Plus animal qu’humain ? Matinale avec Etienne Bimbenet

Date de la venue de l'invité: 
Mardi, 3 juillet, 2018
Etienne Bimbenet

Ministère du bien-être animal en Wallonie, reconnaissance dans le code civil de la sensibilité animale et nouveau code juridique en France, militantisme végan  partout : nous sommes devenus sensibles à la sensibilité des animaux et cela semble heureux.

Plus profondément, un nouveau zoo-centrisme prétend mettre l’animalité au centre de notre humanité. Fort des progrès de la science il pointe la proximité des caractéristiques physiques et fonctionnelles, une commune vulnérabilité ainsi que la similitude des comportements et des émotions. La barrière homme/ animal serait artificielle. La continuité des espèces s’impose comme la nouvelle doxa. L’édifice qui garantissait sa supériorité vacille : l’homme n’est plus une exception dans la nature.

Cette évolution est-elle un progrès ou une dérive ? Peut-on moraliser nos relations avec les animaux que nous exploitons tout en reconnaissant que notre humanité nous en sépare radicalement ? Comment établir une vraie morale des relations homme-animal source de progrès pour tous ? Les sciences humaines ont-elles une place face à la déferlante scientifique qui semble rendre les arguments zoo-centristes imparables ?

Ancien élève de l’Ecole Normale Supérieure, Etienne Bimbenet est actuellement professeur de philosophie contemporaine à l’Université Bordeaux-Montaigne. Il a récemment publié le Complexe des trois singesEssai sur l’animalité humaine qui s’est vu décerner le Grand prix des Rencontres philosophiques de Monaco. Il nous aidera à répondre à ces questions et à bien d’autres lors d’une Matinale le 3 juillet de 8h30 à 10h00 à La Terrasse du 7ème, 2 place de l'Ecole Militaire à Paris.

Vous pouvez vous inscrire en ligne directement ci-dessous. N'hésitez pas à faire circuler cette invitation auprès de vos proches.

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Commentaires

Oui, l'homme est d'abord un animal, et ça n'a rien de nouveau de le dire !
Je cite Pascal :
"L'homme n'est ni ange ni bête, et le malheur veut que s'il veut faire l'ange, eh bien il fait la bête."

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