France

Remake de la vache folle

Invoquant la flambée actuelle des cours des céréales et du soja, les éleveurs de porcs et de poulets réclament le retour des farines de viande et d’os (FOV) rebaptisées protéines animales transformées (PAT). Un tour de passe-passe pour ne pas effrayer le consommateur. Oubliés la crise de la vache folle, la montée de la défiance, la chute des cours qui a suivi la désaffection des consommateurs inquiets... En juin dernier, l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments et l’Inra ont, dans un rapport consacré à la vache folle, mis en garde «  sur le risque de réémergence de la maladie en

iPhone : à peine commercialisé, déjà piraté

Le dernier téléphone portable à la mode, l’iPhone d’Apple, était à peine sorti aux Etats-Unis qu’il était piraté. C’est un étudiant de 17 ans, George Hotz, qui, avec quelques potes, a mis 3 semaines pour faire sauter les deux verrous posés par le constructeur : l’obligation de s’enregistrer auprès d’Apple et de ne pourvoir utiliser son iPhone que sur le réseau sélectionné par le constructeur. Car Apple a innové en limitant pour chaque pays la vente de son fleuron à un seul opérateur. Aux USA, c’est ATT a emporté le morceau. En France, Orange en lance la commercialisation aujourd'hui. En

De la prévention à la sélection

Conçu au départ pour les couples non stériles, confrontés au risque de maladies graves pour l’enfant, d'obtenir après fécondation in vitro, l'implantation d'un embryon certifié exempt de la maladie redoutée, le diagnostic préimplantatoire (DPI) a constitué, sans aucun doute, un progrès remarquable. En France, il est encore très réglementé. Une extension au "bébé médicament" qui pourrait grâce a une moelle compatible sauver un enfant malade a toutefois été introduite. Partout ailleurs, une tendance inquiétante à la banalisation se dessine. Certains pays, dont la Grande Bretagne et les USA, ont

La France vaut tout juste « 1 euro symbolique »

Il est frustrant de voir la place des pays mesurée à l’unique aune de leurs performances économiques. Selon ces critères, et notamment celui de la croissance du PIB, on peut avoir l’impression que la France fait du surplace voir recule. Or, à l’image des actions dans le monde de la finance, quelque soit la valeur intrinsèque d’une entreprise, quand il n’y a pas de progression, on a envie de vendre. Parfois de vendre à tout prix. La France ne vaudra-elle plus bientôt qu’« 1 euro symbolique » ? Souvenons nous que sur des critères purement comptables, Alain Juppé voulait il y a 11 ans se défaire

Mutations et crises des marchés financiers

La maîtrise de la globalisation et la recherche d'une gouvernance mondiale sont des sujets brûlants. Michel Prada, président de l’Autorité des Marchés Financiers (AMF),   est intervenu mercredi 21 novembre, sur le thème : «  Mutations et crises des marchés financiers  » tentera d’ouvrir des perspectives. Diplômé de l'Institut d'Études Politiques de Bordeaux, énarque et Inspecteur Général des Finances, Michel Prada a le profil du parfait haut fonctionnaire.   Diplômé de l’ENA (promotion Montesquieu), il gravit tous les échelons. Inspecteur adjoint des Finances (1966), il est nommé Chargé de

La méthode Sarko

Nicolas Sarkosy parle fort, fait de la rupture une sorte de finalité mais, dans la pratique, agit avec une extrême précaution. Le cas des régimes spéciaux est illustratif : dans un premier temps, des chevaux légers de l’UMP émettent l’idée de tout aligner sur le privé ; dans un deuxième temps, il s’agit encore de tout aligner mais, cette fois, sur la fonction publique ; enfin, dans un troisième temps, l’alignement est maintenu mais susceptible d’être aménagé au cas par cas par des négociations dans chaque entreprises. Au final, le tabou aura été brisé – c’est la rupture ! – mais (même si le

Les beaux jours d’Areva

Hier décriée par les écologistes et boudée par les capitalistes, l’énergie nucléaire est en train de gagner sur les deux tableaux.   Côté écolos, les oppositions persistent mais ne font plus l’unanimité : la crainte du réchauffement climatique joue en faveur des centrales qui ne rejettent pas de Co². Côté investisseurs, la hausse des prix du pétrole et du gaz rend le nucléaire attractif. La construction des centrales coûte cher (et coûtera encore plus cher si l’on veut accroître les protections contre le risque terroriste) mais l’exploitation est si bon marché que la rentabilité s’annonce

Les incorruptibles n’existent pas

Selon la dernière enquête de PwC, parue dans la Tribune du 17 octobre,  43% des 5400 entreprises interrogées dans 40 pays se disent victime de fraude. Au total, la criminalité économique déclarée aurait engendré 3,1 milliards d’euros de pertes. Le coût moyen de la fraude par entreprise est de 1,6 millions d’euros. La perte est sèche dans 62% des cas. La fraude est constituée de détournement d’actifs (33%), contrefaçon (15%), et corruption (13%). La France est mauvais élève. Pour l'ONG Transparency International, notre pays stagne dans sa lutte contre la corruption, et siège à la 19ème place

Nous sommes assis sur un tas d’or

Voici quelques extraits de l'interview d’un ministre. A vous de découvrir de quel secteur il s’agit : « La priorité absolue est de préserver l’indépendance nationale et européenne en matière de recherche … » « Là encore, l’Europe doit faire attention à sa capacité de recherche pour ne pas être totalement dépendante des Américains ou des Chinois .» On pense naturellement à la Recherche. « Il faut en même temps créer des mécanismes de stabilisation, de gestion de crise. » On s’oriente vers la politique étrangère. « Pour une fois, ayons un débat politique avant le débat budgétaire. » S’agit-il de

Immigration sans tabous

Depuis plus de 40 ans, le discours sur l’immigration en France n’a pas varié d’un iota. Le flou maintenu entre immigration légale et illégale non plus. Une loi chasse l’autre – on en est à la 72ème depuis 1945. Et depuis la fin des années 70, elles vont toujours dans le même sens : durcissement, verrouillage, exclusion. Depuis près de 20 ans, le discours dominant sur la mondialisation "heureuse" prône toujours plus d’ouverture, de concurrence, de dérégulation. Les capitaux, les marchandises et même les usines jouent à saute-frontière sans freins, ni limites. Un jour en Savoie, le lendemain à