En amont du sommet des Nations Unies sur le climat (COP31) en Turquie qui se tiendra du 9 au 20 novembre 2026, l’ONG Oxfam a publié le 27 octobre dernier un nouveau rapport sur les inégalités face au dérèglement climatique.
Cette fois, l’association – chiffres à l’appui - critique non seulement les ultra-riches jugés responsables d’une grande partie des émissions en carbone en raison de pratiques très polluantes (ex : utilisation de jets privés) ; mais elle va encore plus loin, puisqu’elle accuse ces derniers d’être en outre les grands gagnants de ce chaos climatique.
En effet, d’une part, alors que les populations les plus modestes subissent de plein fouet les conséquences de ce processus, « les super-riches s'achètent de la sécurité grâce à des assurances privées et à des résidences situées dans des endroits plus sûrs et plus frais ».
D’autre part, Oxfam avance l’idée que les catastrophes climatiques deviennent elles-mêmes un « marché lucratif » pour ces ultra-riches. Ainsi, « le marché mondial de la reprise après sinistre devrait passer de 70 milliards de dollars à 92 milliards de dollars par an d’ici 2029 ». L’association a identifié 217 entreprises qui « tirent profit des secteurs contribuant à la crise climatique, ainsi que de ceux liés à la préparation aux catastrophes, à la reprise et à la reconstruction ».
De fait, conclut Amitabh Behar, directeur général d’Oxfam International, « les ultra-riches mettent le feu à la planète, puis nous font payer les extincteurs. Ils tirent profit de la pollution. Ils tirent profit de la catastrophe. Et ils tirent encore profit du nettoyage ».
Au regard de ce rapport, Oxfam exhorte les gouvernements qui vont se réunir dans quelques jours à la COP31 en Turquie, à s’engager pour lutter contre cette tendance, notamment en faisant contribuer les grandes fortunes et les entreprises polluantes au financement de la transition écologique, en taxant les activités très polluantes (notamment les jets privés), mais aussi en limitant la spéculation et les profits réalisés sur les catastrophes climatiques.