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Enquêtes d’opinion : une nouvelle méthodologie adaptée au web 2.0 |
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Depuis sa création, l’utilisation du web a évolué d’un schéma top down (Web 1.0 : quelques uns s’adressent à une masse qui répond peu) vers un schéma bottom up (Web 2.0 : les flux de réponses et de conversations foisonnent et deviennent les plus importants par leur masse).
Dans cette conversation géante, planétaire, permanente et multi sources, ce qui devient prédominant ce n’est pas la manière dont réagit l’interlocuteur ciblé mais ce que les individus et leurs réseaux font de l’information qu’ils reçoivent et échangent, autrement dit : « qui dit quoi à qui, plus ou moins fort avec plus ou moins d’audience ». L’opinion y est plus discutée, circulante et donc rapidement foisonnante. Qu’il s’agisse des grands événements mondiaux ou des petites réalités locales, tout se discute plus avec plus de monde et plus souvent. Face à cette masse de données, les études d’opinion ont souvent buté sur deux problèmes : l’analyse qualitative ne rend pas compte du fonctionnement de la masse et l’analyse quantitative simplifie voire biaise le décryptage fin des mécanismes mentaux individuels. Il apparaît aujourd’hui une méthode qui tend à combiner qualitatif et quantitatif. Grâce à des logiciels appropriés, elle permet d’étudier simultanément le contenu des conversations à travers des milliers de post, de blogs, forums, wiki, réseaux sociaux et les liens informatiques qui établissent le réseau d’échange de chaque interlocuteur. Ce type d’analyse mixte pourrait permettre de compléter les méthodes d’études classiques de l’opinion en étudiant finement la nature des conversations, postures, idées, valeurs sur des populations très importantes. A suivre …
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L'information n'est plus sous contrôle, danger ! |
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L'essor fulgurant de nouveaux usages de l'informatique aboutit à une explosion des flux d’informations tant sur les individus que sur les entreprises. Ces informations, de moins en moins maîtrisées et "maîtrisables", échappent à tout contrôle.
Les différents néo-acronymes informatiques insipides qui parsèment désormais les discours de spécialistes n'ont rien d'innocent et ceux-ci (Web 2.0, SOA, Cloud Computing, virtualisation, SAAS et j'en passe) méritent que l'on s'attarde un instant sur leurs conséquences immédiates et à venir. Tous ces termes regroupent en fait des concepts simples : mondialisation, interdépendance, partage de l'information et des services, nivellement des contraintes, confusion entre informations sensibles et publiques... Les informations ne sont plus confinées au sein d'un environnement sous contrôle (de l'entreprise ou de l’individu), mais éparpillées et dupliquées un peu partout sur le globe. La protection de l'information sensible devient, dans ces conditions, ardue, voire impossible. On le constate pour l'individu avec la quasi disparition de la notion de vie privée mise en exergue par les blogs, facebooks et autres sites dits « sociaux », sans parler des nouveaux services de géolocalisation qui le suivent à la trace. Et pour celle ou (celui) qui ne souhaite pas divulguer sa vie privée sur Internet, il y aura toujours quelqu'un qui, croyant parfois bien faire, s'en chargera tôt ou tard. Les entreprises sont, elles aussi, confrontées à un risque similaire. En raison de l’Outsourcing, elles ont, de moins en moins, le contrôle de leurs données. Les majors de l'informatique, avec un succès grandissant, collectent de leur côté cette masse d'informations tout en rendant le marché captif. Quand l'économie est au beau fixe, ces derniers offrent généreusement leurs services. Quand la crise survient, la plupart sont tentés de "monnayer", par tous les moyens, ces masses d'informations personnelles ou sensibles. La protection de l'information, qu'elle concerne l'individu ou l'entreprise, devient alors un enjeu stratégique complexe, car il est (presque) déjà trop tard.
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Al Qaeda versus YouTube : la terreur face au partage |
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Au tournant du millénaire, la nébuleuse terroriste Al Qaeda a surpris le monde entier en investissant le Web avec un énorme succès. Grâce à un excellent marketing de son idéologie, elle a su recruter, informer et motiver ses sympathisants depuis les cybercafés du bout de la planète jusque dans nos proches banlieues.
Mais voici que 10 ans plus tard, Al Qaeda ne parvient plus à infiltrer le Web comme avant. En mutant pour devenir le « Web 2.0 », celui-ci s’est fait de plus en plus un lieu de partage, de conversation ouverte et d’interconnexion, adoptant ainsi une forme et un fonctionnement qui semblent incompatibles avec le discours et le marketing fondamentalistes. Le prêche du jihad terroriste ne souffrant pas la discussion et encore moins la socialisation de ses adeptes, il est mis en échec par la mondialisation des réseaux d’internautes. Aujourd’hui, A. Al Zawahiri – équivalent d’un directeur marketing et communication de l’entreprise terroriste d’O. Ben Laden – multiplie mises en garde et interdictions pour que son public internaute ne cède pas à la tentation du partage tous azimuts de ses opinions, ambitions, objectifs et contacts. Et lorsqu’en décembre dernier il s’est essayé à son tour à la discussion en ligne, l’exercice a tourné court : ses réponses aux questions des internautes n’ayant été publiées qu’en… avril (même les impératifs de sa sécurité ne suffisant à expliquer ce délai). Enfin sur le site de partage YouTube, dans la liste des vidéos les plus consultées à partir de la requête Al Qaeda on trouve une vidéo satirique qui moque l’entreprise terroriste, loin devant les vidéos « officielles ». Ces déboires éclairent le paradoxe qui jusque-là nous étonnait. Al Qaeda est un groupe terroriste aux idées archaïques, dont la propagande s’est révélée particulièrement adaptée à un nouveau média comme Internet parce qu’elle utilisait à peu près le même moyen de propagande que les entreprises commerciales : créer un message simple, facilement mondialisable et bombarder les individus ciblés de différentes versions du même concept. Dans le modèle du Web 1.0 où un acteur clairement identifié pouvait plus facilement toucher des dizaines de millions d’individus isolés, il « suffisait » pour Al Qaeda de s’adapter aux règles de communication unilatérale classiques. Mais le modèle du Web 2.0 est radicalement différent puisqu’il repose sur l’interaction permanente, pas seulement des individus avec les grands acteurs, mais encore et surtout des individus entre eux. Dans ce contexte Internet a pour effet de fédérer l’immense majorité silencieuse qui devient bavarde. Et pour l’instant, ce mouvement dément les théories pessimistes d’abrutissement des masses en créant des vagues d’intelligence collective, qui n’adoptent pas (voire rejettent) la vision fondamentaliste du monde que véhiculent les sites sympathisants du jihad terroriste. Ce phénomène est réjouissant, mais il ne doit pas nous empêcher de rester vigilant. Dans une précédente alerte, nous avions remarqué que le Web 2.0 pouvait créer un engagement citoyen ponctuel plus que durable et impulsif plus que raisonné. Qu’en sera-t-il le jour où Al Qaeda s’adaptera de nouveau, risquant ainsi de générer des participations ponctuelles au terrorisme ?
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Facebook : vieilles idées pour nouveaux comportements |
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En février dernier, un vent de révolte a soufflé sur le réseau Facebook. 130 000 de ses membres ont rejeté le texte de modification des conditions d’utilisation qui était passé presque inaperçu depuis le début de l’année.
En voici le contenu : "Vous accordez à Facebook le droit irrévocable, perpétuel, non-exclusif, transférable et mondial (avec l'autorisation d'accorder une sous-licence) d'utiliser, copier, publier, diffuser, stocker, exécuter, transmettre, scanner, modifier, éditer, traduire, adapter, redistribuer n'importe quel contenu déposé sur le site." Au-delà du procès en bigbrotherisation intenté au fondateur du site Marc Zuckerberg par plusieurs groupes de membres et de nombreux médias ; il y a dans cet événement une rencontre entre vieilles idées et nouveaux comportements. D’un côté, l’entreprise Facebook est l’objet d’un fantasme de marketing : ses 175 millions de membres ont tous renseignés, lors de leur inscription, un questionnaire particulièrement précis sur leur identité (y compris leur préférence sexuelle et leurs opinions politiques et religieuses) et habitudes de vie. Les bases de données du site sont donc virtuellement le plus grand et le plus actif des fichiers de prospection commerciale et de Customer Relationship Management. Cette caractéristique explique que les financiers soient prêts à valoriser l’entreprise pour des sommes qui dépassent l’entendement. Mais cette vision commerciale rencontre un grand obstacle : les membres de Facebook rejettent ce mode de fonctionnement, les nombreuses tentatives avortées d’intégration de contenus publicitaires ciblés et de campagnes de marketing en attestent. D’un autre côté, la révolte de 130 000 utilisateurs a donné l’idée à certains d’importer sur la toile un nouveau syndicalisme. Cela s’est traduit par la création de groupes de lobbying regroupant plusieurs milliers de membres et plusieurs tentatives d’élection d’un « président Facebook » pour défendre les intérêts des utilisateurs. De nouveau, le fantasme se cogne contre la réalité des comportements. Certes il existe sur le web 2.0 des mobilisations spectaculaires, mais celles-ci sont avant tout ponctuelles et constituent plus souvent une réaction épidermique qu’un engagement citoyen. L’attachement à une cause y semble plus lié au besoin de partager qu’à celui de s’engager. Ces deux conflits entre fantasmes et la réalité des comportements nous invitent à poser une question simple : le site Facebook est-il à la hauteur du mouvement qu’il a créé ? A l’origine, le site a été conçu pour favoriser l’échange entre les étudiants d’un grand campus, c’est-à-dire à relier plus étroitement les membres d’une population relativement homogène. Aujourd’hui la population des utilisateurs comme leurs usages est de plus en plus hétérogène et ses usages également. A tel point qu’ils ont fait muter le concept : on y échange régulièrement le récit parcellaire de ses vies (photos publique et/ou privée, prises de position et confidences), on y étend progressivement son réseau de connaissances (proches IRL confirmés sur le web et proches virtuels attachés par un échange régulier), on y construit une chambre d’écho aux actes, intentions, émotions de sa vie hors écran. Les usages des utilisateurs Facebook, à l’instar de ce qui se vit sur le web 2.0, sont de type bottom-up (foisonnement à la base et accompagnement du changement au sommet). Les méthodes et outils commerciaux, comme la plupart des structures syndicales restent de type top-down (décision en haut ou au centre et application en bas). Il n’est pas aujourd’hui certain que le créateur de Facebook et son équipe aient les moyens pour réaliser le saut paradigmatique qui pourrait les aider à surmonter cette équation : les vieilles idées ont toujours mal encadré les nouveaux comportements et la réalité de nos usages va désormais plus vite que nous structures mentales.
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La pub aime votre ego |
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 Dans notre société hyper individualiste chaque ego a de plus en plus d'importance et tout ce qui marque l'intérêt qu’un tiers semble porter à soi-même a de la valeur …
Recevoir un sms est devenu aussi important que converser avec quelqu'un car recevoir un sms est la preuve écrite irréfutable que l'on existe et qu’on est sans doute intéressant. Certains publicitaires ont donc senti la bonne affaire et associent des publicités à des sms. On aurait pu imaginer qu'une telle pratique serait considérée comme une forme de pollution téléphonique. Il n’en est rien ! Une enquête récente d'IPSOS MediaCT, faite auprès d'un très large panel d'utilisateurs de téléphones portables, a mis en évidence qu'une personne sur dix accepterait avec plaisir de recevoir des messages publicitaires sur son portable. Evidemment, pour les neuf autres cela semble donc à priori constituer une gêne mais il ne reste au final que cinq irréductibles à refuser définitivement une telle pratique alors que les quatre autres sont prêts à l'accepter ... contre rémunération. La pub a bien compris que l'ego est faible ! Le besoin d’amour et de considération l’emporte aujourd’hui sur le strict respect de la vie privée et de l'intimité. Gageons qu'un opérateur téléphonique malin va nous proposer prochainement la gratuité de nos communications en contrepartie de l'obligation de consommer des messages publicitaires.
Seriez-vous acheteur d'une telle offre ?
Visualisez votre avis collectif en cliquant sur le lien ci-après : http://spreadsheets.google.com/viewform?formkey=cFdZSWloczR6WmVGTWlGeDN2a EtrWHc6MA..
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Virus informatique : une guerre sans fin |
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Depuis 6 mois, Conficker, un virus informatique, fait cauchemarder les informaticiens du monde entier. Exploitant une faille de sécurité des systèmes d’exploitation Windows de Microsoft, il a infecté des millions de PC (10 aux dernières nouvelles). Et dès qu’un correctif, souvent inefficace, est trouvé, Conficker mute dans une nouvelle version (trois à ce jour), obligeant les éditeurs d’antivirus à trouver une nouvelle parade.
Le 1er avril, et ce n’est pas vraisemblablement pas un poisson du même nom, une nouvelle version du virus, plus virulente que les précédentes, est annoncée. Les informaticiens sont sur les dents. Face à eux, un ou plusieurs individus, grâce à des moyens probablement ridicules, sont parvenus à tenir en échec le monde tout puissant de la sécurité informatique.
L'Université du Michigan est à la recherche du premier ordinateur infecté. Les spécialistes espèrent ainsi remonter au créateur de ce virus. Pour l’heure, ils fouillent du côté de l’Asie. Alors que certains pensent que son origine est à chercher en Europe centrale. En attendant, il mute, il mute ... le virus.
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Des énergies durables pas si durables |
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Le développement de l’énergie solaire fait figure de nouvel eldorado des énergies renouvelables. Pourtant, certains scientifiques en doutent. Le rayonnement solaire est, sauf catastrophe interstellaire, certes illimité. Mais les technologies permettant de capter les rayons et de les transformer en énergie sont, selon eux, souvent basées sur des ressources naturelles qui ne sont pas si renouvelables que ça.
Actuellement, les panneaux solaires disponibles fonctionnent avec des cellules au silicium et leur efficacité énergétique – pourcentage d’énergie solaire transformé en électricité – a enfin atteint 25 % en décembre 2008. Augmenter l'efficacité énergétique des panneaux du "futur" constitue un enjeu majeur.
Parmi les pistes les plus avancées ? Des cellules solaires à l’indium qui permettraient d’atteindre une efficacité énergétique de + de 40 %. Or, la concurrence est rude. L’indium, matériau rare, est utilisé dans la fabrication d’écrans LCD. Selon les mêmes scientifiques, et sans préjuger d’une explosion des panneaux solaires à l'indium, la seule demande des fabricants d’écrans plats va l’épuiser dans les 10 ans. Dans ces conditions, le projet allemand d’alimenter l’Europe en électricité à partir de fermes solaires installées dans le Sahara, où le rêve américain d’accéder à l’indépendance énergétique grâce au solaire sont mis en doute. A moins qu’émergent de nouvelles idées sur l’énergie durable qui fassent appel à des ressources réellement durables.
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Le téléphone mobile, allié de la sincérité |
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470 000 Américains sont interviewés tous les ans par le Behavioral Risk Factor Surveillance System (BRFSS), observatoire des comportements à risques. Habituellement, les enquêteurs contactent les membres de l’échantillon sur des postes fixes puisque seuls 2 % des ménages en étaient dépourvus.
Aujourd’hui, le nombre d’adultes vivant dans un foyer où le téléphone mobile est le seul moyen de télécommunication est passé de 7 %, en 2006, à 16 %. Un "rééquilibrage" de l’échantillon a, depuis, été opéré pour prendre en compte cette évolution. Mais certains biais sont apparus. Pour en avoir le cœur net, des chercheurs ont constitué deux sous-échantillons identiques : même âge, même race, même niveau d’éducation... Les réponses du premier groupe, contacté sur un téléphone fixe, aux deux questions « êtes-vous fumeur ? » et « avez-vous pratiqué des tests HIV », étaient respectivement de 25 % et de 38 %. Pour le second groupe appelé sur un portable, les réponses étaient de 31% et 54 %. Explication des chercheurs ? Les répondants au téléphone fixe "valorisent" leur rôle social au détriment de la sincérité des réponses. A contrario, ceux contactés sur leur mobile, prolongement de leur personne, répondent plus librement.
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Quand Internet s’écroulera… |
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La crise financière a mis en avant les risques encourus en cas de régulation insuffisante. Les politiques se trouvent confrontés aux limites de l’« autorégulation » du marché et ont (re)découvert les bienfaits d’un encadrement de la finance.
Il est aussi un domaine totalement dérégulé, sur lequel les politiques ne se sont posé que très peu de questions et qui pourrait provoquer un séisme bien plus grand encore s’il venait à s’écrouler : il s’agit de l’informatique en général et d’Internet en particulier. Que font les États pour s’assurer que le réseau Internet, par exemple, restera disponible en toute occasion, que les données transmises sont fiables et que leur confidentialité est assurée ? En vérité, peu de choses, et un sentiment d'impuissance règne face à la nébuleuse. L'informatique mondiale est contrôlée par des sociétés privées, américaines pour la plupart, dont le seul objectif est la rentabilité, parfois au détriment du bon sens. L’absence de règlementation mondiale donne ipso facto la prééminence à leurs propres règles. Et lorsqu’elles établissent des règles « éthiques », elles sont souvent à géométrie variable. Nous faisons désormais aveuglément confiance en la fée informatique — puisque les autres le font également —, mais nous ferions bien de nous poser les bonnes questions : le bel édifice est-il si solide qu'on le prétend ? Repose-t-il sur des bases saines ? Nombreux sont les exemples démontrant que l'on croit maîtriser le tout, alors qu'il n'en est rien.
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Autorégulation d’Internet |
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L'Ambassadeur Michel Peissik a été représentant de la France au sommet mondial sur la "Société de l'Information" qui cherche à faire avancer la réglementation mondiale d’Internet. Maintenant à la retraite, il continue à en suivre les travaux et note une évolution intéressante vers ce qui semble être une forme très moderne d’autorégulation, il en est le premier étonné et peut-être agréablement surpris.
Le problème est évidemment immense. Les participants sont partis sur l’idée qu’ayant identifié des domaines où une régulation devrait être trouvée (par exemple pornographie, trafic de médicaments, etc.), il fallait réunir une variété d’experts particulièrement au courant des problèmes, tenter de les faire parvenir à un consensus et voir dans quelle mesure ce consensus pourrait être élargi et formalisé. Mais, progressivement, de proche en proche, c’est un autre modèle qui semble s’installer, beaucoup plus bottom up : des participants en relation réelle ébauchent un modus vivendi ; ils regardent si et où celui-ci suscite des oppositions virulentes ; on cherche à le faire évoluer ; peut-être un jour cela pourrait-il déboucher sur une formalisation.
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Natif Vs. immigrant de la Toile |
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Alors que Microsoft peine à définir une stratégie "gagnante" sur Internet, le leadership de Google est toujours incontestable. Quand la première tente, après l’échec du rachat de Yahoo !, de prendre pied sur la toile, elle acquiert JellyFish, un comparateur de prix !
Pendant ce temps, son navigateur Chrome est à peine sorti, que Google lance son nouveau projet « O3b Networks » dont l’objectif est d’offrir un accès Internet par satellite pour les pays émergents soit une population de 3 milliards de personnes. Coût du projet ? 700 millions de dollars, soit à peine plus d’1/100ème de ce que Microsoft était prêt à débourser pour racheter Yahoo. Pure philanthropie du géant de la Silicon Valley ? Loin de là. Pour Google, le calcul est simple : plus d’internautes = plus de recettes publicitaires. Google agit comme un natif de l’Internet alors que Microsoft, venu du pays des logiciels, apparaît encore comme un immigrant sur la toile.
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Racket numérique |
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Les risques informatiques sont multiformes. La délinquance sur Internet est un aspect dont on parle relativement peu. Pourtant, certaines organisations mafieuses ont, depuis peu, décidé d’appliquer à la toile une des bonnes vieilles ficelles qui leur rapportent tant dans la "vraie" vie : le racket.
De nombreux sites Internet ont une grande faiblesse : l’incapacité à répondre à une forte affluence. Pour faire face à ces situations, des sites miroirs permettant de traiter, exclusivement, les informations "statiques" sont répartis sur la toile. Mais lors d’un achat en ligne par exemple, la communication entre le client et le site Internet doit être directe. Or, en cas de saturation, cette liaison directe ne se fait plus. Ce talon d’Achille d’un certain nombre de sites marchands n’a pas échappé aux sociétés du crime. Les sites cibles sont sommés de payer une "contribution" pour prix de leur protection. En cas de refus, ils font l’objet de connexions massives qui les rendent inopérants. Ce chantage sans arme, sauf l’informatique, ni violence, s’avère assez juteux car l’indisponibilité répétée a un coût et peut "plomber" le modèle économique d’un certain nombre de sites marchands. Conscients du danger, les opérateurs proposent des solutions qui consistent à rediriger, en cas de pic d’affluence, un certain nombre de connexions vers ce qu’on appelle des sites "poubelles". Solutions que la plupart des sites cibles ignorent puisque qu’elles s’avèrent fréquemment plus onéreuses que le montant exigé par les racketteurs !
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Nord/Sud : dialectique du changement |
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Les innovations technologiques et le changement socio-culturel sont souvent interactifs. Lorsqu’ils se nourrissent l’un l’autre ils constituent de puissantes dynamiques, des sortes d’attracteurs socio-technologiques, qui attirent des transformations de la société, de l’économie et des moeurs.
En Occident, au XXème siècle, les changements socio-culturels ont été souvent les déclencheurs. Par exemple, la pulsion séculaire d’émancipation et d’autonomie des Européens et des Américains les a incités à accueillir la voiture automobile à bras ouverts et celle-ci a renforcé leur autonomie jusqu’à ce que les embouteillages ne la briment. De même, au milieu des années 80, l’usage des micros ordinateurs et la pratique de leur interconnexion n’ont pas été promus par IBM ni par les services informatiques des entreprises qui préféraient les gros ordinateurs. Ils ont été comme arrachés et imposés par les cadres avides d’autonomie et d’interconnections ; mais, une fois installés, la pratique des micros ordinateurs connectés a renforcé le besoin d’émancipation et de connexion et accéléré spectaculairement le développement des réseaux et socio-systèmes et l’influence des sociétés civiles. La fantastique rapidité de l’implantation des téléphones mobiles est un autre exemple de ce phénomène. Elle s’est produite parce que le portable répondait à un formidable besoin latent des personnes, des familles et des réseaux d’amis dont il a changé la vie quotidienne.
Dans les pays qui, aujourd’hui, s’ouvrent voracement à la modernité, le processus est souvent inverse. En Chine, par exemple, c’est, dans bien des cas, l’utilisation des techniques modernes de communication (automobile, micro ordinateur, téléphone mobile, web, etc.) qui est première. Mais, elle donne naissance et renforce rapidement des conduites de recherche de liberté personnelle et de libre interaction sociale qui multiplient les réseaux et socio systèmes, étoffent la société civile qui prend de l’indépendance par rapport à l’administration et au parti.
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Vers le prochain cyber-conflit |
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Certaines puissances majeures l'avaient annoncé plus ou moins officiellement : leurs armées se préparent à la guerre informatique. La Chine, on le sait, a mené avec succès un certain nombre d'offensives et d'intrusions à l'encontre de systèmes gouvernementaux.
Le mois dernier, le centre de cyber-commandement de l'armée américaine a lancé plusieurs appels d'offres relatifs à la conception d'un terrain de simulation de batailles numériques sur Internet, et à la mise au point d'un botnet militaire, arme capable de prendre le contrôle de centaines de milliers d'ordinateurs pour lancer des attaques ou pour dérober de l'information, selon le principe annoncé des « 5 D » : deceive, deny, disrupt, degrade, destroy. La France prend conscience du problème. Le récent Livre Blanc de la Défense exprime la volonté de doter le pays de capacités défensives et offensives pour faire face aux attaques informatiques. Le terrain virtuel que représente Internet n'est désormais plus seulement l'apanage des organisations publiques ou privées, des internautes et des adolescents férus de téléchargements et de discussions en ligne. Les mafias en ont fait leur zone de non-droit. Surtout, de plus en plus d'États commencent à y percevoir des enjeux réellement stratégiques. Les différents scénarios catastrophe imaginés par certains réalisateurs de films hollywoodiens à grande audience ne font plus seulement sourire les incrédules, mais interpellent les états-majors et dirigeants des différentes nations. Reste à savoir ce qui se passerait en cas de conflit Internet majeur. Quel serait l'impact sur la multitude d'entreprises et d'organismes utilisant Internet sans se douter une seule seconde que cette menace pourrait bien se réaliser ? Il y a fort à parier que la grande majorité de ces entités ne seraient pas en mesure de réagir de manière adéquate en temps voulu.
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Microsoft et le complexe Internet |
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Microsoft a toujours eu un complexe vis-à-vis d’Internet. De supériorité d’abord en pensant ni plus ni moins créer un réseau concurrent (MSN) totalement propriétaire. Jusqu’à ce que Bill Gates décide, en 1996, de prendre le virage en intégrant Internet dans tous ses produits.
Depuis, Microsoft semble subir un complexe d’infériorité. Depuis 12 ans, il cherche à devenir le leader d’Internet et n’y parvient pas. MSN est devenu un portail Internet particulièrement prisé par les adolescents du monde entier pour ses fonctions de messagerie instantanée. Mais rien n’y fait : il reste en 3ème position derrière Yahoo! et l’indétrônable Google.
D’où l’idée, (pour l’instant ?) abandonnée, de racheter Yahoo! afin de cumuler les audiences et de passer en tête. Sauf qu’en 12 ans, les start-up sont devenues hors de prix. Au point de se demander si mettre près de 50 Milliards de dollars dans un portail qui ressemble furieusement à une – belle - coquille vide est bien raisonnable. D’autant que quelques signes semblent montrer que l’avenir de l’Internet ne passera pas nécessairement par des sites portail (le chiffre d’affaire de Google généré par les recettes publicitaires est par exemple en baisse pour la première fois de sa courte histoire). Qui sera le leader d’Internet dans les prochaines années et avec quel service ? C’est peut-être "La question" que devrait se poser Microsoft. Sans complexe.
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Secrets mal gardés |
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L’information a été rendue publique le 15 avril : Petrobras a bien découvert au large des côtes brésiliennes, à hauteur de Santos, dans le champ Jupiter, une réserve pétrolière immense, nom de code « Carioca » considérée comme étant la 3ème plus importante jamais découverte depuis l’origine de l’exploitation pétrolière
Cette information hautement stratégique en raison de tout ce qu’elle implique pour le Brésil et son indépendance énergétique, comme pour ses rapports avec les grandes compagnies pétrolières mondiales désireuses d’obtenir des permis d’exploitation, était détenue, sans qu’ils le sachent, par des petits voleurs ordinaires. En dérobant pour les revendre quatre ordinateurs portables et leurs disques durs à l’arrivée d’un container destiné à Petrobras le 25 janvier dernier au port de Rio de Janeiro, ces « larrons » sans envergure ont réalisé au grand jour ce que des puissants auraient rêvé de faire en sous-main. Il ne s’agit pas de susciter des vocations, mais plutôt d’inciter à prendre plus de précautions que celles prises par Petrobras pour protéger des biens dont la propriété le dépasse.
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Les apprentis sorciers de la censure Internet |
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Le 22 février dernier, l'autorité des télécommunications du Pakistan demandait aux opérateurs Internet locaux de bloquer sans délai une vidéo polémique présente sur le site YouTube. L'opérateur national PTCL Pakistan Telecom a pour cela mis en place des mécanismes permettant de rediriger les requêtes des internautes voulant aller sur les sites YouTube, en usurpant les adresses des serveurs web légitimes.
En voulant ainsi jouer aux apprentis sorciers, l'opérateur ne s'est pas tout suite rendu compte que de telles modifications techniques ne seraient pas limitées au territoire national. Assez rapidement, les paramètres se sont propagés de manière automatique chez l'ensemble des autres opérateurs Internet mondiaux, semant ainsi la confusion pour tous les internautes souhaitant légitimement accéder aux vidéos en ligne sur YouTube. Quelques heures durant, l'ensemble du trafic mondial de YouTube s'est vu redirigé vers le Pakistan, ce qui a par conséquent provoqué une saturation et l'inaccessibilité au site. On voit ainsi qu'il est très simple pour un opérateur Internet de rerouter le trafic de tel ou tel site, et on imagine aisément les conséquences que cela pourrait avoir pour des sites autrement plus sensibles que Youtube. Rares sont les internautes qui sont conscients que l'Internet mondial ne fonctionne que grâce à la bonne volonté d'une multitude d'opérateurs nationaux et indépendants, qui échangent leurs données de configuration en toute confiance, et qu'il ne faut pas grand chose pour déstabiliser cela.
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NTIC hypertrophiées... neurones atrophiés |
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Plus on est jeune, moins on mémorise... Tel est le constat accablant des résultats d'une étude portant sur la capacité de différentes classes d'âge à mémoriser des informations diverses, numéros de téléphone, etc..., publiée dans Wired.
En cause ? L'informatique envahissante qui nous sert d'assistant permanent. On ne prend plus la peine de connaître l'orthographe d’un mot ou la grammaire puisque les correcteurs orthographiques (souvent peu au point, pourtant) le font à notre place. On ne mémorise plus les numéros de téléphone, les mobiles et autres assistants numériques le font pour nous. On ne sait plus lire les cartes routières et, plus grave encore, se repérer dans l'espace : les GPS s’en chargent. Enfin Google ou la Wikipédia fournissent le reste des connaissances utiles (ou inutiles) à chacun...
Or, la mémoire et l’intelligence se construisent et s’entretiennent. Récemment encore, on pensait que notre patrimoine "neuronal" était limité et qu’il tendait à diminuer avec l’âge. Depuis, les avancées de l’imagerie cérébrale, de la physiologie et de la biologie modernes mais aussi des sciences cognitives ont montré qu’il n’en était rien. Selon les spécialistes des neurosciences, les neurones, ou plus précisément les interconnexions neuronales, se régénèrent à condition... que le cerveau soit stimulé, sollicité. En un mot, qu’il soit utilisé. Pour preuve, notre cerveau est plus gros que celui de nos ancêtres. Chaque siècle ayant apporté son lot d’interconnexions neuronales nouvelles et ajouté une couche d’épaisseur au cortex.
Sachant que si le squelette de l’être humain avait, proportionnellement, grandi autant que le cerveau, on mesurerait trois mètres en moyenne de nos jours, il est, dès lors, à craindre que l'hypertrophie des NTIC - ces "prothèses cérébrales" dont l’homme moderne se gave, ne mène, à terme, à l’atrophie du cerveau.
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La prochaine plus belle avenue du Net |
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Chaque capitale dans le monde a sa plus belle avenue. Comme il se doit, c’est là qu’il y le plus de passage ; que les plus belles boutiques, alléchées par les retombées commerciales, s’installent à prix d’or. A Paris, ce sont les Champs Elysées, à New York, la 5ème avenue, à Londres, Oxford Street... Une stratégie payante – les chiffres d’affaire en attestent.
Internet aussi a ses plus belles avenues et les grands acteurs du secteur sont sur la brèche. C’est à celui qui, à coup de millions sinon milliards de dollars, met la main sur l’avenue du moment. En octobre 2006, c’était Google qui a déboursé 1,65 milliards de dollars pour acquérir YouTube, 14ème site le plus visité au monde et créé en février 2005. En octobre 2007, c’est Microsoft qui a acquis, à la barbe de l’ogre Google, 1,6 % de Facebook, site de socialisation, pour 240 millions de dollars, ce qui valorise la Start Up à près de 15 milliards de dollars ! Son trombinoscope numérique a connu une croissance hallucinante : en 6 mois, plus de 50 millions d’internautes se sont inscrits en y précisant pêle-mêle leur nom, sexe, âge, préférences politiques et religieuses, cursus scolaire, adresse email... le tout agrémenté d’une jolie photo. Or, l'enjeu principal des sites de socialisation est de capter les recettes publicitaires, avec des bandeaux sur mesure pour chaque internaute. Ce qui constitue le graal pour tout annonceur !
Du coup les appétits s’aiguisent. Aujourd’hui, rien ne permet de dire que le prochain site de socialisation "Hype" n’est pas déjà en gestation. Parions qu’une nouvelle bataille de titans opposera Google et Microsoft pour le contrôle la prochaine plus belle avenue du Net.
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Du contrôle social à la techno surveillance |
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Dans les villages d’antan, le contrôle social était strict. Derrière des volets clos, des yeux étaient braqués. Malheur à qui voulait se cacher.
Aujourd’hui, les volets sont ouverts mais …
Des caméras de surveillance épient les lieux publics. Sécurité oblige ! Des moteurs de recherche répertorient les pages fréquentées sur Internet et traquent les « mots clefs » permettant de cerner les goûts de clients potentiels. Publicité oblige ! Certains voient dans ces intrusions des atteintes à la liberté. Sur le principe, ils n’ont pas tort mais, dans les pays démocratiques, le risque est limité : la Grande Bretagne compte cinq millions de caméras de surveillance (soit à peu près une pour dix habitants, ce qui constitue un record mondial) mais les citoyens peuvent être raisonnablement assurés que la police a pour unique souci de débusquer des coupables ou des apprentis criminels. Le problème, comme toujours lorsqu’apparaissent de nouvelles armes, est que des malintentionnés peuvent s’en emparer. Une mafia bien pourvue en informatique pourrait organiser des chantages à grande échelle. D’ores et déjà, les polices politiques ne se privent pas d’utiliser les techniques modernes pour tisser en toute impunité des toiles de plus en plus serrées. Dans un pays aussi vaste que la Chine, Internet est à double tranchant. Avantages i) 160 millions d’internautes sont en mesure de s’exprimer et de communiquer ; ii) le pouvoir ainsi mieux informé peut, sans avoir à adopter une démocratie vraiment représentative, tenir compte de certaines aspirations. Inconvénient : 40.000 policiers espionnent la Toile si bien que i) les internautes, pour ne pas avoir d’ennuis, pratiquent l’autocensure ; ii) ils ne cherchent pas à se regrouper dans des associations qui risqueraient d’être prises pour des mouvements d’opposition. En Birmanie, même le téléphone portable s’est révélé dangereux. Des journalistes bénévoles s’en servaient pour filmer les manifestations et transmettre des vidéos à une télévision dissidente (située à Oslo), grâce à laquelle les médias du monde entier pouvaient relayer la révolution safran. Naïfs étaient les vidéastes : des policiers en civil, disséminés dans la foule, avaient eux aussi des portables ; ils les photographiaient et, la nuit venue, procédaient à de sinistres arrestations. De quoi regretter, du moins en Birmanie, les villages d’antan.
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iPhone : à peine commercialisé, déjà piraté |
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Le dernier téléphone portable à la mode, l’iPhone d’Apple, était à peine sorti aux Etats-Unis qu’il était piraté. C’est un étudiant de 17 ans, George Hotz, qui, avec quelques potes, a mis 3 semaines pour faire sauter les deux verrous posés par le constructeur : l’obligation de s’enregistrer auprès d’Apple et de ne pourvoir utiliser son iPhone que sur le réseau sélectionné par le constructeur. Car Apple a innové en limitant pour chaque pays la vente de son fleuron à un seul opérateur.
Aux USA, c’est ATT a emporté le morceau. En France, Orange en lance la commercialisation aujourd'hui. En théorie, si vous n’êtes pas client d’Orange, vous aurez le choix entre quitter votre opérateur actuel ou vous passer d’iPhone. A moins qu’un George Hotz français émerge. Auquel cas, la juteuse opération qu’escomptait Orange pourrait se transformer en eau de boudin. Apple, de son côté, pourra bien crier au voleur. Mais la pratique commerciale basée sur la raréfaction organisée d’un produit afin d’en augmenter artificiellement la valeur est un véritable pousse-au-crime. D'autant que c'est la première fois qu'un opérateur est tenu de céder une partie - tenue secrète - du prix d'un appareil à son constucteur.
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Sauras-tu garder un secret ?... |
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L'annonce du partenariat entre le géant de l'information Google et Cap Gemini pour proposer à toute entreprise de bénéficier d'outils bureautiques et de messagerie collaborative pour 50 dollars par utilisateur et par an a surpris. Avec les solutions classiques, le coût informatique par poste utilisateur est généralement de 6 à 10 fois plus élevé, car il est nécessaire d'acquérir des outils antivirus et antispam, des licences bureautiques, des solutions de sauvegarde et de couvrir des coûts annexes.
Attention ! Toutes les données de l'entreprise transitent et sont stockées sur les serveurs de Google, hors du territoire. Le géant de l'information a une politique incertaine concernant sa capacité à analyser les données qui lui sont confiées, et une durée de rétention des informations (même après effacement officiel) indéfinie. Ce qui est plutôt inquiétant lorsque l’on traite des informations sensibles. Les cabinets d'analyse tels que Gartner sont formels : d'ici à une dizaine d'années, la notion de vie privée et de secret sera très atténuée. En cause ? L’existence de gigantesques bases d'informations personnelles et sensibles que l’on peut croiser entre elles. L'introduction massive de traceurs radio (RFID) dans nos biens de consommation courante, vêtements et cartes de fidélité ou bancaires est d'ores et déjà effective, souvent à l'insu du consommateur. La centralisation de toutes ces données est préoccupante notamment en cas de vol et d’utilisation malveillante des données. Il ne se passe pas de semaine sans qu’un tel fait advienne. Compte tenu des enjeux et de la forte valeur ajoutée de toutes ces informations, l'attrait du gain augmente et les attaques sont désormais effectuées par des professionnels organisés. Il convient donc d'être extrêmement prudent lorsque l'on accepte de confier ses données personnelles ou d'entreprise à un tiers. Une fois qu'elles ont été dérobées ou divulguées, le mal est fait.
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Réel sonnant pour virtuel trébuchant |
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En ces temps boursiers troublés, la faillite d’une banque peut sembler prévisible. Ginko, c’est son nom, incapable de faire face aux retraits de liquidités exigés par ses clients, vient d’annoncer la fin de son activité.
La perte se monte à 190 millions de Linden dollars – la monnaie virtuelle en circulation sur Second Life. Rien de grave dirions-nous. Ginko n’est que virtuelle. Sauf, que... la perte est bien réelle. Alléchés par les taux de rendement proposés par Ginko - le Linden dollar est convertible en « vrai » dollar dans un rapport de 1/ 270ème -, les adeptes de Second Life ont, quant à eux, dépensé de vrais dollars pour acquérir les Linden dollars, déposés à Ginko. Ce sont au total 700.000 dollars qui ont changé de poche.
Du coup, rien ne va plus dans le monde de Second Life. Les magouilles et malversations s’y multiplient, le FBI enquête et, après des débuts tonitruants, l’audience est en berne. Mais pour les "escroqués", il s’agit d’un réel bien sonnant dans un virtuel trébuchant... L’alerte, espérons le, sera salutaire !
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Flâner sur le Net |
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Les bibliothèques du monde entier contiennent environ 65 millions d’ouvrages. Au rythme où Google avance, le tout sera numérisé dans sept ou huit ans. Les internautes pourront ainsi flâner sur le Net comme dans une immense librairie de tous les savoirs. Mais pour faire quoi ?
La tentation sera grande de chercher, à l’intérieur de chaque livre, les quelques phrases ou paragraphes qui intéressent particulièrement l’utilisateur. Le risque est d’autant plus fort que les jeunes générations sont habituées à lire directement sur écran et préfèrent les textes courts aux longues dissertations. Au total, l’avenir de la littérature se joue dans les écoles d’aujourd’hui. Plus grand sera le nombre des jeunes qui resteront attirés par la lecture, plus grande sera la chance que le surf sur la Toile donne encore envie de découvrir des ouvrages dans tout leur mystère et leur complexité.
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Bush n’a pas toujours tort |
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Le monde a accumulé tellement de raisons de se méfier de Bush que, même lorsqu’il dit des choses sensées, on doute de sa bonne foi. Cela vaut pour son refus de s’engager sur des « objectifs » de réduction d’émission de Co2. Il a soutenu – et qui pourrait, sur ce point, lui donner tort ? – que les objectifs ne signifient rien si l’on ne se donne pas les moyens de les atteindre.
Son insistance à mettre l’accent sur les moyens n’a rien d’illégitime et les Européens ne devraient pas sous estimer la capacité américaine à promouvoir le changement. D’ores et déjà, les entreprises, qui s’efforçaient d’éviter que le gouvernement fixe des règles contraignantes, ont changé de stratégie. A force de voir des Etats et des villes prendre des dispositions de plus en plus disparates, elles en arrivent à souhaiter qu’un prix unique soit fixé au niveau national. Les choses peuvent aller vite : si, en Amérique les pollueurs craignent de payer trop cher, les investissements dans la recherche augmenteront fortement. Et, si la recherche débouchait sur d’importantes innovations, les Etats-Unis seraient les premiers à vouloir fixer des « objectifs ».
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La crise Galileo |
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L’UE a décidé en 2002 d’entreprendre le projet de localisation par satellite Galileo pour assurer son indépendance dans un domaine sensible. Elle a, cependant, eu l’idée absurde de prévoir le financement par un consortium privé dépourvu de maître d’oeuvre. Il était impossible que cela fonctionne.
La Commission, ayant finalement compris où réside le fond des choses, a proposé que l’U.E, en tant que telle, finance l’affaire dont la facture est estimée à 3,5 milliards d’euros pour 5 ans. L’Agence spatiale européenne agirait alors en tant que maître d’œuvre.
Le Conseil européen des ministres des transports du 7 juin 2007 a accepté le principe mais décidé de reporter la décision en octobre. En réalité, il existe deux obstacles :
- Certains Etats qui, au fond, sont opposés au projet, comme le Royaume-Uni, rejettent le financement communautaire.
- D’autres, comme l’Allemagne, ne veulent pas du mode de financement habituel à l’U.E reposant sur le choix du moins-disant, mais exigent une clé de répartition dite « juste retour » où chaque Etat reçoit exactement pour ses contrats industriels la somme qu’il a versée au programme (par exemple, proportionnelle au PIB).
Sous ces apparences financières se cache un fait majeur : l’Europe n’a pas de gouvernement digne de ce nom et les nations tirent à hue et à dia.
Les personnes qui s’occupent du dossier sont néanmoins assez optimistes pour espérer une décision d’ici la fin de l’année.
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Botnets : guerre virtuelle, risque réel |
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Il n'y a pas que le monde réel à subir des conflits armés. L'attaque de grande ampleur, en mai dernier, visant à perturber et à paralyser une importante proportion des sites Internet gouvernementaux et privés estoniens en apporte la preuve. Cela sonnait comme une mise en garde. Cela ressemblait à des grandes manœuvres. L'OTAN et la Commission Européenne s'en sont inquiétés.
Les armes de destruction presque massive, utilisées dans ces nouveaux conflits, sont appelées « botnets », ce qui signifie réseaux de robots. La prise de contrôle furtive de centaines de milliers de PC reliés à Internet à l'insu de leurs utilisateurs (particuliers, entreprises, voire parfois gouvernements !) permet alors aux attaquants de mener à bien leurs actions, chaque ordinateur sous contrôle (le « bot ») étant alors programmé pour lancer l'attaque vers une cible précise à un moment donné. L'analogie avec le monde réel pourrait être celle de batteries de centaines de milliers de missiles répartis dans le monde et télécommandées vers des cibles précises.
Ces armées de PC appartiennent souvent à des particuliers qui ignorent que leur ordinateur est sous contrôle de cybercriminels, pour l'envoi de spams ou la préparation d'attaques. Or, il est très difficile de responsabiliser l'ensemble des internautes à ce sujet. Ce qui laisse le champ libre aux terroristes informatiques. Des parades existent. Des actions coordonnées entre les polices de différents pays peuvent s’avérer efficaces dans la traque des réseaux de robots sous contrôle. L'opération Rot Boast du FBI, la semaine dernière, a ainsi permis la découverte d'un réseau d'un million de PC sous contrôle : http://www.fbi.gov/pressrel/pressrel07/botnet061307.htm.
La cybercriminalité se nourrit, la plupart du temps, de l’"insécurité" des ordinateurs de particuliers et de l'"inexpertise" de leurs utilisateurs. Face à ce risque, les gouvernements sont alors impuissants. Sans aller jusqu'à imaginer un « permis à points » de l'internaute, l'utilisateur doit être sensibilisé. Le Passeport Internet et Multimédia proposé par le gouvernement : http://delegation.internet.gouv.fr/pim/index.htm est, en ce sens, une bonne initiative. Il faut aller plus loin. Ce qui permettra à la France de perdre sa place de numéro 1 mondial de PCs sous contrôle.
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Un ordinateur pour tous les enfants du monde |
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Il est parfois des initiatives qui réjouissent. Lorsqu'en 2005 Nicholas Negroponte, co-fondateur du célèbre MIT Media Lab, décrivait la vision qu'il a eue d'un ordinateur pour tous les enfants du monde, un ordinateur portable à 100 dollars, on a ressenti le scepticisme d'une grande majorité d'acteurs. Et pourtant, ce rêve est en passe d'aboutir.
Un ordinateur portable à 100$ pour tous les enfants du monde, avec un but noble et une conception quasi-idéale, presque idéologique. Tout a été réfléchi : matériaux solides et recyclables, ergonomie adaptée aux enfants et durée de vie importante, alimentation électrique économique (par batteries, secteur, panneaux solaires et même dynamo intégrée !), interface simple et permettant des fonctions essentielles (traitement de textes, journal intime, consultation de l'encyclopédie Wikipédia, navigateur Internet, jeux et ludiciels, et même discussions entre enfants grâce au réseau Wi-Fi intégré). Le tout sous Linux, cela va de soi.
Projet utopique au départ, l'obsession de Negroponte a su convaincre mécènes, sponsors et industriels, et la production industrielle des premiers prototypes est en cours depuis quelques mois. Restera à régler le problème de la distribution de l'ordinateur de par le monde, aux endroits où 100 dollars représente déjà un investissement important. L'ordinateur étant peu puissant et exclusivement conçu pour les enfants, il y a heureusement peu de risques que celui-ci soit détourné par les adultes.
Le projet est passionnant. Depuis 1982, Nicholas Negroponte a porté en lui cet espoir de pouvoir apporter aux enfants des pays défavorisés les nouvelles technologies qui nous ont permis, peuples industrialisés, une augmentation du savoir sans précédent.
L'aventure "One Laptop Per Child" est à suivre ici : One Laptop
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Voir loin mais agir vite |
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Pour réduire les émissions de CO2, l’idéal serait d’inventer des énergies qui ne seraient pas polluantes. Au mieux, ce sera pour après demain.
Pour demain, les recherches semblent prometteuses en ce qui concerne la captation de ce fichu CO2. Au Japon, aux Etats-Unis, en France et sans doute ailleurs, on teste des cristaux qui, avec des compositions diverses, pourraient absorber toutes sortes de polluants.
Pour aujourd’hui, cependant, rien de tel que les économies. C’est du ressort de chacun d’entre nous. C’est aussi, et peut-être surtout, du ressort des entreprises. Le dernier rapport du « groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat » souligne tout particulièrement l’importance de l’habitat. Si, entre maintenant et 2030, le parc immobilier était renouvelé de façon cohérente, « 30 % des émissions pourraient être évitées avec un bénéfice économique ». Pour Bouygues et bien d’autres entreprises du BTP, le chantier est immense.
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Hésitations nucléaires |
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Les partisans de l’énergie nucléaire soulignent que plus on aura recours à elle moins l’atmosphère sera encombrée de Co2. Ces adeptes de l’atome ont du mal à admettre que certains écolos fassent de la résistance. A leurs yeux, c’est de l’obscurantisme. Un accident de type Tchernobyl ne devrait pas se reproduire pour la bonne raison qu’il n’aurait pas eu lieu si les consignes minimales avaient été un tant soit peu respectées.
L’argument est fort mais ne convainc pas tout le monde. D’abord, des erreurs humaines restent possibles quelles que soient les précautions prises. Ensuite, la protection contre la malveillance ne peut être parfaite surtout en temps de guerre ou de terrorisme exacerbé. Pour bien faire, les centrales devraient être enterrées mais quel serait le prix de cet enfouissement ? Les adversaires du nucléaire ajoutent que 43 pays postulent à des mises en service et estiment qu’ils ne sont pas tous capables d’assurer la maintenance ou disposés à accepter l’aide des fournisseurs.
Malgré l’urgence, le débat n’est pas près d’être clos.
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Réseaux sans fil (encore) en danger |
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L'article scientifique publié le 1er avril dernier par trois chercheurs de l'université de Darmstadt aurait pu passer pour une mauvaise plaisanterie avec son intitulé percutant : "Breaking 104 bit WEP in less than 60 seconds", si la communauté des experts en Sécurité des Systèmes d'Information n'avait pas ensuite confirmé que cette nouvelle n'était pas un canular, mais bel et bien une trouvaille mettant en péril la majorité des réseaux dotés d'un accès sans fil Wi-Fi.
Depuis près de 6 ans maintenant, les nombreuses failles de sécurité qui ont été mises en évidence autour de la technologie d'accès aux réseaux sans-fils Wi-Fi avaient inquiété les spécialistes, mais l'essor du nomadisme informatique tout comme son succès à grande échelle avaient fait oublier ces craintes.
Les liaisons Wi-Fi possèdent différents mécanismes de sécurité permettant de chiffrer les données, cependant le mécanisme par défaut - baptisé WEP - n'offre qu'une sécurité illusoire. Jusqu'à présent, quelques heures suffisaient pour qu'une personne malveillante ne casse le mécanisme de chiffrement WEP pour s'introduire sur les réseaux Wi-Fi à sa portée. Pour ceux et celles qui s'estimaient encore en sécurité avec WEP, cette étude scientifique démontre le contraire car il est désormais possible de s'introduire illégalement sur un réseau Wi-Fi utilisant n'importe quelle version de WEP (même la plus "sécurisée", soit 128 bits) en environ une minute, avec les conséquences que l'on est en mesure d'imaginer.
Heureusement, les révélations des experts ont amené depuis quelques années les industriels à améliorer leurs gammes de produits sans-fil Wi-Fi, en y intégrant un nouveau système sécurisé baptisé "WPA " qui corrige la majorité des défauts de son prédécesseur. La solution permettant un accès en Wi-Fi sécurisé existe donc bel et bien de nos jours, encore faut-il la mettre en oeuvre ! Aujourd'hui, la quasi-totalité des réseaux Wi-Fi en fonctionnement est vulnérable à ce type d'attaque.
D'une part, peu d'utilisateurs sont au courant du problème, et ne savent pas comment effectuer la correction. D'autre part, un certain nombre de constructeurs n'ont pas encore corrigé leurs produits et continuent à vendre des équipements Wi-Fi non équipés de ce nouveau mécanisme "WPA". Enfin, le rôle d'information des vendeurs et professionnels des réseaux est encore insignifiant, et l'on trouve par exemple encore des centaines de milliers d'équipements Wi-Fi vendus ou prêtés (dans le cas des boitiers d'accès Internet) aux entreprises et particuliers sans que les mécanismes de sécurité WPA ne soient actifs.
Ceci est un bel exemple démontrant que l'évolution rapide des nouvelles technologies ainsi que leur mise à disposition auprès du public en hâte (pour répondre à une démande légitime) n'est pas toujours sans risque et engendre des problèmes qui doivent ensuite être corrigés tant bien que mal.
Document disponible sur : http://eprint.iacr.org/2007/120
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La Chine, grande puissance spatiale |
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Le 11 janvier dernier, la Chine a réussi pour la première fois à détruire l’un de ses satellites en utilisant un missile balistique. Cette opération, détectée par les services américains et confirmée par la Chine après un silence de douze jours, a entraîné les protestations des Etats-Unis, du Japon ou de l’Australie, entre autres, mais peu de réactions en Europe.
La destruction d’un satellite par un missile pose deux problèmes majeurs. Le premier, dans le domaine civil, est celui de la sécurité dans l’espace : le satellite s’est désintégré en plusieurs centaines de débris, dont chacun pourrait entrer en collision avec d’autres objets spatiaux, déclenchant ainsi une réaction en chaîne qui menacerait la sécurité dans l’espace, notamment pour les missions habitées. Le second problème est d’ordre militaire et stratégique, car cette nouvelle capacité de la Chine à détruire satellites et autres objets spatiaux pourrait évidemment être utilisée à des fins militaires et de ce point de vue, ce test s’apparente fort à un essai d’arme anti-satellite. Le risque est celui d’une militarisation de l’espace, comme on pouvait le craindre durant les années 80 lorsque les Etats-Unis et l’URSS procédaient à des tests similaires. La Chine a rejeté les protestations des Etats-Unis et de leurs alliés en indiquant qu’elle excluait toute course aux armements dans l’espace.
Ce test démontre en tout cas la volonté qu’a la Chine de s’affirmer comme grande puissance spatiale tant dans le domaine civil que militaire, du moins potentiellement. Cela permet sans doute de mieux comprendre les raisons qui la conduisent, alors qu’elle est partenaire du programme européen Galileo, à se lancer dans son propre système de navigation par satellites Beidou, dont le premier vient d’être lancé le 10 février.
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Normes respectées, sécurité mieux assurée |
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En souhaitant se recentrer sur leurs métiers respectifs, les entreprises confient, de plus en plus, leur gestion et leur exploitation quotidienne à des prestataires extérieurs. Ceux-ci deviennent pour ainsi dire une extension des entreprises qui n'hésitent alors pas à leur confier leurs informations internes voire sensibles, nécessaires à l'exécution des contrats passés.
Le cadre juridique lors de l'établissement du partenariat met en place un certain nombre de garde-fous afin que le prestataire effectue au mieux le service demandé. Procédures qualité, indicateurs de qualité et de niveau de services, et autres clauses de confidentialité sont actées afin de rassurer le client quant au déroulement futur de la prestation.
Mais qu’en est-il dans la réalité ? Très souvent, ce sont le traitement et le stockage des informations sensibles et internes à l'entreprise qui posent un défi majeur. La criticité des données manipulées est rarement prise en compte. Du coup, un client peut retrouver ses données confidentielles dévoilées, par mégarde ou malveillance, sur Internet ou chez des concurrents. C’est la mésaventure qui est arrivée à la RATP. Des dizaines de milliers de fiches d'identité d'utilisateurs Navigo, se sont retrouvées, consultables librement, sur le Web.
Que faire ? Si l'adoption de procédures qualité est une habitude bien ancrée chez les fournisseurs, celle consistant à protéger les données de leurs clients ne semble pas, hélas, très répandue. Sensibilisation et conseils en ce sens seraient souhaitables. Des normes et des recommandations existent. Encore faut-il les mettre en application.
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Ce seul être vous manque et tout est inquiétant |
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Une récente étude TNS Sofres ( octobre 2006 ) nous éclaire sur un rôle social peu connu du téléphone mobile qui est ressenti par nos concitoyens.
" Si ceux-ci ne croient pas en la vertu «magique» d’un objet qui créerait la relation familiale, ils sont en revanche convaincus de sa capacité à la faciliter. Dans un climat de morosité, de pessimisme, d’incertitude et d’insécurité, le mobile s’inscrit résolument dans une dynamique d’autoprotection de l’individu et de ses proches. Le mobile est, pour toute la famille et quelle que soit la génération à laquelle on appartient, un vecteur de réassurance, le «doudou commun» qui permet à ses membres de former une bulle protectrice autour du groupe familial. Phénomène de compensation et besoin de prendre ses distances avec une situation vécue ou perçue difficile, le mobile est sans aucun doute l’objet de la réassurance.
La vieille notion d'ange gardien est de retour…
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R&D : Européens, encore un effort ! |
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Industrie des logiciels très active en Europe mais le différentiel s'élargit avec les Etats-Unis, efforts de R&D substantiels mais loin derrière les Américains... Dans une excellente interview au JournalduNet, Jean Mounet, Président de Syntec Informatique, met en cause la dispersion des moyens, les investissements en R&D insuffisants et ... l'absence d'une politique industrielle.
A écouter
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Du miracle au mirage |
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Bernard Cazes rappelle, dans le dernier numéro de la revue Futuribles, qu’à la fin du XIX ème siècle, sir William Crookes, futur prix Nobel de physique, prédisait une famine sans précédent pour l’humanité. Sir William anticipait, sur une période d’environ 50 ans, une augmentation de la demande de blé et un épuisement de l’azote fixé dans l’atmosphère (indispensable à la culture des céréales).
L’angoisse, précise Bernard Cazes, a fait long feu car, avant l’échéance redoutée, un système de fabrication d’engrais azotés avait été inventé.
Doit-on conclure de ce précédent que les progrès technologiques nous tireront toujours d’affaire ? Non ! A supposer même que des sources d’énergie inépuisables aient été trouvées avant la disparition des combustibles fossiles, cela ne contribuerait que partiellement à résoudre les problèmes de l’eau, des sols arables et autres ressources naturelles que l’humanité a tendance à surconsommer. Circonstance aggravante : avec le réchauffement climatique, l’écosystème terrestre est menacé.
Au total, les défis sont si grands que l’innovation technologique, pour nécessaire qu’elle soit, ne peut être suffisante. Il va falloir tenter du nouveau, se lancer sur un terrain quasi vierge à la fois technique, civique et spirituel.
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Du vendeur conseil au vendeur consultant |
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Actuellement dans le domaine des TIC, informatique, téléphonie, multimédia, les clients n’utilisent que 20% des possibilités des équipements qu’ils achètent.
Cela n’est pas étonnant : les TIC sont des marchés «techno-conquérants» exclusivement centrés sur l’offre et l’obsolescence. Cela aboutit au suréquipement. Le suréquipement est une nuisance car sa crainte peut être dissuasive de l’achat ou des compléments d’achats.
Ce phénomène est probablement très accentué chez les seniors (à fort pouvoir d’achat). Cela représente un manque à gagner pour les fabricants, les opérateurs, les distributeurs.
Les réputés vendeurs-conseil ne sont au mieux que des répétiteurs à peine inventifs des catalogues et modes d’emplois Ce n’est pas par insuffisance professionnelle c’est parce que le métier d’interface entre les nouvelles technologies et la vie de chacun n’a pas encore été inventé. Il s’agit de développer un métier qualifié qui va bien au-delà des techniques de formation à « l’écoute client ».
Ces vendeurs-coach seraient consultables en face à face, dans les grandes surfaces, mais sur RDV. La rétribution se ferait soit par les clients soit par les fabricants ou les distributeurs.
Ce type d’interface pourrait également être mis en place pour un grand nombre d’autres produits techniques : voiture, domotique, électroménager, outillage, bricolage, jardinage.
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WiMax et UMTS : la convergence ? |
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Depuis environ 10 ans, les observateurs s’attendent à voir converger (comprendre : fusionner) les technologies des télécommunications et de l’informatique. Une nouvelle étape vient d’être franchie avec le WiMax. Issu du monde de l’informatique et présenté assez improprement comme une évolution du désormais célèbre WiFi, le WiMax propose des débits de plusieurs dizaines de mégabits/seconde sur des rayons de couverture de quelques dizaines de kilomètres.
Au point que dans de nombreuses applications, le WiMax peut en théorie concurrencer l’UMTS (le haut débit proposé par les opérateurs téléphoniques pour accéder, par exemple, à Internet depuis un téléphone mobile).
Il est clair que les coûts de mise en œuvre de ces technologies vont obliger les différents acteurs à se poser la question suivante : pourquoi continuer à déployer, gérer et entretenir deux infrastructures concurrentes et incompatibles qui répondent pour l’essentiel au même besoin ?
Entre les opérateurs endettés mais ayant une longue expérience des technologies nomades et de leur infrastructure et les sociétés informatiques prêtes à investir un secteur en pleine croissance, la convergence risque de ressembler à une violente bataille économique.
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Normes et standards : quand l’Asie s’éveillera |
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Imposer une norme, revient, dans un contexte mondialisé, à s’assurer un bénéfice immédiat en terme économique et stratégique. L’Europe, malgré quelques beaux succès industriels, à l’instar du GSM qui a su s’imposer sur tous les continents, est à la traîne. Dans ce domaine, ce sont les Etats-Unis qui, grâce à leur suprématie en termes d'innovation et de maîtrise de l'information, tiennent le haut du pavé. Ils sont à même de proposer leurs propres normes ou bien d'en créer de nouvelles et de les rendre indispensables aux yeux de tous. Cela va-t-il durer ? Rien n’est moins sûr.
Le réveil de l’Inde et de la Chine risque d’être brutal. Avec une population locale se dénombrant en milliards d'individus, ces deux pays n'auront aucun mal à définir et à appliquer leurs propres normes. Cela a déjà commencé en Chine notamment avec la norme TD-SCDMA, équivalent de l’UMTS européen. On peut de ce fait parier que, globalisation et essor des nouvelles technologies de communication et de l'information aidant, ces pays, à forte croissance, ne tarderont pas à proposer leurs propres normes à l'ensemble de la planète, au grand dam des Américains et Européens.
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Tout sauf, rien sauf |
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En matière de sécurité informatique et, en particulier de contrôle de l’Internet, deux grands principes peuvent être adoptés que l’on peut résumer par le « Tout sauf », autrement dit tout est autorisé sauf exception, et le « Rien sauf » c’est-à-dire rien n’est autorisé sauf dérogation.
Le modèle occidental de l’Internet s’inscrit clairement selon le premier principe. Ceci explique en partie les difficultés d’interdire quoi que ce soit. Le meilleur exemple est la condamnation en France de Yahoo pour vente de produits nazis. Ce qui avait contraint ce site à trouver une parade technique complexe pour filtrer, exclusivement en France, ces ventes. Toutefois, il est parfaitement illusoire de croire que l’on puisse tout filtrer de façon réellement efficace. Car avant d’interdire, encore faut-il définir, avec précision, quoi interdire.
Dans les pays totalitaires, le modèle inverse a été adopté et c’est au compte-goutte que les sites sont autorisés, avec de toute façon la possibilité ultime de couper les accès. La censure est dès lors nettement plus efficace.
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Microsoft trop fort ou... monde libre trop faible |
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Depuis quelques années, les logiciels libres font partie intégrante des offres des grands groupes informatiques. Ils devaient permettre aux entreprises et institutions, soucieuses de leur « dépendance », une alternative à l’hégémonie de Microsoft. Quel bilan peut-on en tirer aujourd’hui ?
Selon une étude du cabinet OneStat.com, 97% des micro-ordinateurs dans le monde sont équipés d’un système d’exploitation de Microsoft Windows. Les Linux sont passés, entre 2003 et 2006, de 0,51% à… 0,36% !
Pour les logiciels de navigation sur Internet, Internet Explorer de Microsoft a certes perdu, dans la même période, près de 10% de parts de marché. Il n’en reste pas moins qu’il continue, avec 85 % du marché, à caracoler en tête... loin devant les trois principaux navigateurs « libres » qui cumulent à peine 15%.
Seul le segment des serveurs échappe à cette hégémonie puisque les Linux, avec près de 20% de parts de marché, ont su s’imposer comme le second système d’exploitation.
Le bilan reste donc assez mitigé. Mais au-delà des chiffres, l’attentisme reste de mise. Si choisir Linux pour des applications modestes est devenu un réflexe, Microsoft reste une référence incontournable pour les PC et les applications bureautiques.
En cause ? La multiplicité d’offres rarement compatibles entre elles et la difficulté à garantir un fonctionnement stable sur des solutions appelées, par principe, à évoluer rapidement.
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"L'Iran a droit au nucléaire civil" |
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Cette phrase, rapportée par Libération du 4 septembre, a été prononcée par Jack Lang de retour de Téhéran. Personne ne conteste à qui que ce soit le droit d'avoir accès au nucléaire civil, tout au moins en restant dans le cadre des règle de l'AIEA, le super gendarme onusien en matière nucléaire.
Malheureusement une information récente mais passée pratiquement inaperçue, balaie les derniers a priori positifs que l'on pouvait avoir quant au programme nucléaire iranien. Le 26 août 2006 le Président Ahmadinejad a inauguré une unité de production d'eau lourde à proximité du réacteur IR-40 en construction à Arak. Ce réacteur de design iranien est officiellement un "réacteur de recherche" du type uranium naturel/eau lourde. Sa puissance sera faible : de l'ordre de 40 mégawatts alors que les réacteurs électrogènes ont des puissances de 1000 à 1500 MW.
L'intérêt de ce type de réacteur est que c'est une superbe machine pour fabriquer le meilleur plutonium de qualité militaire. IR-40 devrait entrer en service en 2009 et pourra fournir du plutonium pour 1 ou 2 bombes par an. Tout cela signifie que l'Iran, pour se doter de l'armement nucléaire, suit en parallèle, la voie de l'uranium 235 et celle du plutonium. Les États-Unis avaient procédé ainsi avec le projet Manhattan qui déboucha sur "Little Boy", engin à uranium 235 (64 kgs de matière fissile) qui rasa Hiroshima, et "Fat Man", bombe au plutonium (6 kgs) qui anéantit Nagasaki. La France procéda de même.
Que peut-on faire pour contrecarrer ces projets ? La réponse est
malheureusement : rien. Comme Jacques Andréani l'a exposé devant Les
Vigilants, une intervention militaire des USA donnerait peu de résultats à part de mettre cette partie du Monde (sinon le Monde entier) dans une situation apocalyptique. L'expérience, entre autres, du Pakistan a montré que lorsqu'un pays a décidé d'acquérir une capacité nucléaire, rien ne peut l'en empêcher. Kofi Annan s'est déclaré sceptique quant à l'efficacité de sanctions économiques contre l'Iran. Reste, comme l'a souligné J. Andréani, la diplomatie... On ne peut qu'appeler de nos vœux une évolution à l'Argentine : ce pays avait lancé un programme nucléaire
militaire mais, après le changement de régime, le nouveau pouvoir
abandonna cet objectif.
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La loi du « respect » |
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Y a-t-il un point commun entre le président dictateur de la Corée du Nord et les « sauvageons » qui, chez nous, mettent le feu aux voitures ? Oui, puisqu’ils veulent tous se faire remarquer.
Le missile longue portée coréen est du toc. Il faut trois jours pour faire le plein de son combustible. Le détruire au sol, ou même en vol, serait un jeu d’enfant. De plus, les quelques bombes nucléaires coréennes sont beaucoup trop encombrantes pour servir de tête à ce missile. Qu’importe ! Kim Jong-il est content : les grandes puissances parlent de lui. Peut-être un jour, lui témoigneront-elles du « respect ». Après, mais pas avant, il pourra négocier.
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IGN versus Google Earth : le ridicule ne tue pas.... |
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Nous avons eu droit à un déluge de manifestations d'auto-félicitations à l'occasion de la mise sur le Net par l'IGN de photos du territoire français. Or que constate t'on ? La France est loin d'être couverte dans son intégralité et là où il y a une couverture photographique on est surpris de voir un "mitage" par des occultations toutes blanches. Il s'agit de photos de sites dits sensibles, occultés en application, paraît-il, d'un texte de 1945.
Il suffit d'aller sur le site de Google Earth pour avoir de superbes vues, en haute définition, de la base de sous- marins de l'Ile Longue, de l'usine de retraitement de La Hague, de Eurodif à Pierrelatte etc..Nous avons, une fois de plus, l'illustration de la toute puissance d'une administration quelque peu rétrograde. Quand arrêterons-nous d'avoir un train de retard ?
Il n'est pas inutile de rappeler, en outre, que les photos de l'IGN sont prises d'avions volant à 2.500m d'altitude alors que les images de Google Earth sont prises par des satellites à plus de 200 kms d'altitude. Malgré cette énorme différence de distance, je peux voir sur Google que les stores de mon appartement sont ouverts, ce qui est impossible à dire sur l'IGN.
Ce que l'IGN nous cache en application d'un règlement complètement désuet est déjà photographié depuis longtemps par tous les satellites américains, russes ou chinois et fait maintenant partie du domaine public. On peut voir sur Google, avec luxe de détails, la Maison Blanche, le siège de la CIA, la base navale de Norfolk etc. En outre le logiciel de Google est d'un usage beaucoup pratique que celui de l'IGN ; de surcroît ce dernier ne permet aucune impression. Il faudrait quand même vivre avec son temps.
Le ridicule n'est toutefois pas réservé à l'IGN. En effet, si sur Google on a une vue impressionnante des installations de fabrication d'armes nucléaires Pantex à Amarillo (Texas), la base de Guantanamo Bay est, quant à elle, floutée.
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Le prix du service |
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Les plaintes des consommateurs auprès des fournisseurs d’accès à Internet (FAI) ont explosé ces dernières années. Au-delà de l’engouement des Français pour le haut débit ADSL qui explique en partie ce fait, la principale raison vient du faible niveau de service offert par les assistances téléphoniques (les fameuses hot lines).
Quiconque a eu affaire avec ces hot lines s’en souvient et rarement en termes élogieux : attente interminable, interlocuteur maîtrisant mal le français, incompétence technique, refus d’escalader le problème à une équipe de spécialistes et au final un coût généralement prohibitif, en particulier si vous avez eu la bonne idée de confier vos appels téléphoniques à votre FAI ce qui vous oblige à "exploser" votre forfait de GSM pour leur signaler que votre ligne téléphonique fixe ne marche pas.
A ce petit jeu du "qui gagne perd", Free est devenu le champion de sa catégorie : moins de 20% de part de marché, plus de 50% des plaintes enregistrées. Comme par hasard, il s’agit également du FAI le moins cher. Et c’est bien là le vrai problème : quel est le coût réel d’un service de qualité ?
La France fait partie des pays où la connexion ADSL est la moins chère. Or, la qualité, quand le service est opérationnel, est équivalente à ce l’on rencontre à l’étranger. Ce n’est donc pas sur les infrastructures mais clairement sur les services annexes, et en premier lieu la hotline, que les coûts sont compressés. Du coup, tout incident devient problème.
A quel moment la "valeur du point de vue du client" deviendra-t-elle aussi importante que la "valeur du point de vue de l'entreprise" ? Lorsque les opérateurs auront compris que leurs clients sont un "capital" qui mérite attention et respect et que leur fidélité se sera transformée en intérêt… financier !
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Du fonctionnement du cerveau à la prise de décision |
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Nous émergeons d’un siècle qui vénérait la pensée formelle et négligeait l’émotion. Un siècle où la raison était érigée en totem. C’est elle qui nous a permis de découvrir les propriétés fondamentales de la matière, de transplanter le cœur d’une poitrine vers une autre ou d’accéder à la Lune, muse préférée des poètes, et demain peut-être à Mars.
Cette « Raison » raide et froide de rigueur, tout le contraire de la raison du siècle des Lumières, indifférente à l’incertitude, nous a fait croire que le monde pouvait être soumis au calcul, que la guerre du Vietnam pouvait être gagnée par les ordinateurs du Pentagone et que ...l’homme était un décideur rationnel. Elle nous a fait croire que la décision était le produit du raisonnement. Qu’elle était le privilège de l’homme et de structures de son cerveau situées dans le lobe frontal, comme dans nos grandes entreprises les décideurs ont leur bureau tout en haut de gratte-ciel.
La domination des théories formalistes et l’hégémonie des linguistes dans les sciences de la cognition ont porté à croire que le raisonnement logique, appuyé sur le langage, constituait le fondement des processus de décision. Ceci était particulièrement prégnant chez les économistes pour qui les agents économiques sont des maximiseurs bayésiens de l’utilité subjective pleinement rationnels.
Nous assistons cependant, depuis peu, à un changement profond de paradigme avec un réancrage des fonctions cognitives les plus élevées dans le corps sensible, l’émotion... Aujourd’hui, les apports de l’imagerie cérébrale, de la physiologie et de la biologie modernes, des sciences cognitives, de la psychologie... et la collaboration entre neuropsychologues ont permis de reconsidérer profondément les processus de fonctionnement du cerveau humain. Ainsi, Antonio Damasio, spécialiste en neurosciences, a, avec une rare élégance, tenté de réintégrer l’émotion dans les processus de décision, puis, de réincarner la cognition. D’autres études récentes ont montré que l’avancée de l’esprit humain est toujours un changement de point de vue. J’avancerais, pour ma part, trois hypothèses.
La première est que la décision n’apparaît plus, à ce titre, comme seulement un processus rationnel, fondé sur des outils logiques, pas plus qu’une seule propriété du cerveau cognitif. Elle est une propriété fondamentale de tout le système nerveux. Prenons la fuite, une des principales réactions de survie qui fut déterminante au cours de l’évolution. Chez le poisson, par exemple, c’est un neurone géant, la cellule de Mauthner, qui, loin d’être un simple relais contrôlant un réflexe de fuite, est le siège d’intégrations multisensorielles d’une subtilité et d’une complexité extraordinaires. Il détecte les dangers et active la décision de fuir en fonction du contexte et de la configuration des signaux externes comme de l’état interne de l’animal. La réaction de fuite est, à ce titre, une première illustration de l’existence d’un processus de décision dans un élément de base du système nerveux central.
La deuxième est que la décision, au cours de l’évolution de trois millions d’années et parce qu’elle est une propriété fondamentale du cerveau, est en fait le résultat d’une hiérarchie de processus, du plus simple au plus complexe.
La décision doit enfin, à mon sens, être ancrée dans l’action et la perception et non enfermée, comme on avait tendance à le croire, dans des processus purement logiques. Il nous faut donc rapprocher raison et émotion et retrouver le rôle que joue cette dernière dans la prise de décision.
Une étape décisive fut franchie lorsqu’on accepta l’idée que l’émotion est préparation à agir et pas seulement réaction. A cet égard, les avancées de la physiologie et de la biologie modernes ont été d’un grand secours. Elles nous ont, d’une certaine manière, permis de refonder les processus de décision. Mais cette connaissance croissante du fonctionnement du cerveau n’est pas sans risque. A nous d’être vigilant face aux possibilités accrues de manipulation. Surtout pour les enfants. C’est entre 7 et 10 ans que l’enfant développe les capacités d’empathie, de tolérance, etc. Imaginons un instant les dégâts qu’ils peuvent subir entre les mains d’un système fanatisé.
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L'Europe des ondes est à la peine… |
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La question souvent occultée, car elle peut sembler très technique et rébarbative, est celle de la problématique générale de la Gestion Harmonisée des Fréquences sur l'espace européen.
Les structures administratives qui en ont la charge agissent en ordre dispersé, sans véritable concertation. La ressource naturelle "fréquence disponible" devient un enjeu vital pour le développement de nos économies numériques.
Quelles sont les questions ?
D'abord l'IUT. C’est un organe, dépendant des Nations Unies, qui est chargé d’harmoniser le fonctionnement des télécommunications au niveau mondial à partir de l’établissement de règles communes et de la diffusion d’information (fichier des références internationales des fréquences par exemple).
Ensuite, le CEPT : C’est un organe international constitué par 46 pays (dont ceux constituant l'Europe) qui ne traite que de problèmes techniques.
Au niveau de la Communauté européenne, il n’existe pas d’institution susceptible de définir une politique européenne, une stratégie commune en matière d’utilisation du spectre des fréquences radioélectriques en association avec des choix spécifiques propres à chacun des pays constitutifs. De plus, la répartition des compétences et les procédures administratives à l’intérieur de chaque pays peuvent être différentes.
Compte tenu que "le spectre est une denrée rare" et que la tendance en matière de demande de transmission d’information est en forte croissance, nous serons contraints à plus ou moins brève échéance de rechercher des axes d’harmonisation permettant d’engager une démarche prospective (et non plus curative) afin d’optimiser l’utilisation du spectre.
Quelques exemples :
- la TNT qui nécessiterait l’élaboration d’un calendrier permettant de déterminer la date de suppression de la transmission analogique et d’analyser les retombées industrielles potentielles,
- l’UMTS qui se développe sans qu’un minimum de lignes directrices n’aient été élaboré,
- GALILEO dont on connaît mal l’impact stratégique et les retombées économiques mais dont on sait que sa réalisation en termes de fréquences nécessaires est loin d'être assurée… On peut se demander, en effet, si les autorisations d'exploiter les fréquences qui lui sont nécessaires seront reconduites compte tenu de l'importante maîtrise de l'espace et du ciel électromagnétiques que sont en train de s'assurer, très discrètement, certains pays "dominants" au plan mondial.
Au plan international, il serait souhaitable que la Communauté européenne se dote de moyens permettant d’harmoniser ses positions, de les affirmer et de rechercher des consensus face à une certaine forme de dictat américain. Que se passerait-il si, demain, pour communiquer librement en utilisant les ondes électromagnétiques, il devenait nécessaire de choisir entre payer un impôt américain ou s'abstenir de le faire ?
Convaincu des aspects bénéfiques de la construction européenne amenant à une modernisation globale de tous les secteurs, il a été constaté a contrario la fragmentation des organisations et donc des processus de décision conduisant à un déficit de « vision commune ».
Ce déficit conduit inéluctablement à une désorientation des politiques industrielles nationales des différents pays membres. Il n'a pas encore été débattu des conséquences de cette désorientation tellement les impacts socio-économiques étaient forts.
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Filières atomiques |
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Un procès qui se déroule actuellement à Mannheim met en lumière la complexité des circuits utilisés pour la prolifération nucléaire. Un ingénieur, Gotthard Lerch, est accusé d’avoir facilité, entre 1999 et 2003, l’exportation en Libye de composants utilisés pour l’enrichissement de l’uranium. Le trafic a été découvert lorsque Kadhafi, pour se réconcilier avec l’Occident, a démantelé des installations dont, jusqu’alors, il avait nié l’existence.
L’examen du dossier libyen a permis de remonter une filière conduisant à Abdul Khan, ce savant pakistanais qui a vendu de nombreux secrets non seulement en Libye mais aussi en Iran, en Corée du Nord et ailleurs. Les filières étaient tellement foisonnantes que Mohamed El Baradei, Directeur Général de l’Agence Internationales pour l’Energie Atomique a lui-même été surpris : « Quand vous voyez, a-t-il dit, des instruments conçus dans un pays, fabriqués dans deux ou trois autres, expédiés dans un quatrième puis détournés vers un cinquième, vous ne pouvez ignorer l’existence d’un réseau mondial ».
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(In)sécurité informatique |
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Ainsi Skype serait une véritable passoire en terme de sécurité informatique permettant d’écouter les conversation téléphoniques entre scientifiques, BlackBerry une société dont la vocation première serait de lire les mails échangés par les VIP et les FireWalls CheckPoint un outil israélien dont tous les échanges finiraient sur le bureau du Mossad. Dans le monde informatique, et particulièrement depuis l’émergence d’Internet, se faire peur est devenu un tel business que tout risque potentiel devient un risque réel.
Pourtant, à bien y réfléchir, s’il y a un incontestable danger dans les échanges sur Internet, il provient, outre de l’utilisateur lui-même, de son fournisseur d’accès. En effet, qui est mieux placé pour savoir qui vous êtes (à travers le contrat que vous signez avec lui), la volumétrie échangée, les protocoles utilisés (autrement dit à quoi sert l’accès), les sites les plus fréquentés (vos centres d’intérêt), etc. ? D’autant que tout bon fournisseur d’accès se débrouille pour blinder ses contrats en se mettant hors jeu en cas de problème de confidentialité.
Avant de se demander si BlackBerry est capable de casser une clef de chiffrement 3DES, peut-être devrions nous commencer par repérer et réparer les principales faiblesses de nos systèmes d’information.
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Les 4 scenarii de développement d’une start-up |
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Dans le monde des nouvelles technologie mieux vaut être gros mais pas trop ou alors beaucoup. Explications : Toute nouvelle technologie est portée par quelques sociétés, le plus souvent de petite taille. Leur avenir dépendra de 2 paramètres : l’intérêt des utilisateurs et la possibilité de se faire racheter.
Premier scénario : une technologie qui ne décolle pas. Direction le cimetière déjà bien garni des produits qui ont – presque – révolutionné le monde.
Second scénario : la technologie répond à un besoin. L’espoir de tout entrepreneur est alors de faire racheter par un gros du secteur genre IBM, Microsoft, Cisco selon la nature de la solution. Dernier exemple en date : Skype qui se fait racheter par eBay pour quelques 5 milliards de dollars. Toutefois, la fenêtre de rachat est limitée et si on attend trop on passe à l’étape suivante.
Troisième scénario : la technologie devient un standard de fait. Et là, les problèmes commencent car la société est trop grosse pour être rachetée et pas assez pour contrer l’offensive des gros du secteur qui préfèrent lancer leur technologie. En général, c’est le gros du secteur qui gagne (par exemple le PocketPC de Microsoft sur le PalmPilot). Sinon…
Quatrième scénario : la start-up a triomphé de toutes les embûches. Elle entre dans le clan très fermé des gros du secteur (Google est le dernier entré). Et elle s’apprête, à son tour, à racheter tout ce qui semble prometteur.
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Les dessous du duel Areva Westinghouse |
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La nouvelle de l'échec probable d'Areva en Chine ne me surprend pas. Il existait à Pékin depuis quelque temps des rumeurs allant dans ce sens. Il faut le regretter mais il faut également préciser que la concurrence entre Areva et Westinghouse ne se situait pas sur le même registre.
Le modèle proposé par Westinghouse, l'AP 1000, date de plus de quinze ans. C'est l'extrapolation à 1000 MWe d'un modèle de 600 MWe jamais construit, n'ayant jamais trouvé d'acquéreur pour de nombreuses raisons. On ne peut pas dire que le modèle 1000 MWe soit beaucoup plus séduisant, ne serait ce que parce sa puissance est trop faible. Je ne m'étonne donc pas que Westinghouse ait accepté de vendre cette technologie aux Chinois. Si le chiffre de 400 millions de $ est exact, c'est une bonne affaire car c'est un gain net sans risque. Cela ressemble à la vente, en 1988, par Combustion Engineering (déjà mal en point) à Kepco, l'électricien sud-Coréen, de son système 80. A l'époque, déjà, cela avait contrecarré nos projets en Corée du sud. L'EPR conçu par Framatome ANP (Framatome et Siemens) proposé par Areva est un modèle de 1600 MWe ultra moderne, agréé par les autorités de sûreté européennes, dont un premier exemplaire est en cours de construction en Finlande. Un deuxième sera entrepris par EDF sur le site de Flamanville. C'est ce modèle qui sera proposé pour les nouveaux programmes nucléaires en Europe et à l'étranger (Inde, Brésil, USA etc).
Son développement, qui s'est étalé sur plus de 10 ans, a été extrèmement coûteux. On peut comprendre que, dans ces conditions, Areva et Siemens n'aient pas voulu jouer le même jeu que Westinghouse.
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Inde : la révolution Bush |
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Ce n’est pas parce que Bush a commis beaucoup d’erreurs que tout ce qu’il fait est nécessairement mauvais. L’accord qu’il vient de signer en Inde est une révolution. Seuls les Etats-Unis pouvaient l’oser. Espérons que le Congrès l’approuvera.
L’Inde, rappelons-le, a refusé de signer le Traité de Non Prolifération parce qu’elle voulait garder les mains libres pour construire sa bombe. Du coup, elle subit un embargo sur toutes les technologies nucléaires, y compris sur les technologies civiles. C’est cette dernière disposition que Bush veut faire sauter et, dans le cas particulier de l’Inde, cela paraît justifié pour, au moins, trois raisons. Primo : l’Inde est une grande puissance au même titre que la Chine et peut légitimement se sentir menacée par le Pakistan. Secundo : à la différence du Pakistan qui a vendu à la ronde ses secrets nucléaires, l’Inde n’a jamais été « proliférante ». Tertio : priver l’Inde de centrales nucléaires c’est la contraindre à utiliser massivement des combustibles fossiles et contribuer ainsi à la destruction de l’environnement. Ajoutons que l’Inde est un marché prometteur pour les centrales nucléaires et que la France, à cet égard, n’est pas mal placée.
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Technologie de la relation |
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Les parents ont du mal à comprendre pourquoi leurs enfants passent un temps fou à « chatter sur MSN » avec leurs copains. Certains jeunes (à partir de 10 ans) peuvent passer jusqu’à cinq heures par jour (ou par nuit) à envoyer et recevoir des messages, textes, photos, vidéos, MP3, etc. Ces jeunes, une fois devenus adultes, changeront peut-être de préoccupations mais ne perdront certainement pas l’habitude de fonctionner en « tribu-réseau ». On passe ainsi de la Technologie de l’Information et de la Communication à ce que Joël de Rosnay appelle la « Technologie de la Relation ».
Les conséquences, tant sur les modes de consommation que sur le fonctionnement des institutions politiques seront immenses. Pourquoi militer dans un grand parti si l’on peut se tailler un groupe sur mesure ? Pourquoi accepter les oukases venues d’en haut si l’on peut s’impliquer directement dans la définition et dans la mise en œuvre des objectifs souhaités ? La démocratie de masse ne fonctionne plus, la démocratie participative ne fonctionne pas encore, les enfants d’aujourd’hui l’inventeront. Pour cela, cependant, ils devront faire quelques progrès. Pour l’instant, leur réseau est plus « conversationnel » que vraiment « relationnel ». S’ils veulent passer du stade « café du commerce » à un stade susceptible de préfigurer une action, il faudra qu’émerge au cas par cas un élément structurant. Et si la « tribu-réseau » devient grande, il faudra aussi qu’un certain nombre de règles soient adoptées. Tout cela, sans doute, se fera. Spontanément.
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Révolution technologique et ascenseur social |
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On peut, aux Etats-Unis, partir de rien et devenir milliardaire. Le cas de Google est exemplaire. Ses jeunes créateurs sont maintenant plus riches que les principaux actionnaires d’IBM. Leur société emploie déjà plus de mille millionnaires et finance des « Start Up » qui, à leur tour, engendreront de nouveaux milliardaires. Ainsi, l’esprit d’entreprise, la proximité entre recherche et développement, la disponibilité du capital-risque se conjuguent pour créer un écosystème favorable à l’éclosion de nouvelles et gigantesques fortunes.
Selon un enquête publiée par le New York Times, et portant sur des statistiques établies en 2004, 37 seulement des Américains les plus riches sont des héritiers. Vingt ans plus tôt, ils étaient presque 200. Preuve que la révolution technologique fournit du carburant à l’ascenseur social. Un carburant encore trop rare en France où les héritiers sont plus nombreux que les créateurs.
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Grandeur et gaspillage |
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Pierre-Gilles de Gennes a beau être prix Nobel, il peut se tromper. Espérons le car, s’il ne se trompe pas, le réacteur expérimental ITER, censé ouvrir la voie de la fusion nucléaire, ne serait rien d’autre qu’un immense gaspillage. Dans une interview au journal Les Echos (12 janvier 2006), Pierre-Gilles de Gennes met en cause aussi bien la méthode que la finalité du projet.
La méthode : « Avant de construire un réacteur chimique de cinq tonnes, on doit avoir entièrement compris le fonctionnement d’un réacteur de 500 litres et avoir évalué tous les risques qu’il recèle. Or, … on n’est pas capable d’expliquer complètement l’instabilité des plasmas ni les fuites thermiques des systèmes actuels. On se lance dans quelque chose qui, du point de vue d’un ingénieur en génie chimique, est une hérésie. Et puis … croire que des bobinages supraconducteurs, servant à confiner le plasma, soumis à des flux de neutrons rapides comparables à une bombe H, auront la capacité de résister, pendant toute la durée de vie d’un tel réacteur (10 à 20 ans) me paraît fou ».
La finalité paraît tout aussi absurde à Pierre-Gilles de Gennes : « Un réacteur de fusion c’est à la fois Super Phénix et La Hague au même endroit. Si, avec Super Phénix on a réussi à gérer un réacteur à neutrons rapides, ce serait difficile à reproduire sur 100 réacteurs en France – ce qu’exigeraient les besoins électriques nationaux – car ces installations réclament les meilleurs techniciens pour obtenir un résultat très raffiné dans des conditions de sécurité optimale. Et ce serait littéralement impossible dans le Tiers Monde ... Sans compter qu’il faudrait construire une usine du type de La Hague pour pouvoir traiter sur site les matières fissibles extrêmement chaudes qu’on n’a pas le droit de transporter par voie routière ou ferroviaire. Vous rendez-vous compte ! ».
Le gouvernement français était à la pointe du combat en faveur du projet. L’Union Européenne a suivi avec beaucoup plus d’enthousiasme que les Etats-Unis et autres participants. Les pays membres et, plus particulièrement la France vont, pendant 30 ans, consacrer à ITER au moins 10 % des fonds alloués à la Recherche.
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Google, de l’idéalisme au réalisme |
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A quelques jours d’intervalle, Google, principal moteur de recherche sur Internet et véritable success story depuis des années, a envoyé deux signaux à priori totalement contradictoires.
Le premier a été son refus de communiquer au ministère américain de la Justice des listes de résultats des recherches lancées sur son site, dans le cadre de la lutte contre la pornographie et la protection des enfants en ligne. Alors que ses concurrents, MSN de Microsoft, AOL et Yahoo !, ont répondu favorablement à la demande du Département de la justice, Google s’érige en défenseur des libertés civiles. Ce qui n’a pas été du goût de Wall Street puisque, malgré d’excellents résultats financiers en 2005 – en hausse de 86 % par rapport à 2004 -, l’action a dérouillé de près de 10%.
Le second signal fut sa décision d’accepter le diktat de Pékin et de s’autocensurer sur son site chinois notamment pour toutes les recherches portant sur les droits de l’homme, ce qui fut soulève un tollé parmi l’ensemble des observateurs pour qui Google a toujours représenté un symbole de la liberté d’expression. Google soutient que l’accès restreint à l’information vaut mieux que pas d’accès du tout. Les puristes y voient un bradage de la liberté d’expression sur l’autel d’un marché de 111 millions d’internautes chinois.
On imagine pourtant que ces deux décisions, qui viennent brouiller l’image de rebelle du Net que Google s’est forgée, ont dû être difficiles à prendre et sujettes à d’âpres discussions en interne. Tout porte à croire que le moteur de recherche est en train de traverser sa première sérieuse crise de croissance : entre l’idéalisme du début et la réalité purement économique, ce type de choix risque de se multiplier. Et l’opportunité de ménager en quelques jours les deux ne se représentera pas à chaque fois. Google paierait ainsi sa boulimie de croissance au prix - de plus en plus élevé ? - de la normalité.
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Galileo, un succès de l’Europe ? |
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Galileo, système de radionavigation européen, dont le premier satellite a été mis sur orbite le 28 décembre dernier, nous a été présenté comme « l’Europe qui gagne », expression à peine appuyée pour sous-entendre « pas comme le 29 mai », date du non français au référendum sur la constitution européenne. En effet, on peut facilement se flatter que l’Europe soit capable, dans un domaine de haute technologie et stratégiquement capital, de concurrencer les USA et leur système GPS, en proposant un système bien meilleur notamment en terme de précision. Ce serait toutefois oublier plusieurs détails.
Tout d’abord, le retard accumulé par les européens sera difficile à combler : les premiers concepts du GPS datent des années soixante et leur première application opérationnelle civile débutent dès 1993. Douze ans après, l’Europe lance seulement le premier des 30 satellites prévus, pour lesquels aucune date n’est avancé. Et pour cause, le financement n’est pas encore totalement assuré. Il faudra vraisemblablement attendre la fin des tests prévus au mieux en 2008 pour qu’un calendrier définitif soit avancé. A l’image d’ITER, ce projet est budgétivore. Un certain nombre de domaines de recherche innovants pourraient en faire les frais. Pendant ce temps, les américains travaillent déjà à une nouvelle génération de GPS afin de corriger les défauts du système actuel. Elle est annoncée pour 2013.
Et en attendant, dans le monde entier le terme « GPS » restera le synonyme de radionavigation. En cela, l’Europe a déjà perdu la bataille des mots.
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Des excuses pour une migration chaotique |
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Suite à la migration du Blog chez un nouvel hébergeur, quelques soucis de réglage se sont posés. Le Blog a été, pendant 48 heures, inaccessible ; certains d'entre vous n'ont pu poster ; d'autres ont vu leurs commentaires disparaître... Nous vous assurons de faire en sorte que tout rentre dans l'ordre le plus rapidement possible. Nous prions tous nos lecteurs et amis d'accepter nos excuses les plus sincères pour ces désagréments.
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Des clôtures au cyber-far west ? |
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Le modèle actuel d’Internet est ouvert. Chacun a ainsi la liberté d’accéder ? n’importe quel site public et de s’abonner ? n’importe quel service, quels que soient son matériel, ses logiciels et son opérateur de télécommunications. De ce fait, les opérateurs, ayant la main sur le trafic et non sur le contenu ? valeur ajoutée, sont en mesure de bloquer ou surtaxer ce trafic pour le rendre plus rentable pour eux. Que devient Internet si Google reste gratuit… mais qu’il faut franchir des ponts ? péage pour y accéder ?
Il est assez légitime que les opérateurs qui bâtissent et entretiennent les réseaux haut débit souhaitent conquérir une place sur le marché lucratif des services que ce haut débit permet, comme la télévision ou la téléphonie en ligne. Mais s’ils proposent eux-mêmes ces services, ces fournisseurs d’accès se retrouvent concurrents des fournisseurs de service : eBay, Amazon, Skype, Google, Yahoo… Et leur position ? la fois de transporteur routier et de police de la route biaise quelque peu la libre concurrence.
Rien n’empêche ainsi un opérateur de bloquer purement et simplement l’accès aux services proposés par un concurrent, un peu comme si Orange bloquait les appels vers les mobiles SFR. Plus subtil que ce blocage discriminatoire, la « voie express » : les abonnés de l’opérateur se voient proposer, moyennant un supplément, un accès privilégié aux services délivrés par cet opérateur. Privilégié en ce que les performances du réseau (rapidité, fiabilité…) y sont remarquables, tandis que celles des concurrents sont déplorables. C’est très facile ? réaliser puisque la perception de l’utilisateur est avant tout relative : il suffit de dégrader les performances des services proposés par les concurrents. On donne donc l’image d’offrir un privilège, alors qu’en fait on détériore une prestation.
Les opérateurs répondent que de telles pratiques verraient leurs abonnés les déserter et sont donc impensables. Mais ils ne cachent pas leur frustration de voir les entreprises de services en ligne caracoler en tête des marchés financiers en engorgeant leurs réseaux gratuitement. Une solution plus discrète pourrait se baser sur l’observation que la loi de Pareto s’applique au trafic Internet : une minorité de connectés mobilise une bande passante considérable en échangeant des fichiers multimédia très lourds. Les opérateurs pourraient les facturer au vu de leur trafic, mais les clients ne semblent pas prêts ? l’accepter. La tentation est alors forte de reporter la charge sur le fournisseur de services en lui proposant un partenariat qui le promeut sur la « voie express » de l’opérateur… mais cette fois, c’est lui et non l’utilisateur qui paie pour ce « privilège ».
A l’heure où se multiplient les initiatives de réduction de la fracture numérique en matière de connaissances techniques et d’équipement matériel, tel l’ordinateur portable ? 1 €/jour du Ministère de l’Education Nationale, c’est peut-être l’indice d’une résurgence de la discrimination entre nantis et démunis numériques, sur une pure base économique cette fois. Comme au Moyen-âge, seuls ceux qui peuvent payer les octrois pourront faire circuler leurs marchandises et leurs idées entre fiefs morcelés par des alliances mouvantes.
N’attendons pas une nouvelle Renaissance : le processus de refonte des législations sur le haut débit est en cours dans la plupart des économies développées. Or, les opérateurs historiques ont ? leur disposition plus de moyens, de contacts et d’expérience, bref plus de force de frappe en matière de lobbying que les jeunes pousses rescapées de la nouvelle économie, a fortiori les plus émergents : podcasting (diffusion de contenu sur les lecteurs mp3), vlogging (blogging en vidéo)… qui sont justement ceux qui alimentent la demande du public en haut débit, mais aussi l’innovation en matière de technologies et surtout la découverte d’applications innovantes du web, y compris dans ses aspects culturels et citoyens. L’enjeu est ni plus ni moins que la poursuite du développement actuel d’Internet.
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Contre la Licence Globale |
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De qui parle-t-on ?
Des droits des artistes, auteurs, compositeurs, interprètes, musiciens, producteurs et éditeurs dans l'univers numérique.
De quoi parle-t-on ?
- Une loi de 1957 : qui protège les droits des auteurs et des compositeurs.
- Une loi de 1985 : (Loi Lang) complément qui vient créer les droits voisins (ceux des artistes interprètes et des producteurs).
L'évolution technologique rend nécessaire une adaptation de ces lois au contexte du numérique. Cette adaptation s'est réalisée en 2001 par le biais d'une directive européenne qui, pour diverses raisons politiques, n'a pas encore été transposée dans le droit français, alors qu'elle l'a été dans 23 pays sur les 25 de l'union européenne.
Du fait de ce retard, la France a été condamnée par les instances européennes, ce qui a conduit le gouvernement ? décider l'urgence de la procédure parlementaire.
Que dit la Directive ?
Elle autorise ? protéger les œuvres dans l’univers numérique par l’utilisation de mesures techniques adéquates.
Ces “mesures techniques” sont des outils communément dénommés “DRM”. Elles permettent de protéger les œuvres contre des usages non autorisés.
Ces outils peuvent être installés sur des supports physiques (DVD, CD…) pour empêcher le piratage ou sur des fichiers numériques pour permettre le commerce électronique et la répartition des droits.
Néanmoins, ces systèmes doivent permettre (comme le précise déj? la loi française) la copie ? titre privé pour un usage personnel.
Le craquage de ces outils donnent lieu ? une sanction pénale.
Transposition de la Directive dans le droit français.
La loi de transposition, telle que discutée avec les différents partenaires et présentée ? l’Assemblée, respecte les termes et l’esprit de la Directive. Le problème posé aujourd’hui vient d’amendements proposés par quelques députés, dont les plus graves concernent la “licence globale”.
Qu'est-ce que la licence globale ?
L'internaute, moyennant un supplément (modique estimé par ceux qui le proposent entre 2 et 6,90 euros) ? son abonnement, obtient le droit de télécharger (download) et de diffuser librement sur Internet (upload) de façon illimitée tout type d’œuvres, notamment les œuvres musicales, cinématographiques, littéraires, graphiques, les jeux etc…
Ce système est optionnel pour l'internaute qui choisit ou non l'option "licence globale" et donc son paiement. Son fournisseur d'accès est chargé de percevoir cette redevance et de la reverser ? une société de gestion collective qui la reverse aux sociétés de gestion collective existantes avant qu'elle ne soit enfin reversée aux ayants droit de la musique, du cinéma, des arts graphiques et littéraires etc ... Je vous rappelle qu’il y a plus de 22 sociétés de gestion des-dits droits en France, et qu’un artiste met en moyenne 18 mois pour toucher son du auprès de la SACEM !!
Les artistes se voient ainsi expropriés de leurs droits sur leurs œuvres contre une rémunération forfaitaire dérisoire, et ce au profit de la liberté de consommation des internautes.
Pourquoi la licence globale menace-t-elle la création ?
I - Une rémunération indécente des créateurs et des producteurs : un système non viable économiquement.
La rémunération générée par la licence globale ne permettra pas de continuer ? produire car elle est sans commune mesure avec l’investissement nécessaire. Un tel système tuera dans l'oeuf la prise de risque et la création.
La licence globale reprend le modèle de la licence légale qui a été conçue spécifiquement pour la radio, dans un cadre extrêmement régulé, limité et en partie promotionnel. La licence légale ne génère que des revenus "résiduels" (environ 54 M€ sur 2005, 1ère source de revenu de la SACEM, aujourd'hui).
Un tel modèle ne peut pas être appliqué ? la consommation des œuvres sur Internet qui se substitue ? la consommation des supports physiques.
Pourquoi les industries culturelles seraient-elles contraintes ? être rémunérées par un système de paiement forfaitaire alors que toute autre industrie est libre de fixer le prix de ses produits et de récolter les recettes de son travail.
L'Internet constitue le réseau d'avenir pour la diffusion et la distribution des œuvres. C’est justement pourquoi il faut lui donner un cadre légal qui permet l'expansion et la création de modèles innovants (vente en ligne, P2P monétisé…) qui, eux, maintiennent une rémunération juste et directe des artistes.
II - Le système de licence globale touche ? l'intégrité de l'œuvre.
Créateurs et producteurs perdent le pouvoir de décision quant ? la mise ? disposition ou non d'une œuvre.
La licence globale nie le droit moral des créateurs, ces derniers ne pouvant plus contrôler ni la qualité, ni le format, ni la circulation de leurs œuvres.
III - Un mécanisme irréaliste.
- Il serait impossible de répartir ce prélèvement forfaitaire entre les ayants droit compte tenu des milliards de fichiers (musiques, films, logiciels, jeux vidéos, livres, photos, …) qui seraient échangés sans limite sur les réseaux du monde entier. Comment va-t-on distinguer les fichiers échangés ? La Chine a pourtant démontrée qu’il n’était pas possible de filtrer Internet de manière viable.
- La licence globale est optionnelle : comment vérifier qu'un internaute ayant choisi de ne pas régler son abonnement "licence globale" ne téléchargera pas ? pourquoi payer une option alors que techniquement rien n’empêche de se servir en toute liberté et gratuitement ?
- Un mécanisme de licence globale serait anticonstitutionnel, contraire ? la Directive européenne et aux Traités Internationaux signés par la France en matière de protection des oeuvres littéraires et artistiques.
CONCLUSION
Ces amendements, qui assimilent le téléchargement d’une œuvre depuis Internet ? de la copie privée, autorisent “l’industrialisation” de la copie privée et la mondialisation du pillage légal.
Mais c’est surtout l’arbre qui cache la forêts des lobbys qui se battent afin de se garantir une part toujours croissante sur le dos de la création.
Les contrats d’auteurs sont totalement inadaptés ? la mondialisation découlant d’Internet et obsolète en terme des droits d’utilisation des oeuvres.
Le système de la licence globale ? la Yahoo! Music ou Napster est l’avenir dans la mesure où il est possible d’identifier ce qui est effectivement téléchargé afin d’effectuer une juste rétribution, au téléchargement près, aux véritables ayants droits. Ce qui implique de facto l’utilisation de DRM garant de la juste rétribution de l’auteur en fonction de l’utilisation faite de son oeuvre.
Il est logique et cela va dans le sens de l’évolution liée au nouvelles technologies, que tout comme je m’acquitte chaque mois d’un abonnement forfaitaire et mensuel pour mon téléphone fixe, Internet, le satellite, le câble, mon téléphone portable, mon vidéo club… Je me retrouve avec un abonnement forfaitaire et mensuel me donnant accès ? plus ou moins de contenu en fonction des offres.
L’industrie du disque et du film (ce dernier emboîtant le pas des erreurs du premier) vont devoir se comporter tel le Phénix, mourir pour mieux renaître de ses cendres !
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Le Vidéolivre... |
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Peu de temps après avoir perdu l'habitude d'échanger par l' oralité , l'humain a découvert l'échange et le dialogue par l'écrit.
Il y a encore peu de temps, la communication électronique a été rendue possible entre les personnes par le support d'Internet au travers de la messagerie et du forum. L? encore il s'agissait d'échanger des documents (textes ou images).
Nous voici entrés sur le chemin de la communication "vivante", de l'échange d'images animées !
Nous sommes donc pratiquement arrivés dans l'époque que nous avait prédite un très grand romancier de science-fiction et qui avait écrit :
" A cette époque, le vidéolivre avait remplacé le livre..."
L'arrivée du Vblog ( pour vidéoblog ) nous montre que nous en sommes bien sur le chemin.
Pour en savoir plus :
http://france.vlog-videoblog.com/index.php/Un-vlog-c-est-quoi
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Skype m’a « tuer » |
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Quel opérateur de téléphonie peut se vanter d’engranger chaque semaine 5 millions de nouveaux abonnés ? Un indice : ce n’est pas un opérateur historique de téléphonie ! Il s’agit de Skype, une société internationale de téléphonie sur Internet. Son principal atout : elle est gratuite pour les appels nationaux et internationaux. Une condition : que votre interlocuteur soit abonné ? Skype (ils sont déj? près de 100 millions d’abonnés). Sinon, il faut payer un service de passerelle qui permet de contacter un destinataire « normal » (compter 1 euro de l’heure pour appeler en Australie).
Cette dernière attaque contre les opérateurs historiques marque clairement la fin de la téléphonie de « papa ». "J'ai su que c'était fini quand j'ai téléchargé Skype", explique Michael Powell, Président de la Commission fédérale américaine des communications. Car non seulement, Skype permet des appels téléphoniques de bonne qualité ? coût néant mais les services proposés sont bien supérieurs ? ceux d’un simple téléphone : transfert d’appel, conférence ? plusieurs, transfert de fichiers, etc.
Pourquoi payer plus pour moins de services ? C’est une question que les abonnés, de plus en plus nombreux, vont se poser.
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CMM=5 |
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Connaissez-vous le Capacity Maturity Model ? Il s’agit d’un modèle de notation définissant les meilleures pratiques en matière de développement et d’intégration informatique. L’échelle va de 1 (état proche du chaos) ? 5 (garantissant moins de 1 bug pour 100.000 lignes de code).
Seules 3 entreprises au monde atteignent le niveau d’excellence, le fameux CMM5. Toutes sont d’origine… indienne.
Voil? qui bouleverse notre vision de la mondialisation. Car, il ne s’agit plus seulement de délocaliser, au détriment de la qualité souvent, des services jugés trop coûteux ou non stratégiques mais bel et bien de rechercher qui est capable de produire des développements complexes. Et ? ce petit jeu, seule l’Inde aujourd’hui sait réaliser des programmes structurés dans des langages aussi courant que Java (un des standards utilisés notamment sur Internet).
Une des raisons est le niveau de formation des développeurs : de niveau Bac+3 ou 4 en Occident contre un niveau Bac+8 en Inde ! Le développement n’est quasiment plus assuré en Europe ou aux USA par des ingénieurs, ceux-ci considérant cette tâche comme dévalorisante par rapport ? une fonction de chef de projet.
Reste qu’? force de confier tout le savoir-faire aux pays émergents, on perd peu ? peu la maîtrise de son environnement.
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Trou dans la Toile |
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Pour les profanes de l’électronique, Internet relève de la magie. Dix mille milliards de messages ont, parait-il, été envoyés en 2004. Faites le calcul vous-même, par mois, par jour, par heure, par minute, cela fait des millions. La croissance peut-elle indéfiniment s’accélérer sans que le système craque ? Le nombre d’utilisateurs, le nombre de « postages » par utilisateur, le poids des fichiers envoyés et/ou reçus ne cesse d’augmenter. De plus, il y a afflux de publicité non autorisée (Spams), propagation de virus et autres vers indésirables. Sans doute la magie, elle-même, connaît-elle des limites. Un jour, des Internet bis payants, et ? accès restreint, devront probablement être créés.
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Et si la Roue du Progrès se mettait ? tourner en sens inverse… |
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Dans une économie globalisée, la spécialisation d’un sous-traitant dans les secteurs ? haute valeur ajoutée et d’innovation technologique devait, jusqu’ici, garantir sa compétitivité comme celle des entreprises qui sont ses clients et lui permettre de se mettre ainsi ? l’abri de la concurrence des pays ? faibles coûts de main d’œuvre comme la Chine ou l’Inde. L’activité de ces sous-traitants ? forte composante de matière grise, en particulier celle des services et des logiciels informatiques, procurait jusqu’? présent aux entreprises clientes des gains de productivité importants et suffisants.
Les entreprises du secteur français du service informatique par exemple ont, un moment, cru que cela allait leur profiter sur le long terme et accroître leur business en cherchant ? utiliser le vieux principe industriel de la spécialisation qui rend compétitif et assure les grands volumes de production. Cela a été un moment le cas. Cela risque de ne plus l’être longtemps car ce principe industriel traditionnel ne se vérifie que très partiellement dans des domaines où la composante salariale est très importante et dont la seule manière de l'optimiser est d'en réduire la valeur.
Aujourd’hui, sous la pression d’une mondialisation encore mal régulée, leur modèle basé sur la compétence et le savoir-faire semble un peu remis en cause. De très grandes entreprises, clientes de ce secteur, se tournent avec une énergie redoublée vers la chasse systématique au prix d'achat le plus bas possible au mépris parfois de risques fondamentaux pour leur exploitation et leur avenir : l’innovation et la compétence distinctive ne leur semblent plus assez rapidement fournir les marges de manœuvre suffisantes. Seule solution rapide et efficace selon elles : casser les coûts.
France Telecom, Equant, Hewlett Packard, l’ANPE ou Schneider, parmi d’autres, ont ainsi décidé que leurs sous-traitants en matière de conseil et de service informatique ne pourront plus, progressivement, accéder ? leur clientèle en France, sauf ? réduire drastiquement leurs prix. Les décisions opérationnelles sont toutes sous l'emprise d'un filtrage des services "achats" qui tendent ? ne ramener tous les produits services, jugés a priori tous équivalents, qu'? une variable unique et réductrice : le prix. Même l'Analyse de la Valeur qui peut ? juste titre servir de guide ? une politique d'achat n'est plus ? la mode… Elles leur conseillent donc clairement de se mettre en situation d'utiliser de plus en plus des salariés situés hors du territoire national et dans certains cas précisément des salariés situés en Inde. La recherche généralisée du sous-traitant le moins disant devient, ? leurs yeux, le seul garant du maintien de leur compétitivité au plan international. Cette demande est renforcée par l’irruption, sur le marché français, d’entreprises étrangères qui utilisent déj? une telle filière de production.
Délocaliser ou périr ?
C’est le dilemme auquel sont, de plus en plus, confrontées les entreprises dont le métier est le logiciel et le service informatique. On peut d'ailleurs se demander ? quoi serviront alors les écoles d'informatique que depuis 30 ans nos dirigeants se sont évertués ? développer pour lutter contre l'enseignement routinier d'antiques formations dites "? faible valeur économico-intellectuelle " ? Que deviendront, dans ces conditions, les rêves de certains informaticiens de participer, un peu, encore, ? la richesse nationale par l’exercice d’un métier censé être depuis quelques années "? haute valeur ajoutée" ?
Valeur ajoutée aujourd'hui, valeur perdue demain…
Que restera-t-il ? leurs enfants ? A exercer l’un des métiers nouveaux promus par nos hommes politiques tel celui de personnel de maison ! Ou bien ? s'expatrier, vers les zones du monde dont le retard de développement en fera, précisément et pour cette unique raison, de nouveaux " eldorados".
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Du virtuel pour un développement bien réel |
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Dans les couches pauvres des pays du tiers-monde, comme dans les populations du quart-monde des pays développés, le modèle économique imposé ? l’individu est de type médiéval. En effet, faute d’authentification légitime et donc de crédit (au sens étymologique), les individus concernés sont exclus du système bancaire : aucun tiers de confiance ne certifie leur solvabilité et celle de leurs interlocuteurs. Toute transaction financière les impliquant est donc nécessairement limitée au liquide, voire au troc. Or, la globalisation foudroyante des moyens de communication a généré ? l’échelle de la planète une conscience, une audience, des attentes et des besoins nouveaux, ce qui exacerbe le sentiment de frustration, voire d’humiliation délibérée de la part du système occidental et de ceux qui en bénéficient.
De plus, tout revenu excédant la couverture des besoins de survie immédiate se heurte au problème du stockage : sans possibilité d’épargne fiduciaire, on en est réduit, littéralement, ? enterrer sa cassette, dans la crainte, bien réelle dans ces contextes, des pillards. Au risque de vol, s'en ajoutent d'autres : chute de la valeur du peu que l'on accumulé, suite ? une décision politique de dévaluation, risque de destruction sous l'effet d'une catastrophe naturelle, incapacité ? donner la preuve légale de la propriété de cet argent... Aucun investissement, aucune capacité ? encaisser un coup du sort ou protéger ses proches, aucune transmission du patrimoine ne sont, dans ces conditions, sérieusement envisageables. La tentation est alors forte de se placer sous l’égide d’un suzerain féodal, notamment idéologique ou religieux, qui, lui, garantit ? l’individu et aux siens cette authentification (en sus du prestige, de divers avantages matériels et du bien-être psychologique), leur donnant sécurité, sérénité et légitimité. C’est l’un des mécanismes mis en jeu historiquement dans les phénomènes d’organisation mafieuse chez les immigrants aux Etats-Unis de l’entre-deux guerres, dans les mouvements révolutionnaires communistes ou islamiques et, plus récemment, dans l’hyper-terrorisme suicidaire.
Le volet économique du clivage riches/ pauvres repose donc en partie sur une inégalité structurelle vis-? -vis de la sécurité des transactions. Caricaturalement, le « pauvre » est réputé insolvable a priori, ce qui le met ? l’écart des mécanismes de crédit de nature, justement, ? pérenniser sa solvabilité, ne serait-ce que par effet de levier ; de plus, rien ne le garantit contre les escroqueries ou défauts de paiement de ses partenaires. Pourquoi ferait-il confiance ? des partenaires qui sont dans la même situation que lui ? Cela favorise donc, même au cas où ses ressources atteindraient les seuils qui lui permettent d’y prétendre, son exclusion des voies de développement culturel, éducatif et citoyen (ou socio-politique).
Or, pour reprendre une phrase récente de Bill Gates, « banking is essential ; bankers are not. » De ce fait, tout organisme qui se dote des outils technologiques appropriés et qui bénéficie d’ores et déj? d’un crédit de confiance auprès d’une communauté peut se poser en tiers de confiance pour cette communauté vis-? -vis du reste du monde. Ce n’est ni une question de fonds propres, ni une question de réseau de distribution : ? ce jour, l’entité qui certifie le plus de transactions par jour aux Etats-Unis est eBay… Qui pourrait endosser ce rôle dans les pays du Tiers Monde ? Les acteurs les mieux placés pour mettre en œuvre ce type de dispositif et jouer le rôle de tiers de confiance sont les diffuseurs de média. En effet, vus de leur public, ils sont des vecteurs incomparables d’informations, de divertissement, presque des complices. Ne négligeons pas non plus le fait que le public est en très grande majorité féminin (le modèle traditionnel laissant les femmes au domicile pendant que les hommes travaillent) et que les femmes sont un bon vecteur de modification progressive des mentalités, notamment en matière de gestion.
Il est, aujourd’hui, techniquement tout ? fait simple de mettre en place des agences bancaires virtuelles. Une telle agence est ouverte ? n’importe quelle heure, accessible de n’importe où, sur n’importe quel terminal raccordé ? Internet, même si l’utilisateur n’en est pas propriétaire, exactement comme tout le monde sait téléphoner d’une cabine publique (rappelons que le taux d’équipement du tiers-monde en téléphones mobiles est très élevé et que les cyber-cafés n’y désemplissent pas). Chaque client peut s’y abonner en ligne en répondant ? des questions. Il va ainsi obtenir une identité numérique sécurisée et peut gérer son compte ? tout moment depuis n’importe quel endroit. Il pourra y placer ses économies sur un compte rémunéré, en achetant des cartes prépayées émises par la banque virtuelle, ? l’instar des cartes permettant de créditer les comptes de téléphone mobile. Il aura la possibilité, par la suite, de payer des biens et services directement depuis le compte, de donner des instructions de transfert de fonds ou de délivrer des mandats. Il pourra ainsi s’abonner ? des contenus média ou ? des services utilitaires (eau, énergie, télécommunications), s’assurer, négocier des micro-crédits… sans aucun transfert physique de fonds susceptibles d’être pillés.
La clé est de savoir attribuer une identité virtuelle unique et infalsifiable ? chaque citoyen, et de disposer d’une architecture de services indépendante des performances des machines et des logiciels utilisés et dont l’utilisation n'exige aucune compétence technique ou informatique significative (de même que l’usage du courant électrique ne nécessite aucun savoir-faire si ce n’est comprendre dans quel sens le bouton allume ou éteint la lumière). Un exemple est l’architecture TAPP proposée par Online & Groupware sur le site www.gotapp.com. En outre une telle identité virtuelle unique permet de dupliquer virtuellement la structure analogique d'une ville : dans le monde réel, toute personne qui emménage quelque part acquiert de fait une adresse postale immédiatement opérationnelle, l'accès ? divers réseaux utilitaires, des droits et devoirs civiques locaux, etc. Ceci ne nécessite ni démarche ni connaissances techniques. On peut de la sorte proposer aux pays en développement qui n'ont pas encore d'infrastructure réelle, une infrastructure virtuelle bien conçue sur laquelle le réel ? venir se calquera.
On offrira ainsi ? tout citoyen planétaire un lieu virtuel qui sera son foyer et sa propriété inaliénable (sauf ? titre de sanction s’il viole les règles communes), caractérisé par cette adresse, cette identité virtuelle, où d’autres peuvent le trouver (tous mes correspondants peuvent me joindre sur mon mobile sans savoir où je suis physiquement). Il y stocke ses contenus, ses finances, sa vie, de façon sécurisée et confidentielle, organisée ? son gré, et y donne accès aux membres de son réseau personnel informel. Ces populations auront ainsi, ? égalité avec n’importe quel autre être humain, accès au système financier, ? l’information et ? la dignité. A condition bien sûr qu’elles soient ? la hauteur de la terrible responsabilité d’être libre.
On n’est pas loin des « smart mobs » chers ? Howard Rheingold…
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Téléphone mobile et pornographie |
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Jusqu’ici, la pornographie était confinée ? l’espace privée via la télévision ou aux salles obscures spécialisées. L’Internet a donné un premier coup de canif ? cette situation. Les sites pornographiques ont explosé – 1,6 millions de sites, représentant 10 % du trafic Internet dans le monde. La pornographie a du coup gagné en « mobilité » et devient accessible y compris sur le lieu de travail. Aujourd’hui, un nouveau pas va être franchi.
La téléphonie mobile de troisième génération (3G) offre l’accès ? de nombreux services, y compris la navigation sur Internet. Les contenus érotiques ou pornographiques vont être accessibles ? un grand nombre de détenteurs de portables. Alléchés par ce marché en forte croissance – près d’un milliard de dollars cette année, 2,3 milliards escomptés en 2010 -, les opérateurs sont toutefois soucieux de ne pas compromettre leur réputation. Ils réfléchissent notamment au meilleur moyen de protéger les enfants afin qu’ils ne puissent accéder aux sites porno. Or, l’arrivée de contenus pornographiques sur le téléphone mobile, petit, discret, personnel, dépasse le seul cas des enfants. Il pose le problème de l’utilisateur. L’amateur de pornographie n’est en effet plus dans l’intimité de son chez lui ou dans une salle obscure. Son « intimité » envahit tout l’espace : les bus, les cafés, les trains, la rue... L’"effacement" ou l’altération du réel, pour certains utilisateurs, pourraient alors conduire ? des comportements détestables.
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Du principe de précaution étendu aux portables et aux mels |
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Contacts immédiats et réponses instantanées ont des limites. Le principe de précaution étant introduit dans les constitutions et mondialement appliqué pour sauvegarder les responsabilités, il pourrait trouver application pour les téléphones portables et les mels.
En effet, qui n’a pas regretté d’avoir parlé ou écrit trop vite sans prendre le temps de la réflexion, en faisant fi de la règle de l’oreiller ? Les militaires l’ont compris depuis longtemps selon l’adage « lorsqu’on reçoit un ordre, on attend le contrordre ». Sous-entendant qu’il est préférable d’attendre un éventuel contrordre avant d’exécuter l’ordre.
Méditons l’expérience militaire, plutôt que de risquer la boulette en la matière.
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Biologie et société |
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Depuis que l’homme a domestiqué le feu, les processus de modernisation ont toujours été socio- technologiques : les inventions ne décollent que lorsque la société est prête ? les recevoir ; puis la diffusion des technologies accélère les transformations sociales. C’est ainsi qu’? partir du milieu des années 80, l’évolution des gens et du tissu social est entrée en synergie avec les progrès des technologies des micro communications interpersonnelles.
Cette rencontre a donné au processus de modernisation un caractère explosif favorisant le développement des réseaux et intensifiant leurs interactions. Le mouvement se poursuit et est encore porteur de nombreux changements mais une autre synergie s’amorce. Les personnes, la société civile, les entreprises, les pouvoirs publics, sont confrontés au défi d’apprendre ? piloter le vivant au moment où, précisément, la biologie moléculaire, les neurosciences, les biotechnologies et de façon générale toutes les sciences du vivant, font des progrès conceptuels majeurs dont on pressent qu’ils vont déboucher sur des applications. Elles entrent déj? et vont entrer plus encore en synergie avec le processus de transformation de notre civilisation. Elles vont s’en nourrir tout en l’accélérant. La nature des organisations, la conception des moyens de production, la notion d’équilibre ? trouver dans nos vies personnelles s’en trouveront modifiées.
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