Environnement

Intelligence artificielle et data centers : une course effrénée risquée ?

Avec l’essor phénoménal de l’intelligence artificielle (IA), les centres de données (data centers) sont devenus les nouveaux enjeux de l’économie numérique. On compte aujourd’hui environ 12 000 data centers dans le monde, avec une forte concentration en Amérique du Nord et dans une moindre mesure en Europe. Et ce secteur devrait connaître une croissance fulgurante, en raison de la demande pressante induite par le développement de l’IA et le besoin exponentiel de capacités de calcul et de stockage. Pour en savoir plus : https://www.coface.com/fr/actualites-economie-conseils-d-experts/data

Comment être maire et écologiste face à l’administration ?

Réélu en mars dernier dès le premier tour pour un troisième mandat (« le plus beau mandat […], celui de la proximité et des réalisations concrètes ») Vincent Chriqui, maire de Bourgoin-Jallieu et président de la Communauté d’agglomération Porte d’Isère, connaît l’État de l’intérieur, et par le haut**. Il a pensé la norme et, devenu maire, a découvert l’autre bout de la chaîne. Là où les belles intentions réglementaires rencontrent le réel. Porteur d’un agenda écologique affirmé (il est vice-président du département de l’Isère en charge de la transition écologique et auteur de « Comment sauver

Pourquoi je l’ai signée et vous invite à la signer

Comme plus d’un million de personnes, j’ai signé sur le site de l’Assemblée Nationale la pétition de Madame Éléonore Pattery (inconnue avant cet exploit) contre la loi dite Duplomb destinée à « lever les contraintes à l’exercice du métier d’agriculteur ». Je ne l’ai pas signée pour soutenir Madame Sandrine Rousseau qui tente de prendre le train en marche et nous explique que seule la gauche nous défendra contre le recul de l’écologie. J’espère que les signataires sont de gauche, du centre et de droite. J’espère qu’ils sont de toutes conditions sociales et de tous âges. Madame Pattery nous dit

Démocratie et écologie : même combat !

Considérée comme l’une des pionnières de la démocratie participative en France, la philosophe Joëlle Zask 1 propose dans son ouvrage « Ecologie et démocratie » une approche à contre-courant de la pensée commune : face au constat d’une « démocratie en panne » et aux lourdes menaces pesant sur l’environnement, elle définit en effet l’urgence : « comprendre que l’écologie et la démocratie sont sœurs ». Contre ceux qui pensent « qu’il y aurait dans l’écologie quelque chose d’élitiste », ou « qu’il faudrait, pour prendre le tournant écologique à temps, avoir recours à des méthodes autoritaires »

Nous pourrions tous décarboner sans attendre, grâce aux « Carbones sur factures » !

Nous consommateur, nous entrepreneur, artisan…. Nous fonctionnaire, nous banquier… Nous tous pourrions contribuer à l’indispensable décarbonation de nos vies et de l’atmosphère, sans attendre les grandes décisions de Paris ou de Bruxelles, sans « écologie punitive », sans que nos décisions nous coûtent une fortune alors que nous ne pouvons même pas en mesurer l’effet. Il suffirait que les fournisseurs petits et grands se mettent à indiquer à leurs clients sur leurs factures les émissions de gaz à effet qui ont été nécessaires à sa fabrication. Et le passage aux « carbones sur factures » ou sur

Climat et biodiversité : exploitons les atouts des forêts françaises

Avec le changement climatique, les forêts françaises font face à de nombreux aléas qui compromettent gravement leurs capacités à absorber le CO2 émis par nos activités humaines, au point de remettre en question l’objectif de captation de CO2 qui leur est assigné en 2050. Lors d’une Matinale consacrée à la forêt française et ses perspectives d’avenir, Antoine d’Amécourt, sylviculteur passionné et président de Fransylva (Fédération des Syndicats de Forestiers Privés de France) et membre du CESE a partagé avec nous son expertise et ses convictions face à la situation actuelle. Quelques données

L’aventure incertaine de la Planification écologique

Le Président a fini par trancher. Après quelques retards, la « planification écologique à la française » est sur les rails. On peut à la fois s’en féliciter et s’interroger sur la suite. Une étape a été franchie mais le chemin est long et incertain. Une étape a été franchie Une mutation intellectuelle et politique Premier mérite, et ce n’est pas le moindre : le concept de planification est reconnu. L’on assiste à une prise de conscience partagée par les principaux acteurs économiques (dont les grandes entreprises) que la transition écologique ne peut être confiée au seul jeu du marché et que l

Éco terrorisme ou Éco guerre civile ?

L’éco terrorisme n’est à ce jour qu’un fantasme de services secrets recyclé par Gérard Darmanin, ministre de l’Intérieur qui a enfin réussi à attacher son nom à la « dissolution » des Soulèvements de la terre. On peut déplorer – je déplore- les violences auxquelles peuvent donner lieu certains combats des écologistes, notamment la manifestation contre les bassines de rétention d’eau de Sainte Soline. Pour autant ce n’est pas du terrorisme au sens où tout le monde l’entend : conspiration, attentats meurtriers, destructions importantes. Si terrorisme il y a chez certains et certaines écologistes

Sécurité sanitaire mondiale : un enjeu capital …enjeu du capital

Depuis plus d’un an, le monde entier a les yeux rivés sur le conflit entre l’Ukraine et la Russie, redoutant un affrontement qui pourrait dépasser les seules frontières entre ces deux pays et aboutir à une nouvelle guerre mondiale. Guerre déclarée dont on ne connaît ni l’issue, ni la potentielle étendue à venir, et qui fait craindre un danger latent en raison des menaces nucléaires inhérentes au conflit. On en viendrait à oublier, dans les tourments quotidiens de cette guerre qui s’enlise, que d’autres dangers plus insidieux couvent sous le feu qui dévore notre monde : l’orgie gargantuesque

Connaissez-vous la comptabilité carbone généralisée ?

Non, vous ne la connaissez sans doute pas parce qu’elle n’existe pas encore. Mais il faut qu’elle se généralise rapidement. Le Club soutient l’initiative résumée dans cette tribune publiée récemment dans les pages idées du quotidien Les Echos. Le premier signataire en est Jérôme Cazes, ancien président du Club, qui a lancé depuis le « lobby de l’intérêt collectif » R ! ou Réconcilions-nous (incubateur de l'initiative "Carbones sur factures") dont le Club est partenaire depuis son lancement.. Connaître précisément, rapidement et sans trop d’effort l'empreinte carbone de chaque produit ou