Union Européenne

L’Euro existera toujours le 25 décembre 2013 : qui parie ?

MOI SI et je propose à tous le pari suivant : l’Euro existera toujours le 25 décembre 2013. Je suis prêt à engager un million de dollars sur cette affirmation. Qui est prêt à relever le défi ? La crise actuelle n’est pas une crise de l’Euro mais de l’endettement des gouvernements des pays de la zone Euro. Seraient-ils endettés en dollars, cela ne changerait rien sinon en pire. En fait, les gouvernements de la zone Euro ont profité de taux historiquement bas, pour s’endetter au-delà du raisonnable. Quand la drogue est bon marché, pourquoi s’en priver ! Les marchés ont "poussé à la roue" en

Euro : paris pour 2013

En novembre et décembre 2011, le bruit a couru que l’Euro ne passerait pas Noël. Le doute s’est installé bien que l’hypothèse fut absurde : aucune des forces aux commandes de l’économie mondiale n’avait intérêt au démantèlement ; et les protestataires n’étaient pas organisés. En sera-t-il de même dans deux ans alors que les gilets de sauvetage ont été lancés aux banques plutôt qu’aux contribuables ? Le 21 décembre, la BCE a ouvert son guichet. 520 banques se sont ruées. 489 milliards d’euros (le quart du PIB annuel de la France !) ont été prêtés au taux exceptionnellement avantageux de 1 %

Europe : avancées par défaut

Fernand Raynaud a fait rire des millions de Français avec son sketch : « Y a comme un défaut ! » : l’épaule droite d’un costume était mal taillée, on retouchait l’épaule gauche et ainsi de suite ... Il en va de même pour l’Europe. De Gaulle, puis des gouvernements successifs, tenaient à la « Politique Agricole Commune » mais comment diable fixer des prix européens communs aux principaux produits si les monnaies nationales pouvaient évoluer de façon divergente ? Pour palier cette difficulté, des « montants compensatoires » ont été instaurés. C’était très compliqué. La « monnaie unique » a réglé

La démocratie change de visage…

A la faveur de la crise, l’homme politique généraliste reflue pour laisser place à des profils plus techniques et beaucoup moins politiques. C’est particulièrement vrai en Italie avec la récente nomination de Mario Monti mais aussi en Grèce avec l’arrivée aux forceps de Lucas Papademos… En soi, il n’y a rien d’illégitime à nommer à des postes de responsabilité des hommes et des femmes connus pour leurs compétences techniques. En revanche, il ne faudrait pas que la technocratie soit le seul vivier des futurs hommes et femmes politiques. Si tel devait être le cas, la démocratie y perdrait en

Europe : le cauchemar anglais

Une Europe Continentale unie sous la prédominance d’un de ses Etats, c’est, depuis toujours, le cauchemar anglais. D’ici à ce que « Kaiser Merkel » soit caricaturée en Napoléon à la Une d’un tabloïd, il n’y a pas loin. Les dirigeants britanniques ont une marge de manœuvre limitée. Une déconfiture de l’euro ne ferait pas leur affaire car les finances mondiales seraient toutes entières ébranlées. Il s’agit donc à la fois de limiter les dégâts monétaires et d’éviter que l’Euroland s’engage sur une voie fédérale que la Grande Bretagne s’interdit d’emprunter. Une double offensive semble probable :

Allemagne : double jeu ? Non, jeu double !

En veillant au respect des statuts restrictifs de la Banque Centrale Européenne et donc en l’empêchant d’émettre de la monnaie pour se porter directement acheteur de bons émis par les pays européens en difficulté, l’Allemagne se pose en gardienne des disciplines budgétaires et rend l’ajustement aléatoire. Ca passe ou ça casse. Dans un cas, la zone euro – d’abord, telle qu’elle existe aujourd’hui, puis éventuellement élargie – se renforcera selon le modèle allemand et tout le monde pourra s’en féliciter. La République Fédérale a l’expérience de la subsidiarité. Une « Europe des Nations »

BCE : l’exemple suisse

Le 6 septembre 2011, la Banque Nationale Suisse a pris une décision historique. Les investisseurs du monde entier se ruaient sur le Franc. En moins de dix ans, la monnaie helvétique s’était appréciée de plus d’un tiers par rapport au dollar et de plus d’un sixième par rapport à l’euro. Cela devenait intenable pour les exportations et le tourisme. Pendant les huit premiers mois de 2011, la banque avait tenté d’inverser la tendance en intervenant sur le Marché. Des sommes considérables avaient été dépensées. Rien n’y faisait. Fallait-il baisser les bras ? Contre l’avis des timides, décision a

Le rose et le noir

Qui a raison, l’Asiatique qui voit la vie en rose ou l’Européen qui voit l’avenir en noir ? L’Asiatique n’est pas certain que demain sera meilleur qu’aujourd’hui mais il a pu constater qu’aujourd’hui est meilleur qu’hier. Pour lui, le soleil se lève. L’Européen n’est pas certain que demain sera pire qu’aujourd’hui mais il a pu constater qu’aujourd’hui n’est pas meilleur qu’hier. Pour lui, le soleil se couche. Ainsi, deux personnalités éminentes expriment-elles en toute sincérité deux points de vue opposés : - Kishore Mahbubani, doyen du Département des Politiques Publiques à l’Université

Le lourd fardeau de Mario Draghi

A force de lire mille et une opinions différentes sur la crise de l’euro, on finit par se demander qui peut faire quoi et quand. La réponse – hélas ! – est très simple : comme il faudrait une gouvernance européenne et que, pour l’instant, il n’y en a pas, c’est la Banque Centrale qui, pour une période encore indéfinie, devra agir. Mario Draghi, qui, en remplacement de Jean-Claude Trichet, a pris la présidence de la BCE fin octobre aura une très lourde tâche. Pour sécuriser les dettes publiques et voler au secours des banques, il devra décider d’autant plus vite et frapper d’autant plus fort

Le CAC 40 fuit l’Europe

La crise de l’Europe et de l’euro que nous vivons depuis des mois avec quelques brèves rémissions a un effet secondaire grave : elle conforte les grands groupes européens et notamment français dans leur mouvement de recherche de la croissance n’importe où sauf en Europe. C’est vraiment un axe stratégique affiché. « Les entreprises européennes cherchent surtout la croissance hors de la zone euro », a ainsi expliqué Jérôme Contamine, Vice-président exécutif et directeur financier de Sanofi à la conférence fusions et acquisitions des Echos le 21 septembre à Paris. « Elles cherchent à fuir la