Société

Epanouissement durable ? S’appuyer sur les tendances lourdes

Il y a quelques siècles, l’Europe s’est mise en quête de la Raison et du bonheur personnel. Elle a inventé l’enchaînement des progrès scientifiques et techniques, l’explosion démographique, l’entreprise autonome et le développement industriel, la société de cour puis la société de consommation, l’Etat souverain et un système de nations antagonistes. Elle a survécu, amoindrie, à ses totalitarismes et à ses guerres dévastatrices mais elle a transmis plusieurs de ses virus au reste de la planète.    Notre civilisation scientifique, technique, industrielle et de consommation, devenue mondiale

Du développement à l’épanouissement

Le 11 octobre 1930, alors que la crise prenait son plein essor, Keynes a publié dans la revue The Nation and Athenaeum, un article intitulé «  Perspectives économiques pour nos petits enfants ». Se focaliser sur le problème économique était, selon lui, une erreur. «  Pour le regard tourné vers l’avenir, ce n’est point le problème permanent de l’espèce humaine ». Il prévoyait que les gains de productivité seraient suffisants pour que les besoins de la population mondiale soient satisfaits. Dans cent ans, concluait-il, le problème ne sera plus la satisfaction des besoins mais l’épanouissement

Don d’ubiquité ou surhomme

Le PDG de Posten Norden AB, Lars G. Nordström, s’est fait épinglé par la presse suédoise pour les nombreuses missions parallèles qui occupent une grande partie de son temps. D’autant que la fusion, en juin 2009, de l’ex-opérateur historique de la poste suédoise Posten qu’il dirigeait déjà et de Post Danemark a donné naissance à ce géant du secteur – propriété à 60 % et à 40 % respectivement de l’Etat suédois et de l’Etat danois – et comptant près de 50 000 salariés.      Dans un pays sourcilleux sur l’utilisation de l’argent public, le quotidien Dagens Nyheter a calculé que ses missions en

Grippe H1N1 : le vrai scénario noir

Selon l’OMS, la pandémie de grippe A (H1N1) touchait près de 300 000 personnes dans le monde au 18 septembre 2009. La pandémie actuelle surprend par sa vitesse de propagation – en six semaines le virus H1N1 parcourt la même distance que d’autres virus en six mois ! – et "rassure" par son côté "bénin" – à ce jour, on compte environ 3500 décès, soit un peu plus de 1 % des personnes contaminées. La plupart des experts estiment que l’heure de vérité sonnera à l’automne et, pour l’essentiel, deux scénarios sont envisagés. Un troisième pourrait être encore plus ravageur.   Le premier, optimiste

London River

Dans un Londres traumatisé par les attentats de juillet 2005, deux destins se croisent. Une mère (Brenda Blethyn) britannique vivant à Guernesey recherche sa fille étudiante dont elle est sans nouvelles. Un père (Sotigui Kouyaté, Ours d’argent au Festival du film de Berlin), africain qui vit et travaille en France, cherche son fils, étudiant à Londres, qu’il n'a pas vu depuis 15 ans... depuis qu’il l’a laissé, à l’âge de six ans, en Afrique avec sa mère. Deux êtres si différents et ... si semblables pourtant.   Différents  ? Elle est blanche protestante. Il est noir musulman.   Semblables  

Une bien embarrassante double casquette

Classé monument historique , l’hôtel Lambert situé à la proue de l’île Saint-Louis a été racheté, en 2007, par Hamad Ben Khalifa-al-Thani, frère de l’émir du Qatar. Depuis, la décision prise par le nouveau propriétaire de "restaurer" ce joyau parisien du XVIIe siècle qui comprend des éléments rajoutés au XVIIe et au XIXe fait l’objet d’une âpre contestation. D’un côté, l’association Paris historique met en cause le parti pris de l’architecte du prince qatari d’un "retour" au XVIIe impliquant la suppression des éléments du XVIIe et du XIXe mais aussi des modifications substantielles notamment

Chine : parfum d’antan (anecdote)

«  Le bonheur naît du malheur, le malheur est caché dans le bonheur » Lao-Tseu «  Perdre vaut mieux que posséder » Jiang Zilong 6 heures du matin sur les bords du Lac de L’ouest à Hangzhou, 200 km de Shanghai.    Les platanes ont perdu leur parure estivale. Les feuilles des saules battent au vent. L’Automne est là. A l’exception des gardes qui quadrillent les environs, les allées qui bordent le Lac sont désertes. Des bancs vides regardent l’eau argentée qui clapote. La brume submerge tout.   Devant moi, un buisson porte ses dernières fleurs. Je tends la main pour cueillir l’une d’elles . Mes

Nous sommes tous des Robinson

Robinson, échoué sur son île, comprend qu’il ne pourra s’en échapper. Il en explore les contours, les coins et les recoins. Il en compte les ressources pour tenter de s’organiser de manière à y survivre le plus longtemps possible et y faire, faute d’alternative, « durer le plaisir » par sa raison. Tous les habitants de la Terre sont aujourd’hui dans cette obligation. Comme Vigilances l’a déjà souligné « depuis la crise pétrolière de 1973, la population mondiale a presque doublé », « la baignoire à pollution s’est mise à déborder » et «  une croissance à l’ancienne n’est ni possible, ni

Psychanalyse de la grippe

Le virus H1N1 touche maintenant les six continents et, bien que l'on ne compte que quelques centaines de morts, l’OMS a distribué aux laboratoires du monde entiers la souche du virus de base afin que des vaccins soient à disposition le plus rapidement possible. L’Institut Pasteur estime qu’il faudra de quatre à six mois pour produire et tester. Après, il faudrait vacciner la totalité des habitants de la planète afin que la pandémie soit contenue. Les propos alarmistes tenus par des spécialistes compétents rencontrent un étrange écho dans l’inconscient collectif. La peur est à la mode. Selon un

Je tm

Les adolescents d’aujourd’hui sont accro aux SMS. Beaucoup en envoient jusqu’à 100 par jour. Pour que la frappe ne prenne pas trop de temps , ils modifient l’orthographe et utilisent un langage basique. Les bons élèves s’en tirent car ils ont aussi des occupations plus enrichissantes. Mais les autres ? Certains s’évertuent à inventer une nouvelle forme de langage qui leur appartienne mais, pour la plupart, la langue devient informe et le vocabulaire d’une insigne pauvreté. En bout de course, la violence grimpe. Les jeunes délinquants, dans leur vie courante, n’utilisent guère plus de 500 mots