Economie

Eviter le café de commerce

Il est urgentissime que plusieurs de ceux de nos hommes politiques écoutés, parce que généralement raisonnables, Woerth, Bertrand, Darcos entre autres, s'expriment, même si c'est en dehors de leur champ de compétences, pour marteler et expliquer aux français que l'on ne va pas leur prendre 360 milliards d'euros dans la poche en augmentant les impôts ou, d'une manière énorme, la dette, déjà bien importante. J’entends, un peu, et peux surtout imaginer le Français moyen au café du commerce vitupérant nos dirigeants pour les mesures prises ou annoncées (privatisation des bénéfices et

Leçon de crise

La crise semble connaître un répit. Pour combien de temps ? Nul ne peut le dire mais une première leçon peut, d’ores et déjà, être tirée : les USA n’ont plus les moyens de leurs ambitions. Ils s’efforcent donc de faire supporter les coûts de leur stratégie, souvent fort contestable, en utilisant les privilèges exorbitants du dollar, qui constituent  un paramètre très fort de leur domination et qui leur permet de jouer y compris d’une relation ambigüe avec la Chine. Nous sommes donc bien dans une queue de comète où ce pays, s’appuyant sur des outils hérités des circonstances passées, notamment

Tout va se jouer en quelques mots

La journée d’aujourd’hui est décisive. Si la peur ne se transforme pas en espoir, les dégringolades boursières vont s’accélérer, les économies s’effondreront et la paix mondiale finira par être menacée. Tel sera le cas si les mesures que les gouvernements européens annonceront dès cet après-midi sont interprétées comme des cadeaux faits aux banques avec l’argent des contribuables.   Gordon Brown, le Premier Ministre britannique, a montré le chemin : l’Etat ne rachète plus des créances pourries, il entre au capital des banques : c’est un investissement et non plus une dépense.   Encore faut-il

Une crise singulière

La crise à laquelle nous assistons, impuissants ne ressemble pas à celle de 1929.En effet, conséquence d'une absence quasi totale de réglementation, d'une abondance d'argent à bon marché et du laxisme pharamineux de beaucoup d institutions américaines, qui ne se sont pas privés de se défausser partiellement sur des institutions hors des Etats Unis, l'on assiste à un double phénomène : 1) Perte importante et réelle de substance par les organismes prêteurs ; 2) Le point 1 entraîne mécaniquement une perte de confiance des autres banques et  des instituts financiers entre eux qui se traduit par

Pétrole : à la recherche du juste prix

Quand le pétrole monte, l’économie des pays acheteurs souffre mais les transports, les industries et les particuliers s’engagent sur la voie des économies. Quand le pétrole baisse, la croissance retrouve quelque chance mais les bonnes habitudes se perdent. Que faut-il donc espérer ? Les tenants de l’écologie voudraient que les Etats importateurs ajustent leurs taxes sur les produits pétroliers de telle sorte que les mouvements à la baisse soient limités. Certains proposent un prix plancher correspondant à 100 $ le baril. C’est sans doute excessif mais le raisonnement a du bon.   Si l’on tient

Relocalisations en vue

La recherche d’une rentabilité accrue a amené la plupart des entreprises américaines à délocaliser la production des produits de moyenne et même haute technologie, en particulier vers la Chine. Mais, selon une très récente étude de McKinsey, le vent serait en train de tourner. En cause, la hausse des salaires, la baisse du dollar et, flambée du pétrole oblige, l’accroissement du coût des transports. Pour illustrer ce retournement, l’étude prend l’exemple d’un serveur moyen de gamme. En 2003, le fabriquer en Chine permettait une économie de 60 % sur le coût du travail. Sur une base de 100 $ d

Crise : vers une troisième phase

Les actions menées cette année par les banques centrales eussent largement suffi à maîtriser la crise   de 1929. L’effet multiplicateur des titrisations abusives a changé la donne. La première ligne de défense a été monétaire. Des liquidités ont été mises à disposition. Cela n’a pas suffi. La deuxième ligne de défense est fiscale. Le gouvernement américain rachète des mauvaises créances. Cela risque de ne pas suffire. Que restera-t-il à négocier sinon la souveraineté ? Nous ne sommes plus en 1945. Le Dollar a perdu sa puissance. L’Asie et le Moyen Orient détiennent les clés du coffre. Le

L’Empire en haillons

Google est emblématique de l’Amérique qui gagne. Nulle part ailleurs le goût d’entreprendre, le système universitaire, le capital risque ne forment un écosystème aussi favorable à l’éclosion d’entreprises innovantes. Par contraste, les vieilles structures craquellent. Transiter dans un aéroport américain est une épreuve  : on se croirait dans un pays sous-développé. Plus généralement, presque toutes les infrastructures devraient être rénovées.   La crise financière rend le problème aigu. Le budget fédéral est constamment en déficit et, compte tenu des politiques menées, le poids des dépenses

Le mistigri de la relance

Dans un monde aux frontières ouvertes, la croissance des uns favorise les exportations des autres. Cette année, les pays d’Europe subissent une panne de croissance. Les gouvernements sont donc tentés d’appliquer une politique de relance. Compte tenu des règles édictées au sein de l’Union Européenne, seuls les pays qui sont dans les clous des règles budgétaires auront droit de le faire. La France, ayant un déficit budgétaire supérieur à 3% du PNB et une dette cumulée   supérieure à 60 %, sera priée de s’abstenir. Elle devra se contenter de bénéficier de la relance des pays supposés vertueux

Rémunération des patrons : le logiciel est implacable

Il y longtemps que l’on n’a pas parlé des altitudes atteintes par les responsables du CAC 40. Que l’on se rassure, cela reviendra et l’on constatera que hors Stock options, Golden parachutes,... de nouveaux sommets seront franchis de façon inéluctable. Pourquoi ? Le phénomène est d’une grande simplicité. Un nouveau patron est nommé à la tête d’un grand groupe.   Le Comité des rémunérations (ou des mandataires) s’adresse à un cabinet de Conseil (il y en a cinq   ou six dans ce domaine) qui comme des confrères tiennent à jour la grille des salaires des responsables du CAC 40. Le nouveau patron