Etats-Unis

D'une harmonisation à l'autre

Lors du sommet entre l'Union européenne et les Etats-Unis le 30 avril à Washington, les deux partenaires ont l'intention de signer un accord visant à harmoniser leurs réglementations dans des domaines tels que les marchés boursiers, la construction des automobiles, ou bien la propriété intellectuelle. La Chancelière allemande Angela Merkel, président en rotation de l'UE, est la force motrice derrière cette idée, dont le but est de renforcer les liens transatlantiques qui - malgré un certain adoucissement depuis le second mandat Bush - restent perturbés. L'initiative est à saluer, mais elle

Canada : go West

Stephen Harper est le nouveau Premier ministre de la Fédération Canadienne. Le parti conservateur, dont il est le chef, a battu les Libéraux au pouvoir depuis 12 ans. La novation cependant est ailleurs, M. Harper est originaire de l’Alberta, un Etat de l’Ouest canadien dont les réserves en pétrole, en gaz et surtout en sables bitumineux sont immenses. Or, la constitution fédérale stipule que chaque Etat possède les ressources naturelles situées sur son territoire. M. Harper ne s’est nullement engagé à changer la Constitution mais sait que 3 millions d’Albertains ne doivent pas devenir

Les hommes politiques passent, les juges restent

Faut-il vraiment s’inquiéter de la prise en main du système judiciaire américain par des conservateurs idéologues ? L’enjeu est d’une extrême importance puisque la jurisprudence tient, aux Etats-Unis, souvent lieu de législation. En matière d’éducation, de sciences, de mœurs et autres domaines où l’évolution de l’éthique joue un rôle particulier, les juges américains rendent des arrêts alors que les ministres français déposent des projets de lois. Les présidents américains essayent donc de peupler la Cour Suprême et les cours d’appel de juges qui partagent leurs idées. Bush ne s’en prive pas

Le nouveau Québec libre

Les vieux Québécois se souviennent encore de l’incroyable spectacle. Par une belle après-midi de juillet, de Gaulle harangue la foule massée devant l’hôtel de ville de Montréal. Reprenant ? son compte le slogan du parti indépendantiste, il lance : « Vive le Québec libre ! ». C’était en 1967. Presque quarante ans ont passé. La province jouit maintenant d’une grande autonomie, les écoles fonctionnent en français et ceux qui pouvaient, jadis, se considérer comme des citoyens de seconde classe, n’ont plus matière ? se plaindre. Or voil? qu’un jeune leader politique remet la question ? l’ordre du