Economie

Crise : on ne peut vouloir une chose et son contraire

L’excès des dettes publiques pousse les investisseurs à réclamer l’austérité mais l’absence de croissance qui en résulte les effraye. Ainsi l’Occident s’enfonce-t-il dans la crise alors qu’un juste diagnostic pourrait remettre l’économie en mouvement. Le drame, tant aux États-Unis qu’en Europe, est que l’on s’est endetté au moment où l’on en avait le moins besoin, c’est-à-dire au moment où la croissance était suffisamment robuste. C’est maintenant qu’il faudrait s’endetter pour financer des investissements créateurs d’emplois tout en faisant la « chasse aux gaspi » sur les dépenses courantes

Bulle 2.0

Qui se souvient d’altavista, multimania, et autres nimportequoi.com ? C’était il y a 10 ans, Internet était jeune, insouciant, tout lui réussissait. Il suffisait d’écrire 3 lignes de Business Plan sur une nappe en papier, d’ajouter le fameux « .com » qui faisait toute la différence et les investisseurs accouraient de peur de manquer le train du progrès et du cash qui va avec. Bien évidemment la vilaine réalité a rattrapé tout le monde, la bulle Internet a explosé et tous ont promis-juré que l’on ne les y reprendrait plus. Depuis est apparu le Web 2.0 et tout a changé. Un site Internet web 2.0

" Piraterie " ou " terrorisme " : une nuance à haut coût

Devinette : Où y a-t-il une force navale internationale d’importance comparable (25 à 30 bateaux) à celle qui soutient les opérations en Libye ? Réponse : en mer d’Arabie et dans l’Océan Indien pour tenter de tenir tête aux pirates somaliens. Un colloque organisé par le club Présage a permis de faire le point sur cet avatar de la mondialisation. Atalante, première force navale mise sur pied par l’Europe est le cœur du dispositif. L’OTAN a également sa force. S’ajoutent, au gré des escortes, les marines de guerre chinoise, coréenne, indienne, iranienne, tout ce monde arrivant à se coordonner

Etats-Unis : maisons de plomb et paroles en l’air

C’est agréable d’être propriétaire quand les prix de l’immobilier sont à la hausse, c’est désagréable quand ils sont à la baisse, cela devient tragique quand on doit à la banque plus d’argent que la vente de la maison ne peut en rapporter. Des millions d’Américains sont dans ce cas. Selon une étude de Corel Logic citée par Thomas Friedman dans le New York Times, 38% des gens qui ont une double hypothèque sur leur bien immobilier sont « under water ». L’aptitude de ces surendettés à prendre des risques et, en particulier, à changer de résidence pour chercher un nouvel endroit est compromise

La tentation du nationalisme

Après la crise de 2008 comme après celle de 1929 on pouvait craindre la montée du protectionnisme et du nationalisme. La voilà qui arrive. Un mauvais résultat du commerce extérieur, la révélation d’une hypothétique fermeture d’usines chez Peugeot, le moindre courant d’air souffle sur la braise. Protectionnisme et nationalisme sont explicites dans le programme du Front National. Ce n’est pas une surprise. En la matière ce sont les compagnons de route des extrêmes qui sont inquiétants. Ils arrivent aussi. Arnaud Montebourg est candidat à la primaire du PS sur la base d’un programme de «

Avoir confiance et faire confiance

Le peu que la vie m’apprend peut-il servir à autrui ? Chacun se pose la question. Chacun croit avoir une réponse. Celle que je suggère tient en un mot : confiance. La confiance est une chaîne magique qui va de l’individu à la planète entière. Toutes les collectivités humaines sont concernées. Sans confiance, il n’est pas d’ordre possible hormis par la contrainte. Au niveau personnel, vient d’abord la confiance en soi qui permet de faire confiance aux autres et d’avoir confiance en l’avenir. Pour ceux qui ont bénéficié d’une enfance très heureuse, c’est un don presque naturel. Pour ceux qui ont

Quel budget pour quelle nation ?

Les États-Unis, c’est bien connu, vivent au-dessus de leurs moyens. Particuliers, collectivités et gouvernement devront faire des économies. Au niveau de l’Etat, comment définir les priorités ? Quelles dépenses devront être sauvegardées ? Quelles autres devront être sabrées ? Les élections présidentielle et parlementaire de 2012 se joueront sur ces questions. Le débat budgétaire de cette année nous donne un avant-goût. Un de ses aspects est particulièrement difficile à comprendre pour un Européen : des millions de pauvres militent pour que les riches payent moins d’impôts. La branche « tea

Où est le vice ?

Vous avez dit « crise financière » en Europe ? Pour moi, c’est surtout la crise de nos « ego ». Je m’explique : La Grèce serait au bord de la faillite d’Etat. Je ne suis pas un expert de la finance, j’essaie d’y comprendre quelque chose, et j’ai bien du mal… mais tout de même, il y a des concepts suffisamment simples que j’arrive à appréhender. La Grèce, comme chacun des Etats de la zone Euro, a une dette « souveraine ». Cela veut dire que si un jour l’Etat grec décide de ne plus rembourser cette dette, ou de n’en rembourser qu’une partie (ce qu’on appelle dans le jargon financier une «

Pêcheur d’Islande et (ex-)Tigre Celtique en quête d’une sortie de crise

Les “Pêcheurs d’Islande” comme les “Tigres Celtiques” d’Irlande ont été, comme bien d’autres, très touchés par la crise financière de 2008-09 qui se prolonge. Pour tenter d’en sortir, les Islandais ont suivi une voie classique : baisse de la demande intérieure notamment de la dépense publique combinée à une dépréciation massive de leur devise – ce qu’il est convenu d’appeler en doctrine économique un ajustement “nominal” – et refus non seulement de sauver leurs banques impécunieuses, mal gérées et mal contrôlées, mais aussi, par referendum, à deux reprises, d’en assumer les dettes, y compris

Alerte sur la dette américaine : une nouvelle … mais quelle nouvelle ?

La presse mondiale, non seulement financière mais généraliste, s’est fait aussitôt l’écho de cette nouvelle, et les marchés boursiers y ont réagi par une forte chute ponctuelle : la célèbre agence de notation Standard and Poor’s (S&P) vient de mettre sous surveillance négative pour une éventuelle dégradation, la note, le fameux AAA qui est la meilleure possible, des obligations du Trésor américain. Il est vrai qu’avec une dette publique de près de 15 000 milliards ou, pour parler franglais, 15 trillions de dollars, environ 100% du PIB, et un déficit budgétaire d’environ 10% du PIB, les Etats