Environnement

Wal-Mart s’engage dans le développement durable

Wal-Mart, la plus grande entreprise d’e-distribution au monde, lance une sorte d’action non gouvernementale en faveur du développement durable. Le 16 juillet, l’entreprise a réuni plusieurs centaines de fournisseurs pour les engager dans sa dernière initiative, le « sustainability index », qui doit contribuer au développement de nouveaux standards de commerce de détail pour le XXIème  siècle. Tous les fournisseurs devront évaluer leurs produits du point de vue de leur participation à la réduction des coûts énergétiques, des émissions de gaz à effet de serre et des déchets. Ils devront aussi

Pollueur mais pas payeur

Le 28 juillet dernier, un cheval est mort sur une plage des Côtes d'Armor. Son cavalier, qui avait perdu connaissance lors de l'accident, avait, fort heureusement, été secouru par des témoins. En 1989 déjà, un joggeur avait été retrouvé mort au même endroit. Une concentration en hydrogène sulfuré de près de "1.000 ppm" (point par million) a été relevée le 13 août dans la baie de Saint-Michel-en-Grève (Côtes d'Armor) alors qu'une concentration supérieure à 500 ppm est considérée comme potentiellement mortelle. En cause ? La prolifération d’algues vertes due, selon de nombreux rapports, aux

Nous sommes tous des Robinson

Robinson, échoué sur son île, comprend qu’il ne pourra s’en échapper. Il en explore les contours, les coins et les recoins. Il en compte les ressources pour tenter de s’organiser de manière à y survivre le plus longtemps possible et y faire, faute d’alternative, « durer le plaisir » par sa raison. Tous les habitants de la Terre sont aujourd’hui dans cette obligation. Comme Vigilances l’a déjà souligné « depuis la crise pétrolière de 1973, la population mondiale a presque doublé », « la baignoire à pollution s’est mise à déborder » et «  une croissance à l’ancienne n’est ni possible, ni

11ème commandement

Croissance verte ! On a pris l’habitude d’associer ces deux mots alors qu’ils sont probablement antinomiques. Que l’économie doive verdir, c’est une certitude. Qu’elle doive croître encore et toujours, croître à l’infini, croître comme si tel était le 11 ème commandement des Tables de la loi (du Marché), c’est pour le moins douteux. Deux courses distinctes entretiennent la confusion : l’une est salutaire, l’autre potentiellement dangereuse.   La première pousse à l’innovation. Elle implique que, pour sortir de la crise par le haut, il faut développer des techniques et des produits suffisamment

Effets d’annonce et temps de latence

Comment faire pour que les plans de relance soient efficaces alors que les deux impératifs principaux semblent être contradictoires ? Il faut, d’une part, que l’argent dépensé soit utile à long terme et il faut, d’autre part, agir aussi vite que possible.   Pour le premier impératif, l’environnement et les infrastructures sont des cibles privilégiées. Pour le second, il faut, en priorité, sauver ce qui existe en relançant l’activité des entreprises et, plus particulièrement, des PME, actuellement menacées de faillite. Chaque pays va devoir effectuer son propre dosage . Sans oublier que les

La crise est aussi sociétale

Face à la crise, certains sont aujourd’hui partisans de faire le gros dos ; ils anticipent le « business as usual » dans le meilleur des mondes. D’autres songent avec ravissement au retour d’une économie d’Etat bureaucratique et rêvent par exemple de rétablir l’autorisation administrative de licenciement. Ces deux postures sont dangereuses. En fait, quatre crises se superposent et risquent si l’on n’y prend garde de s’exacerber mutuellement. La crise financière a déclenché une crise économique. L’une et l’autre se déroulent sur la toile de fond de la crise écologique (notamment énergétique et

Urgence à double face

A notre connaissance – mais tant mieux si nous nous trompons – aucune institution publique ou privée ne réfléchit globalement à l’ensemble des modifications de mode de vie que nous devrions accomplir à l’orée d’un changement climatique. Ces modifications seront nombreuses et devront être profondes. Nous n’y sommes pas préparés. On peut craindre, de surcroît, que la crise économique, au lieu d’aviver notre conscience, nous fasse régresser (on a d’autres chats à fouetter compte tenu des urgences). Comment faire pour qu’il en aille autrement ? C’est précisément une … urgence.

Le temps des consignes

La deuxième vague de campagne de sensibilisation au geste du tri, lancée par l’Association des maires de France et Eco-Emballage, est à saluer. « Trier, c’est préserver » enfonce le clou sur l’utilité du tri et la nécessaire sauvegarde de notre environnement. «  5000 bouteilles en plastique = 1 baril de pétrole et 40 bouteilles en verre recyclées = 12 kg de sable = 1 m3 de gaz naturel économisés ». Cela rappelle le bon vieux temps des « bouteilles consignées ». Pourquoi ne pas mettre en place une structure dédiée, récupératrice des «  déchets verts », qui calculerait le poids des déchets

Pétrole : à la recherche du juste prix

Quand le pétrole monte, l’économie des pays acheteurs souffre mais les transports, les industries et les particuliers s’engagent sur la voie des économies. Quand le pétrole baisse, la croissance retrouve quelque chance mais les bonnes habitudes se perdent. Que faut-il donc espérer ? Les tenants de l’écologie voudraient que les Etats importateurs ajustent leurs taxes sur les produits pétroliers de telle sorte que les mouvements à la baisse soient limités. Certains proposent un prix plancher correspondant à 100 $ le baril. C’est sans doute excessif mais le raisonnement a du bon.   Si l’on tient

Avant les signaux faibles, les savoirs principaux

L’Intelligence Economique (IE) doit être capable de sélectionner et de valoriser pour les promouvoir et les faire accepter, des savoirs principaux que certains ont tort de confondre avec des lapalissades.  Un bon exemple nous est fourni actuellement à propos de l’automobile et des réponses à faire au choc pétrolier. Ainsi une étude réalisée il y a quelques mois par les experts du Fonds Monétaire International (FMI) indique qu’en 2050 le parc mondial de voitures particulières aura grossi de 5 fois par rapport à ce qu’il est aujourd’hui (on passerait de 600 millions de véhicules à 3 milliards au