Economie

Intelligence artificielle et data centers : une course effrénée risquée ?

Avec l’essor phénoménal de l’intelligence artificielle (IA), les centres de données (data centers) sont devenus les nouveaux enjeux de l’économie numérique. On compte aujourd’hui environ 12 000 data centers dans le monde, avec une forte concentration en Amérique du Nord et dans une moindre mesure en Europe. Et ce secteur devrait connaître une croissance fulgurante, en raison de la demande pressante induite par le développement de l’IA et le besoin exponentiel de capacités de calcul et de stockage. Pour en savoir plus : https://www.coface.com/fr/actualites-economie-conseils-d-experts/data

Comment être maire et écologiste face à l’administration ?

Réélu en mars dernier dès le premier tour pour un troisième mandat (« le plus beau mandat […], celui de la proximité et des réalisations concrètes ») Vincent Chriqui, maire de Bourgoin-Jallieu et président de la Communauté d’agglomération Porte d’Isère, connaît l’État de l’intérieur, et par le haut**. Il a pensé la norme et, devenu maire, a découvert l’autre bout de la chaîne. Là où les belles intentions réglementaires rencontrent le réel. Porteur d’un agenda écologique affirmé (il est vice-président du département de l’Isère en charge de la transition écologique et auteur de « Comment sauver

Faut-il se méfier de l'Inde de Modi ?

Dans une intervention passionnante, nourrie d’anecdotes de terrain, d’analyses géopolitiques et de récits personnels, Guillaume Delacroix [i] , co-auteur de " Dans la tête de Narendra Modi" (Solin/Actes Sud 2024), a décrypté pour nous les ressorts des transformations récentes de la première démocratie du monde et les échanges ont permis d’approfondir la réalité de la situation économique, sociale et politique de l’Inde et le "multi-alignement"» opportuniste de Modi. Un nationalisme religieux exclusif et violent anime Modi, qui est en train de transformer l’Inde en " autocratie illibérale" en

IA : le vrai risque n’est pas le retard, c’est la dépendance

Le rapport 2025 du Stanford HAI montre que l’intelligence artificielle a changé de nature : elle n’est plus seulement un vecteur d’innovation, elle devient une infrastructure de puissance. À mesure que ses performances progressent, que les investissements se concentrent et que les dépendances s’installent, l’IA redessine déjà les hiérarchies industrielles, les capacités de décision et les marges de souveraineté. Elle s’impose comme une infrastructure critique, au même titre que l’énergie, les réseaux ou l’information. Pour la France et pour l’Europe, la question n’est donc plus d’adopter l’IA

L'IA va-t-elle engendrer une véritable révolution du travail ?

C’est une nouvelle qui a beaucoup fait parler ces derniers jours : Amazon a annoncé une vague massive de suppression de postes, pas moins de 14 000, dans la perspective d’une réorganisation en profondeur, s’appuyant sur l’intelligence artificielle. Et cette fois, ce sont les « cols blancs » qui sont touchés, dans le domaine de la communication, de la publicité et des ressources humaines. D’où la question qui taraude de plus en plus le monde entier : la recherche éperdue de gain de productivité va-t-elle engendrer une véritable révolution du travail ? Ce débat très intéressant va plus loin que

Des avancées de l'UE en matière de souveraineté numérique : les "EDIC"

Depuis 2023, l'UE a "inventé" les EDIC, les "Consortiums européens d'infrastructures numérique" aujourd'hui encore peu connus du grand public ils sont désormais 4 à exister, dont le dernier en date, le « Digital Commons European Digital Infrastructure Consortium (DC‑EDIC) » en est un exemple concret dédié aux “communs numériques”. Approuvé le 29/10/2025 et localisé à Paris, il rassemble la France, l’Allemagne, les Pays-Bas et l’Italie comme membres fondateurs (la Belgique, le Luxembourg, la Slovénie et la Pologne y participant en tant qu’observateurs). Il vise à promouvoir des infrastructures

Extension du domaine du capital : le néolibéralisme culturel et les infortunes de la gauche

Le titre du dernier livre de Jean-Claude Michéa « Extension du domaine du capital » laisse deviner une critique « marxienne » (centrée sur l’approche de la valeur du travail et non sur la théorisation de la lutte des classes) du capitalisme. Il est complété par un sous-titre un peu sibyllin « le néolibéralisme culturel et les infortunes de la gauche » qui signale la parenté selon lui manifeste entre le gauchisme culturel et le libéralisme économique dans sa forme mondialisée actuelle. Thèse naturellement tenue pour nulle et non avenue par l’ensemble de la gauche et de l’extrême gauche mais qui

Nous pourrions tous décarboner sans attendre, grâce aux « Carbones sur factures » !

Nous consommateur, nous entrepreneur, artisan…. Nous fonctionnaire, nous banquier… Nous tous pourrions contribuer à l’indispensable décarbonation de nos vies et de l’atmosphère, sans attendre les grandes décisions de Paris ou de Bruxelles, sans « écologie punitive », sans que nos décisions nous coûtent une fortune alors que nous ne pouvons même pas en mesurer l’effet. Il suffirait que les fournisseurs petits et grands se mettent à indiquer à leurs clients sur leurs factures les émissions de gaz à effet qui ont été nécessaires à sa fabrication. Et le passage aux « carbones sur factures » ou sur

Futur des Big Tech : enjeux pour les politiques européennes

En janvier 2024, la Commission européenne a publié un rapport sur « le futur des Big Tech en Europe », les entreprises à dimension planétaire, tous secteurs confondus. En reconnaissant explicitement le rôle de la Big Tech, ce rapport ouvre la voie à une réflexion sur les objectifs des politiques européennes, au-delà de la réglementation et de l’appui à la R&D qui ont été jusqu’ici les axes d’action. Cette alerte [i] retrace les grandes lignes de ce rapport et les interrogations que cette l’analyse suscite sur les politiques européennes Les très grandes entreprises principalement américaines

Climat et biodiversité : exploitons les atouts des forêts françaises

Avec le changement climatique, les forêts françaises font face à de nombreux aléas qui compromettent gravement leurs capacités à absorber le CO2 émis par nos activités humaines, au point de remettre en question l’objectif de captation de CO2 qui leur est assigné en 2050. Lors d’une Matinale consacrée à la forêt française et ses perspectives d’avenir, Antoine d’Amécourt, sylviculteur passionné et président de Fransylva (Fédération des Syndicats de Forestiers Privés de France) et membre du CESE a partagé avec nous son expertise et ses convictions face à la situation actuelle. Quelques données