France

La fin des réponses d’évidence

Une majorité de Français a voté non au référendum sur le Traité constitutionnel européen. Une minorité de jeunes s’est révoltée dans les banlieues. Pour beaucoup d’observateurs de tels événements traduisent le décalage qui s’est installé entre le pays et ses institutions, entre le pays et les élites politiques. Les travaux de Sociovision Cofremca montrent que la problématique est internationale et qu’elle ne relève plus de la thématique du décalage. Les citoyens ne sont pas plus en décalage par rapport aux institutions que les consommateurs par rapport aux marques ou que les salariés par

Saute d’humeur et/ou d’humour

De la Mitterrandomania à la Mitterrandolâtrie. Cette obséquiosité impudente, excessive, maladroite et même parfois obscène à propos d’un "Tartuffe" machiavélique, d’un imposteur qui a trompé tout le monde, tout le temps, y compris ses proches et sa propre famille, est délibérément insupportable ! Sauf pour ses thuriféraires masochistes, et même un peu nécrophages. Et apparemment sans mémoire... ! Sauf les "capteurs d’héritage" et autres « détrousseurs de momies". Tout ce dévoiement médiatique manque pour le moins de hauteur, de pudeur, d’humilité et surtout d’éthique. Le comparer à De Gaulle

La France face à son histoire

En ces temps de mémoire troublée, un membre du Club des Vigilants, rapelle que l'histoire des nations ne se limite pas à une face noire. Une face lumineuse existe aussi. Il est bon, estime-t-il, de le rappeler. Vous trouverez ci-après son témoignage. Notre pays a toujours eu beaucoup de difficultés, du moins depuis la Révolution, à se regarder en face. L'évocation de la guerre d'Algérie en est une démonstration flagrante. Récemment la démonstration en fut poussée jusqu'à l'absurde lorsque nous assistâmes à l'écriture de l'Histoire par voie législative. La célébration d' Austerlitz fut

Fini l' ANPE ? Vive l' ANSE !

Ayant passé la majeure partie de mon activité professionnelle dans le service aux entreprises au sein d'une grande SSCI, j'ai souvent eu l'impression que le" Business Model" de ce secteur avait quelque chose de nouveau, voire en anticipation des besoins futurs de nos sociétés post-industrielles ... En effet, il permet aux entreprises de répartir leur risque d'emploi par l'appel à des compétences particulières voire à des équipes de professionnels qui prennent en charge tout ou partie d'un projet voire d'une fonction d'entreprise. Cela n'a rien à voir avec de l'intérim, car les salariés des

L’alibi de l’impuissance publique

Plus ça va mal, plus il devient urgent de réagir. De ce point de vue la France, hélas !, est en avance puisqu’elle ne dispose pas de beaucoup de temps. Sa trop longue malgouvernance peut servir de repère : même si le dysfonctionnement est moindre dans d’autres démocraties, aucune n’est totalement indemne. Depuis des décennies, les gouvernements français se sentent impuissants. Des ministres se plaignent. Le mieux qu’ils puissent espérer est d’accoler leur nom ? une loi qui, de décrets d’application en règlements et circulaires, se perdra dans les sables de la complexité. Dans ce parcours

Musée à la carte

Les musées souffrent de la désaffection du public. Sans être le moins du monde un spécialiste de la question, j’ai eu récemment une idée que je soumets ? la sagacité des Vigilants. La visite d’un musée (ou d’une expo) impose de faire la queue pour payer le billet ; d’y passer un maximum de temps pour rentabiliser son « investissement » ; de repartir soit les jambes lourdes, soit frustré de ne pas avoir tout vu… Pourquoi ne pas imaginer un ticket « horaire » ? On achèterait 1h, 5h, 10 heures ou plus de visite… Le prix serait proportionnel au temps acheté. On viendrait quand on veut. On

Pédale douce sur les antidépresseurs

Pendant des décennies, le nombre de tués sur les routes de France était scotché ? plus de 8000 morts par an. Plus du double de morts par rapport ? des pays, comme la grande Bretagne ou l’Allemagne, comparables par la population. Idem pour la consommation d’antibiotiques et, jusqu’? récemment, l’utilisation des génériques était minime comparée ? nos voisins. Aujourd’hui, le nombre de morts devrait passer sous la barre des 5000 ; la baisse de consommation d’antibiotiques est, en deux ans, significative ; le pourcentage de génériques prescrits est en hausse. En cause ? Une volonté politique forte

Capitalisme impopulaire

Si Thierry Breton avait voulu dégoûter les Français de la Bourse, il n’aurait pas agi autrement. Cinq millions de braves gens se sont précipités pour acheter des actions EDF au cours d’introduction. Dans leur esprit, EDF était une valeur sûre. Sur le fond, ils avaient raison mais la barre ayant été fixée trop haut, les braves gens, au lieu d’enregistrer des plus values immédiates, risquent de perdre des sous si les circonstances les obligent ? vendre vite.

Illusions sur la chaîne d’Information Internationale

La composition du capital, comme la répartition du pouvoir au sein du Conseil de surveillance de la Chaîne d’Information Internationale (CII) sont discutées au plus haut niveau de l’Etat. Pourtant elles ne sont pas, et de loin, les question essentielles que posent cette chaîne. L’ensemble l’audiovisuel français souffre d’un sous financement qui est, désormais, reconnu par tous. Si le Président de la République estime que la création de cette chaîne d’information est prioritaire, pourquoi créer une nouvelle chaîne, alors qu’existent déj? deux chaînes publiques internationales, Euronews et TV5

Prisons fourre-tout

Envoyer en prison des brûleurs de voitures est une solution de facilité. Ces « racailles » rencontreront d’autres racailles et sortiront endurcis. Mais que faire ? La société a non seulement le droit mais le devoir de se défendre et les « peines de substitution » apparaissent comme insuffisamment dissuasives. Le fait même que l’on parle de peine de substitution tend ? accréditer l’idée que la sanction normale est la prison, tout le reste n’étant que substitut, c’est-? -dire succédané. D’où la nécessité de passer des parlotes aux actes et de se donner enfin les moyens de mettre en œuvre des