Environnement

La sobriété, le pari gagnant pour la France ?

Aujourd’hui, la France s’endette vis-à-vis du reste du monde pour consommer des combustibles fossiles et des biens industriels qui ont une empreinte écologique trop forte, qui nous rendent dépendants de nombreux pays, qui contraignent énormément le budget des ménages et qui ne nous laissent pas assez de moyens budgétaires pour réaliser les investissement d’avenir indispensables. Auteur de La sobriété gagnante. Pouvoir d’achat, écologie, déficits : comment sortir de l’impasse ? Benjamin Brice [i] nous a livré dans son introduction à la Matinale du Club les grands éléments du diagnostic qui l

Comment s'adapter au réchauffement climatique ? Invitation à une conférence de Dominique Boidin

Dominique Boidin décryptera pour nous le 2e volume du sixième rapport du GIEC* « Impacts, Adaptation and Vulnerability ». "Ce rapport est un terrible avertissement sur les conséquences de l'inaction", a déclaré Hoesung Lee, président du GIEC. Et pourtant la Cour suprême des USA a récemment contesté l’urgence à agir ! Le réchauffement actuel est de 1,1°et ses conséquences se font déjà sentir. Le dérèglement climatique a malheureusement fait l’actualité cet été. Les évènements extrêmes marquent les esprits. La population Pakistanaise paye le prix fort. La nécessité de s’adapter à cette évolution

Insoutenables inégalités

La crise sanitaire liée au COVID a-t-elle accentué les inégalités sociales à l’échelle mondiale, entre pays et au sein même de chaque société ? Ou, plus grave encore, a-t-elle mis au jour les failles des systèmes économiques, politiques, sociaux et environnementaux à l’heure de la mondialisation ? C’est à cette dernière question, lourde de conséquences et d’enjeux, que cherche à répondre l’ouvrage de Lucas Chancel 1 intitulé Insoutenables inégalités – Pour une justice sociale et environnementale. L’auteur part du constat que la crise sanitaire du COVID a exacerbé les inégalités à travers le

Un Monde Habitable ?

Après Glasgow, les experts ont indiqué que sur la lancée actuelle la température de notre planète augmenterait en moyenne de 2,7 degrés d’ici 2100 et que l’habitabilité du monde n’est plus garantie. Certes, les experts peuvent se tromper mais constatons que depuis les années 60 leurs prévisions ont été exactes. Certes, une découverte majeure dans la prochaine décennies (énergie par fusion de l’hydrogène ?) accélérant la décarbonation n’est pas impossible mais elle est peu probable. Pour les Politiques, le comportement rationnel serait de prendre les experts au sérieux mais il n‘est pas assuré

Air France : y aura-t-il un retour à la vie d'avant ?

Atteinte de plein fouet par la crise sanitaire, comment Air France peut-elle affronter les menaces conjuguées d’une concurrence maximale et du défi environnemental ? Lors de cette Matinale, Anne-Marie Couderc a défendu avec conviction l’idée que la compagnie aérienne nationale, forte d’atouts qui lui sont propres, réussirait à répondre aux défis, nombreux, auxquels elle fait face aujourd’hui. En mai 2018, le second mouvement social d’ampleur de la décennie (une première grève importante avait déjà eu lieu en 2014) avait provoqué le départ de son PDG et l’avait amenée à assurer la présidence

L'entreprise contributive. Concilier monde des affaires et limites planétaires

« Il fut un temps où le vivant était la seule réalité ! Mais en attendant que vienne l’âge de la sagesse : par quel extraordinaire pensons-nous avoir le droit d’anéantir des espèces millénaires, alors même que la nôtre se cherche encore ? » Nous voilà repartis bille en tête pour une énième relance et l’espoir d’un retour à la croissance nourrissant inlassablement cette illusion alors qu’il s’agit plutôt d’envisager un nouveau modèle de développement dont est porteur cet ouvrage. Les auteurs montrent qu’il faut changer de perspective, renoncer à vendre du « pas cher et quasi jetable » pour

Pourquoi les grandes banques continuent-elles de financer de nouveaux gisements d’énergies fossiles ?

L’un des pires cercles vicieux de notre monde contemporain est celui du financement de l’énergie. Depuis 1988, les travaux successifs du GIEC nous ont avertis d’une probabilité croissante, aujourd’hui très proche de la certitude, que le réchauffement climatique soit provoqué par l’activité humaine, qu’il passe par les gaz à effet de serre, et entraîne au-delà d’un certain niveau une profonde dégradation de la vie humaine sur terre. Les dernières études donnent toutes une fourchette de 10 à 15 ans pour épuiser la marge qu’il reste de « budget carbone », c’est-à-dire la quantité d’énergie

Pour Jacques Blamont

Jacques-Emile Blamont nous a quittés le treize avril. Il était membre et administrateur, combien éminent, du Club des vigilants. Nous avions fait connaissance il y a une dizaine d’années. Nous étions voisins et j’avais pris l’habitude de lui rendre visite en fin de journée où il m’offrait le punch orange que tous ses visiteurs connaissent. Je garde le sentiment d’un immense privilège d’avoir pu converser (surtout écouter) avec cette personnalité exceptionnelle. Je ne suis pas qualifié pour parler de son œuvre scientifique. Les institutions auxquelles il a appartenu, ses nombreux élèves, ami(e

La taxe carbone, une solution inefficace et dangereuse

Un Dictionnaire des idées reçues contemporaines comporterait un article ainsi rédigé : « Taxe carbone : Être pour, car c’est la seule solution au réchauffement climatique. Regretter que le gouvernement soit trop veule pour la mettre en place. » Cette idée reçue est répandue, fausse et dangereuse. Pour simplifier, concentrons-nous sur le pétrole, notre principale consommation générant des gaz à effet de serre. Les gouvernements sont moins veules que prudents lorsqu’il s’agit d’augmenter des taxes sur des produits essentiels, et à juste titre parce qu’elles sont injustes. Elles portent en effet

Face au blackfriday, vive la frugalité !

Voici le dernier billet publié par Hervé Chaygneaud-Dupuy sur son blog persopolitique. En écho aux réflexions du Club sur la "Croissance faible", il ouvre des perspectives opérationnelles ET positives pour que chacun puisse devenir acteur de l'enjeu majeur que constitue la transition écologique. Nous avons volontairement changé son titre initial, très sobre ("Frugalité"), pour l'inscrire dans l'actualité de ce monde d'hyperconsommation auquel certains aimeraient bien que nous cédions. Le fameux "black friday", qui semblait avoir surtout comme premier effet d'exacerber les réactions négatives