De l’infanticide au « zéro mort »
A l’époque de la conscription , beaucoup de jeunes mourraient au combat. Les guerres pouvaient, selon l’expression de Gaston Bothoul, être considérées comme des « infanticides différés » (cf : Hachette, Coll. « Guerres et Paix », 1970). La professionnalisation des armées a tout changé : l’âge moyen des volontaires est supérieur à ce qu’était l’âge moyen des appelés ; beaucoup d’entre eux sont mariés ; et, même les plus courageux, n’ont pas envie de prendre trop de risques. Les anciens conscrits qui ont survécu aux guerres du passé sont unanimes : « Quand on est très jeune, disent-ils, on se