France

Une bien embarrassante double casquette

Classé monument historique , l’hôtel Lambert situé à la proue de l’île Saint-Louis a été racheté, en 2007, par Hamad Ben Khalifa-al-Thani, frère de l’émir du Qatar. Depuis, la décision prise par le nouveau propriétaire de "restaurer" ce joyau parisien du XVIIe siècle qui comprend des éléments rajoutés au XVIIe et au XIXe fait l’objet d’une âpre contestation. D’un côté, l’association Paris historique met en cause le parti pris de l’architecte du prince qatari d’un "retour" au XVIIe impliquant la suppression des éléments du XVIIe et du XIXe mais aussi des modifications substantielles notamment

Les actes payent

La France était la lanterne rouge en Europe en terme de consommation d’antibiotiques. Cette surconsommation entraînait des surcoûts non négligeables pour l’Assurance maladie. Elle constituait aussi un des facteurs de développement de la résistance bactérienne. La corrélation entre la quantité d’antibiotiques utilisés dans un pays donné et la résistance bactérienne est extrêmement forte. Aujourd’hui, au terme de cinq ans de "Programme Antibiotiques conduit par l’Assurance Maladie à partir de 2002, la consommation d’antibiotiques a reculé de 23,4%. Un résultat proche de l’objectif   (25%)

Un emprunt très politique

L’Etat français peut émettre des obligations à dix ans portant 3,75 % d’intérêts. Un « grand emprunt national » coûtera nécessairement plus cher. Sa finalité est donc politique. Les signaux sont de deux natures. Un test a d’abord été réalisé sur le plan technique grâce à l’emprunt EDF dont, curieusement, les investisseurs institutionnels étaient exclus. Il s’agissait de voir comment le « grand public » réagirait. L’expérience a été concluante. L’Etat pourra se permettre de la reproduire à grande échelle. Il tentera une sorte de référendum boursier. Un sondage sur la confiance.    Le deuxième

Un succès écologiste à tempérer

Martine Aubry, secrétaire générale  du parti socialiste, fille du très respecté Jacques Delors, n’a pas pu empêcher que les socialistes  subissent un revers et une défaite cinglante lors des élections pour le Parlement Européen. Depuis, leur seul argument est d'asséner que les 28% de l'UMP ne représentent que 11 % du corps électoral, laissant penser que pas une voix des 60% d'abstentionnistes ne se serait portée sur l'UMP, s'ils avaient voté !!! Une supposition à laquelle on peut opposer un fait réel :    93.5 % du corps électoral n'a PAS VOTE pour les candidats du parti socialiste. Daniel

Areva - Siemens : "Le choc des arrogances"

Jean-Claude Leny  a présidé Framatome jusqu’en 1996. Pendant 10 ans *, il a œuvré pour mettre sur pied une association efficace avec Siemens. Mieux que personne, il est à même de juger les conséquences de la rupture entre Areva et Siemens et de la nouvelle alliance conclue par Siemens avec l’entreprise publique russe Rosatom. En tant que membre du Club des Vigilants, il a bien voulu répondre aux questions de Marc Ullmann , journaliste, fondateur du Club. Marc Ullmann : La décision prise par Siemens équivaut à un renversement des alliances. Quel sentiment cela vous inspire-t-il ?   Jean-Claude

From Gettysburg to Normandy : Nicolas tu vas avoir du boulot …

Le récent discours d’investiture de Barack Obama a immédiatement donné matière à moult commentaires sur sa forme ou sur son contenu dans les Media ou sur le Net. Parmi les sujets de prédilection : le lapsus du serment, la mise au placard des années Bush, la référence aux Pères Fondateurs, la défense du mode de vie américain, Obama européen ou américain … Une phrase, parmi d’autres, semble être passée totalement inaperçue, or je pense qu’ elle pèsera beaucoup dans nos relations futures avec nos amis américains : «  For us, they fought and died, in places like Concord and Gettysburg; Normandy

La fin du « ghosnisme »

Il n’y a pas si longtemps, Carlos Ghosn, patron de Renault et de Nissan, était donné en exemple. « Ghosnisme » était en passe de devenir un nom commun, synonyme d’efficacité. Aujourd’hui, la fascination s’est muée en réprobation. Ghosn « le sauveur » est devenu Ghosn « le sauvage ». La perte d’adhésion et d’implication du personnel et des cadres est patente . Le « soft capital » dont bénéficiait Renault a été, en grande partie, dilapidé. Pourquoi ? Parce que le maintien ou l’accroissement de la rentabilité à court terme semble avoir été le seul guide des prises d’orientation du tout puissant

Leaders plus ou moins en prise sur la société telle qu’elle devient

De la discussion se dégage l’idée que Barack Obama est remarquablement en phase avec la société telle qu’elle devient, que Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal le sont plus ou moins et que Martine Aubry ne l’est pas. Voici une première sélection de dimensions qu’on pourrait considérer comme caractéristiques d’un accord ou d’un désaccord avec la société telle qu’elle devient. Merci à ceux qui voudront bien réagir, contester, compléter. Harmonie, versus, combat, passage en force. Barack Obama est très bien situé sur cette dimension. Nicolas Sarkozy plutôt neutre. Ségolène Royal et Martine Aubry

Une indignation sélective

Je ne sais pas si l'on doit s'en réjouir ou s'en attrister, mais je constate que Madame Angela Merkel, Messieurs Bush, Brown, et tant d'autres dirigeants ont reçu le Dalai Lama, dans leur propres pays, et ne se sont attirés que de molles remontrances de la part de la Chine. Pourquoi, alors que Nicolas Sarkozy n’a pas reçu le Dalai Lama en France mais a passé une demi-heure avec lui en Pologne, la France serait-elle singularisée par la Chine qui la menace de toutes sortes de mesures de rétorsion ???? Parce que nous sommes plus forts ou parceque nous sommes plus vulnérables que les autres

L’exemple américain

Une entreprise spécialisée dans le placement d’hôtesses pour des salons ou autres événements vient d’être condamnée pour fichage ethnique. Pour sa défense, elle rejette toute motivation de discrimination et invoque les desiderata de ses clients qui, pour certains, préciseraient ne pas vouloir de noires ou d’arabes. Nous sommes en France Barack Obama, un noir, vient d’être élu président. Nous sommes aux Etats-Unis. La différence ? Dans ce dernier pays, on assume et on corrige. Dans le premier, on préfère jouer à l’autruche.    Il est vrai qu’en France Affirmative Action est traduit par