Economie

Crise de l’agriculture : il faut tenter d’en sortir par le haut !

La crise qui touche plusieurs secteurs de l’agriculture (élevages bovin, porcin, production de lait) laisse un sentiment mitigé (cf. l’alerte de Philippe Tixier). D’une part, 70% de nos compatriotes soutiennent les manifestations (pourtant violentes, parfois même choquantes) où s’expriment la colère et le désespoir d’exploitants qui s’estiment victimes (du gouvernement, de la grande distribution, de l’industrie agro-alimentaire,…). D’autre part on peut s’interroger sur leur propre responsabilité. Car cette crise n’est pas nouvelle. Elle plonge ses racines dans l’histoire tumultueuse de la

Jerôme Cazes critique la nouvelle réglementation des assureurs

Depuis la dernière crise financière de nombreuses réglementations ont vu le jour. Elles sont destinées, en principe, à mesurer et limiter les risques pris par les banquiers et les assureurs. Jérôme Cazes, ancien Président du Club des Vigilants et ancien assureur crédit (COFACE) est très sévère à l’égard de Solvabilité 2, la nouvelle réglementation qui s’impose aux assureurs depuis le 1 er janvier. Il a signé une tribune très critique dans Les Echos que l’on peut retrouver sur le site du Cercle des Echos

Les « recommandations » de Tirole

Que faire pour rendre les marchés plus surs et moins immoraux ? Si on suit Tirole il vaut mieux réguler que compter sur l’honnêteté des agents économiques et l’effet des codes d’éthique. Il faut donc poursuivre sans relâche les travaux d’assainissement du fonctionnement des marchés financiers aux Etats-unis, au Royaume-Uni , dans l’Union Européenne, et dans les pays émergents. D’après sa conférence et ses réponses aux questions posées on peut pointer trois domaines d’action en particulier : 1- Contrôler et réduire le « shadow banking ». Pour réguler il faut de l’information rappelle Tirole. Il

Jean Tirole croit-il à une possible éthique de la finance ?

Le dernier économiste français à avoir reçu ce qu'on appelle le "Nobel d’économie" s’exprimait le 11 janvier à l’Institut d ans le cadre du cycle Ethique et Economie organisé par notre ami Bernard Esambert. L’objectif final de cette entreprise étant d’aboutir à un nouveau texte qui puisse servir de cadre de conduite à tous ceux qui ont des responsabilités économiques, texte qui serait signé par un collectif de personnalités spirituelles et intellectuelles. Jean Tirole défend fermement le marché, mais régulé et accompagné de mécanismes de redistribution. Oui le marché dilue beaucoup de liens

Le syndrome de Georges Marchais

Georges Marchais fut un homme politique français qui avait démarré sa carrière syndicale, puis politique après la deuxième guerre mondiale passant par la CGT puis le Parti Communiste dont il fut Secrétaire Général jusqu’en 1994. Remarquable débatteur, en particulier à la télévision, sa célébrité dépassa largement son camp idéologique. Ses formules et messages en firent la voix emblématique de la gauche française jusqu’à la renaissance du Parti Socialiste sous la conduite de François Mitterrand. En dehors des formules célèbres du genre « Taisez-vous Elkabbach », cet homme a eu, durant toutes

Ethique et finance : les trois mensonges des "trente euphoriques"

Plusieurs membres du Club des Vigilants ont assisté à la conférence de Paul Dembinski à l’Académie des Sciences Morales et Politiques, le 14 décembre 2015. Elle fait partie d ’un cycle organisé par notre ami et ancien Président Bernard Esambert dans le cadre de la fondation Ethique et Economie. L’objectif final est d’aboutir à un « un projet commun pour une éthique applicable à l’économie libérale ». Projet que soutien le Club. P aul Dembinski dirige l'Observatoire de la finance de Genève. Il a écrit sur Ethique et Responsabilité en Finance, et sur une Perspective Chrétienne pour guider l

Chine : Renminbi goes global

Le renminbi va faire partie du « panier » constitutif du droit de tirage spécial (DTS), la monnaie de réserve du FMI. Il rejoindra dans moins d’un an quatre autres devises (dollar, euro, sterling, yen) qui toutes remplissent deux conditions : le pays émetteur figure parmi les principaux exportateurs de la planète, sa monnaie est librement utilisable c’est-à-dire qu’elle permet des paiements internationaux et qu’on peut la négocier sur des marchés des changes. Avec cette décision le FMI prend acte des évolutions de la planète économie. Il salue les progrès monétaires de la Chine, en volume et

L’économie collaborative et la croissance zéro

De nouvelles formes d’échanges émergent dans les pays développés. Plusieurs désignations recouvrent ces phénomènes : économie sociale et solidaire, collaborative, circulaire, du partage …..Après blablacar ou Airnb on découvre tous les jours de nouvelles applications surprenantes et pleines d’imagination concrète. Sur le plan strictement économique, leur mode de fonctionnement, n’est pas nouveau et reste bien conforme à l’approche utilitariste. Il y a optimisation de la satisfaction individuelle et du capital à court terme et en anticipations. Acheteurs et vendeurs sont toujours, voire encore

Comment on détruit croissance et emploi en bloquant l’innovation

Le Président Chirac en son temps prit la peine de faire inscrire le Principe de Précaution dans la Constitution. Le Président Sarkozy, lui, fit voter une loi interdisant ne serait-ce que la recherche de gaz de schiste en France. Les écologistes encouragés par les socialistes, refusent eux, au nom du développement durable, toute modification, aussi infime soit-elle, de notre environnement car ils oscillent invariablement entre : « ne touchez à rien » et « revenez à un âge d’or où l’homme n’était pas encore intervenu » soit, revenons à la nature « vierge ». Ces positions de principe

Le Canada prêt à prendre un autre chemin ?

Les élections législatives qui viennent de se dérouler au Canada ont consacré la nette (et presque inattendue) victoire du libéral Justin Trudeau. Certes, la presse l’a évoquée, mais le grand public ne s’y est pas vraiment intéressé. Le Canada, c’est loin, et plus « vendeur » lorsqu’un bateau y fait naufrage. Pourtant cette victoire est intéressante à plus d’un titre. En effet, voici un grand pays développé (n’oublions pas que l’économie canadienne est la 10 ème du monde), qui s’écarte de la doxa monétariste (dite « libérale ») en vogue en Europe depuis la crise financière de 2008. Le