Monde

Carton vert à deux accords sur l'énergie qui marquent deux progrès.

-Le premier est l'accord des pays du G7 (réunis début juin en Bavière) sur la décarbonisation de l'économie mondiale. Après l'accord il y a 5 ans sur l'objectif (ne pas dépasser les 2 degrés) il y a un accord sur un "comment" : une baisse des rejets de CO2 de 40 à 70% d'ici 2050 par rapport à 2010. -Quels moyens pour y arriver ? Une piste est notre second carton vert : l'appel lancé le 1 er juin dernier par 6 compagnies pétrolières et gazières européennes pour demander aux Etats et à la convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) d'accoucher d'un mécanisme de

Vingt ans de perdus

« Que deviendrait le monde si, demain, des dictateurs fanatiques ou mafieux disposaient de bombes atomiques ? A quoi ressemblerait le monde si des milliards d'enfants faméliques se pressaient aux portes des pays nantis ? Dans quel état serait le monde si des catastrophes écologiques se multipliaient et si les ressources de notre planète étaient menacées d'épuisement ? Ces trois immenses dangers pèsent sur notre avenir . Aucun ne peut être écarté par des politiques menées à l'échelle nationale. La dissémination des armes de destruction massive, la montée des fanatismes, la rupture des

Pape François dans le concert du monde

Un renouveau est nécessaire. Chacun le sait ou, plutôt, le sent. C’est une des raisons pour lesquelles la venue du Pape François a éveillé tant d’échos. Chez les catholiques bien sûr mais aussi sur tous ceux pour qui le cumul des menaces n’est pas soluble dans la seule technique. De nombreux membres du Club, quelle que soit leur croyance, sont de ceux là. Je me souviens, par exemple, qu’au printemps 2009, certains d’entre nous se sont demandé par quels moyens pourrait se construire un nouveau paradigme. Ci-dessous, l’essentiel d’une note que j’ai écrite à cette époque pour exprimer les

Horizon 2050 : 9 = 40

De 1960 à 2000, la population mondiale a pratiquement doublé puisqu’en chiffres ronds, le nombre d’humains est passé de trois à six milliards. Cette vérité statistique coupe le souffle. Elle est pourtant peu de choses comparée à la vérité économique. Pendant ces quarante petites années, la consommation d’engrais a presque été multipliée par 5, la consommation d’électricité par 10, la consommation de ciment par 11. Un coefficient intersectoriel rigoureux est difficile à établir mais la moyenne de 8 semble, en gros, pouvoir être retenue. Ainsi, la consommation de l’an 2000 ne serait pas deux