Union Européenne

L'avenir de l'accord avec l'Iran dépend autant des Européens que de Trump

Donald Trump avait déclaré pendant la campagne électorale qu’il "reverrait" l’accord du 14 juillet 2015 sur le programme nucléaire iranien. Depuis, le président-élu est revenu en partie sur quelques-unes de ses promesses. Selon notre ami François Nicoullaud, ancien ambassadeur de France à Téhéran, dont nous publions ici l'article paru sur le site boulevard-exterieur.com, dédié aux questions internationales, les Etats-Unis pourraient se retirer sans difficultés juridiques de l’accord avec l’Iran mais leur départ ne condamnerait pas le texte qui a été approuvé par le Conseil de sécurité des

Le Brexit non juridiquement valable ?

Stupeur et tristesse envahissent l'Angleterre après le réferendum sur le Brexit, surtout chez la grande majorité des jeunes, qui avaient voté pour le "remain". Mais au fond, le résultat de cette consultation populaire a-t-il force de loi ? Beaucoup d'esprits lucides et avisés se rendent compte que les préjudices que subiraient de nombreuses entreprises en cas de Brexit n'est pas pris en compte dans l'opération de sortie. La baisse inévitable de la livre sterling appauvrit indiscutablement tous les Anglais. Et nous ne comptons pas les désordres et les manques à gagner dans toute l'Europe

Le Brexit, une chance historique pour l’Union européenne ?

Nos amis britanniques s'apprêtent à voter pour ou contre le maintien de leur pays dans l'Union européenne. La dynamique de la campagne semble indiquer que la sortie de cette Union a le vent en poupe. Certes le Brexit fait peser un risque économique (d'ailleurs plus fort, semble-t-il, pour nos amis britanniques que pour nous) et politique (une possible « contagion » mais, si elle devait s'avérer, elle ne concernerait que des pays mineurs). Ce départ ne peut-il pas, bien au contraire, représenter une chance historique pour l'UE ? Le Royaume-Uni a eu, depuis toujours, « un pied dans l'Union et un

Si la crise de 2008 recommençait…

Difficile d’exclure qu’une crise financière majeure comme celle de 2008 recommence un de ces jours. Difficile d’exclure qu’elle mette les banques en difficulté. Et difficile d’exclure que les contribuables et l’économie en général n’en pâtissent comme la dernière fois. C’est le sentiment général qui ressortait après avoir entendu Christophe Nijdam, Secrétaire Général de Finance Watch, qui s’exprimait le 13 juin 2016 devant le club des Vigilants. Ancien banquier, ancien analyste financier spécialiste du secteur bancaire, Christophe Nijdam définit Finance Watch, jeune organisation née de la

Negative interest rate, the silent revolution

Recently the German minister for finance Wolfgang Schaüble has criticized the European Central Bank: “the policy of zero interest rates is an attack on the savings of millions of Germans who have put their money in savings accounts or life insurance”. He implies this is to blame for the rise of the euro-sceptic “Alternative for Germany” Party. Concretely, the minister takes aim at the ECB’s zero reference rate and negative deposit rate (-0,4%). The Central Bank has chosen this policy of negative rates. By penalizing deposits, it pushes the commercial banks to recycle them into credit favorable

La Hongrie, les réfugiés, l’Europe : une question de principe

Pourquoi la Hongrie se refuse-t-elle à participer au système de répartition des réfugiés entre les pays européens conçu par la Commission Européenne ? Reçu le 17 mai 2016 au cours d’une Matinale du Club des Vigilants, l’ambassadeur de Hongrie en France, Georges Károlyi, a longuement expliqué la position de son gouvernement qui a été très commentée et critiquée en Europe. La crainte du chômage ou les raisons économiques ne sont pas l’essentiel, a-t-il assuré. On a beaucoup exagéré aussi le refus des musulmans. Ce serait un problème de « mode de vie », un problème pour la société. Pour être

La Russie en Ukraine et en Syrie ou qui manipule qui ?

L'action que mène la Russie en Syrie n'est pas destinée à infliger une leçon quelconque aux occidentaux, mais tout simplement à défendre les intérêts russes dans cette région du monde. Notamment assurer la pérennité de sa principale base navale qui contribue au maintien de son influence en Méditerranée, mais aussi détruire l'Etat islamique avant que son idéologie mortifère n'irrigue les populations musulmanes de Russie. La différence avec les États-Unis et leurs alliés c'est que la Russie défend ses intérêts avec beaucoup plus d'efficacité et de pragmatisme. Sans son intervention, Damas serait

Salah Abdeslam : Riinisation, Breivikisation ou repentir ?

L'arrestation vivant de Salah Abdeslam le 18 mars pose quantité de questions sur la manière dont il sera traité par la justice et sur ce que sera sa propre attitude. Il est le seul survivant connu par la police des terroristes responsables des attentats du 13 novembre. Le long processus judiciaire qui commence ouvre sans doute un nouveau chapitre dans l'évolution du traitement des crimes en Europe, chapitre qui mettra à nouveau en évidence le recul de la loi du Talion. L'Europe est le premier laboratoire du monde pour l'abolition de la loi du Talion. Je m'explique : la loi du Talion, apparue

Carton rouge aux réponses de l’Europe aux migrants

Carton rouge aux Etats et aux dirigeants européens qui ont été incapables de proposer et de mettre en place une politique commune cohérente, à défaut d’une solution, face aux problèmes des migrations incontrôlées. Déchirés entre Sud et Nord, Est et Ouest, tenants d’un accueil sans limite et tenants d’une citadelle inviolable, les pays européens se retrouvent isolés, chacun dans ses anciennes frontières. Ils se révèlent même incapables ne serait-ce que de travailler sur l’ébauche d’un plan, sans grande vision, il est vrai, de la Commission, au risque de se retrouver 70 ans en arrière, dans la

Jerôme Cazes critique la nouvelle réglementation des assureurs

Depuis la dernière crise financière de nombreuses réglementations ont vu le jour. Elles sont destinées, en principe, à mesurer et limiter les risques pris par les banquiers et les assureurs. Jérôme Cazes, ancien Président du Club des Vigilants et ancien assureur crédit (COFACE) est très sévère à l’égard de Solvabilité 2, la nouvelle réglementation qui s’impose aux assureurs depuis le 1 er janvier. Il a signé une tribune très critique dans Les Echos que l’on peut retrouver sur le site du Cercle des Echos