Economie

La prétendue double peine

L’institution judiciaire s’est toujours méfiée des autorités administratives ayant un pouvoir de sanction comme l’A.M.F. (Autorité des Marchés Financiers) et la Commission de la Concurrence. Ainsi, de nombreuses sanctions de la COB (Commission des Opérations de Bourse) ont été cassées en appel, d’ailleurs souvent pour de bonnes raisons : le « contradictoire » (par lequel tout mis en cause a droit  à une procédure transparente qui lui permet, dès le début, de se défendre face à un système qui instruit ni à charge, ni à décharge) n’était pas toujours respecté.  La COB sur le tard puis l’A.M.F y

Carrefour, un bouc émissaire temporaire

Au-delà des manifestations contre Carrefour, les conséquences sociales d’un ralentissement de l’expansion économique inquiète les autorités chinoises qui considèrent que le pays doit créer dix millions d’emplois nouveaux par an pour répondre à l’augmentation constante de la population urbaine. Or, pendant les cinq dernières années, chaque point de croissance du PIB a entraîné une création de l’ordre de 850 000 emplois nouveaux. Dès lors, une croissance inférieure à 11% pèse sur le chômage et une croissance de 8% est qualifiée de récession.  Alors qu’un ralentissement sensible était attendu

Insupportables saisies

Quand les dettes d’un ménage dépassent la valeur de la maison qu’ils ont achetée et que cette maison représente l’essentiel de leurs biens, les propriétaires, s’ils ne deviennent pas SDF, sont obligés de réduire leur consommation. C’est une évidence que l’on a tendance à oublier tant les risques de crise bancaire emplissent les colonnes des journaux financiers. Pourtant les conséquences, à la fois sociales et économiques, des saisies immobilières dominent et domineront de plus en plus la campagne électorale américaine.

Esprit d’œuvre

La vulnérabilité d’un capitalisme centré sur la finance et le court terme éclate au grand jour. La crise risque d’être grave mais aura du bon si, dans le cadre de l’économie de marché, elle incite à repenser la notion d’entreprise, à réhabiliter le concept de « communauté de personnes ». Il s’agit de transformer une «  main d’œuvre » démotivée en équipes animées d’ esprit d’œuvre. Dans la mesure de ses moyens, le Club s’efforcera de contribuer au nécessaire débat.

Le mâle nécessaire

Andropov est mort. Gorbatchev a failli. Eltsine a liquidé. L’URRS s’est effondrée. Pour la Russie chancelante, il fallait un homme fort. Poutine est arrivé. Huit ans plus tard, l’ordre règne. Le pétrole remplit les caisses. La fierté nationale est de retour. Reste à transformer la Russie en un pays moderne. C’est le rôle que Poutine a dévolu à Medvedev. Economiquement, socialement, politiquement, la tache est immense. L’économie n’est pas diversifiée . Les matières premières comptent pour 80 % des exportations. Le pétrole et le gaz, à eux seuls, représentent plus de 30 % du PNB. L’industrie

Emploi versus violence

«  Des études américaines sur les poussées de violence aux Etats-Unis montrent que l’on ne se révolte pas parce qu’on est pauvre mais parce qu’on n’a pas de travail. » Pour Hervé Azoulay, président d’Invest Banlieues et vice-président de l’Observatoire Economique des Banlieues qui s’exprimait lors d’un récent colloque au Sénat, la question de l’emploi est primordiale. Loin des velléités politiques, les acteurs économiques semblent avoir reçu le message. Des grands patrons accompagnent et conseillent de jeunes créateurs d’entreprises dans les quartiers. Des fonds d’investissement en direction

Vers une nouvelle pensée économique

Les théories économiques évoluent en fonction des réalités et les réalités les plus prégnantes viennent des pays les plus puissants. Le fait que de plus en plus d’Américains mettent en doute les bienfaits de la mondialisation va faire réfléchir les économistes. C’est le signe précurseur d’une évolution de la pensée dominante. En 2002, 78 % des Américains pensaient que les Etats-Unis bénéficiaient du libre-échange. En 2007, le pourcentage était de 59 % et, si l’on en juge par la tonalité des débats électoraux actuels, il est sans doute inférieur à 50 % aujourd’hui. D’où le risque d’un retour au

Haro sur les matheux

Dans les banques, les matheux s’en sont donnés à cœur joie. Des années durant, ils ont conçu des produits dérivés de plus en plus complexes où les risques étaient si bien entremêlés que seuls des investisseurs très avertis pouvaient voir quels étaient les mauvais fruits disséminés dans le cageot. La crise des Subprimes a causé tellement de dégâts collatéraux que la titrisation de produits dérivés est maintenant difficile. Back to basics est devenu la règle. Aux algorithmes compliqués doivent succéder des équations simples, compréhensibles au premier degré.

Inde : vers un boom du BTP

La voiture, c’est bien ; encore faut-il qu’il y ait des routes. Le paradoxe indien est que de nombreux constructeurs prévoient de fabriquer en masse des voitures populaires à des prix imbattables alors que les infrastructures sont lamentables et que la bureaucratie a des semelles de plomb. Les élites dirigeantes commencent à se rendre compte que le « high-tech » a des limites . Dans un pays d’un milliard d’habitants où 14 millions de jeunes affluent chaque année sur le marché du travail, ce secteur haut de gamme emploie à peine plus de deux millions de personnes.  L’industrie , jadis décriée

« Gaïa » et la planète finance

En 2000, lors de la crise boursière, les pessimistes avaient les yeux braqués sur le prix de l’immobilier . Ils craignaient que ceux qui avaient le plus perdu en bourse se mettent à vendre leurs biens et que le cumul des deux baisses déclenche une crise globale. Symétriquement, les pessimistes redoutent aujourd’hui que la chute de l’immobilier entraîne celle de la bourse . Jusqu’à maintenant tel n’a pas été le cas. On en arrive à se demander si le système financier mondial n’a pas atteint un tel niveau de sophistication qu’il finit par s’autoréguler . Le nombre des transactions est si élevé, l