Economie

Errare IFRS, bis repetita placent ? (1)

L’erreur est humaine, ce qui est répété plait ! Malgré les coûts exorbitants de la crise, tant en emplois et détresses   humaines qu’économiques, les évolutions promises pour les normes comptables IFRS ne préviendront pas de futures crises et n’accompagneront pas la reprise économique. Pourquoi des normes comptables  peuvent être centrales pour nos sociétés ?   Parce que la croissance nécessite la confiance de tous les acteurs de l’économie, du consommateur à l’entrepreneur en passant par le banquier. Qu’il y ait du flou, de l’incertitude,   de la méconnaissance du risque et l’économie est

11ème commandement

Croissance verte ! On a pris l’habitude d’associer ces deux mots alors qu’ils sont probablement antinomiques. Que l’économie doive verdir, c’est une certitude. Qu’elle doive croître encore et toujours, croître à l’infini, croître comme si tel était le 11 ème commandement des Tables de la loi (du Marché), c’est pour le moins douteux. Deux courses distinctes entretiennent la confusion : l’une est salutaire, l’autre potentiellement dangereuse.   La première pousse à l’innovation. Elle implique que, pour sortir de la crise par le haut, il faut développer des techniques et des produits suffisamment

La pandémie du dollar

Merci la Chine ! Bon gré mal gré, elle continue - pour l'instant - à acheter des dollars. Si elle ne le faisait pas, la monnaie américaine chuterait, l’euro grimperait, les exportations européennes seraient pénalisées et, dans la course à la reprise, l’ancien continent tiendrait la lanterne rouge. Le déficit budgétaire américain atteindra, cette année, environ 12 % du PIB et la dette extérieure cumulée est dix fois plus importante. A terme, une baisse du dollar paraît inéluctable. Elle doit être "gérée" autant que possible. Pays créditeurs et pays exportateurs en souffriraient tous de proche

Chine : le développement entre dans sa 3ème phase

Le régime communiste chinois aborde une troisième étape qui, d’après les calculs des dirigeants actuels, devrait s’étaler sur une trentaine d’années. Leur raisonnement est simple. Sous Mao des souffrances ont été infligées mais l’unité et la souveraineté du pays ont été assurées. Sous Deng les frontières ont été ouvertes aux investissements étrangers et la Chine est devenue « l’usine du monde ». Il s’agit maintenant d’asseoir la puissance de la République populaire en réduisant sa dépendance à l’égard des Etats-Unis et de leur dollar. A cette fin, il faut développer le marché intérieur et

Oiseaux de bon augure

Début avril, des oiseaux de bon augure ont chanté de plus en plus gaiement : le grand ajustement, disaient-ils, est déjà amorcé. Fin avril, le FMI a fait déchanter : la reprise, estimait-il, n’est pas pour demain. Mais après-demain ? Resteront des problèmes de fond. Ils sont antérieurs à la crise et peu susceptibles d’être résolus rapidement :   Ø        La croissance mondiale a été longtemps tirée par l’endettement des ménages américains . Or, ceux-ci ne peuvent plus jouer le rôle de « consommateurs de dernier ressort ». Il faudra du temps avant que la Chine, même si elle entraîne tout le sud

Plan Geithner : complexités voulues et difficiles équilibres

Donner de l’argent aux banques est politiquement difficile. Ne pas en donner est économiquement intenable. Trouver le bon dosage et adopter le ton juste nécessite de l’ingéniosité. Les meilleurs procédés ne sont pas toujours les plus simples. La palme de la complexité revient au « plan Geithner » . Le secrétaire d’Etat au Trésor est parti du principe que pour soulager les banques de leurs actifs « toxiques », il faut d’abord leur fixer un prix. L’Etat est prêt à mobiliser l’argent nécessaire mais ne veut pas agir à l’aveuglette. Il souhaite que des investisseurs privés deviennent acquéreurs et

La consommation pendant et après la crise

Depuis une quarantaine d’années, une tendance s’affirme parmi les gens ordinaires : de temps en temps, on s’arrête pour réfléchir sur sa vie, prendre du recul : «  est-ce que ce que je fais est utile ? » «  Est-ce que le mal que je me donne m’apporte vraiment quelque chose ? ». Il est des époques où les circonstances sont telles que des centaines de millions de gens se posent en même temps ce genre de questions. Et s’ils apportent le même genre de réponses, il peut en résulter d’immenses vagues d’intelligence collective.   Il se produit ainsi une vague de frugalité et de simplicité volontaires

Question à 200.000 milliards de dollars

Sur le papier, l’ensemble des dettes qui ont été titrisées se monte à plus de 200 trillions de dollars. Tant qu’il n’y a pas d’acheteurs, leur valeur réelle est, cependant, égale à zéro. Si la confiance revenait, une évaluation pourrait être tentée en partant du principe que, derrière tout ce papier, il existe souvent des biens réels. Le calcul, à vrai dire, s’annonce difficile puisque, dans certains cas, la corrélation entre le papier et le bien réel est relativement directe et que, dans certains autres, des emballages successifs ont superposé des endettements. Pour déterminer un juste prix

Vers un autre capitalisme qui fasse alliance avec la vie

Ce rapport, revu et complété depuis sa première publication le 10 mars 2009, ébauche une analyse systémique et bio-socioculturelle de la crise globale dans laquelle est plongée la planète. Il voudrait contribuer à éclairer la réflexion de SOL France, du Club des Vigilants et de divers réseaux amis sur les opportunités d’influencer le cours des choses... Lire le rapport complet : http://www.clubdesvigilants.com/mt-static/pdf/Capitalismedurabledef.pdf

Ressources humaines en temps de crise

Sous le titre " Daring and Caring", un sommet européen s’est tenu les 27 et 28 mars autour de la question des ressources humaines et de la formation. Or, avec la crise, gel des embauches et licenciements sont redevenus des leviers d’ajustement. Il s’agit d’en sortir. Les spécialistes sont formels. Leur conseil ? « N’ayez pas la "tête dans le guidon" des prochaines échéances comptables. » Toutes les crises précédentes ont montré que les entreprises qui émergeaient « en tête de peloton » étaient celles qui, au plus fort de la crise, s’étaient préparés à la reprise de l’activité. En un mot