Economie

Sécurité informatique : une militarisation croissante

L’actualité tend à confirmer une tendance sous-jacente : la sécurité informatique n’est plus une simple affaire de spécialistes, même de professionnels et experts, mais est désormais du ressort des militaires et tend à le devenir de manière exclusive, n’en plaise aux internautes et sociétés privées souhaitant conserver une neutralité vis-à-vis de leurs clients. Que ce soit en France, avec le départ du patron de l’ANSSI qui reprend la division technique de la DGSE, ou bien encore le rachat des solutions de sécurité informatiques françaises par des sociétés proches du monde de l’armement ; le

Carton rouge aux connivences de la haute finance française avec les pouvoirs publics

Le groupe Long Terme du Club des Vigilants vient de décerner un de ses « cartons rouges » aux connivences de la haute finance française. « L’un des principaux risques économiques de moyen et long terme qui pèsent sur l’Europe est le lien qui s’est créé entre les Etats européens et leurs plus grandes banques : ces banques sont devenues incontrôlables et imposent le soutien du contribuable si et quand leurs opérations financières les mettent en danger. Ce risque n’est pas théorique : il explique largement le pire appauvrissement collectif subi par les Européens depuis la seconde guerre mondiale

Dérives

Les dernières péripéties de la vie politique : affaires Valls/Goasguen, Copé etc. sont affligeantes. Quand les politiques se conduiront-t-ils en adultes responsables et non plus en gamins de cours d'école ? Quand arrêteront-ils de jouer dans les caniveaux ? Bartolone a beau répéter aux députés qu'ils donnent une piètre image d'eux mêmes, rien n'y fait ! Pendant ce temps là l'Espagne et l'Italie, frappées beaucoup plus durement que nous par la crise, entreprennent des réformes drastiques, l'une avec un gouvernement de droite, l'autre avec un gouvernement de centre gauche. La France, elle, n'a

Krugman : « Vive Hollande. Honte à Hollande »

Automne 2013 : le « Hollande bashing » fait rage. Face à la politique économique du président français les presses françaises et américaines rivalisent de critiques, voire de moqueries condescendantes. C'est alors que le 9 novembre, Paul Krugman, prix Nobel d'économie, écrit un article tonitruant dans le New York Times où, à contre courant de tous, il fustige l'agence Standard and Poors qui abaisse la note de la note de la France parce que « les Français, quel scandale, augmentent les impôts au lieu de tailler dans le vif du système social ». Il félicite François Hollande pour avoir su gérer

Europe : les solutions d’un Européen désenchanté

Henri Malosse, Président du Comité économique et social européen est un européen désenchanté. Vendredi 24 janvier, devant le Club des Vigilants, il a tenu un discours très critique sur l’état actuel de l’Europe. Arrivé à Bruxelles comme stagiaire en 1979, il y a fait toute sa carrière dans les affaires européennes depuis. Pour lui la « dérive » de l’Europe a commencé il y a une vingtaine d’années. Pour repartir de l’avant il faut, dit-il, comme les fondateurs, réaffirmer quelques valeurs simples. Parmi les valeurs fondatrices qui restent d’actualité il a cité la liberté d’entreprendre et la

Pacte de responsabilité : les contreparties n’ont aucune importance

Le gouvernement exigera des contreparties du patronat en échange de la baisse des charges annoncée par le Président de la République le 14 janvier. Autant il serait très souhaitable que le « pacte de responsabilité » proposé par François Hollande réussisse autant cette question des contreparties n’a aucune importance concrète. L’évocation des contreparties, mot rituel au Parti Socialiste, est là pour donner l’impression aux militants que rien ne change alors que les propos du Président ont de quoi faire tousser les partisans de la politique de la demande. Elles n’ont aucune importance pratique

Afrique : les enjeux de la sécurité

Invité du Club en 2013, Lionel Zinsou estimait que la plupart des pays africains ont fait des progrès considérables en matière de gouvernance – désendettement, exécution des lois de finance, déficits contenus dans la limite des 3 %, renouvellement des élites … Mais, soulignait-il dans la foulée, certains pouvaient se retrouver au bord de l’implosion – on l’a vu au Mali – du fait de leur incapacité à assurer convenablement les vraies fonctions régaliennes. La situation chaotique actuelle en Centrafrique conforte, hélas, son analyse. Dans un certain nombre de pays, les carences sont réelles tant

L'économie américaine en question

« Pourquoi n’est-on pas capable d’exiger le même degré de sécurité financière qu’on exige de sécurité nucléaire alors que les risques sont du même ordre de grandeur ? ». C’est la question que pose Olivier Berruyer, fondateur et animateur du site www.les-crises.fr, en introduction à cette vidéo, réalisée par Sky et son équipe, sur les Etats-Unis. Aux côtés d’Olivier Berruyer, Hervé de Carmoy, président de Grosshill Property, Philippe Béchade, chroniqueur sur BFM et RFI, Olivier Delamarche, analyste financier et associé-gérant de Platinium Gestion passent au crible les principaux indicateurs

La France a un enseignement antidémocratique

L’OCDE, dont les enquêtes PISA pointent régulièrement la dégradation des performances scolaires des enfants français monte d’un cran dans ses critiques. Si on débarrasse de leur inévitable emballage diplomatique les propos du rapport sur le redressement de la compétitivité française publié le 14 novembre, on peut considérer qu’elle tire désormais à boulets rouges sur l’enseignement français qui, non content de manquer d’efficacité, reproduit les inégalités sociales et ne donne pas leur chance aux enfants issus de familles défavorisées. Venant de l’Organisation de Coopération et de

Chine : dictature éclairée

Ci-après le premier d'une série de trois exemples consacrés à " l'exceptionnalisme". Le 26 décembre prochain, le 120e anniversaire de la naissance de Mao va être célébré en grande pompe par les autorités chinoises. Beaucoup d'étrangers s'en étonnent puisque cet homme a commis d'innombrables horreurs et ruiné ce qui restait de l'économie chinoise d'avant guerre. Ils oublient qu'il a d'abord rétabli la souveraineté du pays et que ce pays avait été humilié par un Occident orgueilleux et cupide. A ce titre, Mao mérite d'être considéré comme le Ier empereur de la dynatie communiste. Sans lui, la