Union Européenne

Ukraine, réflexions et questions à chaud.

1. Tout, dans une approche rationnelle, conduisait à ne pas faire la guerre. Poutine avait brillamment exécuté sa manœuvre pour entrer en négociation en position de force : supériorité militaire, alliés occidentaux loin d’être alignés, arme ultime de l’énergie... Une négociation de bonne volonté aurait apporté des gains à la Russie, c’était loin d’être négligeable. C’est l’émotion qui a gagné. L’obsession d’un dirigeant ressassée pendant des années, aggravée par son isolement (récemment sanitaire) et qui finit par exploser. Puis vient l’hubris : Poutine et ses acolytes menaçant la terre

Europe : le défi de la souveraineté numérique

Pour cette première Matinale en « présentiel » depuis un an, le Club des Vigilants accueille le journaliste et ancien député européen Jean-Marie Cavada, qui préside aujourd’hui l'Institut qu’il a co-fondé : iDFRights (institute for Digital and Fundamental Rights), qui se consacre à l’étude, la promotion et la défense des droits fondamentaux numériques. En préambule, Jean-Marie Cavada rappelle qu’il a bien connu Marc Ulmann, fondateur du Club des Vigilants et salue la présence de Bernard Esambert, ancien président et aujourd’hui administrateur du Club, dont on ne rappelle pas suffisamment selon

Voyager en première avec un billet de seconde

Le surclassement est un art chéri de nos gouvernants. Pour eux, la France, puissance nucléaire et membre permanent du Conseil de Sécurité, riche de son passé, des restes de son empire et de sa culture, forte d’une diplomatie experte, est une « Grande Puissance », capable d’intervenir sur les cinq continents. Cet art pratiqué avec talent par un « Grand Homme » comme le Général de Gaulle, a été longtemps accepté, toléré, voire loué, en France comme à l’étranger. Dans le conformisme atlantique, les éruptions françaises pouvaient être salutaires, même si les résultats concrets étaient limités

Le monde après le Covid : celui d’avant en pire ? Pas si simple répond l’économiste Jean-Paul Betbèze

Dans son dernier livre : États-Unis, Chine, Europe, quelle remondialisation ? Jean-Paul Betbèze se livre à une comparaison passionnante entre le monde tels qu’on l’anticipait avant la Covid 19 et le monde tel qu’on l’anticipe après la pandémie. Il y a naturellement des ressemblances entre les deux perspectives, mais le rythme et l’intensité des évolution se trouvent profondément affectés. Et ceci nous concerne tous. Comment voyait-on le monde avant la pandémie ? Avant tout, dominé par la rivalité ouverte entre la Chine et les États-Unis , entraînant une recomposition profonde des alliances

Ils ne sortiront pas

Boris Johnson est le premier ministre d'un Royaume très Désuni. Il est inutile de rappeler ici la situation rocambolesque du Brexit, la presse en fait ses choux gras depuis bientôt quatre ans. Il n'est pas non plus nécessaire d'ajouter de nouveaux pronostics sur la date de sortie de cette crise. Ce sont les raisons de l'apparition de la crise qui vont alimenter notre propos. L'adhésion à l'UE est ressentie par beaucoup de Britanniques comme une perte de souveraineté. Une proportion importante d'entre eux voient ainsi dans le Brexit la restauration d'une souveraineté qu'ils estiment bien mise à

Europe : « Et si on recommençait par la culture ? »

A cinquante deux ans, l’auteur d’un plaidoyer vibrant pour la souveraineté européenne (Seuil) Jean-Noël Tronc, est un homme d’expérience et de convictions. Expérience militante dans les cercles rocardiens et socialistes, expérience politique comme attaché parlementaire et pilote auprès de Lionel Jospin de la politique publique de l’Internet en France pendant cinq ans , pratique des négociations internationales et européennes, expérience de l’entreprise privée et publique. Cette expérience irrigue l’essai de l’actuel directeur de la Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique-SACEM

L’Europe, les Etats-Unis et le Monde selon Pascal Lamy

L’Europe, les Etats-Unis et le Monde selon Pascal Lamy Le commerce avec l’Iran est important politiquement pour l’Europe, mais il représente une fraction minime de ses échanges. Imaginons ce qui se passerait si le Président Trump voulait associer de force les entreprises européennes à des sanctions contre la Chine, comme il le fait pour l’Iran après avoir décidé de sortir de l’accord sur la dénucléarisation de ce pays. La chambre de compensation Instex qui a été montée par l’Europe pour permettre de commercer avec l’Iran sans passer par le marché du dollar a été conçue pour pouvoir répondre

Europe : l'adhésion populaire toujours intacte !

Une Europe qui reste le cadre le plus abouti pour la défense des droits et des libertés individuelles, une Europe à laquelle les peuples sont plus attachés qu'on ne le croit, une Europe qui a su se montrer résiliente face aux crises et qui s'est adaptée, une Europe qu'on pourrait facilement rendre plus démocratique et plus efficace dans sa prise de décision, voilà en substance le message que nous a délivré Guillaume Klossa 1, lors de son intervention dans une Matinale du Club. L'Europe, rappelle Guillaume Klossa en préambule, s'est surtout construite autour de « droits fondamentaux » (dignité

Abandon de la fusion Alstom Siemens – Pourquoi l’Europe a raison

Le blocage de la fusion Alstom Siemens par la Commission européenne soulève une vague de critiques contre l’Europe, notamment en France où beaucoup de dirigeants politiques dénoncent une mauvaise décision. Ce concert d’imprécations, dans un domaine, la politique de concurrence et de lutte contre les concentrations, qui est une belle réussite de l’Europe, mérite d’être démonté. La lutte contre les concentrations vise à assurer une certaine concurrence sur le marché européen, avec l’idée que dans une économie de marché la concurrence évite des rentes de monopole coûteuses : coûteuses à court

Zurich passe à la casserole, et bientôt Londres

Zurich passe à la casserole, et bientôt Londres L'UE va enfin imposer à la Suisse de suivre les règles financières européennes pour continuer à accéder au marché unique. La Suisse se porte bien, surtout quand elle bénéficie des avantages de l'UE sans en subir les inconvénients. Un peu comme ce que les Brexiters voulaient obtenir de l'UE. C'est raté pour les Anglais. Jeu, set et match gagnés par l'UE, a reconnu Nigel Farage au parlement européen. Et set perdu pour la Suisse. Les "crises" de souveraineté multiples en Europe sont toutes générées par des utopies un peu infantiles. Quand on joue