Economie

La France vaut tout juste « 1 euro symbolique »

Il est frustrant de voir la place des pays mesurée à l’unique aune de leurs performances économiques. Selon ces critères, et notamment celui de la croissance du PIB, on peut avoir l’impression que la France fait du surplace voir recule. Or, à l’image des actions dans le monde de la finance, quelque soit la valeur intrinsèque d’une entreprise, quand il n’y a pas de progression, on a envie de vendre. Parfois de vendre à tout prix. La France ne vaudra-elle plus bientôt qu’« 1 euro symbolique » ? Souvenons nous que sur des critères purement comptables, Alain Juppé voulait il y a 11 ans se défaire

Le capitalisme à l’épreuve

A la fin des années 60, le philosophe Raymond Ruyer a écrit un « éloge de la société de consommation ». Selon lui, une fracture nouvelle avait remplacé la traditionnelle lutte des classes. D’un côté, disait-il, sont rassemblés tous ceux qui, par leur travail, sont liés aux processus de fabrication et de vente : ouvriers, patrons et employés sont ici du même bord. De l’autre, il y a ceux, fonctionnaires, professeurs, juges, journalistes et observateurs en tout genre dont les activités se déploient dans un secteur que Ruyer qualifiait de « tertiaire non économique ». L’énoncé de cette dichotomie

Mutations et crises des marchés financiers

La maîtrise de la globalisation et la recherche d'une gouvernance mondiale sont des sujets brûlants. Michel Prada, président de l’Autorité des Marchés Financiers (AMF),   est intervenu mercredi 21 novembre, sur le thème : «  Mutations et crises des marchés financiers  » tentera d’ouvrir des perspectives. Diplômé de l'Institut d'Études Politiques de Bordeaux, énarque et Inspecteur Général des Finances, Michel Prada a le profil du parfait haut fonctionnaire.   Diplômé de l’ENA (promotion Montesquieu), il gravit tous les échelons. Inspecteur adjoint des Finances (1966), il est nommé Chargé de

Sauras-tu garder un secret ?...

L'annonce du partenariat entre le géant de l'information Google et Cap Gemini pour proposer à toute entreprise de bénéficier d'outils bureautiques et de messagerie collaborative pour 50 dollars par utilisateur et par an a surpris. Avec les solutions classiques, le coût informatique par poste utilisateur est généralement de 6 à 10 fois plus élevé, car il est nécessaire d'acquérir des outils antivirus et antispam, des licences bureautiques, des solutions de sauvegarde et de couvrir des coûts annexes. Attention ! Toutes les données de l'entreprise transitent et sont stockées sur les serveurs de

Les incorruptibles n’existent pas

Selon la dernière enquête de PwC, parue dans la Tribune du 17 octobre,  43% des 5400 entreprises interrogées dans 40 pays se disent victime de fraude. Au total, la criminalité économique déclarée aurait engendré 3,1 milliards d’euros de pertes. Le coût moyen de la fraude par entreprise est de 1,6 millions d’euros. La perte est sèche dans 62% des cas. La fraude est constituée de détournement d’actifs (33%), contrefaçon (15%), et corruption (13%). La France est mauvais élève. Pour l'ONG Transparency International, notre pays stagne dans sa lutte contre la corruption, et siège à la 19ème place

Improductif malaise

Les Français aiment le travail. Toutes les enquêtes internationales le montrent. Il compte même plus dans leur vie que dans la plupart des autres pays développés. Paradoxalement, c’est en France que le taux de satisfaction au travail est le plus faible. Plus alarmant encore, à la question des entreprises où il est agréable de travailler, dans la plupart des pays, les premières places sont largement occupées par des firmes nationales. Pas en France, où le haut du tableau du "bon vivre" affiche surtout des filiales d'entreprises étrangères. Pourtant, le lien entre satisfaction au travail

Droits de l’animal et devoirs de l’Homme

La compassion à la Brigitte Bardot a du bon mais n’est absolument pas à l’échelle des problèmes posés par l’évolution de nos sociétés. Se préoccuper de la souffrance d’un bœuf tué suivant les rites juifs ou musulmans est compréhensible mais revient à vanter les mérites des abattoirs modernes. C’est oublier que les bêtes arrivent dans un univers qui sent la mort. Cette odeur putride se répand au loin et les bêtes, pas si bêtes, souffrent à l’avance de la fin qui leur est réservée. Triste fin pour une triste vie où l’animal est traité en objet, où des veaux sont « en batterie », c’est à dire en

Maléfices agricoles

La France, premier producteur européen de denrées agricoles est importatrice nette de produits bio. Si l’on recherche l’origine du mal, on tombe, semble-t-il, sur deux causes principales. D’une part, les prix garantis par la PAC ont longtemps permis aux plus grands exploitants de gagner beaucoup d’argent avec des cultures de base. D’autre part, les fermages traditionnels sont trop petits pour inciter leurs cultivateurs à se lancer dans de nouvelles aventures. Ainsi, les produits bio se sont-ils développés sur relativement peu d’espace. Le lobbying exercé par la FNSEA en faveur de l’éthanol

La crise Galileo

L’UE a décidé en 2002 d’entreprendre le projet de localisation par satellite Galileo pour assurer son indépendance dans un domaine sensible. Elle a, cependant, eu l’idée absurde de prévoir le financement par un consortium privé dépourvu de maître d’oeuvre. Il était impossible que cela fonctionne. La Commission, ayant finalement compris où réside le fond des choses, a proposé que l’U.E, en tant que telle, finance l’affaire dont la facture est estimée à 3,5 milliards d’euros pour 5 ans. L’Agence spatiale européenne agirait alors en tant que maître d’œuvre. Le Conseil européen des ministres des

Casse tête chinois

Malgré la capacité des autorités chinoises à manier les masses, le rythme de la croissance économique commence à poser problème. Les dilemmes s’accumulent comme, par exemple, celui de l’exode rural. S’il est favorisé, il y aura un goulot d’étranglement dans les capacités de construction urbaine ; s’il est freiné, le coût de la main d’œuvre industrielle se mettra à grimper.