Union Européenne

Pétrole et gaz : horizon 2030

L’énergie est au cœur de tout. Elle est indispensable à l’économie et à la société toute entière. L’énergie c’est, en un mot, la vie. Il n’y aurait ni informatique, ni Google, ni Twitter sans énergie. Il n’y aurait pas non plus de transports. Dans ce secteur – oh ! Combien stratégique - on peut tout à la fois dire que rien n’a changé et que tout a changé. Ce qui ne change pas ? Ce sont les fondamentaux. La géologie, par exemple, ne change pas. A l’horizon 2030, les grands équilibres énergétiques mondiaux ne seront pas très différents de ceux d’aujourd’hui non plus. Ce qui change ? C’est le

Où vont les Français ?

L’élection du 6 mai s’est jouée à peu de choses. Mais les Français sont lassés des querelles de doctrine et des batailles de chiffres qu’on a vu pendant la campagne. Ils attendent de leurs élus des mesures efficaces. La perception des carences du système économique est grande. Un taux de 25 % de jeunes au chômage est absolument inacceptable. Et ce n’est pas parce qu’en Espagne ce taux atteint 50 % que cela nous console. Les mesures « protectionnistes » prônées par une partie de la droite ont été désavouées ; la stigmatisation des immigrés et la fermeture des frontières n’ont pas convaincu

Les socialistes veulent mais ...

Chers amis, La France a un nouveau Président socialiste, François Hollande. La France a aussi de graves problèmes qu’une élection ne va pas faire disparaître d’un coup de baguette magique. Deux sont majeurs et en englobent beaucoup d’autres. Premièrement, la France a un problème de production, sanctionné par le déficit croissant de son commerce extérieur et la destruction de ses emplois. Deuxièmement ses finances publiques sont gravement déséquilibrées ce qui la met à la merci des marchés financiers et lui interdit toute politique de relance massive. La tentation des Français est d’expliquer

La France a un problème de passage à l’acte

Mon cher Wang, J’imagine que tu dois contempler avec incompréhension et inquiétude la crise persistante qui affecte l’Europe et plus particulièrement la « zone euro ». La crise financière provoquée par les grands déséquilibres consécutifs à une globalisation mal maîtrisée et par la dérégulation voulue par les USA et le Royaume-Uni provoque aujourd’hui une grande instabilité politique en Europe, en Grèce, en Italie, en Espagne. Elle affecte également d’autres pays, notamment la Hollande et même la France. C’est que le processus d’intégration engagé en Europe depuis plus de 50 ans est aujourd

L’opposition à sa Majesté Merkel

Cher Helmut, La presse financière anglo-saxonne (FT et The Economist) a été négative sur la campagne électorale française comme sur le candidat finalement élu, François Hollande. Ce n’est pas complètement nouveau. On se souvient de la « Une » de The Economist montrant le déjeuner sur l’herbe de Manet, avec Hollande et Sarkozy mollement étendus aux côtés de jeunes femmes dévêtues. C’était, comme souvent avec The Economist, très intelligent, très amusant, et assez faux (je pense à leur « Une » aux débuts de la crise saluant un petit coup d’arrêt salutaire au crédit trop facile). La France va-t

De la guerre des taux au « Malign Neglect »

Les Etats occidentaux sont tous endettés et doivent se refinancer périodiquement. Moins cela coûte cher, mieux cela vaut pour eux. La tornade des marchés les met en concurrence. L’Allemagne se refinance à bon compte parce que son économie s’est redressée et paraît saine. Les Etats-Unis arrivent à un résultat comparable pour des raisons différentes : si leurs emprunts publics se placent facilement, c’est moins pour des motifs économiques que parce que les investisseurs ont tendance à placer leur argent là où le risque géopolitique paraît le plus faible. De là à rechercher ce que Poutine nomme «

USA : menaces sur la souveraineté d’Etats tiers

Sous couvert de "cyberterrorisme", les USA prévoient de plus en plus de mesures pouvant mettre en danger la souveraineté nationale d'Etats tiers. Les dernières mesures en date ont de quoi inquiéter : 1. Le projet CISPA (Cyber Intelligence Sharing and Protection Act) De très nombreuses sociétés américaines, parmi lesquelles Intel, Microsoft, Oracle, Symantec, Facebook, IBM etc. soutiennent une initiative "CISPA" (Cyber Intelligence Sharing and Protection Act) qui vise à mettre à disposition des services de renseignement américains toute donnée numérique pouvant être intéressante pour ces

Le suivisme a-t-il encore sa place en Europe ?

Depuis trente ans, la classe politique des principales démocraties européennes a cultivé, avec cynisme, l’art du suivisme. Elle a veillé, avec une efficacité redoutable, à endormir la vigilance des peuples avec des idées formatées pour flatter leur ego. L’Histoire en témoigne, ce « petit jeu » narcissique est sans danger en période de prospérité mais beaucoup plus périlleux en période de récession. Vu de Paris, la France n’avait aucune raison objective d’échapper au virus du suivisme. Les dégâts sont là. Alors que la société française a profondément changé depuis vingt-cinq ans, le suivisme a

Grèce : sortir de l’indignation, renouer avec la fierté

La Grèce est pauvre. Les armateurs sont riches. Ils n’ont pas envie d’acheter des Bons du Trésor dont le seul but est de « rouler la dette ». Peut-être certains d’entre eux souscriraient-ils à un « grand emprunt » s’il était avéré que les fonds recueillis serviraient (en accord avec l’Union Européenne) à des investissements utiles. Pour tâter le terrain, le gouvernement, au lieu de se satisfaire d’une mini chasse aux fraudeurs, pourrait lancer des « Olympiades de la générosité » qui, par capillarité, revigoreraient le sentiment national. Ce serait d’autant plus utile que celui-ci manque

Chineallemagne : usine du monde

La Chine et l’Allemagne se disputent le titre de premier exportateur mondial. C’est tantôt l’une, tantôt l’autre. Les records tournent autour de mille milliards de d’euros. Pour digérer sa réunification, l’Allemagne a beaucoup peiné. Au début des années 2000, sa compétitivité était en berne. Entre 2003 et 2005, le chancelier Schröder a mis en chantier un « agenda » de redressement. Les résultats sont aujourd’hui patents. Croire qu’après s’être donné tant de mal pour tirer parti de la mondialisation, les Allemands pouvaient se convertir à un « protectionnisme à l’échelle de l’Europe » est pure