Société

Inventer une nouvelle alliance entre la grande entreprise et les gens ordinaires

Le grand succès de « Bonjour paresse », le livre de Corinne Maier est un symptôme de plus : lorsqu’ils n’arrivent pas ? lui trouver du sens, les Français, comme beaucoup d’autres Occidentaux, prennent leurs distances par rapport au travail dans la grande entreprise et l’administration. Dès les années 90, Sociovision-Cofremca avait attiré l’attention sur une dangereuse tendance ? la « soviétisation » : comme dans l’URSS de Brejnev, des entreprises bureaucratiques et des administrations voyaient se développer en leur sein des réseaux de connivence. De plus en plus de gens cherchaient ? « en

Le Choc des malentendus

Même le vocabulaire peut créer des malentendus entre les Etats-Unis et l’Europe. Ainsi en va-t-il du mot “diversité”. Pour un Américain moyen, ce mot signifie le pluralisme de sa propre société. “L’Affirmative Action” facilitant l’entrée aux universités des noirs, latinos et autres minorités ethniques et culturelles, renforce la conviction qu’ont les Américains d’être ? l’avant-garde de la tolérance. En Europe, la fierté inspirée par la diversité est moins liée ? la situation interne d’un pays qu’au projet d’intégration d’Etats européens autrefois antagonistes. Cette acception externe du mot «

La nouvelle modernité

Les Etats et les entreprises en situation de faiblesse Nous sommes au cœur de ce que le sociologue allemand Norbert Elias a appelé un « processus de civilisation ». Des enchaînements de transformations cumulatives nous conduit ailleurs. Comme en d’autres temps un processus analogue a conduit l’Occident, de proche en proche, de la société féodale ? celle des Etats nations et de l’économie de marché. Ces enchaînements ne sont ni voulus ni pilotés. Ils s’imposent ? nous. Non pas que nous soyons incapables de les infléchir, mais nous savons rarement le faire délibérément. Le processus qui aujourd

Changer les pratiques plutôt que les structures et les lois

Agir sur le réel La campagne électorale indique clairement que la droite et la gauche n’ont pas renoncé ? un mode d’action qui, depuis des décennies, n’a qu’ un effet marginal sur le réel. Or il n’est pas raisonnable de continuer ? traiter les difficultés du pays avec des outils aussi peu efficaces. Ce mode d’action, universellement admis, quel est-il ? Il repose sur la croyance qu’en agissant sur l’univers juridique – les lois – et les structures publiques, l’Etat finira par venir en aide ? la population. Cette idée présente plusieurs avantages : elle offre une apparence de logique indéniable

Nouveaux dangers, vieilles doctrines

Plaidoyer pour une défense civile. Tout le monde le sait bien : aujourd’hui nous risquons beaucoup plus de subir des attaques terroristes de grande ampleur que des déferlements de divisions blindées ou des bordées de missiles venant de l’Est. Et que fait-on face ? cette menace d’un nouveau type ? L’on continue ? se gargariser de vieilles doctrines et ? agiter de vieilles recettes. Dans notre monde ultra médiatisé, le terroriste veut marquer les esprits. D’où les attaques ciblées dans les grandes villes : Paris en 1995, New York en 2001 ou plus récemment Madrid en 2004. Mais au del? , l