Education

Que reste-t-il de l’industrie française ? Le cas de la chimie

Quand on regarde le numéro spécial annuel du magazine Info Chimie consacré à l’industrie chimique, on ne peut être que surpris du poids encore et toujours important de cette industrie dans notre pays. Les usines, réparties sur la France entière, sont toujours là, même si amoindries par plus de 25 ans de déclin. Des groupes de renom, comme RHONE POULENC ont disparu. Découpés, dépecés et vendus par morceau, ce qui était le fleuron de notre industrie, de notre savoir-faire scientifique et technique, a été réduit peu à peu à néant comme peau de chagrin, pris dans la tenaille des intérêts des

Steve Jobs et l’industrie

Dans la récente biographie posthume de Steve Jobs, Walter Isaacson relate (p.612 et suivantes) comment le patron d’Apple rencontra le Président Obama fin 2010 : « Si vous continuez comme ça, lui dit-il, vous êtes parti pour une présidence à un seul mandat. Si vous voulez changer cela, le gouvernement devrait davantage favoriser la création d’entreprises. » Il lui expliqua combien il était facile de construire une usine en Chine alors que c’était pratiquement impossible de le faire aux Etats-Unis, en grande partie à cause des règlements et des coûts inutiles. Jobs s’en prit ensuite au système

La Chine numéro 1 des exportations … d’étudiants

Une note d’HEC Eurasia explique que la Chine est devenue le premier exportateur mondial d’étudiants, avec un « stock » de 1,3 millions d’étudiants chinois à l’étranger. Elle cite des taux de croissance de l’ordre de 20% par an. Deux facteurs sont mis en avant : - D’abord le durcissement constant de l’examen d’entrée chinois à l’université, le gaokao. C’est un examen national comme notre Bac, mais qui contrairement au Bac est de plus en plus difficile (et à une échelle encore plus démesurée : le gaokao classe 9 millions d’étudiants chaque année !). - Ensuite l’enrichissement constant des

Rompre avec un enseignement trop orthodoxe

En matière d’informatique et, plus encore de sécurité informatique, les besoins sont immenses. Pour y faire face, il nous faut rompre avec une approche trop orthodoxe de l’éducation. L’enseignement d’abord. En France, il est trop normatif et privilégie les études généralistes, tournées vers les apprentissages académiques. C’est un modèle qui fonctionne bien pour la formation, des élites mais qui a du mal, à l’inverse de ce qui existe dans les pays anglo-saxons, à utiliser les capacités des jeunes aux profils atypiques. Avec d’un côté l’université dont les formations sont trop académiques et de

Pédagogie et formation sont les clés du succès

Le système scolaire américain pré-bac, en particulier au niveau du collège, est à la peine. Comme l’est, à voir la dernière enquête Pisa 2009 (Programme international pour le suivi des acquis des élèves, le système français. Mais les Américains sont curieux et aiment savoir ce qui cloche. Alors, ils ont été voir ce qui se passe chez les trois pays les plus performants, Finlande, Corée du Suède et Singapour, classés en tête depuis que Pisa a été lancé en 2000. L’équipement High Tech ? Alors que les classes américaines ont un fort taux d’équipement High Tech et ressemblent à des salles de

Nécessaires redéploiements

Il y a moins d’élèves aujourd’hui dans les écoles primaires et secondaires d’Europe qu’il y a cinquante ans. Paradoxalement, il y a davantage d’instituteurs et de professeurs. Les ministres des finances s’étonnent ou font semblant. Ils omettent de rappeler que les élèves ont changé et que, dans certains quartiers réputés difficiles, l’encadrement pédagogique s’avère insuffisant. Pour obtenir des résultats, le rattrapage au compte-goutte ne suffit pas. Dans de nombreux cas (hélas !), il faudrait carrément doubler les effectifs. Budgétairement, c’est inconcevable si la définition des postes et

University business

Les plus grandes universités américaines ont acquis, à juste titre, une réputation exceptionnelle. Elles sont ainsi devenues des entreprises profitables qui attirent des enseignants du monde entier et perfectionnent des étudiants venant du monde entier. Tant que ceux-ci ambitionnaient de faire carrière aux Etats-Unis, leur présence compensait les déficiences de l’enseignement secondaire américain. Maintenant, les meilleurs étudiants asiatiques se voient offrir des opportunités dans leurs pays d’origine et un déséquilibre risque de s’installer : l’« University business » sera de plus en plus

Je tm

Les adolescents d’aujourd’hui sont accro aux SMS. Beaucoup en envoient jusqu’à 100 par jour. Pour que la frappe ne prenne pas trop de temps , ils modifient l’orthographe et utilisent un langage basique. Les bons élèves s’en tirent car ils ont aussi des occupations plus enrichissantes. Mais les autres ? Certains s’évertuent à inventer une nouvelle forme de langage qui leur appartienne mais, pour la plupart, la langue devient informe et le vocabulaire d’une insigne pauvreté. En bout de course, la violence grimpe. Les jeunes délinquants, dans leur vie courante, n’utilisent guère plus de 500 mots

Des chiffres et des actes

Une note d’information publiée sur le site du Ministère de l’éducation nationale commente les statistiques recueillies par la SIVIS (Système d’Information et de Vigilance sur la Sécurité Scolaire) dans les établissements publics du secondaire en 2007/2008 : http://www.education.gouv.fr/cid23292/les-actes-de-violence-recenses-par-sivis-dans-les-etablissements-publics-du-second-degre-en-2007-2008.html       Selon la note d’information, pendant l’année scolaire 2007/2008 :   -                   11,6 incidents graves pour 1000 élèves auraient été signalés ; -                   36% de ces incidents

L’artiste et le trader

Les carrières dites « classiques » sont plus ou moins (pré) déterminées par l’origine sociale, le milieu socioprofessionnel et, bien sûr, la formation, les études. A en croire certains sociologues, rien de tel n’est véritablement observable pour les artistes et les traders. Les premiers se lancent dans les arts, la création, en étant mus par une sorte de « nécessité intérieure » (Montherlant), de « force qui va » (Hugo), le tout assorti de « grandes espérances » (Dickens) de richesse et gloire. Les seconds … idem ! Pour quelques traders qui trouveront le succès à coup de méga bonus et de