Union Européenne

L’Allemagne au cœur de l’Europe

Dans les Mémoires qu’il vient de publier, l’ancien chancelier Gerhard Schröder met l’accent sur l’aspect européen de la politique étrangère allemande. Ses prédécesseurs, lui-même (ainsi d’ailleurs que l’actuelle chancelière), n’ont jamais mené de politique exclusivement nationale. Tant mieux mais pourvu que ça dure ! Si la France n’affichait pas rapidement sa volonté de relancer l’Europe ou si L’U.E, sous pression américaine, voulait adopter une attitude intransigeante à l’égard de la Russie (considérée par Schröder comme une alliée naturelle), l’Allemagne pourrait être tentée de jouer en solo

R&D : Européens, encore un effort !

Industrie des logiciels très active en Europe mais le différentiel s'élargit avec les Etats-Unis, efforts de R&D substantiels mais loin derrière les Américains... Dans une excellente interview au JournalduNet, Jean Mounet, Président de Syntec Informatique, met en cause la dispersion des moyens, les investissements en R&D insuffisants et ... l'absence d'une politique industrielle. A écouter

Normes et standards : quand l’Asie s’éveillera

Imposer une norme, revient, dans un contexte mondialisé, à s’assurer un bénéfice immédiat en terme économique et stratégique. L’Europe, malgré quelques beaux succès industriels, à l’instar du GSM qui a su s’imposer sur tous les continents, est à la traîne. Dans ce domaine, ce sont les Etats-Unis qui, grâce à leur suprématie en termes d'innovation et de maîtrise de l'information, tiennent le haut du pavé. Ils sont à même de proposer leurs propres normes ou bien d'en créer de nouvelles et de les rendre indispensables aux yeux de tous. Cela va-t-il durer ? Rien n’est moins sûr. Le réveil de l

Opération Mamba : source de rayonnement européen pour la France

La fin de la Françafrique décrétée solennellement lors du sommet de la Baule en 1990 cachait mal un désengagement et un désintérêt croissant pour un continent considéré comme « inutile ». Le terrain déserté, le rôle de gendarme fut endossé par une kyrielle d’Etats africains ou de groupes armés dont les ingérences antagonistes n’ont fait qu’amplifier les conflits régionaux et les crises infra étatiques. Aujourd’hui, la France est de retour et ce sont les missions de projection de l’Europe qui lui redonnent de l’influence et jouent le rôle de « multiplicateur de rayonnement » pour la France. C

L’Europe du sport

Le golf est un sport moins populaire que le foot mais, pour le bien de l’Europe, la Ryder Cup pourrait servir d’exemple. En Irlande, deux équipes se sont affrontées récemment ; l’une représentait les Etats-Unis, l’autre l’Europe. L’Europe a gagné, elle aurait pu perdre, là n’est pas le sujet. L’important est qu’il y avait une équipe européenne qui incluait des champions de diverses nationalités. Pourquoi pas, pour le foot, une confrontation Europe/Amérique Latine ou Europe/Amérique Latine/Afrique ? De même pour d’autres sports. Un patriotisme sportif européen reste à construire.

Prodi = retour de l’Europe

Le Président du Conseil italien a, en quatre mois, mené un parcours sans faute. Dans un premier temps, il a pris les mesures économiques que la situation imposait et son effort a été reconnu par les investisseurs du monde entier puisqu’aujourd’hui le gouvernement italien peut émettre des bons du Trésor dans de meilleures conditions qu’à l’époque de Berlusconi. Dans un deuxième temps, M. Prodi a renforcé la position internationale de son pays en proposant que l’Italie envoie 3.000 hommes au Liban et prenne la tête de la Finul. Dans un troisième temps, il a fait en sorte que cette initiative ne

Fuyards et conquérants

Cocorico ! Selon l’OCDE, la France, devançant les Etats-Unis, est championne du monde en investissements directs à l’étranger. En 2005, ses grandes entreprises ont dépensé 116 milliards de dollars pour s’implanter ou prendre des contrôles. Il n’y aurait rien à redire si, parallèlement, ces « champions » multipliaient leurs investissements en France. Mais tel n’est pas le cas. Que ce soit pour des raisons sociales, fiscales ou autre, la plupart se désintéressent de ce marché considéré comme « local » et difficile. Souvent, elles domicilient leur siège à Amsterdam, leur centre de recherche à

La tête et les bombes

Si Hitler avait fait l’objet d’un « attentat ciblé », le régime nazi se serait effondré, l’Allemagne aurait renoncé à la guerre et des millions de vies auraient été sauvées. Mais Bassaev n’est pas Hitler, Zarkaoui non plus et les petits chefs de groupes armés palestiniens encore moins. Si l’un est tué, un autre arrive. Aucun n’est à la tête d’un Etat ou d’une administration. Ils n’ont ni adresse, ni territoire. Face à eux, les forts sont faibles … comme des ours attaqués par des mouches.

EADS : querelles hier, problèmes demain

Noël Forgeard doit se mordre les doigts. Par soif de pouvoir, il a persuadé Jacques Chirac de l’aider à détrôner Philippe Camus. Après, il a marché sur les pieds des associés allemands. Pas étonnant que lorsque Airbus a connu des déboires, cela lui soit retombé sur le coin du nez. Chirac, bien entendu, était aux abonnés absents. L’infidélité est un devoir du Prince. L’homme Forgeard est passé, les problèmes restent. Seul l’avenir dira si le pari de l’A380 est meilleur ou aussi funeste que celui du Concorde. A l’époque, la Caravelle avait connu un grand succès et la logique aurait voulu de

Toboggan

Quand les taux d’intérêts montent, le prix des actifs a tendance à baisser. La bourse peut s’en ressentir bien que l’ampleur des profits et donc des dividendes distribués soit de nature à soutenir le moral des actionnaires. L’immobilier, du coup, se trouve en première ligne. S’il se mettait à baisser alors que les taux d’intérêt seraient déjà hauts, les gens qui ont acheté des logements à crédit seraient coincés. Très vite, ils seraient obligés de réduire leur consommation et la récession risquerait de devenir plus menaçante que l’inflation. Comment réagiraient alors les banques centrales d