Economie

Guerre économique

Les cabinets d’avocats américains ont essaimé dans le monde entier et connaissent parfaitement les systèmes juridiques des pays où ils sont installés. Dans la conduite de leurs affaires, c’est un atout mais quand les rivalités deviennent nationales, cela peut être une arme. Ainsi, les entreprises françaises les plus en vue au Moyen Orient (Total en première ligne mais aussi BNP, Peugeot, Renault et quelques autres) sont en bute à des attaques dont le bien-fondé ou le mal fondé éclatera après que la justice ait suivi son cours. C'est-à-dire quand les rumeurs et les vagues auront déjà fait mal.

Naissance d'un métier du futur ?

Les dirigeants politiques de nos vieilles sociétés occidentales sont à la recherche d'idées pour utiliser la main d'œuvre dite "peu qualifiée" dans nos économies du futur à "haute valeur ajoutée". En France, par exemple, les experts du C.E.S. ont identifié que l'avenir appartiendra aux " emplois de totale proximité" car peu intéressants à délocaliser. Nos économies développées n'ont plus besoin, en réalité, de l'énorme quantité de main-d'œuvre dont disposent nos sociétés post-industrielles. Les emplois à forte valeur ajoutée, à l'instar des emplois de pure production, sont eux aussi entrés

PME de tous les pays, unissez-vous

Le décalage est de plus en plus frappant entre les grandes entreprises multinationales et les PME qui constituent le tissu économique du pays. Les premières atteignent des taux de profits record et les secondes des taux de rentabilité extrêmement bas. Ce décalage tient, pour une part, à l’écrasement des marges imposé par les premières aux secondes. Ainsi le profit remonte-t-il dans la sphère financière tandis que les patrons des PME et le personnel sont soumis à des contraintes de plus en plus fortes. Cette coupure et cette opposition au sein du patronat est de plus en plus sensible et de plus

Jusqu’au ciel ?

Quand tous les spécialistes, tant en Europe qu’au Etats-Unis, estiment que la Bourse va continuer à monter en 2007, il faut peut-être commencer à se méfier. Pour l’instant, les banquiers et autres gestionnaires de fortunes « surpondèrent » les actions dans l’éventail des placements. Leurs arguments ne manquent pas de poids : la croissance mondiale est au rendez-vous, les liquidités sont abondantes et les profits des entreprises n’ont jamais été aussi élevés. Dans de nombreux secteurs, les carnets de commandes sont pleins et, à en croire un sondage réalisé dans 50 pays, 93 % des responsables de

Vraies statistiques, fausses conclusions

Cigales les Américains ? Oui mais pas tant qu’on le dit ! Fourmis les Français ? Oui mais pas tant qu’on le croit ! A lire les statistiques, le taux d’épargne est quasi nul aux Etats-Unis et relativement élevé en France. C’est vrai … si l’on ne tient pas compte des retraites c’est-à-dire de tout l’argent récolté aux Etats-Unis par les fonds de pension. Cet argent, qui n’est pas disponible avant l’âge de la retraite, constitue une épargne particulièrement adaptée aux placements à long terme. Les Français n’ont pas d’équivalent puisque la retraite par répartition s’effectue à partir des revenus

Sans industrie, pas d’avenir

Le « made in Germany » (hergestelt in Deutschland) se vend de mieux en mieux. En 2006, l’Allemagne a regagné ses galons de premier exportateur mondial et l’excédent de son commerce extérieur a dépassé 180 milliards d’euros. Par comparaison, la France fait pâle figure. Les pleurnicheries sur la baisse du dollar et la hausse de l’euro donnent à sourire. Le décalage entre ces deux grandes économies européennes ne peut s’expliquer uniquement par des raisons conjoncturelles et par une inégale volonté de réforme. La vigueur de l’économie allemande s’inscrit dans la durée. Au lieu de suivre les modes

Manipulations génétiques et horizons boursiers

Les recherches sur les cellules souches s’intensifient. Les enjeux économiques sont énormes et l’équipe qui réussira à produire des cellules souches « éthiques », c’est-à-dire développées sans destruction d’embryons, gagnera, à coup sûr, le gros lot. Du coup les bidouillages à la Enron se multiplient. Certes, il n’est pas question ici de manipulations comptables mais de tripatouillages de résultats scientifiques. L’objectif, cependant, reste le même : l’afflux des investisseurs et donc l’augmentation de la valeur des actions. Ce fut cet été le cas d’Advanced Cell Technology (ACT) dont l’action

R&D : Européens, encore un effort !

Industrie des logiciels très active en Europe mais le différentiel s'élargit avec les Etats-Unis, efforts de R&D substantiels mais loin derrière les Américains... Dans une excellente interview au JournalduNet, Jean Mounet, Président de Syntec Informatique, met en cause la dispersion des moyens, les investissements en R&D insuffisants et ... l'absence d'une politique industrielle. A écouter

Geopolitics will catch you !

En Europe comme aux Etats-Unis, la plupart des dirigeants de grandes entreprises ont été choisis à une époque où il fallait prioritairement serrer les boulons et maximiser les profits. Ils ont bien travaillé, les cours de bourse en témoignent. Mais les temps changent et les chemins tracés manquent de panneaux indicateurs d’avenir. La signalisation semble avoir été conçue pour répondre à des préoccupations essentiellement professionnelles et traite de l’économie comme s’il s’agissait d’un domaine isolé. Est-ce suffisant à une époque où les conflits internationaux s’exacerbent et où non

C’est Business Week qui le dit !

La financiarisation de l’économie est, le plus souvent, dénoncée par des gens qui se situent « à gauche ». Il est donc intéressant de noter que l’hebdomadaire américain le plus respecté des milieux d’affaires reprend, dans son numéro daté du 13 novembre, les conclusions d’une étude menée par deux professeurs d’université selon lesquels le rôle joué par les analystes financiers conduit à des excès. Dans les premiers neuf mois de cette année, 1112 Chief Executive Officers auraient été contraints de quitter leur poste. Dans près de la moitié des cas, les décisions des Conseils d’Administration