Economie

S'adapter à la croissance lente : nos sept recommandations

Un groupe de travail du Club des Vigilants a réfléchi sur les adaptations qui vont être nécessaires si la croissance lente s'installe, comme cela semble être le cas. Voir l'analyse intégrale du Club. De cette analyse il a déduit que sept actions prioritaires s’imposent à nos sociétés si elles veulent vivre bien avec des moyens qui ne s’accroissent plus au même rythme (Voir le document ci-joint).

S’adapter à la croissance lente : l’analyse des Vigilants

Il faut traiter le ralentissement de la croissance un peu comme le changement climatique. Ce n’est pas un objectif. Il faut juste reconnaître qu’une tendance de moyen terme semble durablement installée. Alors il faut en mesurer les conséquences ‑ pas toutes négatives ‑ et réfléchir aux adaptations qui s’imposeront. Le meilleur moyen de ne pas la subir c’est d’oser la regarder en face. Les conclusions et recommandations qui suivent (voir texte intégral en PDF) résument les échanges menés pendant un an par un groupe de réflexion du Club des Vigilants. Elles concernent d’abord la France mais

G. Giraud : la malédiction du Club de Rome va s’accomplir, sauf…

Le Club de Rome a été très célèbre dans les années 70 du XXe siècle lorsqu’il publia son rapport catastrophiste sur Les limites de la croissance. Gaël Giraud est un brillant économiste qui intervenait le 1er juin dans le cadre du cycle de conférences sur l’éthique du libéralisme organisé par notre ami Bernard Esambert. Gaël Giraud est économiste en chef de l’Agence Française de Développement et… jésuite. D’emblée, il a abordé l’éthique du libéralisme comme une question d’éthique collective et non pas d’éthique individuelle. Et il a dit que le principal défi que nous devons affronter

Negative interest rate, the silent revolution

Recently the German minister for finance Wolfgang Schaüble has criticized the European Central Bank: “the policy of zero interest rates is an attack on the savings of millions of Germans who have put their money in savings accounts or life insurance”. He implies this is to blame for the rise of the euro-sceptic “Alternative for Germany” Party. Concretely, the minister takes aim at the ECB’s zero reference rate and negative deposit rate (-0,4%). The Central Bank has chosen this policy of negative rates. By penalizing deposits, it pushes the commercial banks to recycle them into credit favorable

Intérêts négatifs, la révolution silencieuse.

Le ministre allemand des finances a violemment pris à parti la BCE : « la politique des taux d’intérêt nuls est une attaque contre la fortune de millions d’Allemands qui ont placé leur argent sur des comptes d’épargne ou en assurance vie ». Il lui impute la responsabilité de la montée du parti eurosceptique Alternative pour l’Allemagne. Concrètement, le ministre vise le taux directeur nul et le taux de dépôt négatif (-0,4%) de la BCE. Cette politique de taux négatifs est voulue par la banque centrale. En pénalisant leurs dépôts elle pousse les banques commerciales à les recycler sous forme de

L’éthique de la globalisation exige la connaissance des autres

L’ancien Directeur de l’OMC était l’orateur du cycle sur l’éthique du libéralisme de la Fondation Ethique et Economie, co-fondée par Bernard Esambert. Pascal Lamy rappelle les 2 approches principales qui régissent la question des relations internationales : l’ approche westphalienne qui défend l’idée de relations entre Etats souverains ayant chacun leur éthique (« cujus regio, ejus religio ») et conduit à juxtaposer de la façon la moins mauvaise possible ces éthiques nationales, et l’ approche cosmopolitique selon laquelle il y aurait une « morale universelle ». En pratique, le droit

Le revenu de base universel, une solution d’avenir ?

Oui, c’en est peut-être bien une, mais ce dispositif, simple dans son principe, est, comme souvent, compliqué à mettre en œuvre. En tout cas cette grande et vieille utopie est désormais à prendre au sérieux. Voilà à peu près ce qu’on serait tenté de répondre à la question posée après avoir entendu, le 12 avril 2016 au Club des Vigilants, Marc de Basquiat et Wolfgang Michalski. L’invité est président de l’ Association pour l’Instauration d’un Revenu d’Existence, elle-même membre du Mouvement Français pour un Revenu de Base. Ingénieur de formation et de métier, il a fait une thèse d’économie sur

Jérôme Cazes : Le danger d’un krach bancaire reste entier

La finance de marché est largement aussi hypertrophiée qu’en 2008 ; l’endettement est considérable; malgré toutes les nouvelles régulations les grosses banques peuvent toujours sauter quand le système se grippera. Et ce jour là on fera à nouveau appel aux contribuables et déposants que nous sommes tous. Résumées en peu de mots voici quelques une des idées développées par notre ami Jérôme Cazes, ancien président du Club, en compagnie de Philippe Béchade, président des Econoclastes, dans un entretien vidéo que l’on peut voir sur Thinkerview, la chaine de notre ami Bertrand Calinou. Jérôme

Michel Camdessus et l’éthique du libéralisme : il faut commencer à l’école

L’ancien gouverneur de la Banque de France, puis directeur général du Fonds Monétaire international, était l’orateur du cycle sur l’éthique du libéralisme organisé par notre ami Bernard Esambert, le 7 mars. Il a commencé par une introduction étonnamment optimiste. S’appuyant sur des «exercices prophétiques » à horizon 2050, il a balayé le « fantasme de la décroissance » annonçant 3% au niveau mondial, 4% pour les émergents, 2% pour les Etats Unis et l’Union Européenne, le maintien d’une économie de liberté, une population mondiale « limitée » à 9, 7 milliards d’humains en 2050... Evoquant

La politique au sens fort - Pour un choc de recomposition (suite).

Il y a aujourd’hui trois raisons pour réformer le marché du travail. C’est une condition pour que les mesures non conventionnelles de la BCE fonctionnent. Mario Draghi, le Président de la Banque centrale, le répète à l’envi, l’abondance de liquidités se transforme en crédits créateurs de croissance si les Etats réforment. A défaut elles se placent sur des actifs dont la valeur est artificiellement gonflée et enrichissent leurs possesseurs sans produire aucune utilité sociale supplémentaire. Ensuite parce que l’absence de flexibilité sur un marché du travail favorise l’exclusion en protégeant