Société

La fin des réponses d’évidence

Une majorité de Français a voté non au référendum sur le Traité constitutionnel européen. Une minorité de jeunes s’est révoltée dans les banlieues. Pour beaucoup d’observateurs de tels événements traduisent le décalage qui s’est installé entre le pays et ses institutions, entre le pays et les élites politiques. Les travaux de Sociovision Cofremca montrent que la problématique est internationale et qu’elle ne relève plus de la thématique du décalage. Les citoyens ne sont pas plus en décalage par rapport aux institutions que les consommateurs par rapport aux marques ou que les salariés par

Mondialisation schizophrène

Les actionnaires bénéficient de la mondialisation puisque les profits des grandes entreprises s’accroissent. Les consommateurs profitent de la mondialisation puisqu’ils achètent bon marché des produits importés. En revanche, les salariés (à l’exception de ceux dont l’expertise est internationalement valable) pâtissent de la mondialisation puisque la concurrence devient féroce sur le marché du travail. L’équation est difficile à résoudre puisque la plupart des gens sont à la fois consommateurs et salariés. Dans un monde idéal, le consommateur ne devrait pas se ruer sur les produits les moins

Saute d’humeur et/ou d’humour

De la Mitterrandomania à la Mitterrandolâtrie. Cette obséquiosité impudente, excessive, maladroite et même parfois obscène à propos d’un "Tartuffe" machiavélique, d’un imposteur qui a trompé tout le monde, tout le temps, y compris ses proches et sa propre famille, est délibérément insupportable ! Sauf pour ses thuriféraires masochistes, et même un peu nécrophages. Et apparemment sans mémoire... ! Sauf les "capteurs d’héritage" et autres « détrousseurs de momies". Tout ce dévoiement médiatique manque pour le moins de hauteur, de pudeur, d’humilité et surtout d’éthique. Le comparer à De Gaulle

Mondialisation à deux vitesses

Un critique de la mondialisation disait récemment : « Le rêve d’un patron français est d’être payé comme un CEO américain et de payer ses salariés comme des ouvriers roumains ». C’est peut-être excessif mais il y a du vrai dans cette remarque ; et ce vrai explique, au moins en partie, pourquoi des salariés français de plus en plus nombreux ont de moins en moins d’ « affectio » pour leur entreprise. La remarque dépasse, d’ailleurs, largement le cadre français. Même aux Etats-Unis, les grandes entreprises font, de plus en plus, figure d’épouvantail. Hollywood, toujours ? l’affût des tendances

Des clôtures au cyber-far west ?

Le modèle actuel d’Internet est ouvert. Chacun a ainsi la liberté d’accéder ? n’importe quel site public et de s’abonner ? n’importe quel service, quels que soient son matériel, ses logiciels et son opérateur de télécommunications. De ce fait, les opérateurs, ayant la main sur le trafic et non sur le contenu ? valeur ajoutée, sont en mesure de bloquer ou surtaxer ce trafic pour le rendre plus rentable pour eux. Que devient Internet si Google reste gratuit… mais qu’il faut franchir des ponts ? péage pour y accéder ? Il est assez légitime que les opérateurs qui bâtissent et entretiennent les

Ils ont tué Hippocrate

« Celui qui maîtrise une technique est un technicien pas un samouraï » affirme le Hagakure, code des samouraïs. A l’image du Hagakure, j’estime que celui qui pratique une technique médicale est un technicien, pas un médecin. En effet, depuis 1969, l’année où j’ai quitté le PSU, je ne me reconnais qu’un seul parti : le « parti révolutionnaire hippocratique ». Le médecin est celui qui, ? mes yeux, pratique une intervention idéologique sur les hommes. Et s’il y a de la technique, la médecine est et reste surtout une manière de considérer l’homme. En cela, elle est probablement la chose la plus

Contre la Licence Globale

De qui parle-t-on ? Des droits des artistes, auteurs, compositeurs, interprètes, musiciens, producteurs et éditeurs dans l'univers numérique. De quoi parle-t-on ? - Une loi de 1957 : qui protège les droits des auteurs et des compositeurs. - Une loi de 1985 : (Loi Lang) complément qui vient créer les droits voisins (ceux des artistes interprètes et des producteurs). L'évolution technologique rend nécessaire une adaptation de ces lois au contexte du numérique. Cette adaptation s'est réalisée en 2001 par le biais d'une directive européenne qui, pour diverses raisons politiques, n'a pas encore été

Le Brésil de Lula : que reste t-il de la vertu proclamée ?

Depuis plusieurs mois il ne se passe pas une semaine sans que remonte à la surface, à la manière des bulles nauséabondes, une immoralité de plus commise par le Parti du Président – le PT - dont le fonds de commerce qui fit élire Lula, était précisément la lutte contre la délinquance politique, courante au Brésil, comme en Amérique Latine en général, et l’auto proclamation de la vertu naturelle du Parti et de ses leaders. A la manière de « nous sommes le gouvernement des gens honnêtes » de Pierre Mauroy en 1981. Cela est très grave pour le moral du pays car la majorité des brésiliens ne croient

Le Vidéolivre...

Peu de temps après avoir perdu l'habitude d'échanger par l' oralité , l'humain a découvert l'échange et le dialogue par l' écrit. Il y a encore peu de temps, la communication électronique a été rendue possible entre les personnes par le support d'Internet au travers de la messagerie et du forum. Là encore il s'agissait d'échanger des documents (textes ou images). Nous voici entrés sur le chemin de la communication "vivante", de l'échange d'images animées ! Nous sommes donc pratiquement arrivés dans l'époque que nous avait prédite un très grand romancier de science-fiction et qui avait écrit :

La France face à son histoire

En ces temps de mémoire troublée, un membre du Club des Vigilants, rapelle que l'histoire des nations ne se limite pas à une face noire. Une face lumineuse existe aussi. Il est bon, estime-t-il, de le rappeler. Vous trouverez ci-après son témoignage. Notre pays a toujours eu beaucoup de difficultés, du moins depuis la Révolution, à se regarder en face. L'évocation de la guerre d'Algérie en est une démonstration flagrante. Récemment la démonstration en fut poussée jusqu'à l'absurde lorsque nous assistâmes à l'écriture de l'Histoire par voie législative. La célébration d' Austerlitz fut