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Les nanotechnologies |
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Professeur de philosophie sociale et politique à l'Ecole Polytechnique et Stanford University, Jean Pierre Dupuy est intervenu, mercredi 14 mai, sur le thème : « Le monde des nanotechnologies ».
Une nouvelle révolution technologique est, selon lui, en marche. Elle peut permettre à nos sociétés de résoudre beaucoup de leurs problèmes actuels mais en créera sans doute d'autres. Né en 1941, Jean Pierre Dupuy est un ancien élève de l'Ecole Polytechnique (promotion 1960) et de l'Ecole Nationale Supérieure des mines de Paris (promotion 1963). Ingénieur général des mines, il est membre du Conseil Général des Mines et de l'Académie des Technologies.
Directeur de recherche au CNRS, il participe à divers comités scientifiques et/ou éthiques. Il est ainsi membre du Comité d'Éthique et de Précaution de l'INRA, du Conseil Scientifique du Center for Integrative Research ou encore du CSLI (Center for the Study of Language and Information), tous les deux à l'Université Stanford aux Etats-Unis.
Passionné par la recherche, Jean Pierre Dupuy ne cesse d'explorer de nouvelles voies. Cofondateur du CEREBE (Centre de Recherche sur le Bien-être, CNRS) qu'il dirige de 1972 à 1976, il fonde, en 1982, le CREA (Centre de Recherche en Epistémologie Appliquée) de l'Ecole Polytechnique et, en 2000, le GRISE (Groupe de Recherche et d'Intervention sur la Science et l'Éthique). Fortement inspiré des travaux de la pensée complexe, dans sa critique de la rationalité, Jean Pierre Dupuy participe activement aux débats sur le risque, le principe de précaution, l’écologie. Auteur fécond, Jean Pierre Dupuy a notamment publié Ordres et désordres (Seuil, 1982,1990), Le libéralisme aux prises avec la justice sociale (Calmann-Lévy 1992 ; Hachette, 1997), Aux origines des sciences cognitives (La découverte, 1994 ; 1999) et plus récemment Pour un catastrophisme éclairé (Seuil, 2002) ou Avions-nous oublié le mal ? Penser la politique après le 11 septembre (Bayard, 2002).
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Reproduction, éthique et génétique |
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Gynécologue-obstétricien, spécialiste de la reproduction assistée et professeur des Universités, François Olivennes estime que les progrès de la génétique sont fulgurants. Comment rester dans les "clous" lorsque les différences culturelles et l’appât du gain poussent à la transgression ? Il est intervenu, jeudi 17 avril, sur le thème : « Reproduction, éthique et génétique ».
François Olivennes a été responsable des secteurs d'assistance médicale à la procréation à l'hôpital Béclère à Clamart puis à l'hôpital Cochin à Paris pendant plusieurs années. Depuis avril 2002, il exerce ses activités en libéral au sein du centre de FIV Eylau La Muette. Spécialiste des traitements de l'infertilité, il aide depuis près de vingt ans de nombreux couples à concrétiser leur désir d'enfant. François Olivennes est membre de nombreuses sociétés savantes, tant françaises qu’étrangères. On peut citer La Société Française d’Etude de la Fertilité, l’American Society for Reproductive Medecine ou encore la European Society of Human Reproduction and Embryology. François Olivennes participe également à de nombreuses revues. Il est ainsi membre du comité scientifique de la Revue du Praticien mais aussi de comités éditoriaux tels celui de Référence en Gynécologie et Obstétrique, Reproductive Medicine and Biology ou encore Fertility and Sterility. Il est aussi l’auteur ou le co-auteur de plus de 120 articles scientifiques référencés et de plusieurs livres ou chapitres de livres. Conférencier invité dans plus de 100 congrès français et internationaux.
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Géopolitique et volonté |
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Ancien ministre des Affaires étrangères dans le gouvernement Jospin (1997-2002), Hubert Védrine estime que l’Occident a perdu le monopole de l’Histoire. Il est intervenu, mercredi 13 février, sur le thème : « Géopolitique et volonté ». Ou comment tirer parti des transformations en cours ? Comment agir plutôt que subir ?
Diplômé de Sciences Politiques, licencié en histoire et énarque, Hubert Védrine a occupé des fonctions au ministère de la culture et de l’équipement, de 1974 à 1979, puis, de 1979 à 1981, au ministère des Affaires étrangères. Dès l’élection de Mitterrand, en 1981, il est appelé à l’Elysée comme conseiller diplomatique. En 1988, après la réélection de Mitterrand, il est nommé porte parole de la Présidence de la République et conseiller pour les affaires stratégiques. En 1991, il devient Secrétaire général de l’Elysée. En 1996, il rejoint, en tant qu’associé, le cabinet d’avocats Jeantet et Associés. Mais, dès 1997, il est appelé par Jospin qui le nomme ministre des Affaires étrangères. Poste qu’il occupera jusqu’à la réélection de Chirac en 2002. En 2003, il crée Hubert Védrine Conseil dont l’objet est de fournir, notamment à des entreprises ou à des organismes économiques, des analyses stratégiques et géopolitiques sur l'évolution du monde : rapports de force, scénarii de crise, changements de régime ou d'orientation politiques, interactions, étude des contextes présents et à venir. Ses analyses ont pour but de réduire l'incertitude et les risques inhérents à de grandes décisions ou à de grands investissements. Analyses qu’il accompagne de conseils ou de propositions sur l'attitude à adopter face à des problèmes internationaux ou à des négociations. Hubert Védrine a publié de nombreux ouvrages dont Les Mondes de François Mitterrand (Fayard, 1996) sur la politique étrangère conduite par ce dernier de 1981 à 1995, un livre d’entretiens avec Dominique Moïsi Les Cartes de la France à l’heure de la mondialisation (Fayard, 2000), avec Alain Dorset Supplément au voyage en Onusie (Fayard, 2003), un recueil de textes et d’articles Face à l'Hyperpuissance (Fayard, 2003) et enfin Continuer l’Histoire (Fayard, 2007).
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Du pétrole en général et de l’Iran en particulier |
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Président fondateur de Pétrostratégies, Pierre Terzian considère que l’offre, la demande et la géopolitique de l'énergie vont évoluer. Il se préoccupe des prochaines échéances et nous livre sa vision de l’échiquier pétrolier mondial et de l’action des principaux joueurs. Il est intervenu, mercredi 13 février, sur le thème : « Du pétrole en général et de l’Iran en particulier ».
Créée en 1985, Pétrostratégies a deux types d’activités : conseil et presse pétrolière. Comme consultant, Pétrostratégies a réalisé de nombreuses études économiques sur l’industrie des hydrocarbures dont le régime d’exploration-production en Afrique, le raffinage et la distribution en France, l’intégration de pays membres de l’OPEP dans le raffinage étranger, les pays producteurs et le marché à terme du pétrole, l’avenir du gaz naturel en Europe, plusieurs études sur les stratégies de sociétés pétrolières internationales, etc. Dès 1986, la société a lancé Pétrostratégies, un hebdomadaire spécialisé sur l’énergie, en français et en anglais, et, en juin 2002, Europ’énergies, qui est le seul service d’information et d’analyse spécialement conçu pour les acheteurs européens d’électricité et de gaz. PETROSTRATEGIES organise chaque année un Sommet international sur le pétrole, en avril, et sur le gaz, en octobre, en partenariat avec l’Institut français du pétrole (IFP) et Sptec. Né en 1948 à Beyrouth, Pierre Terzian a étudié à l’Université Saint-Joseph (sciences économiques), à l’Ecole des Lettres (philosophie) et à l’Ecole supérieure des ingénieurs (informatique). Il a soutenu un doctorat d’économie à l’université de Paris I Panthéon-Sorbonne en 1980 et a enseigné l’économie pétrolière en DEA à l’Université de Grenoble. Il a notamment publié Prix et contrats pétroliers dans les pays arabes et en Iran (1982), L’Histoire de l’OPEP (1983), Gaz naturel : perspectives 2010-2020 (1998). Pierre Terzian est président du Fonds Arménien de France.
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Les questions qui dérangent |
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Journaliste-écrivain, Jean-François Kahn considère que les idées convenues ne sont pas nécessairement fausses. Encore faut-il y regarder de près. Selon lui, l’irrespect est une condition du progrès. Il est intervenu mercredi 16 janvier, sur le thème : « Les questions qui dérangent ».
Licencié en Histoire, Jean-François Kahn a commencé, comme beaucoup de grands reporters, par ce que l’on appelle, aujourd’hui, des "petits boulots". Employé au tri postal à la gare du Nord, puis manœuvre à l’imprimerie Desfossés à Issy-les-Moulineaux, il devient enseignant d’histoire en 1959-1960. Mais le virus de la presse est déjà là. Il débute, en 1961, à Paris Presse au service économique, puis au service étranger avant de devenir envoyé spécial en Algérie. En 1963, il rejoint le Monde comme envoyé spécial permanent en Algérie. Puis viennent les années fastes de l’Express. De 1964 à 1972, il couvrira, en tant que grand reporter, les grands dossiers du moment : affaire Ben Barka ; guerre du Vietnam ; guerre des Six Jours ; guerre civile libanaise ; Septembre Noir ; révolution culturelle en Chine ; intervention soviétique à Prague ; coups d’Etat en Grèce, en Indonésie, au Chili ... Curieux, touche-à-tout, Jean-François Kahn mène de front, dès 1966, sa carrière de journaliste – il est éditorialiste à l’Est Républicain (1966), Europe 1 (1970), l’Alsace et la Dépêche du Midi (1976) et responsable du service politique du Nouvel Observateur (1974) – d’essayiste – il publie dès 1966 L’Histoire du Progrès Social – et enfin de producteur d’émission telles "Les Visiteurs du Dimanche Soir" sur France 3, "Avec Tambours et Trompettes" sur France Inter (1977). En 1980, il dirige les Nouvelles Littéraires et devient, en 1983, Directeur de la rédaction du Matin de Paris. Boulimique, amoureux de la presse et, plus encore, de la diversité et de la pluralité des idées, Jean-François Kahn fonde, en 1984, et dirige l’Evénement du Jeudi. En 1997, il réédite le coup avec Marianne qui devient l’emblème de la contestation du "politiquement correct" ambiant. Ecrivain, Jean-François Kahn a aussi publié de nombreux essais dont Staline, le communisme et la Russie (Denoël-Gonthier, 1974), Et si on essayait autre chose (Le Seuil, 1983), Esquisse d’une philosophie du mensonge (Flammarion, 1989), La pensée unique (Fayard, 1995), Le Camp de la guerre : critique de la déraison pure (Fayard, 2004) ou encore L’Abécédaire mal pensant (Plon, 2007).
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La tyrannie de l’apparence |
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Un conseiller du Prince doit oser déconseiller le Prince … et un chirurgien esthétique s’interdire de pratiquer certaines opérations. Jean-Claude Hagege, expert près de la Cour d’Appel, est intervenu mercredi 12 décembre, sur le thème : « La tyrannie de l’apparence ».
L'image de la Beauté actuelle a changé en 20 ans. Comment réagit le public face à la tyrannie de la Beauté ? Pourquoi certains y succombent, et d'autres en sont indifférents ? Chirurgien Plasticien et Esthéticien depuis plus de 20 ans, Jean-Claude Hagege a découvert que les vrais sourires reflètent les vrais bonheurs et que la joie de vivre ne s’achète pas. Il en a tiré quelques leçons. Membre de la Société de Chirurgie Plastique et Reconstructrice et Esthétique et de l’International Society of Aesthetic Plastic Surgery, expert près la Cour d'appel de Paris depuis 1995, Jean-Claude Hagege est l’auteur de plusieurs ouvrages dont Le pouvoir de Séduire (Editions Odile Jacob, 2003) qui a été traduit aux Etats-Unis.
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Enjeux économiques de la langue et de la culture |
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Président du Directoire de la Sacem, Bernard Miyet est un exemple vivant de diversité culturelle. Diplomate de formation, il a occupé plusieurs postes, exercé divers métiers, habité divers pays. Il sait que pour être efficace il faut d’abord être entendu et a quelques idées sur les moyens d’y parvenir. Il est intervenu mardi 16 octobre, sur le thème : « Enjeux économiques de la langue et de la culture ».
Diplômé de l'Institut d'Études politiques de Grenoble, Bernard Miyet a choisi, à sa sortie de l'ENA (promotion "Guernica"), le ministère des Affaires étrangères où il commence sa carrière à la direction des Nations Unies et des organisations internationales. Affecté à la direction des affaires politiques entre 1976 et 1979, il est ensuite Premier secrétaire à la Mission permanente de la France auprès de l'Office des Nations Unies à Genève. Dès 1981, il se verra confier la charge de Directeur de cabinet de M. Georges Fillioud, ministre de la Communication. Il devient le Président Directeur Général de la Sofirad en 1983 avant d’être nommé conseiller spécial du Président de Schlumberger Ltd, M. Jean Riboud, chargé du projet de création de "la Cinq". Consul général à Los Angeles (1986-1989), il est ensuite Directeur général adjoint des relations culturelles, scientifiques et techniques, chargé de la communication au ministère des Affaires étrangères (1989-1991). Il est parallèlement l'organisateur des Assises européennes de l'Audiovisuel qui se sont tenues à Paris en septembre 1989. Il devient le premier Président du Comité européen des coordonnateurs “ Eureka Audiovisuel ”, après avoir été responsable du lancement de ce projet. Ambassadeur, représentant permanent de la France auprès de l'Office des Nations Unies à Genève (1991-1993), il sera ensuite Ambassadeur itinérant chargé des questions audiovisuelles dans le cadre des négociations du GATT. De 1994 à début 1997, il est Ambassadeur, représentant permanent de la France auprès de l'Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe à Vienne. En 1997, il est détaché auprès de l'Organisation des Nations Unies en qualité de Secrétaire général adjoint, chargé du département des opérations de maintien de la paix. Le 5 octobre 2000, il entre à la SACEM en tant que Vice-président du directoire, jusqu'au 1er février 2001, date à laquelle il est nommé par le Conseil d'administration de la SACEM, Président du directoire, fonction qu'il exerce aujourd'hui.
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Génération Internet |
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Président fondateur de Skyrock, Pierre Bellanger, 48 ans, est un entrepreneur des médias et de l’Internet. Sa radio (4 millions d’auditeurs par jour) est la première de France pour les 13-24 ans et sa plateforme Internet (6 milliards de pages vues par mois) est la première plateforme de blogs d’Europe. Il est intervenu mercredi 19 septembre, sur le thème : « Génération Internet ».
La mise en réseau de la nouvelle génération change la donne. Skyrock est, selon Pierre Bellanger, au cœur de cette mutation. Il en distingue les ressorts.
Diplômé en biologie de l’université de Jussieu (Paris VI) et de Columbia (New York), Pierre Bellanger devient, à l’âge de 21 ans, rédacteur et dessinateur à l’hebdomadaire d’écologie La gueule ouverte et participe à la radio libre Radio Mongol. Le virus de la radio est déjà là.
En 1980, il collabore à Radio Paris 80 et crée, en association avec le quotidien Le Monde, Radio Cité Future qui commence ses émissions le 10 mai 1981 sur 96 MHz à Paris. Boulimique, il fonde, en 1981, La voix du Lézard, une autre radio libre qui commence ses émissions en janvier 1983. Cette même année, il lance Le Sexophone, un central diffuseur d’annonces téléphoniques.
En 1985, il fait le grand saut avec la création de Skyrock, réseau national FM par satellite. Dès 1988, Skyrock atteint un million d’auditeurs quotidiens. Chiffre qui double en 1989. Cette année 89 est marqué par l’appel du large puisqu’il fonde, à Moscou, M-Radio, la première radio privée de l’URSS, en partenariat avec le Ministère des Postes et Télécommunications d’URSS.
Fourmillant d’idées, il crée, en 1994, Contact Télévision (CTV), une chaîne de petites annonces, la première chaîne de service diffusée sur le câble à Paris et France en ligne, une société d’édition pour services en ligne & Internet. Pour Pierre Bellanger, l’aventure de l’Internet ne faisait que commencer.
A la fin de l’année 2006, les sites skyrock.com totalisaient 13,6 millions de visiteurs uniques et près de 4 milliards de pages vues par mois. Classés 2ème site Internet en France, ils sont 1er en pages vues pour les 15-24 ans.
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L’atome dans 50 ans |
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Physicien, membre correspondant de l’Académie des Sciences, pionnier de la recherche sur la fusion nucléaire, Paul-Henri Rebut est intervenu mercredi 11 juillet, sur le thème : « L’atome dans 50 ans ». Prenant au sérieux le réchauffement climatique - il y a, dit-il, une course de vitesse - il en recense tous les paramètres.
Paul-Henri Rebut a débuté sa carrière en 1978 comme chercheur au Commissariat à l'énergie Atomique. Ses recherches dès cette époque portaient sur la physique des plasmas et la fusion contrôlée thermonucléaire.
Après la construction du Tokamak de Fontenay aux Rosés, il a dirigé l'équipe européenne JET (Joint European Torus) à Abingdon en Grande Bretagne.
Inaugurée par la reine d'Angleterre et le président François Mitterand en 1984, cette machine JET a montré pour la première fois au monde que l'on pouvait contrôler un plasma jusqu'à des températures de plus de 300.000.000 de degrés et produire des réactions thermonucléaires au niveau de la dizaine de Mégawatts.
Elu membre correspondant de l'Académie des sciences en 1986, Paul-Henri Rebut est nommé, en 1992, Directeur d'ITER (International Thermonuclear Expérimental Reactor) et chargé de sa conception. Projet mondial avec pour partenaires l'Union européenne, les Etats-Unis, le Japon et la Russie, ITER devrait produire plusieurs centaines de Mégawatts pendant des temps supérieurs à 5 minutes.
De retour en France, il a été, de 1998 à 2004, conseiller du Haut Commissaire au Commissariat à l'énergie atomique.
Paul-Henri Rebut reçoit, en 2005, le prix Hannes Alfven de la Société Européenne de Physique.
En 2007, il crée sa société de Conseil en fusion contrôlée thermonucléaire, Rebut Consultant et travaille pour le projet ITER et GENERAL ATOMICS.
Paul-Henri Rebut a publié de nombreux articles scientifiques et, en 1999, l’ouvrage l'énergie des étoiles, la fusion contrôlée aux éditions Odile Jacob.
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Les jeunes et l’entreprise : inadéquations et remèdes |
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Hervé Serieyx qui tient les deux bouts de la chaîne en tant qu’entrepreneur et ancien délégué interministériel à l’insertion des jeunes, est intervenu mardi 12 juin, sur le thème : « Les jeunes et l’entreprise : inadéquations et remèdes ».
En plus de quarante ans d’un parcours professionnel qui aurait nécessité, à certains plusieurs vies, Hervé Serieyx a été, tour à tour, responsable d'entreprises grandes, moyennes et petites, dans l'Administration, l'Université, le monde associatif, les collectivités locales et les organisations politiques. Plus de quarante années qu’il sillonne aussi les cinq continents, dans la diversité des cultures de la planète.
De cette immense expérience, il tire un constat qu’il qualifie lui-même de « gigantesque » lieu commun mais qu’il revendique fortement : les véritables performances - intellectuelles, économiques, sociales, politiques… - d'une société dépendent de la qualité des personnes, de leur engagement, de leur capacités collectives et donc, finalement, de la force du projet qui les réunit.
Secrétaire Général d'un département de Thomson-Houston (1962-1965), il devient, de 1965 à 1981, consultant du Cabinet Eurequip puis, de 1982 à 1985, Directeur Général Adjoint du Groupe LESIEUR. En 1986, il est nommé Président Directeur Général d'EUREQUIP et de GMV Conseil.
En 1991, c’est l’enseignement qui l’attire. Professeur associé à Paris VIII (1991-1994), Hervé Serieyx est, simultanément et jusqu’en 1997, Vice Président de l'Institut Européen du Leadership. Enseignant à l'Institut Européen des Affaires (Président du Conseil Pédagogique de l'I.E.A.), au collège des Ingénieurs (Professeur depuis 1986), à l'Ecole des Mines, il a été aussi maître de conférences à l'Ecole Nationale d'Administration (E.N.A.) de 1996 à 1999. Il a en outre présidé, de 1987 à 1996, le Conseil d'Administration de l'Institut Régional d'Administration de Lille.
Conseiller du Commerce Extérieur de 1978 à 1998, Hervé Serieyx a été également Délégué Interministériel à l'Insertion des Jeunes (1997-1998).
En 1999, retour au métier de consultant. Président Directeur Général du Groupe Quaternaire et de GMV Conseil (1999-2003), Hervé Serieyx devient membre de la section "Activités productives" du Conseil Economique et Social (2004-2005) et, de 2005 à 2007, Président de la Fédération Française des Groupements d'Employeurs.
Sa vie a tout autant été jalonnée par les livres. Il en a écrit vingt dont Mobiliser l'intelligence de l'entreprise (Entreprise Moderne Edition, 1982), L'entreprise du troisième type (avec G. Archier, Editions du Seuil, 1984), Prix Harvard - l'Expansion et Prix de la Fondation HEC (1984), Changer le travail pour gagner son temps (avec G. Rolland, La Documentation Française, 1996), Quand la Chine va au marché (avec P. Le Corre, Editions Maxima, 1998), Reprenons la Bastille - le modèle de société au cœur de l'emploi (avec A. Renaud-Coulon, Editions Village Mondial, 1999), Est-ce que le Manage…ment ? (Les éditions d'organisation, 2001), Les jeunes et l'entreprise, noces ambiguës (Eyrolles société, 2002) ou encore Coup de gueule en urgence - alerte sur notre contrat social (Eyrolles, 2004).
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L’avenir à contre courant des idées reçues |
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Démographe, économiste, technologue, professeur au Conservatoire National des Arts et Métiers (CNAM), Michel Godet est le type même du vigilant qui refuse de s’enfermer dans une spécialité. Dans un climat qu’il juge anormalement morose, il croit au « courage du bon sens » et aux vertus de la volonté. Il est intervenu, mercredi 16 mai, sur le thème : L’avenir à contre courant des idées reçues.
Titulaire de la Chaire de Prospective Industrielle au CNAM où il dirige aussi le LIPSOR (Laboratoire d’Investigation en Prospective, Stratégie et Organisation), Michel Godet participe activement à la réflexion publique au sein du Conseil d'Analyse Economique (CAE) rattaché au Premier Ministre, du Conseil Economique de la Nation rattaché au Ministre de l’Economie et du Haut Conseil de la Population et de la Famille auprès du Président de la République. Il est, par ailleurs, membre élu de l’Académie des Technologies.
Michel Godet ne dédaigne pas le monde de l’entreprise. Administrateur du groupe Bongrain, il intervient, depuis des années, comme consultant en prospective et stratégie auprès de nombre d’entre elles comme Aéroport de Paris, AXA, Bongrain, Boulanger, BASF, Société Générale, BIPE, Crédit Mutuel, Décathlon, Presse Régionale ou encore SPIE Trendel. Il met également son savoir faire au service de collectivités locales, d’administrations nationales (Défense, Éducation, Transport aérien, Emploi, Logement, DIACT) et internationales. Il est aussi, depuis 1988, très actif au sein de l’Association Progrès du Management (APM).
Michel Godet a participé à plusieurs missions officielles : en 1986, pour la mission "Education et société pour demain" comme rapporteur auprès de Jacques Lesourne ; en 1993, à la Commission Mattéoli sur les “ Obstacles structurels à l’emploi’’ ; en 1994- 1995 à la Commission Travail et emploi à l’horizon 2015 présidée par Jean Boissonnat au Commissariat Général du Plan ; en 1994-1995 à la mission, présidée par Monsieur Jacques Douffiagues, sur “ La desserte aéroportuaire du grand bassin parisien d’ici à 2030 ”.
En 1996, il a été chargé par le Ministre du travail et des affaires sociales d’animer une mission informelle sur les initiatives locales de développement. Il a remis un rapport intitulé : « De l’activité à l’emploi par l’insertion ». En 2000, suite à ces réflexions, le CNAM a créé le Centre National de l’Entrepreneuriat basé en Lorraine et présent dans douze régions. Son rôle consiste notamment à mettre en synergie, dans le cadre du réseau du CNAM, les initiatives de développement d’activités nouvelles. En 2004-2005, au titre du CAE, il a rédigé avec Evelyne Sullerot, un rapport sur : la Famille, une affaire publique (Rapport CAE n° 57 Documentation française fin 2005). Il vient de publier le rapport DIACT CAE n° 63 sur : Vieillissements, Activités et territoires, Documentation Française Octobre 2006.
Michel Godet est Président d’honneur, co-fondateur de l’ISMER à Vendôme où il a longtemps vécu. Cet institut de développement d’activités nouvelles et d’accompagnement d’entrepreneurs porteurs de projets dormants a permis la création de plusieurs centaines d’emplois depuis 1995 et la réinsertion d’autant de chômeurs.
Depuis 2003 il s’est lancé, avec l’appui de 40 organismes partenaires du Cercle des Entrepreneurs du Futur, dans la mise à disposition mondiale, en trois langues, des méthodes de prospective (Ateliers, jeux d’acteurs, scénarios), organise, dans ce cadre, les Mercredis de l’Initiative et soutient l’entrepreneuriat :
www.laprospective.fr (rubrique Cercle des Entrepreneurs).
Michel Godet a publié une quinzaine d’ouvrages traduits en plusieurs langues. Son livre, "Emploi : le grand mensonge "aux éditions Pocket, a été vendu à plus de 45 000 exemplaires. Ce livre a reçu en 1997 le Grand Prix du livre sur la mutation du travail. Il a aussi publié en 2004 chez Dunod la deuxième édition du Manuel de prospective stratégique en deux tomes “Une indiscipline intellectuelle“ et “L’art et la méthode “. Une version adaptée au monde anglo-saxon : “Creating Futures : Scenario-planning as a strategic management tool “ a été publiée chez Economica-Brookings, deuxième édition 2006. “Le choc de 2006“ publié, en 2006, chez Odile Jacob a obtenu le Prix du livre d'économie. La troisième édition est sortie en poche janvier 2006. En 2007, il publie “Le Courage du bon sens pour construire l’avenir autrement“, toujours chez Odile Jacob.
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Urbanisme et crise des banlieues |
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Ingénieur des Travaux publics, docteur en Histoire de l’Art, architecte et 1er vice président de la Société Française des Architectes, Benoît Peaucelle est intervenu, mardi 24 avril, sur le thème : Urbanisme et crise des banlieues.
Partant de ce qui est devenu un quasi adage - Dis-moi où tu habites, je te dirai qui tu es -, Benoît Peaucelle souhaite redonner vie aux agglomérations et suggère quelques moyens.
A la fin de ses études d’architecture à l’Ecole des Beaux Arts, il devient pensionnaire, de 1984 à 1986, de l’Académie de France à Rome – Villa Médicis et s’inscrit à la Scuola di Specializzazione per il Studio ed Restauro dei Monumenti (Faculté de Rome). A son retour à Paris, Benoît Peaucelle rejoint la Société Française des Architectes comme Administrateur puis vice président de 1986 à 1999.
En 1988, il s’associe à Christian Levy pour fonder LPA dont il est le responsable Qualité et qui est certifiée ISO 9001 depuis 2000. En 2001, il crée URBAPAM.
Benoît Peaucelle, dont la compétence est reconnue dans le domaine de la restauration du patrimoine historique a réalisé de nombreux projets partout en France mais aussi à l’étranger. Il a ainsi obtenu le Prix de la meilleure réhabilitation du Vieux Strasbourg en 1988, le Prix du meilleur ravalement de Paris en 1996 (rue de Hautefeuille) et en 1998 (rue du Grand Prieuré).
En 1999 et 2000, il effectue une mission d’Architecte Conseil auprès de l’Autorité Palestinienne et intervient notamment sur la restauration de la vieille ville de Bethléem, la création du Musée National Archéologique de Gaza et de l’Urban Rehabilitation Unit de Bethléem et la formation de son personnel...
Benoît Peaucelle ne chôme pas. De nombreux projets sont en cours comme la réhabilitation du hall de l’aéroport de Marseille, la restauration de la Cour du Corbeau – ensemble classé MH à Strasbourg – ou encore des projets d’urbanisme en Mayenne et dans l’agglomération de Compiègne.
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Comment vivre avec l’Islam |
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Professeur émérite d’histoire de la pensée islamique à la Sorbonne et, depuis 1993, professeur associé et membre du Conseil d’administration à l'Institute of Ismaelî Studies (Londres), Mohamed Arkoun est intervenu, jeudi 15 février, sur le thème : " Comment vivre avec l’Islam".
La fin de la Guerre Froide n’a pas débouché sur la « fin de l’Histoire » et le réveil des religions ne devrait pas, selon lui, entraîner le « choc des civilisations ». Le professeur Arkoun voit plus loin que l’actualité. Il veut réconcilier le passé et l’avenir, nous aider à mieux comprendre pour mieux agir.
Agrégé de langue et littérature arabes, Mohamed Arkoun s’est très tôt intéressé à l’histoire islamique. Philosophe, il a fait de l’étude de la pensée islamique le fil conducteur de ses recherches. Mondialement reconnu, le professeur Arkoun a été professeur associé dans de nombreuses universités européennes - au Wissenschaftkolleg à Berlin, à Louvain-La-Neuve et à l’Institut Pontifical d'Etudes Arabes à Rome...- et américaines telles que l’Institute for Advanced Studies (Princeton) et à l’U.C.L.A (Los Angeles).
Ces cours et conférences l’ont mené aux quatre coins du monde : Rabat, Alger, Tamanrasset, Annaba, Oran, Tunis, Kairouan, Tripoli, Le Caire, Beyrouth, Damas, Alep, Amman, Bagdad, Médine, Riyad, Sanaa, Zanzibar, Mombassa, Dakar, Téhéran, New-Delhi, Bombay, Pékin, Dhaka, Jakarta, Samarkand, Moscou, Helsinki, Stockholm, Oslo, Arrhus, Copenhague, Londres, Birmingham, Oxford, Cambridge, Edimbourg, Leiden, Rotterdam, Tilburg, Middelburg, Utrecht, Bruxelles, Louvain, Anvers, Hambourg, Hanovre, Bielefeld, Oldenburg, Berlin, Göttingen, Tübingen, Heidelberg, Berne, Zurich, Lausanne, Genève, Turin, Rome, Bologne, Naples, Barcelone, Madrid, Cordoue, Grenade, New-York, Boston, Washington, Chicago, Los Angeles, Vancouver, Calgary, Montréal, Toronto, Venise, Spolèto, Assise, Pise, Cuneo, Salerno, Fano, etc.
Le professeur Arkoun a publié de nombreux ouvrages dont L'islam, religion et société (éd. Cerf, Paris 1982), Pour une critique de la Raison islamique (éd. Maisonneuve et Larose, Paris 1984), Combats pour l’Humanisme en contextes islamiques(Paris 2002) et Le dernier en date, un ouvrage collectif préfacé par Jacques Le Goff, un véritable monument, Histoire de l’islam et des musulmans en France (éd. Albin Michel, Paris 2006).
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Ecologie et entreprises : du duel au duo |
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Avocate, ancien Ministre de l'environnement dans le gouvernement Juppé, Corinne Lepage est intervenue, mardi 09 janvier, sur le thème : "Ecologie et entreprises : du duel au duo". Pour les entreprises, externaliser les internalités coûtera, selon elle, de plus en plus cher. Produire « vert » rapportera de plus en plus gros. Les attentes sont grandes. Les opportunités aussi.
Avocate depuis 1975, Corinne Lepage s’est associée, dès 1978, à Christian Huglo. Ils fondent alors la SCP Huglo Lepage et associés en 1991. Membre du Barreau de Paris et de Bruxelles, elle a développé une activité de conseil et de contentieux auprès de collectivités publiques, d’entreprises et d’associations. L’environnement et le droit public sont ses domaines de prédilection. En matière d’environnement, elle privilégie le conseil en Écomanagement, audit d’environnement, études d’impact et de sûreté, sites pollués ; elle participe à de nombreuses opérations dans le domaine de l’eau, l’assainissement, les déchets, l’air, les sols, le nucléaire, l’urbanisme, les transports et l’aménagement urbain ; elle conçoit et réalise des procès internationaux (Amoco Cadiz, pollution du Rhin, pollution de la Méditerranée). Quant au droit public, Corinne Lepage privilégie les montages d’opérations d’économie mixte et de conseil aux collectivités locales comme aux entreprises (marchés publics, délégations de services publics). Depuis son retour en 1997, elle privilégie l’aspect communautaire du droit et s’investit dans des domaines nouveaux comme l’effet de serre ou les biotechnologies. Elle est avocate d’une association dans l’affaire du maïs transgénique et des communes et particuliers victimes de la marée noire dans l’Erika.
Ministre de l’environnement de mai 1995 à juin 1997, Corinne Lepage a souhaité mettre la politique d’environnement au cœur des politiques publiques. A ce titre, une stratégie du développement durable au niveau national a été établie. En tant que ministre, elle a participé et organisé de nombreuses réunions internationales (G7 environnement, préparation de la session spéciale de la CSD, élaboration de la stratégie nationale du développement durable présentée à New York en avril 1997).
Elle a développé l’écomanagement et une politique d’accords volontaires avec le monde industriel et mené une politique active de lutte contre les pollutions et les nuisances. Dans ce cadre, la lutte contre la pollution de l’air a été un des axes majeurs de sa politique.
Corinne Lepage enseigne dans de nombreuses écoles et universités et assure notamment un cours à l’Institut d’Etudes Politiques de Paris sur le développement durable. Engagée dans l'action citoyenne, elle est présidente de CAP 21, du Cercle du Droit, de l’ANDD (Association Nationale des Docteurs en Droit) et vice-présidente d’Environnement sans frontières.
Elle a publié de nombreux ouvrages dont “ On ne peut rien faire, Madame le ministre ” (Albin Michel, 1997), “ Bien gérer l’environnement, une chance pour l’entreprise ” (Editions du Moniteur, 1999), “ les élections municipales en 1000 questions ” (Litec, 2000), “ La Politique de Précaution ” (PUF, 2001), “ Oser l’espérance ” (Editions Robert JAUZE, 2001) , « De l’écologie hors de l’imposture et de l’opportunisme » (Editions Raphaël, 2003)et « Et si c’était elle ? » (Editions Michalon, 2006)...
Corinne LEPAGE a également apporté sa contribution à de nombreux ouvrages tels que « Vers un espace maritime européen unique », (Bernard POIGNANT, Agora Europe, 2003) « Stop », (Laurent de Bartillat, Simon Retallack, Editions du Seuil, 2003)
« Science et éthique », (XXVII ème colloque de Brive la Gaillarde du 15 et 16 Novembre 2002, les compagnons de la fraternité Edmond Michelet, Centre d’Edmond Michelet) et « Terrorisme, victimes et responsabilité pénale internationale », ouvrage collectif réalisé par SOS ATTENTATS, Editions Calmann Levy 2004.
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Les dangers de l’intelligence |
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Professeur de psychiatrie au CHU Pitié-Salpétrière et Directeur du Centre Emotion – UMR CNRS 7593 "Vulnérabilité, Adaptation et Psychopathologie" - Université Paris VI à La Salpétrière, Roland Jouvent est intervenu, mercredi 6 décembre, sur le thème : " Les dangers de l’intelligence ". Réalités complexes, virtuel omniprésent, le cerveau s’adapte. Pour le meilleur comme pour le pire, selon Roland Jouvent qui s'efforcera de partager avec nous ses préoccupations.
Docteur en médecine depuis 1981, il occupe un poste de chef de clinique assistant de psychiatrie à l'hôpital de la Salpêtrière, après avoir bénéficié d'un poste d'accueil de l'Inserm pendant deux ans. Recruté, en 1986, au CNRS au grade de DR2, il y anime une équipe dans l'unité Inserm dirigée par D. Wildlöcher. En 1993, il crée sa propre équipe postulante au CNRS (Psychobiologie des tempéraments à risques), qui se transformera par la suite en une unité de recherche associée puis en une unité mixte du CNRS intitulée "Personnalité et conduites adaptatives".
D'octobre 1995 à février 1999, Roland Jouvent est détaché comme professeur de psychobiologie à l'Université Denis-Diderot Paris 7. Il crée alors un module de neurosciences cognitives et comportementales et un demi-DEA de psychopathologie fondamentale. En 2000, il rejoint la Faculté de Médecine de Pitié Salpêtrière comme Professeur de Psychiatrie.
Les travaux de Roland Jouvent sont depuis longtemps centrés sur l'approche clinique et expérimentale des régulations émotionnelles, en particulier dans le domaine de la dépression et celui des troubles addictifs. Ses recherches ont d'abord porté sur le ralentissement psychomoteur comme noyau organisateur de la sémiologie de la dépression. En psychopharmacologie, il a mis en évidence, pour la première fois, les effets anti-dépresseurs des stimulants beta-noradrénergiques et, en miroir les effets anti-maniaques de la clonidine, antagoniste noradrénergique.
Parallèlement, il a mis au point des instruments d'évaluation clinique, notamment une échelle d'humeur dépressive, qui a permis d'établir l'hétérogénéité symptomatique des dépressions. Ces derniers travaux ont mis au jour le caractère composite des dysfonctionnements cognitifs et émotionnels des déprimés, donnant ainsi accès à une meilleure compréhension des symptômes et de leurs traitements.
Roland Jouvent a introduit le concept d'approche transnosographique, qui était précurseur d'un renouvellement de la psychiatrie biologique. Ouvrant la porte sur une compréhension physiopathologique des effets des psychotropes, cette approche devait par la suite permettre d'appliquer les modèles des neurosciences cognitives à la psychiatrie. La création d'un laboratoire spécialisé dans l'étude des facteurs de vulnérabilité à la dépression et aux dépendances s'inscrit dans la suite de ces travaux.
Se tournant ensuite vers l'étude des traits de vulnérabilité à la dépression et aux addictions, il met en évidence les caractéristiques physiologiques et cognitives liées à des traits comme l'anhédonie (absence de plaisir) et l'anxiété. En particulier, certains dysfonctionnements perceptifs (auditifs, visuo-vestibulaires) qui pourraient favoriser la survenue d'états dépressifs et/ou anxieux. C'est sur la base de ces dernières données scientifiques que Roland Jouvent développe maintenant avec son équipe de nouveaux outils thérapeutiques utilisant les nouvelles technologies de l¹information et de la communication : thérapies en réalité virtuelle, réhabilitation cognitive sur ordinateur, biotechnologies informatiques.
L'activité scientifique de Roland Jouvent se traduit par la parution de plus de 190 articles dans des revues scientifiques de notoriété internationale, plus de 173 communications et de nombreux ouvrages seuls ou en collaboration. L’ensemble de ses travaux lui a valu la médaille d'Argent du CNRS en 2000. Roland Jouvent participe, d'autre part, à la gestion de la recherche et à des expertises.
Membre de la section 29 du Comité National du CNRS, de 1995 à 2000, il a également présidé et assuré la coordination de l'expertise du CNRS sur "Dopage et pratiques sportives". Il a été membre du conse | | |