Union Européenne

La Latinitude

Cela fait maintenant de nombreuses années que les entreprises françaises (mais pas uniquement) sont passées à la moulinette des méthodes Qualité, Sécurité ou Management anglo-saxonnes ou japonaises. La mondialisation étant, il s’agissait d’uniformiser les modes de travail et pour les entreprises concernées d’accroître leur acceptation sur un marché globalisé. Il n’y aurait donc qu’une façon de travailler, respectable, à laquelle il faudrait tous se conformer ? Pourtant l’histoire a montré, et cela à maintes reprises, qu’il était possible de bien travailler … différemment. N’y avait-il de

Fortress America

Si l’euro s’effondrait, une nouvelle crise ébranlerait le monde. Les dirigeants américains le savent et encouragent leurs homologues européens à éviter le pire. Pourtant, ils ne veulent pas à l’Europe que du bien. Comme nous l’écrivions dans Vigilances 96 « Si les Treasury Bonds se placent facilement, c’est moins pour des motifs économiques que parce que les investisseurs ont tendance à placer leur argent là où le risque géopolitique paraît le plus faible. De là à souhaiter qu'il y ait des emmerdem... dans le reste du monde, il n'y a qu'un pas ». Nos responsables devraient être d’autant plus

Les conditions de Hollande pour plus d’intégration européenne

Publiquement le Président français oppose le silence ou de vagues réponses aux appels à de nouveaux pas vers l’intégration européenne, le fédéralisme ou un nouveau traité, émanant d’Angela Merkel, chancelière allemande, d’Herman Van Rompuy, Président du conseil européen ou de José Manuel Barroso, président de la Commission de l’Union Européenne. C’est sans doute pourtant la question la plus importante qui lui est posée en politique étrangère. Le ministre délégué aux Affaires européennes, Bernard Cazeneuve, a clarifié le 18 septembre devant la presse diplomatique ce que recouvre ce silence et

Allemagne/Chine : de la compréhension à l’alliance

L’Allemagne est à l’Europe ce que la Chine est à l’Asie : « l’Empire du Milieu ». Des stratégies comparables découlent de cet état de fait. Il s’agit d’abord, pour l’une comme pour l’autre, de maintenir et de conforter la p répondérance sur les pays les plus proches. De même que la Chine veille jalousement sur le Sud Est asiatique, l’Allemagne entend rester le pivot de l’Union Européenne. Cela lui est d’autant plus indispensable que, depuis la chute de l’Union Soviétique, L’U.E regroupe la quasi-totalité de l’Europe de l’Ouest, de l’Europe Centrale et de l’Europe Orientale. Il s’agit ensuite

Euro : la BCE met les gouvernements au défi

En novembre 2011, alors que Mario Draghi venait de remplacer Jean-Claude Trichet, Vigilances écrivait : « Comme il faudrait une gouvernance européenne et que, pour l’instant, il n’y en a pas, c’est la Banque Centrale qui, pour une période encore indéfinie, devra agir ... Tel Atlas qui portait le monde sur ses épaules, Mario Draghi devra porter l’Europe. Rarement responsabilité si grande aura pesé sur un homme si seul ». Dix mois plus tard, l’éminent ancien élève des Jésuites italiens est parvenu à concilier l’étroitesse des statuts de la BCE avec la volonté de faire survivre la monnaie unique

Euro : qui se souvient des « montants compensatoires » ?

La Politique Agricole Commune existait avant l’Euro. Les prix des principales denrées devaient être les mêmes alors que les monnaies fluctuaient. Pour concilier l’inconciliable, d’ingénieux technocrates ont inventé les « montants compensatoires ». Cela compliquait les transactions mais les principes étaient saufs. Aujourd’hui, la crise de l’Euro pose le problème à l’envers : la monnaie se doit d’être unique mais, pour pouvoir exporter plus facilement, certains pays aimeraient être autorisés à jouer sur les prix. A première vue, cela semble impossible mais l’ingéniosité technocratique

Un coup d’arrêt à la globalisation ?

Un article très intéressant dans le dernier numéro du Time américain (20 août 2012), d’autant qu’il éclaire deux des thèmes de réflexion que le Club vient de lancer : celui de l'avenir de l'industrie en France, et celui des errements de la finance. Time annonce en effet l’arrêt de la globalisation, dans un nouveau monde économique fondé sur cinq règles. - Règle numéro 1 : les banquiers locaux sont les meilleurs. Le recentrage des banques est en route et il était nécessaire. Time cite un chiffre frappant : la finance ne représentait que 11% des profits des entreprises américaines en 1975, mais

Banques : vous avez dit suspect ?

Dans l’époque un peu chaotique que nous traversons, tous les signaux faibles sont sans doute à écouter ! Que penser de celui-ci extrait de la Lettre financière de Simone Wapler ? La banque espagnole Bankia es t jugée non systémique. En jargon, « systémique » signifie que sa faillite n’entraînera pas d’autres faillites. Nous ne demandons qu’à croire nos banquiers européens et leurs belles paroles sur l’état de leurs établissements respectifs, mais il faudrait qu’on nous explique : Pourquoi les taux courts sur les emprunts d’État sont-ils négatifs ? Ce qui signifie que les zinzins (investisseurs

Rancunes africaines

Les Noirs d'Afrique ont une rancune résultant de l'esclavage. C'est normal. Ils en veulent aux Blancs. C'est normal. Maintenant, il va peut-être se produire un phénomène nouveau : les Noirs d'Afrique vont se souvenir que les marchands d'esclaves étaient, pour la plupart, Arabes. Le fait a été occulté parce que des prédicateurs ont diffusé l'Islam. Il n'empêche que les Arabes méprisent encore les Noirs et que la guerre du Darfour est essentiellement celle de Musulmans blancs terrorisant des Musulmans noirs. Un phénomène analogue est sans doute en train de se produire dans d’autres endroits d

Europe : où est la troisième voie ?

Si la perspective d’une véritable fédération européenne enthousiasmait les foules, si les « États-Unis d’Europe » pouvaient être présentés comme un idéal à atteindre, les rudes chemins de la solidarité seraient plus faciles à gravir qu’ils ne le sont aujourd’hui. L’Europe arrive au terme d’un long simulacre et paye le prix d’une volontaire ambiguïté. Ainsi, les partisans de la monnaie unique n’ignoraient pas que, faute de politiques budgétaire, fiscale et sociale harmonisées, l’euro serait de fragile constitution. Cependant, comme ils n’avaient pas la possibilité de faire « tout à la fois »