France

Le changement c’est maintenant ?

Cher Tahar, Quels changements importants le Président peut-il provoquer avec une voie qui se rétrécit un peu plus chaque jour ? Et maintenant est-ce le moment le plus favorable ? Rude tâche pour le capitaine que de naviguer dans une mer démontée, semée d’autant d’écueils. 1. Il y a d’abord l’imprévisible : - Grèce demain - Espagne - Euro - Syrie, Maghreb, etc. 2. L’Europe - La renégociation voulue par la France est un vœu pieux. - Tout le monde souhaite un peu de relance mais les méthodes divergent. - La France, peu appuyée (Belgique), fragile, veut une relance keynésienne. - L’Allemagne de

Pourquoi pas un rapprochement UMP/FN ?

Dear old you You asked me, the other day, where France was going. Honestly, I wish I knew, for the two or three roads between which our new governing team can choose are uncomfortable, steep and full of pitfalls. The easiest one, at first view, is to continue with ‘’business as usual’’, spreading social benefits over a demanding population of unemployed, ill-housed, illiterate ones who would, this way, reconfirm their socialist vote. This can work a couple of months until the evidence of the deepening public debt makes the market react with such borrowing rates that, around mid-summer, while

Le défi de l’équité

Dear Mary, Merci de t’intéresser à mon pays. Le nouveau président sera jugé sur pièces. Il devra, surtout, faire progresser la France sur la voie de la fluidité. Admirablement plastique lorsqu’il s’agit d’absorber des chocs externes (crises financières, menaces terroristes, pollution…), le pays fait preuve de nombreuses rigidités dans les domaines de la formation et de la mobilité professionnelle. « Peintre à 17 ans, à vie tu le seras » n’a plus de raisons d’être. Au XXIe siècle, il n’y a plus de place pour les conservatismes catégoriels et les nostalgies « autobloquantes ». Au-delà des

Pétrole et gaz : horizon 2030

L’énergie est au cœur de tout. Elle est indispensable à l’économie et à la société toute entière. L’énergie c’est, en un mot, la vie. Il n’y aurait ni informatique, ni Google, ni Twitter sans énergie. Il n’y aurait pas non plus de transports. Dans ce secteur – oh ! Combien stratégique - on peut tout à la fois dire que rien n’a changé et que tout a changé. Ce qui ne change pas ? Ce sont les fondamentaux. La géologie, par exemple, ne change pas. A l’horizon 2030, les grands équilibres énergétiques mondiaux ne seront pas très différents de ceux d’aujourd’hui non plus. Ce qui change ? C’est le

En attendant l’inéluctable sursaut

Cher Peter, J'ai bien peur que la France ne prenne le risque de rejoindre courageusement les pays du sud de l'Europe (la frontière se situant désormais à la hauteur du parallèle qui sépare les wallons des flamands) si la politique annoncée par le nouveau président de la République est appliquée à la lettre. Il en aurait, dans une large mesure, peut-être été de même, si son adversaire avait été élu tant il est difficile de parler vrai (rigueur) en période électorale et d'agir ensuite à l'opposé : Les déficits vont se résorber lentement, trop lentement, et seront à la merci d'un rebond des taux

Des blocages et des tests

Chère Tania, L'élection présidentielle n'a apporté aucune surprise. En l'absence de projet politique venu de la Droite ou de la Gauche, une dynamique « sortez les sortants » s'est instaurée, attirant les trois quarts des votants au premier tour et imposant le succès facile du challenger au second. Rien n'est donc changé hormis les personnalités des dirigeants. La situation reste ce qu’elle était. La France possède des atouts - Elle est un Etat de droit. Les citoyens payent leurs impôts (sauf les très riches) ; les tribunaux rendent à peu près la justice ; la police y est à peu près maintenue

Un président bien de « chez nous »

Avec son air « normal », son ventre encore légèrement bedonnant et son amour de la cuisine au beurre, François Hollande reflète l’image que les Français se font d’eux-mêmes. C’est un premier atout. Grâce à son long parcours politique et à sa virginité gouvernementale, il peut tout à la fois faire figure d’homme neuf et d’expérience. C’est un second atout. Enfin, le nouveau président peut reprendre à son compte ce qu’a dit en Allemagne le Chancelier Kohl : « J’ai toujours eu la chance d’être sous-estimé ». C’est un troisième atout. Au total, François Hollande à toutes chances d’être aimé et

Où vont les Français ?

L’élection du 6 mai s’est jouée à peu de choses. Mais les Français sont lassés des querelles de doctrine et des batailles de chiffres qu’on a vu pendant la campagne. Ils attendent de leurs élus des mesures efficaces. La perception des carences du système économique est grande. Un taux de 25 % de jeunes au chômage est absolument inacceptable. Et ce n’est pas parce qu’en Espagne ce taux atteint 50 % que cela nous console. Les mesures « protectionnistes » prônées par une partie de la droite ont été désavouées ; la stigmatisation des immigrés et la fermeture des frontières n’ont pas convaincu

L’avenir de la France est dans l’art de vivre

Cher Sergio, La France que nous a annoncée le nouveau président est d’une infinie tristesse : les mots-clés de son programme ont été « crise », « dette », « austérité ». Son rival ne disait guère autre chose. Mais nous apprenions, au cours de la campagne électorale, que les entreprises du luxe, en particulier LVMH et HERMES, avaient connu en 2011 des résultats record en termes de chiffre d’affaires et de croissance. Un événement significatif a retenu l’attention des médias : l’affaire Lejaby. Des ouvrières licenciées par cette usine de textile bas de gamme ont été immédiatement embauchées pour

Retour à l’Etat stratège ou … au génie inventif du « petit Français »

Cher ami d’Outre-Atlantique, Cette lettre s’adresse à toi mais pourrait aussi s’adresser à mes amis d’Outre-Manche, d’Outre-Rhin et à tous ceux qui, éloignés de la France non seulement par la géographie mais par leurs repères de culture ou de civilisation, s’intéressent à elle, et souvent l’aiment, mais ne la comprennent pas et s’interrogent sur son devenir, dans un monde en plein changement. Tu viens d’observer avec surprise notre élection-phare, celle de notre Président de la République, qui mobilise chaque fois 80% des électeurs voire plus, alors que l’élection de « ton » Président