoise.
Cela serait plus utile que d'ergoter sur la VIeme République, comme le font de plus en plus les vieux ,et les moins vieux..., briscards de la Veme. Ce n'est pas la Constitution qu'il faut changer mais la façon dont les têtes sont construites.
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