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Le 29 juin 2009
La France de demain doit se réfléchir aujourd’hui
Ferry.jpgAncien ministre de la Jeunesse, de l’Education nationale et de la Recherche, Luc Ferry est président délégué du Conseil d’Analyse de la Société. A ce titre, le Premier ministre lui a demandé de « fixer des lignes d’horizon » pour sortir de la crise par le haut. Il est intervenu, mercredi 1er juillet sur le thème : « La France de demain doit se réfléchir aujourd’hui ».

Double agrégé de philosophie et de sciences politiques, Luc Ferry, 58 ans, est un spécialiste de Kant. Sa carrière d’intellectuel et d’enseignant l’a amené à occuper des postes en vue. A la tête du Conseil national des programmes (CNP) de 1994 à 2002, M. Ferry a piloté la refonte et l’écriture des programmes, de la maternelle au brevet. Il a esquissé, à cette occasion, les contours de ce que devra être la « culture générale » de l’honnête homme du 21ème siècle. En 1997, il participe à la « Commission pour la réforme de la justice » installée par Jacques Chirac sous la présidence du premier Président de la cour de cassation de l’époque Pierre Truche. En 2002, il est nommé ministre de l’éducation nationale dans le gouvernement Raffarin, poste qu’il occupa jusqu’en 2004.

 

Luc Ferry a écrit une série impressionnante d’essais. L’un des plus connus, écrit en collaboration avec Alian Renaut en 1985, fut « La Pensée 68. Essai sur l'antihumanisme contemporain ». Il y remet en cause la pensée de la génération des Foucault ou Bourdieu. Suivirent de nombreux autres dont en 1992 « Le Nouvel ordre écologique, l'arbre, l'animal et l'homme », prix Médicis essai, en 2000 « Qu'est-ce que l'homme ? », en collaboration avec Jean-Didier Vincent, en 2005 « Comment peut-on être ministre ? Essai sur la gouvernabilité des démocraties » ou encore en 2009 « Face à la crise ».

 

Luc Ferry est Chevalier de la légion d’honneur et des Arts et des Lettres.
Posté par Meriem Sidhoum-Delahaye, le 29/06/09 dans L'invité du mois | Commentaires (0) | Lien permanent | TrackBack (0)

Le 27 mai 2009
Drogues : nouvelles menaces
Apaire.jpgPercée des drogues de synthèse. Expansion du crime organisé. Diffusion de l’argent sale. Président de la mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie, Etienne Apaire, lutte sur trois fronts. Il est intervenu, mercredi 17 juin, sur le thème : « Drogues : nouvelles menaces » 

Auditeur de Justice à l'Ecole Nationale de la Magistrature en 1986, Etienne Apaire devient, en 1988,  Substitut du Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance d’Evreux puis, en 1990, Substitut du Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Paris en charge de la lutte contre le trafic national et international de stupéfiants et le proxénétisme. 

En 1993, il est nommé chargé de mission à la Délégation Générale à la Lutte contre la Drogue et la Toxicomanie. En 1995, il rejoint le Tribunal de Grande Instance de Paris en tant que juge d’instruction (criminalité organisée, criminalité informatique...). 

En 2002, il devient le Conseiller Judiciaire de Nicolas Sarkozy, Ministre de l'Intérieur, de la Sécurité Intérieure et des libertés locales (chargé notamment de la Sécurité Routière, des victimes, de la lutte contre la drogue et la toxicomanie, de la lutte contre les dérives sectaires, de la police judiciaire, de la prévention de la délinquance, de la modernisation de la législation pénale et des relations avec l'institution judiciaire). Poste qu’il occupera, en 2004, auprès de Dominique de Villepin. 

Devenu, en mai 2005, Conseiller pour les affaires pénales de Pascal Clément, Garde des Sceaux, ministre de la Justice de l’époque, Etienne Apaire est, depuis 2007, Président de la Mission Interministérielle de Lutte contre la Drogue et la Toxicomanie. 

Ancien Secrétaire Général de l’Association Française des Magistrats Instructeurs (A.F.M.I.), Etienne Apaire, Chevalier dans l’Ordre national du Mérite, est aussi Colonel dans le Corps de Réserve de la Justice Militaire.

Posté par Meriem Sidhoum-Delahaye, le 27/05/09 dans L'invité du mois | Commentaires (0) | Lien permanent | TrackBack (0)

Le 5 mai 2009
Libertés sous surveillance
Padova.jpgBeaucoup de gens disent : « Comme je n’ai rien à me reprocher, cela ne me gêne pas d’être surveillé ». Auraient-ils donc envie d’être perpétuellement tracés par GPS ? Auraient-ils envie d’être insidieusement traqués par des VRP connaissant leur « profil » ? Yann Padova, Secrétaire Général de la CNIL, craint les dérives. Il est intervenu, mercredi 13 mai, sur le thème : « Libertés sous surveillance ».

90 % de l’activité de la CNIL (Commission Nationale de l’Informatique et Libertés) concerne, selon Yann Padova, le secteur privé, c’est-à-dire l’envers potentiellement dangereux de services rendus. Sans oublier les 10 % pour empêcher l’Etat de se muer en Big Brother.

 

Diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris (1991), titulaire d’une licence d’Histoire ainsi que d’un diplôme d’études approfondies en économie (DEA, 1993), Yann Padova réussit, en 1995, le concours d’Administrateur de l’Assemblée nationale.

Au service de la Communication de l’Assemblée nationale, il assure de 1995 à 1998 le suivi des travaux de la Commission des Finances et les relations presse. A partir de 1999, il est en charge de la communication institutionnelle.  

Il devient, dans le même temps, Maître de conférence en économie à l’Institut d’études politiques de Paris (en 1998 et 1999).

Nommé ensuite à la Commission des Lois, il sera, pendant 7 ans, responsable du secteur du droit de l’informatique, du droit pénal et de la procédure pénale.  

Yann Padova a, dans ce cadre, eu en charge, notamment, la transposition de la directive de 1995 sur la protection des données personnelles modifiant la loi du 6 janvier 1978. Il a participé à l’examen des lois sur la présomption d’innocence du 15 juin 2000, pour la sécurité intérieure du 18 mars 2003 et d’adaptation de la justice aux évolutions de la criminalité du 9 mars 2004 (loi dite « Perben II »). Il a également contribué aux travaux des missions d’information parlementaires sur la traite des êtres humains, sur la récidive pénale et à l’examen de la loi sur la récidive qui s’en est suivie. Membre du secrétariat de la Commission d’enquête sur l’affaire dite « d’Outreau », il a collaboré à la réalisation du diagnostic et des propositions parlementaires.

Auteur d’articles consacrés au droit pénal et à la procédure pénale (« La loi sur la récidive », in Regards sur l’actualité en mars 2006 ; « Liberté d’expression versus répression du sexisme et de l’homophobie », in La Gazette du Palais en mars 2005), Yann Padova a consacré une partie de ses publications aux relations entre le droit de l’informatique et la procédure pénale (« A la recherche de la preuve absolue, réflexions sur l’utilisation de l’ADN dans la procédure pénale », in Les Archives de la politique criminelle, édition Pédone, 2004 ; « Droit des fichiers, droits des personnes », in La Gazette du Palais en janvier 2004 ; « Un aperçu de la lutte contre la cybercriminalité », in la Revue de science criminelle et de droit comparé en 2002).

Posté par Meriem Sidhoum-Delahaye, le 05/05/09 dans L'invité du mois | Commentaires (0) | Lien permanent | TrackBack (0)

Le 31 mars 2009
La guerre des microbes et des hommes
Schwartz.jpgLes microbes survivront longtemps à l’espèce humaine. En attendant, il faut cohabiter. Maxime Schwartz, ancien Directeur de l’Institut Pasteur, souligne l’urgence des stratégies à mettre en place. Il est intervenu, mercredi 8 avril, sur le thème : « La guerre des microbes et des hommes » 

Ancien élève de l’Ecole Polytechnique, Maxime Schwartz soutient en 1967 une thèse de biologie moléculaire préparée au sein du laboratoire de Jacques Monod à l’Institut Pasteur. Il effectue ensuite un stage post-doctoral à l’université Harvard (USA), puis revient à l’Institut Pasteur où il poursuit l’essentiel de sa carrière scientifique. Docteur ès Sciences (1967), Maître de recherche (1971) puis Directeur de recherche (1986) au CNRS, il est aussi Chef de laboratoire (1973) puis Professeur (1984) à l’Institut Pasteur.  

L’essentiel de ses travaux scientifiques est consacré à la biologie moléculaire des bactéries. De 1975 à 1987, il dirige l’Unité de Génétique moléculaire à l’Institut Pasteur. De 1985 à 1987 il assume les fonctions de Sous Directeur de l’Institut Pasteur puis, de Directeur, pendant deux mandats de six ans, de janvier 1988 à décembre 1999.  

Dans les années qui suivent, de 2001 à 2006, il exerce des fonctions de direction scientifique à l’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments et y préside un comité d’experts chargé de donner des avis sur la mise sur le marché des plantes génétiquement modifiées (OGM). 

Maxime Schwartz a publié chez Odile Jacob, en 2001, «Comment les vaches sont devenues folles», puis, en 2008, avec François Rodhain «Des microbes ou des hommes, qui va l’emporter ?» et enfin, en mai 2009, avec Jean Castex «La découverte du virus du SIDA. La vérité sur "l’affaire Montagnier/Gallo"». Avec Annick Perrot, conservateur du Musée Pasteur, il avait également publié, en 1999, chez Casterman «Pasteur, des microbes au vaccin».

Posté par Meriem Sidhoum-Delahaye, le 31/03/09 dans L'invité du mois | Commentaires (0) | Lien permanent | TrackBack (0)

Le 21 février 2009
Crise économique. Risques sociaux
LeDuigou.jpgLa situation sociale est inédite. Les réponses doivent être neuves. Les syndicats ont-ils des idées ? Peuvent-ils peser sur les choix ? Jean-Christophe Le Duigou, Secrétaire Confédéral de la CGT, a son point de vue sur la question. Il est intervenu, mercredi 11 mars, sur le thème : « Crise économique. Risques sociaux » 

Fils d’instituteurs bretons, Jean-Christophe Le Duigou a voué sa vie au travail syndical. Lorsqu'il entre dans la vie active comme agent des impôts en 1970, c'est tout naturellement qu'il adhère au syndicat des impôts CGT.

En 1978, il est Secrétaire national du Syndicat des Agents de la direction générale des Impôts puis, en 1982, Secrétaire Général de la Fédération des Finances. 

Dix ans plus tard, il devient Secrétaire du Centre confédéral des études économiques et sociales et, en 1995, responsable confédéral des Activités économiques. 

Homme des dossiers techniques, Jean-Christophe Le Duigou cultive son goût pour la réflexion et le débat d'idées. Cofondateur avec Philippe Herzog de l'association Confrontations, il dialogue avec les politiques, les patrons et les syndicalistes de toutes obédiences. 

Membre du Conseil économique et social, de 1982 à 2003, Jean-Christophe Le Duigou a été aussi, pendant deux ans (2005-2007), vice-président du Conseil de surveillance de l’Agence pour l’innovation industrielle. 

Secrétaire Confédéral de la CGT, Jean-Christophe Le Duigou fait partie de ceux qu’on appelle les "modernistes". Vice-président du Conseil de surveillance du Fonds de réserve pour les retraites, il est également membre de la Commission économique de la nation et Commissaire de la Commission de régulation de l’énergie (CRE).  

"Demain le changement ! Manifeste du nouveau syndicalisme" (Editions Armand Colin, 2005) est sa dernière publication.  

Posté par Meriem Sidhoum-Delahaye, le 21/02/09 dans L'invité du mois | Commentaires (0) | Lien permanent | TrackBack (0)

Le 2 février 2009
La dynamique nouvelle de l’Administration américaine
Mistral.jpgObama a formé son équipe. Que vaut-elle ? Que veut-elle ? Que peut-elle ? Que réserve-t-elle à l'Europe et à la France ? Observateur attentif de la politique américaine, Jacques Mistral, directeur des études économiques à l'Ifri, est particulièrement bien placé pour apprécier la situation et jauger les conséquences. Il est intervenu, mercredi 11 février, sur le thème : « La dynamique nouvelle de l’Administration américaine ».

Directeur des études économiques à l’Ifri depuis le 1er septembre 2007, Jacques Mistral est membre du Conseil d’analyse économique (Cabinet du Premier ministre), du Cercle des économistes et a récemment été élu président de la Société d'économie politique 

Dans ses précédentes fonctions, il a été Ministre conseiller financier pour les affaires financières à l’ambassade de France à Washington (2001-06) et chercheur à la Kennedy School of Government à l'université de Harvard (2005-06).  

Auparavant, Jacques Mistral a effectué un parcours professionnel à la fois dans le monde universitaire, dans l’administration et dans le secteur privé. Il a été Conseiller économique du Premier Ministre, M. Michel Rocard (1988-1990) et Conseiller spécial de M. Laurent Fabius, Ministre de l’Economie, des Finances et de l’Industrie (1998-2000). Il a aussi exercé pendant plusieurs années des fonctions de direction dans un grand groupe financier privé, AXA, où il a en particulier été en charge des opérations en Asie, directeur du secteur des grands risques internationaux et directeur financier pour la France au moment de la fusion avec l’UAP (1990-1998). Il a eu une longue carrière universitaire en enseignant en particulier à l’Université Paris-Dauphine, à l’ENSAE, à Sciences-Po Paris et à l’Ecole Polytechnique.  

Ses travaux portent sur les politiques économiques comparées des principaux pays industriels et sur l’étude des relations économiques internationales.  

Jacques Mistral est ancien élève de l’Ecole Polytechnique. Il a un Doctorat de Sciences économiques de l’Université Paris I, un Doctorat d’économie appliquée de l’Université Paris Dauphine et il est agrégé des facultés de droit et sciences économiques.  

Il est l’auteur de plusieurs ouvrages dont "La troisième révolution américaine", paru en 2008 et de nombreux articles dans les revues professionnelles.

Posté par Meriem Sidhoum-Delahaye, le 02/02/09 dans L'invité du mois | Commentaires (0) | Lien permanent | TrackBack (0)

Le 6 janvier 2009
Le luxe français dans la compétition mondiale
Boonstoppel1.jpgDirecteur général du Fouquet's Barrière,  Eric Boonstoppel a mené une carrière qui lui permet de mesurer les enjeux d’un secteur dont le poids, en terme d’emploi et de balance des comptes, est vital pour la France. Il est intervenu, mercredi 14 janvier, sur le thème : « Le luxe français dans la compétition mondiale » 

Après une licence en Sciences économiques à l’Université Toulouse I, Eric Boonstoppel se tourne vers le domaine du tourisme. En 1992, il obtient un Master en Management du tourisme à l’Université Toulouse II qui lui permet d’occuper, dès 1993, le poste directeur général adjoint à l’hôtel Royal Barrière à Deauville. En 1999, Il rejoint le Majestic Barrière à Cannes d’abord en tant que directeur général adjoint puis, à partir de 2003, comme directeur général. La même année, il décide d’approfondir ses connaissances en management à l’Institut Français de Gestion (Paris).

 Après sept ans à Cannes, c’est, en 2006, le retour à Paris en tant que directeur général du prestigieux Fouquet’s Barrière sur les Champs Elysées. 
Posté par Meriem Sidhoum-Delahaye, le 06/01/09 dans L'invité du mois | Commentaires (0) | Lien permanent | TrackBack (0)

Le 19 novembre 2008
Le cerveau a-t-il un sexe ?
Vidal.jpgAvec l'avancée des connaissances en neurosciences, on serait tenté de croire que les idées reçues sur les différences biologiques entre les hommes et femmes ont été balayées. Or médias et magazines continuent de nous abreuver de vieux clichés. Neurobiologiste, directrice de recherche à l’Institut Pasteur, Catherine Vidal fait l’éloge de la plasticité cérébrale pour optimiser l’égalité des chances. Elle est intervenue, mercredi 10 décembre, sur le thème : « Le cerveau a-t-il un sexe ?  ».  

Titulaire d’un doctorat d’Etat en Neurophysiologie (Université Paris 6), son activité de recherche fondamentale a porté sur les mécanismes de la douleur, le rôle du cortex cérébral dans la mémoire, l’infection du cerveau par le virus du Sida. 

Ses recherches actuelles concernent les maladies neurodégénératives, en particulier Alzheimer et Creuzfeld-Jacob.  

Catherine Vidal se consacre également à la vulgarisation scientifique à travers des conférences, des expositions et des publications dans les médias. Son intérêt pour les rapports entre science et société, concernant en particulier le cerveau, le sexe et le déterminisme en biologie ne se dément pas.  

Membre du Comité Scientifique "Sciences et Citoyen" du CNRS jusqu'en 2006, elle est actuellement membre du Comité Scientifique de l'Institut Emilie du Châtelet et de l'Association "Femmes et Sciences". 

Catherine Vidal est co-auteur de Cerveau, sexe et pouvoir (avec Benoit-Browaeys, Editions Belin, 2005) qui a reçu le Prix de l'Académie des Sciences Morales et Politiques, palmarès 2006. Elle a aussi publié Féminin/Masculin : mythes et idéologie (Editions Belin,  2006), Hommes, femmes : avons-nous le même cerveau ? (Le Pommier, 2007) et Cerveau, sexe et liberté (DVD, Editions Gallimard/ CNRS, Collection "La recherche nous est contée", 2007).

Posté par Meriem Sidhoum-Delahaye, le 19/11/08 dans L'invité du mois | Commentaires (1) | Lien permanent | TrackBack (0)

Le 21 octobre 2008
Notation : comment rétablir la confiance ?
081017-Cazes.JPGLes marchés financiers n’ont plus de boussole. Directeur général de la Coface qui mesure dans le monde entier les risques de 45 millions d’entreprises, et qui vient de se positionner comme agence de notation, face à S&P ou Moody’s, Jérôme Cazes est intervenu, mercredi 5 novembre, sur le thème : « Notation : comment rétablir la confiance ?  ».  Il a notamment expliqué comment la notation, censée cantonner les risques toxiques, a au contraire contribué à les diffuser et comment redresser la barre.

Diplômé de l’Ecole Nationale de la Statistique et de l’Administration Economique (ENSAE) de l’Ecole Nationale d’Administration (ENA), Jérôme Cazes devient, de 1981 à 1985, Administrateur civil dans les services suivant les garanties à l’exportation, puis au Ministère des Affaires Etrangères de 1985 à 1987, sur les problèmes économiques Nord-Sud, enfin à nouveau au Ministère des Finances de 1987 à 1989, comme chef du Bureau de l’Analyse et de la Prévision à la Direction des Relations Economiques Extérieures.  

En 1989, il rejoint la Coface en tant que Secrétaire général, puis Directeur général délégué du Groupe, et enfin, en 1999, Directeur Général. En 1992, il lance CreditAlliance, un réseau d’assureurs crédit et de sociétés d’information d’entreprise, présent dans 99 pays, y compris la plupart des pays émergents. J

érôme Cazes est membre du Comité exécutif de Natixis, actionnaire unique de Coface, dont il dirige le pôle « Poste Clients » qui regroupe Coface et Natixis Factor. Il est aussi Président ou Administrateur de plusieurs compagnies du Pôle, dans ses quatre lignes (information d’entreprise, gestion, assurance et financement des créances commerciales) et dans ses 60 pays de présence. 

Jérôme Cazes est Chevalier de la Légion d’Honneur.

Posté par Meriem Sidhoum-Delahaye, le 21/10/08 dans L'invité du mois | Commentaires (0) | Lien permanent | TrackBack (0)

Le 30 septembre 2008
Où nous mène l’Amérique
080930-Andreani.jpgQue ferait Obama s’il était élu ? Que ferait Mc Cain s’il était élu ? Quelles seraient leurs marges de manœuvre ? Que pourrait faire l’Europe ? Des certitudes émergent. Des incertitudes subsistent. Jacques Andréani, ancien Ambassadeur à Washington et praticien des relations EST-OUEST, est particulièrement apte à dresser l’inventaire. Il est intervenu, mercredi 08 octobre, sur le thème : « Où nous mène l’Amérique ».

Né à Paris, Jacques Andréani est diplômé de l’Institut d’Etudes Politiques de Paris et de l’Ecole Nationale d’Administration (ENA).

 

A la sortie de l’ENA, il choisit la carrière diplomatique. Il a été aussitôt nommé secrétaire d’Ambassade à Washington, où il est resté cinq ans, puis de là, après un stage à Paris pour apprendre le russe et étudier les questions d’Europe de l’Est, il a été affecté à Moscou. Il y a passé les périodes les plus difficiles de la guerre froide (construction du mur de Berlin, crise de Cuba de 1962).

 

Après Moscou, il revient à Paris, chargé, d’abord de l’Union Soviétique, ensuite des relations avec l’ensemble des pays communistes d’Europe. Il rejoint en 1970 la délégation de la France auprès de l’OTAN comme Représentant Permanent Adjoint. De novembre 1972 à août 1975, il dirige la délégation française aux pourparlers préliminaires à la Conférence sur la Sécurité et la Coopération en Europe (CSCE) à Helsinki, puis à la CSCE elle-même à Genève. De 1975 à 1979, il est Directeur d’Europe au Ministère des Affaires Etrangères.

 

En 1979, il est nommé Ambassadeur en Egypte. En 1981, il devient Directeur des Affaires Politiques au Ministère de Affaires Etrangères pendant trois ans, jusqu’à sa nomination comme Ambassadeur en Italie. Après quatre années à Rome, il revient à Paris en tant que Directeur de Cabinet de Roland Dumas, Ministre des Affaires Etrangères.  En 1989, il rejoint Washington en tant qu’Ambassadeur. Il restera en poste jusqu’en octobre 1995.

 

Depuis 1997, Jacques Andréani a accompli diverses missions que lui ont confiées le président de la République et le Ministre des Affaires Etrangères, notamment dans les pays du Moyen-Orient. En 2000, il a été chargé de négocier avec les autorités américaines un accord portant sur l’indemnisation des propriétaires juifs d’avoirs bancaires spoliés pendant l’occupation nazie en France.

 Il a enseigné les relations internationales à l’Université de Clermont-Ferrand (1996-1997), à l’Université Johns Hopkins, Centre de Bologne, (1997-1998) et à la LUISS à Rome (2000-2005).

Jacques Andréani est Président de la section Etats-Unis de l’Association France-Amériques, Président d’honneur de la Société Dante-Alighieri – Comité de Paris, Président des Amis de l’Institut Dominicain d’Etudes Orientales du Caire, Président d’honneur de l’Association des Anciens Elèves de Sciences-Po. Membre du Conseil d’Administration de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah, Membre de la Commission trilatérale.

 

Il est membre du Club des Vigilants et du « Club de Monaco », institution privée qui rassemble des personnalités politiques, diplomatiques et de la presse des pays des deux rives de la Méditerranée.

 Jacques Andréani est Commandeur de la Légion d’Honneur et Commandeur de l’Ordre National du Mérite et a publié L’Amérique et nous (Odile Jacob, 2000) et Le Piège : Helsinki et la chute du communisme (Odile Jacob, 2005).
Posté par Meriem Sidhoum-Delahaye, le 30/09/08 dans L'invité du mois | Commentaires (1) | Lien permanent | TrackBack (0)

Le 6 septembre 2008
Comment réformer la Sécu
Johanet1.jpgLe gaspillage en hommes, en temps et en argent est au cœur du système de soins à la française. La réforme de 2004 a été encensée lors de son adoption. Elle est maintenant conspuée. Gilles Johanet, Président du comité maladie de la FFSA, veut sortir de cette double myopie. Il est intervenu, jeudi 11 septembre, sur le thème : « Comment réformer la Sécu ».  

Gilles Johanet sait de quoi il parle puisqu’il a été, de 1989 à 1993, puis de 1998 à 2002, Directeur de la Caisse Nationale de l’Assurance Maladie des Travailleurs Salariés (CNAMTS). 

Auparavant, il a dirigé, de 1985 à 1987, l’Etablissement National des Invalides de la Marine. En 1993, il rejoint la Cour des Comptes en tant que Conseiller Maître et en assure, de 1997 à 1998, le secrétariat général. 

Actuellement, Gilles Johanet est Chef de la représentation permanente d’Allianz à Bruxelles auprès de l’Union européenne et Président d’APRIA-RSA. Il est également Président du Comité Maladie de la FFSA. 

Il est l’auteur de trois ouvrages : Contes et mécomptes de la protection sociale  publié en 1985, Santé, dépenser sans compter (Santé de France, 1995) et Sécurité Sociale : l’échec et le défi (Seuil, 1998).

Posté par Meriem Sidhoum-Delahaye, le 06/09/08 dans L'invité du mois | Commentaires (0) | Lien permanent | TrackBack (0)

Le 25 juin 2008
L’arme du charisme
Aelion.jpg Pourquoi et en quoi Barack Obama est-il charismatique ? Quand les peuples ont-ils besoin d’un leader charismatique ? Les bienfaits ? Quand les peuples ont-ils tout à craindre d’un leader charismatique ? Les méfaits ? Qu’en est-il des entreprises ? François Aelion, expert es charisme et spécialiste passionné par son sujet,  est intervenu, mercredi 9 juillet, sur le thème : « L’arme du charisme »

En 1986, il crée une société de recherche, conseil et formation en management, négociation et efficacité comportementale des dirigeants, DANTHROS.  

En 1990, il met au point pour ses clients une méthode d’influence comportementale ainsi qu’une bibliothèque de réflexes commerciaux et managériaux à fort impact. 

Il intervient sur toute la gamme de la stimulation des énergies en entreprise. 

Concepteur et animateur de plus d’une cinquantaine de thèmes de séminaires comportementaux, il conseille la communication personnelle de plusieurs dirigeants économiques et politiques actuels. 

Sa passion et son talent : mobiliser, lors de conventions, des salles de plusieurs centaines de participants autour d’idées chocs et rapidement exploitables. Pour cela il utilise des procédés à fort impact tels que l’analyse multicritère de courts extraits de film de cinéma projetés sur écran géant, le commentaire à chaud de tests dépouillés par télévote, la simulation de situations paradoxales par mimes et métaphores où il s’attache à démonter les « fausses logiques » et les vrais indices de succès. 

Il anime des séances de créativité et de production d’idées ou d’engagements et peut jouer, tour à tour, le rôle de candide, d’accoucheur et de meneur de jeu. 

Depuis 2000, ses interventions, faites en français ou en anglais, sont également relayées par des tests d’évaluation, sur Internet et des renforcements en mode e-learning, les « Form’réflex ».
Posté par Meriem Sidhoum-Delahaye, le 25/06/08 dans L'invité du mois | Commentaires (0) | Lien permanent | TrackBack (0)

Le 28 mai 2008
La libération de la Croissance
Attali.jpgPrésident de la Commission pour la libération de la croissance mise en place par Nicolas Sarkozy le 30 août 2007, Jacques Attali est intervienu, mercredi 11 juin, sur le thème : « Les conclusions de la Commission et les conditions de leur mise en oeuvre ». Aujourd’hui, les mécaniques gouvernementales et parlementaires sont en marche. La période est cruciale. Jacques Attali tentera un diagnostic du processus de réforme en France,  en partant de ce qui lui semblera acquis à la fin du printemps.

Professeur, écrivain, conseiller d'Etat honoraire, conseiller spécial auprès de François Mitterand de 1981 à 1991, fondateur et premier président de la Banque Européenne pour la Reconstruction et le Développement à Londres de 1991 à 1993, Jacques Attali (www.attali.com) est maintenant président de A&A, société internationale de conseils, (www.aeta.net) spécialisée dans les nouvelles technologies, basée à Paris, et président de PlaNet Finance (www.planetfinance.org), Organisation de Solidarité Internationale spécialisée dans le développement de la microfinance. 

En 1980, il fonde Action Contre la Faim et lance, en 1984, le programme européen Eurêka (vaste programme sur les nouvelles technologies qui a donné naissance, entre autres, au MP3). En 1989, il lance un programme international d'action contre les inondations catastrophiques au Bangladesh. Jacques Attali a ensuite conseillé le Secrétaire Général des Nations Unies sur les risques de prolifération nucléaire. Il est à l’origine de la réforme de l’enseignement supérieure d’harmonisation des diplômes européens, dite LMD.  

Docteur d'Etat en Sciences économiques, Jacques Attali est diplômé de l'Ecole Polytechnique, (major de la promotion 1963), de l'Ecole des Mines, de l'Institut d'Etudes Politiques et de l'Ecole Nationale de l'Administration.Il a enseigné l'économie théorique à l'Ecole Polytechnique, à l'École des Ponts et Chaussées et à l'Université Paris-Dauphine. Il est docteur honoris causa de plusieurs universités étrangères et membre de l’Académie Universelle des Cultures. 

Jacques Attali est également éditorialiste à L'Express. Il est l'auteur de quarante quatre livres, traduits dans plus de vingt langues et diffusés à plus de six millions d'exemplaires à travers le monde, comprenant des essais (sur des sujets allant de l'économie mathématique à la musique), des biographies, romans, des contes pour enfants, des biographies et des pièces de théâtre. 

Jacques Attali a été nommé Président de la Commission pour la libération de la croissance française par le Président de la République depuis le 30 août 2007.  

Selon le  Magazine Foreign Policy (Mai/Juin 2008), il est l’"un des cents intellectuels les plus importants du monde".  

Quelques Essais 

Analyse économique de la vie politique, PUF, 1973.

Modèles politiques, PUF, 1974.

L'Anti-économique (avec Marc Guillaume), PUF, 1975.

La Nouvelle Économique française, Flammarion, 1978.

Les Trois Mondes, Fayard, 1981.

Histoires du Temps, Fayard, 1982. Au propre et au figuré, Fayard, 1988.  

Contes pour enfants 

Manuel, L'enfant-réve (ill. par Philippe Druillet), Stock, 1995.  

Mémoires :

Verbatim I, Fayard, 1993.

Europe(s), Fayard, 1994.

Verbatim II, Fayard, 1995.

Verbatim III, Favard, 1995.  

Posté par Meriem Sidhoum-Delahaye, le 28/05/08 dans L'invité du mois | Commentaires (2) | Lien permanent | TrackBack (0)

Le 2 mai 2008
Les nanotechnologies
Dupuy.jpgProfesseur de philosophie sociale et politique à l'Ecole Polytechnique et Stanford University, Jean Pierre Dupuy est intervenu, mercredi 14 mai, sur le thème : «  Le monde des nanotechnologies ».

Une nouvelle révolution technologique est, selon lui, en marche. Elle peut permettre à nos sociétés de résoudre beaucoup de leurs problèmes actuels mais en créera sans doute d'autres.

Né en 1941, Jean Pierre Dupuy est un ancien élève de l'Ecole Polytechnique (promotion 1960) et de l'Ecole Nationale Supérieure des mines de Paris (promotion 1963). Ingénieur général des mines, il est membre du Conseil Général des Mines et de l'Académie des Technologies.

Directeur de recherche au CNRS, il participe à divers comités scientifiques et/ou éthiques. Il est ainsi membre du Comité d'Éthique et de Précaution de l'INRA, du Conseil Scientifique du Center for Integrative Research ou encore du CSLI (Center for the Study of Language and Information), tous les deux à l'Université Stanford aux Etats-Unis.

Passionné par la recherche, Jean Pierre Dupuy ne cesse d'explorer de nouvelles voies. Cofondateur du CEREBE (Centre de Recherche sur le Bien-être, CNRS) qu'il dirige de 1972 à 1976, il fonde, en 1982, le CREA (Centre de Recherche en Epistémologie Appliquée) de l'Ecole Polytechnique et, en 2000, le GRISE (Groupe de Recherche et d'Intervention sur la Science et l'Éthique).

Fortement inspiré des travaux de la pensée complexe, dans sa critique de la rationalité, Jean Pierre Dupuy participe activement aux débats sur le risque, le principe de précaution, l’écologie.

Auteur fécond, Jean Pierre Dupuy a notamment publié Ordres et désordres (Seuil, 1982,1990), Le libéralisme aux prises avec la justice sociale (Calmann-Lévy 1992 ; Hachette, 1997), Aux origines des sciences cognitives (La découverte, 1994 ; 1999) et plus récemment Pour un catastrophisme éclairé (Seuil, 2002) ou Avions-nous oublié le mal ? Penser la politique après le 11 septembre (Bayard, 2002).

Posté par Meriem Sidhoum-Delahaye, le 02/05/08 dans L'invité du mois | Commentaires (1) | Lien permanent | TrackBack (0)

Le 2 avril 2008
Reproduction, éthique et génétique
080326-Olivennes.jpgGynécologue-obstétricien, spécialiste de la reproduction assistée et professeur des Universités, François Olivennes estime que les progrès de la génétique sont fulgurants. Comment rester dans les "clous" lorsque les différences culturelles et l’appât du gain poussent à la transgression ? Il est intervenu, jeudi 17 avril, sur le thème : « Reproduction, éthique et génétique ».

François Olivennes a été responsable des secteurs d'assistance médicale à la procréation à l'hôpital Béclère à Clamart puis à l'hôpital Cochin à Paris pendant plusieurs années. Depuis avril 2002, il exerce ses activités en libéral au sein du centre de FIV Eylau La Muette.  

Spécialiste des traitements de l'infertilité, il aide depuis près de vingt ans de nombreux couples à concrétiser leur désir d'enfant.  

François Olivennes est membre de nombreuses sociétés savantes, tant françaises qu’étrangères. On peut citer La Société Française d’Etude de la Fertilité, l’American Society for Reproductive Medecine ou encore la European Society of Human Reproduction and Embryology. 

François Olivennes participe également à de nombreuses revues. Il est ainsi membre du comité scientifique de la Revue du Praticien mais aussi de comités éditoriaux tels celui de Référence en Gynécologie et Obstétrique, Reproductive Medicine and Biology ou encore Fertility and Sterility.  Il est aussi l’auteur ou le co-auteur de plus de 120 articles scientifiques référencés et de plusieurs livres ou chapitres de livres. Conférencier invité dans plus de 100 congrès français et internationaux.

Posté par Meriem Sidhoum-Delahaye, le 02/04/08 dans L'invité du mois | Commentaires (0) | Lien permanent | TrackBack (0)

Le 18 février 2008
Géopolitique et volonté
Vedrine.jpgAncien ministre des Affaires étrangères dans le gouvernement Jospin (1997-2002), Hubert Védrine estime que l’Occident a perdu le monopole de l’Histoire. Il est intervenu, mercredi 13 février, sur le thème : « Géopolitique et volonté ». Ou comment tirer parti des transformations en cours ? Comment agir plutôt que subir ?

Diplômé de Sciences Politiques, licencié en histoire et énarque, Hubert Védrine a occupé des fonctions au ministère de la culture et de l’équipement, de 1974 à 1979, puis, de 1979 à 1981, au ministère des Affaires étrangères. 

Dès l’élection de Mitterrand, en 1981, il est appelé à l’Elysée comme conseiller diplomatique. En 1988, après la réélection de Mitterrand, il est nommé porte parole de la Présidence de la République et conseiller pour les affaires stratégiques. En 1991, il devient Secrétaire général de l’Elysée.  

En 1996, il rejoint, en tant qu’associé, le cabinet d’avocats Jeantet et Associés. Mais, dès 1997, il est appelé par Jospin qui le nomme ministre des Affaires étrangères. Poste qu’il occupera jusqu’à la réélection de Chirac en 2002. 

En 2003, il crée Hubert Védrine Conseil dont l’objet est de fournir, notamment à des entreprises ou à des organismes économiques, des analyses stratégiques et géopolitiques sur l'évolution du monde : rapports de force, scénarii de crise, changements de régime ou d'orientation politiques, interactions, étude des contextes présents et à venir. Ses analyses ont pour but de réduire l'incertitude et les risques inhérents à de grandes décisions ou à de grands investissements. Analyses qu’il accompagne de conseils ou de propositions sur l'attitude à adopter face à des problèmes internationaux ou à des négociations. 

Hubert Védrine a publié de nombreux ouvrages dont Les Mondes de François Mitterrand (Fayard, 1996) sur la politique étrangère conduite par ce dernier de 1981 à 1995, un livre d’entretiens avec Dominique Moïsi Les Cartes de la France à l’heure de la  mondialisation (Fayard, 2000), avec Alain Dorset Supplément au voyage en Onusie (Fayard, 2003), un recueil de textes et d’articles Face à l'Hyperpuissance (Fayard, 2003) et enfin Continuer l’Histoire (Fayard, 2007).

Posté par Meriem Sidhoum-Delahaye, le 18/02/08 dans L'invité du mois | Commentaires (0) | Lien permanent | TrackBack (0)

Le 22 janvier 2008
Du pétrole en général et de l’Iran en particulier
Terzian.JPGPrésident fondateur de Pétrostratégies, Pierre Terzian considère que l’offre, la demande et la géopolitique de l'énergie vont évoluer. Il se préoccupe des prochaines échéances et nous livre sa vision de l’échiquier pétrolier mondial et de l’action des principaux joueurs. Il est intervenu, mercredi 13 février, sur le thème : « Du pétrole en général et de l’Iran en particulier ».

Créée en 1985, Pétrostratégies a deux types d’activités : conseil et presse pétrolière. Comme consultant, Pétrostratégies a réalisé de nombreuses études économiques sur l’industrie des hydrocarbures dont le régime d’exploration-production en Afrique, le raffinage et la distribution en France, l’intégration de pays membres de l’OPEP dans le raffinage étranger, les pays producteurs et le marché à terme du pétrole, l’avenir du gaz naturel en Europe, plusieurs études sur les stratégies de sociétés pétrolières internationales, etc.  

Dès 1986, la société a lancé Pétrostratégies, un hebdomadaire spécialisé sur l’énergie, en français et en anglais, et, en juin 2002, Europ’énergies, qui est le seul service d’information et d’analyse spécialement conçu pour les acheteurs européens d’électricité et de gaz. 

PETROSTRATEGIES organise chaque année un Sommet international sur le pétrole, en avril, et sur le gaz, en octobre, en partenariat avec l’Institut français du pétrole (IFP) et Sptec. 

Né en 1948 à Beyrouth, Pierre Terzian a étudié à l’Université Saint-Joseph (sciences économiques), à l’Ecole des Lettres (philosophie) et à l’Ecole supérieure des ingénieurs (informatique). Il a soutenu un doctorat d’économie à l’université de Paris I Panthéon-Sorbonne en 1980 et a enseigné l’économie pétrolière en DEA à l’Université de Grenoble.  

Il a notamment publié Prix et contrats pétroliers dans les pays arabes et en Iran (1982), L’Histoire de l’OPEP (1983), Gaz naturel : perspectives 2010-2020 (1998). 

Pierre Terzian est président du Fonds Arménien de France.

Posté par Meriem Sidhoum-Delahaye, le 22/01/08 dans L'invité du mois | Commentaires (0) | Lien permanent | TrackBack (0)

Le 27 décembre 2007
Les questions qui dérangent
JFK.jpgJournaliste-écrivain, Jean-François Kahn considère que les idées convenues ne sont pas nécessairement fausses. Encore faut-il y regarder de près. Selon lui, l’irrespect est une condition du progrès. Il est intervenu mercredi 16 janvier, sur le thème : « Les questions qui dérangent ».

Licencié en Histoire, Jean-François Kahn a commencé, comme beaucoup de grands reporters, par ce que l’on appelle, aujourd’hui, des "petits boulots". Employé au tri postal à la gare du Nord, puis manœuvre à l’imprimerie Desfossés à Issy-les-Moulineaux, il devient enseignant d’histoire en 1959-1960. Mais le virus de la presse est déjà là. 

Il débute, en 1961, à Paris Presse au service économique, puis au service étranger avant de devenir envoyé spécial en Algérie. En 1963, il rejoint le Monde comme envoyé spécial permanent en Algérie. Puis viennent les années fastes de l’Express. De 1964 à 1972, il couvrira, en tant que grand reporter, les grands dossiers du moment : affaire Ben Barka ; guerre du Vietnam ; guerre des Six Jours ; guerre civile libanaise ; Septembre Noir ; révolution culturelle en Chine ; intervention soviétique à Prague ; coups d’Etat en Grèce, en Indonésie, au Chili ...  

Curieux, touche-à-tout, Jean-François Kahn mène de front, dès 1966, sa carrière de journaliste – il est éditorialiste à l’Est Républicain (1966), Europe 1 (1970), l’Alsace et la Dépêche du Midi (1976) et responsable du service politique du Nouvel Observateur (1974) – d’essayiste – il publie dès 1966 L’Histoire du Progrès Social – et enfin de producteur d’émission telles "Les Visiteurs du Dimanche Soir" sur France 3, "Avec Tambours et Trompettes" sur France Inter (1977). 

En 1980, il dirige les Nouvelles Littéraires et devient, en 1983, Directeur de la rédaction du Matin de Paris. Boulimique, amoureux de la presse et, plus encore, de la diversité et de la pluralité des idées, Jean-François Kahn fonde, en 1984, et dirige l’Evénement du Jeudi. En 1997, il réédite le coup avec Marianne qui devient l’emblème de la contestation du "politiquement correct" ambiant. 

Ecrivain, Jean-François Kahn a aussi publié de nombreux essais dont Staline, le communisme et la Russie (Denoël-Gonthier, 1974), Et si on essayait autre chose (Le Seuil, 1983), Esquisse d’une philosophie du mensonge (Flammarion, 1989), La pensée unique (Fayard, 1995), Le Camp de la guerre : critique de la déraison pure (Fayard, 2004) ou encore L’Abécédaire mal pensant (Plon, 2007).

Posté par Meriem Sidhoum-Delahaye, le 27/12/07 dans L'invité du mois | Commentaires (0) | Lien permanent | TrackBack (0)

Le 3 décembre 2007
La tyrannie de l’apparence
Hagege.jpgUn conseiller du Prince doit oser déconseiller le Prince … et un chirurgien esthétique s’interdire de pratiquer certaines opérations. Jean-Claude Hagege, expert près de la Cour d’Appel, est intervenu mercredi 12 décembre, sur le thème : « La tyrannie de l’apparence ».

L'image de la Beauté actuelle a changé en 20 ans. Comment réagit le public face à la tyrannie de la Beauté ? Pourquoi certains y succombent, et d'autres en sont indifférents ? 

Chirurgien Plasticien et Esthéticien depuis plus de 20 ans, Jean-Claude Hagege a découvert que les vrais sourires reflètent les vrais bonheurs et que la joie de vivre ne s’achète pas. Il en a tiré quelques leçons. 

Membre de la Société de Chirurgie Plastique et Reconstructrice et Esthétique et de l’International Society of Aesthetic Plastic Surgery, expert près la Cour d'appel de Paris depuis 1995, Jean-Claude Hagege est l’auteur de plusieurs ouvrages dont Le pouvoir de Séduire (Editions Odile Jacob, 2003) qui a été traduit aux Etats-Unis.

Posté par Meriem Sidhoum-Delahaye, le 03/12/07 dans L'invité du mois | Commentaires (5) | Lien permanent | TrackBack (0)

Le 2 octobre 2007
Enjeux économiques de la langue et de la culture

Miyet.jpgPrésident du Directoire de la Sacem, Bernard Miyet est un exemple vivant de diversité culturelle. Diplomate de formation, il a occupé plusieurs postes, exercé divers métiers, habité divers pays. Il sait que pour être efficace il faut d’abord être entendu et a quelques idées sur les moyens d’y parvenir. Il est intervenu mardi 16 octobre, sur le thème : « Enjeux économiques de la langue et de la culture ».

Diplômé de l'Institut d'Études politiques de Grenoble, Bernard Miyet a choisi, à sa sortie de l'ENA (promotion "Guernica"), le ministère des Affaires étrangères où il commence sa carrière à la direction des Nations Unies et des organisations internationales.

Affecté à la direction des affaires politiques entre 1976 et 1979, il est ensuite Premier secrétaire à la Mission permanente de la France auprès de l'Office des Nations Unies à Genève.

Dès 1981, il se verra confier la charge de Directeur de cabinet de M. Georges Fillioud, ministre de la Communication.
Il devient le Président Directeur Général de la Sofirad en 1983 avant d’être nommé conseiller spécial du Président de Schlumberger Ltd, M. Jean Riboud, chargé du projet de création de "la Cinq".

Consul général à Los Angeles (1986-1989), il est ensuite Directeur général adjoint des relations culturelles, scientifiques et techniques, chargé de la communication au ministère des Affaires étrangères (1989-1991). Il est parallèlement l'organisateur des Assises européennes de l'Audiovisuel qui se sont tenues à Paris en septembre 1989. Il devient le premier Président du Comité européen des coordonnateurs “ Eureka Audiovisuel ”, après avoir été responsable du lancement de ce projet.

Ambassadeur, représentant permanent de la France auprès de l'Office des Nations Unies à Genève (1991-1993), il sera ensuite Ambassadeur itinérant chargé des questions audiovisuelles dans le cadre des négociations du GATT.

De 1994 à début 1997, il est Ambassadeur, représentant permanent de la France auprès de l'Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe à Vienne. En 1997, il est détaché auprès de l'Organisation des Nations Unies en qualité de Secrétaire général adjoint, chargé du département des opérations de maintien de la paix.

Le 5 octobre 2000, il entre à la SACEM en tant que Vice-président du directoire, jusqu'au 1er février 2001, date à laquelle il est nommé par le Conseil d'administration de la SACEM, Président du directoire, fonction qu'il exerce aujourd'hui.

Posté par Meriem Sidhoum-Delahaye, le 02/10/07 dans L'invité du mois | Commentaires (0) | Lien permanent | TrackBack (0)

Le 20 août 2007
Génération Internet

Bellanger.jpgPrésident fondateur de Skyrock, Pierre Bellanger, 48 ans, est un entrepreneur des médias et de l’Internet. Sa radio (4 millions d’auditeurs par jour) est la première de France pour les 13-24 ans et sa plateforme Internet (6 milliards de pages vues par mois) est la première plateforme de blogs d’Europe. Il est intervenu mercredi 19 septembre, sur le thème : « Génération Internet ».
La mise en réseau de la nouvelle génération change la donne. Skyrock est, selon Pierre Bellanger, au cœur de cette mutation. Il en distingue les ressorts.

Diplômé en biologie de l’université de Jussieu (Paris VI) et de Columbia (New York), Pierre Bellanger devient, à l’âge de 21 ans, rédacteur et dessinateur à l’hebdomadaire d’écologie La gueule ouverte et participe à la radio libre Radio Mongol. Le virus de la radio est déjà là.

En 1980, il collabore à Radio Paris 80 et crée, en association avec le quotidien Le Monde, Radio Cité Future qui commence ses émissions le 10 mai 1981 sur 96 MHz à Paris. Boulimique, il fonde, en 1981, La voix du Lézard, une autre radio libre qui commence ses émissions en janvier 1983. Cette même année, il lance Le Sexophone, un central diffuseur d’annonces téléphoniques.

En 1985, il fait le grand saut avec la création de Skyrock, réseau national FM par satellite. Dès 1988, Skyrock atteint un million d’auditeurs quotidiens. Chiffre qui double en 1989. Cette année 89 est marqué par l’appel du large puisqu’il fonde, à Moscou, M-Radio, la première radio privée de l’URSS, en partenariat avec le Ministère des Postes et Télécommunications d’URSS.

Fourmillant d’idées, il crée, en 1994, Contact Télévision (CTV), une chaîne de petites annonces, la première chaîne de service diffusée sur le câble à Paris et France en ligne, une société d’édition pour services en ligne & Internet. Pour Pierre Bellanger, l’aventure de l’Internet ne faisait que commencer.
A la fin de l’année 2006, les sites skyrock.com totalisaient 13,6 millions de visiteurs uniques et près de 4 milliards de pages vues par mois. Classés 2ème site Internet en France, ils sont 1er en pages vues pour les 15-24 ans.

Posté par Meriem Sidhoum-Delahaye, le 20/08/07 dans L'invité du mois | Commentaires (0) | Lien permanent | TrackBack (0)

Le 20 juin 2007
L’atome dans 50 ans

Rebut.jpgPhysicien, membre correspondant de l’Académie des Sciences, pionnier de la recherche sur la fusion nucléaire, Paul-Henri Rebut est intervenu mercredi 11 juillet, sur le thème : « L’atome dans 50 ans ». Prenant au sérieux le réchauffement climatique - il y a, dit-il, une course de vitesse - il en recense tous les paramètres.

Paul-Henri Rebut a débuté sa carrière en 1978 comme chercheur au Commissariat à l'énergie Atomique. Ses recherches dès cette époque portaient sur la physique des plasmas et la fusion contrôlée thermonucléaire.

Après la construction du Tokamak de Fontenay aux Rosés, il a dirigé l'équipe européenne JET (Joint European Torus) à Abingdon en Grande Bretagne.

Inaugurée par la reine d'Angleterre et le président François Mitterand en 1984, cette machine JET a montré pour la première fois au monde que l'on pouvait contrôler un plasma jusqu'à des températures de plus de 300.000.000 de degrés et produire des réactions thermonucléaires au niveau de la dizaine de Mégawatts.

Elu membre correspondant de l'Académie des sciences en 1986, Paul-Henri Rebut est nommé, en 1992, Directeur d'ITER (International Thermonuclear Expérimental Reactor) et chargé de sa conception. Projet mondial avec pour partenaires l'Union européenne, les Etats-Unis, le Japon et la Russie, ITER devrait produire plusieurs centaines de Mégawatts pendant des temps supérieurs à 5 minutes.

De retour en France, il a été, de 1998 à 2004, conseiller du Haut Commissaire au Commissariat à l'énergie atomique.

Paul-Henri Rebut reçoit, en 2005, le prix Hannes Alfven de la Société Européenne de Physique.

En 2007, il crée sa société de Conseil en fusion contrôlée thermonucléaire, Rebut Consultant et travaille pour le projet ITER et GENERAL ATOMICS.

Paul-Henri Rebut a publié de nombreux articles scientifiques et, en 1999, l’ouvrage l'énergie des étoiles, la fusion contrôlée aux éditions Odile Jacob.

Posté par Meriem Sidhoum-Delahaye, le 20/06/07 dans Energie - Environnement - L'invité du mois | Commentaires (3) | Lien permanent | TrackBack (0)

Le 26 mai 2007
Les jeunes et l’entreprise : inadéquations et remèdes

Serieyx.jpgHervé Serieyx qui tient les deux bouts de la chaîne en tant qu’entrepreneur et ancien délégué interministériel à l’insertion des jeunes, est intervenu mardi 12 juin, sur le thème : « Les jeunes et l’entreprise : inadéquations et remèdes ».

En plus de quarante ans d’un parcours professionnel qui aurait nécessité, à certains plusieurs vies, Hervé Serieyx a été, tour à tour, responsable d'entreprises grandes, moyennes et petites, dans l'Administration, l'Université, le monde associatif, les collectivités locales et les organisations politiques. Plus de quarante années qu’il sillonne aussi les cinq continents, dans la diversité des cultures de la planète.

De cette immense expérience, il tire un constat qu’il qualifie lui-même de « gigantesque » lieu commun mais qu’il revendique fortement : les véritables performances - intellectuelles, économiques, sociales, politiques… - d'une société dépendent de la qualité des personnes, de leur engagement, de leur capacités collectives et donc, finalement, de la force du projet qui les réunit.

Secrétaire Général d'un département de Thomson-Houston (1962-1965), il devient, de 1965 à 1981, consultant du Cabinet Eurequip puis, de 1982 à 1985, Directeur Général Adjoint du Groupe LESIEUR. En 1986, il est nommé Président Directeur Général d'EUREQUIP et de GMV Conseil.

En 1991, c’est l’enseignement qui l’attire. Professeur associé à Paris VIII (1991-1994), Hervé Serieyx est, simultanément et jusqu’en 1997, Vice Président de l'Institut Européen du Leadership. Enseignant à l'Institut Européen des Affaires (Président du Conseil Pédagogique de l'I.E.A.), au collège des Ingénieurs (Professeur depuis 1986), à l'Ecole des Mines, il a été aussi maître de conférences à l'Ecole Nationale d'Administration (E.N.A.) de 1996 à 1999. Il a en outre présidé, de 1987 à 1996, le Conseil d'Administration de l'Institut Régional d'Administration de Lille.
Conseiller du Commerce Extérieur de 1978 à 1998, Hervé Serieyx a été également Délégué Interministériel à l'Insertion des Jeunes (1997-1998).

En 1999, retour au métier de consultant. Président Directeur Général du Groupe Quaternaire et de GMV Conseil (1999-2003), Hervé Serieyx devient membre de la section "Activités productives" du Conseil Economique et Social (2004-2005) et, de 2005 à 2007, Président de la Fédération Française des Groupements d'Employeurs.

Sa vie a tout autant été jalonnée par les livres. Il en a écrit vingt dont Mobiliser l'intelligence de l'entreprise (Entreprise Moderne Edition, 1982), L'entreprise du troisième type (avec G. Archier, Editions du Seuil, 1984), Prix Harvard - l'Expansion et Prix de la Fondation HEC (1984), Changer le travail pour gagner son temps (avec G. Rolland, La Documentation Française, 1996), Quand la Chine va au marché (avec P. Le Corre, Editions Maxima, 1998), Reprenons la Bastille - le modèle de société au cœur de l'emploi (avec A. Renaud-Coulon, Editions Village Mondial, 1999), Est-ce que le Manage…ment ? (Les éditions d'organisation, 2001), Les jeunes et l'entreprise, noces ambiguës (Eyrolles société, 2002) ou encore Coup de gueule en urgence - alerte sur notre contrat social (Eyrolles, 2004).

Posté par Meriem Sidhoum-Delahaye, le 26/05/07 dans Emploi - Entreprises - France - L'invité du mois - Société | Commentaires (0) | Lien permanent | TrackBack (0)

Le 7 mai 2007
L’avenir à contre courant des idées reçues

godet.jpgDémographe, économiste, technologue, professeur au Conservatoire National des Arts et Métiers (CNAM), Michel Godet est le type même du vigilant qui refuse de s’enfermer dans une spécialité. Dans un climat qu’il juge anormalement morose, il croit au « courage du bon sens » et aux vertus de la volonté. Il est intervenu, mercredi 16 mai, sur le thème : L’avenir à contre courant des idées reçues.

Titulaire de la Chaire de Prospective Industrielle au CNAM où il dirige aussi le LIPSOR (Laboratoire d’Investigation en Prospective, Stratégie et Organisation), Michel Godet participe activement à la réflexion publique au sein du Conseil d'Analyse Economique (CAE) rattaché au Premier Ministre, du Conseil Economique de la Nation rattaché au Ministre de l’Economie et du Haut Conseil de la Population et de la Famille auprès du Président de la République. Il est, par ailleurs, membre élu de l’Académie des Technologies.

Michel Godet ne dédaigne pas le monde de l’entreprise. Administrateur du groupe Bongrain, il intervient, depuis des années, comme consultant en prospective et stratégie auprès de nombre d’entre elles comme Aéroport de Paris, AXA, Bongrain, Boulanger, BASF, Société Générale, BIPE, Crédit Mutuel, Décathlon, Presse Régionale ou encore SPIE Trendel. Il met également son savoir faire au service de collectivités locales, d’administrations nationales (Défense, Éducation, Transport aérien, Emploi, Logement, DIACT) et internationales. Il est aussi, depuis 1988, très actif au sein de l’Association Progrès du Management (APM).

Michel Godet a participé à plusieurs missions officielles : en 1986, pour la mission "Education et société pour demain" comme rapporteur auprès de Jacques Lesourne ; en 1993, à la Commission Mattéoli sur les “ Obstacles structurels à l’emploi’’ ; en 1994- 1995 à la Commission Travail et emploi à l’horizon 2015 présidée par Jean Boissonnat au Commissariat Général du Plan ; en 1994-1995 à la mission, présidée par Monsieur Jacques Douffiagues, sur “ La desserte aéroportuaire du grand bassin parisien d’ici à 2030 ”.

En 1996, il a été chargé par le Ministre du travail et des affaires sociales d’animer une mission informelle sur les initiatives locales de développement. Il a remis un rapport intitulé : « De l’activité à l’emploi par l’insertion ». En 2000, suite à ces réflexions, le CNAM a créé le Centre National de l’Entrepreneuriat basé en Lorraine et présent dans douze régions. Son rôle consiste notamment à mettre en synergie, dans le cadre du réseau du CNAM, les initiatives de développement d’activités nouvelles. En 2004-2005, au titre du CAE, il a rédigé avec Evelyne Sullerot, un rapport sur : la Famille, une affaire publique (Rapport CAE n° 57 Documentation française fin 2005). Il vient de publier le rapport DIACT CAE n° 63 sur : Vieillissements, Activités et territoires, Documentation Française Octobre 2006.

Michel Godet est Président d’honneur, co-fondateur de l’ISMER à Vendôme où il a longtemps vécu. Cet institut de développement d’activités nouvelles et d’accompagnement d’entrepreneurs porteurs de projets dormants a permis la création de plusieurs centaines d’emplois depuis 1995 et la réinsertion d’autant de chômeurs.

Depuis 2003 il s’est lancé, avec l’appui de 40 organismes partenaires du Cercle des Entrepreneurs du Futur, dans la mise à disposition mondiale, en trois langues, des méthodes de prospective (Ateliers, jeux d’acteurs, scénarios), organise, dans ce cadre, les Mercredis de l’Initiative et soutient l’entrepreneuriat :

www.laprospective.fr (rubrique Cercle des Entrepreneurs).

Michel Godet a publié une quinzaine d’ouvrages traduits en plusieurs langues. Son livre, "Emploi : le grand mensonge "aux éditions Pocket, a été vendu à plus de 45 000 exemplaires. Ce livre a reçu en 1997 le Grand Prix du livre sur la mutation du travail. Il a aussi publié en 2004 chez Dunod la deuxième édition du Manuel de prospective stratégique en deux tomes “Une indiscipline intellectuelle“ et “L’art et la méthode “. Une version adaptée au monde anglo-saxon : “Creating Futures : Scenario-planning as a strategic management tool “ a été publiée chez Economica-Brookings, deuxième édition 2006. “Le choc de 2006“ publié, en 2006, chez Odile Jacob a obtenu le Prix du livre d'économie. La troisième édition est sortie en poche janvier 2006. En 2007, il publie “Le Courage du bon sens pour construire l’avenir autrement“, toujours chez Odile Jacob.

Posté par Meriem Sidhoum-Delahaye, le 07/05/07 dans L'invité du mois | Commentaires (0) | Lien permanent | TrackBack (0)

Le 17 avril 2007
Urbanisme et crise des banlieues

070417-peaucelle.JPGIngénieur des Travaux publics, docteur en Histoire de l’Art, architecte et 1er vice président de la Société Française des Architectes, Benoît Peaucelle est intervenu, mardi 24 avril, sur le thème : Urbanisme et crise des banlieues.

Partant de ce qui est devenu un quasi adage - Dis-moi où tu habites, je te dirai qui tu es -, Benoît Peaucelle souhaite redonner vie aux agglomérations et suggère quelques moyens.

A la fin de ses études d’architecture à l’Ecole des Beaux Arts, il devient pensionnaire, de 1984 à 1986, de l’Académie de France à Rome – Villa Médicis et s’inscrit à la Scuola di Specializzazione per il Studio ed Restauro dei Monumenti (Faculté de Rome). A son retour à Paris, Benoît Peaucelle rejoint la Société Française des Architectes comme Administrateur puis vice président de 1986 à 1999. En 1988, il s’associe à Christian Levy pour fonder LPA dont il est le responsable Qualité et qui est certifiée ISO 9001 depuis 2000. En 2001, il crée URBAPAM.

Benoît Peaucelle, dont la compétence est reconnue dans le domaine de la restauration du patrimoine historique a réalisé de nombreux projets partout en France mais aussi à l’étranger. Il a ainsi obtenu le Prix de la meilleure réhabilitation du Vieux Strasbourg en 1988, le Prix du meilleur ravalement de Paris en 1996 (rue de Hautefeuille) et en 1998 (rue du Grand Prieuré).

En 1999 et 2000, il effectue une mission d’Architecte Conseil auprès de l’Autorité Palestinienne et intervient notamment sur la restauration de la vieille ville de Bethléem, la création du Musée National Archéologique de Gaza et de l’Urban Rehabilitation Unit de Bethléem et la formation de son personnel...

Benoît Peaucelle ne chôme pas. De nombreux projets sont en cours comme la réhabilitation du hall de l’aéroport de Marseille, la restauration de la Cour du Corbeau – ensemble classé MH à Strasbourg – ou encore des projets d’urbanisme en Mayenne et dans l’agglomération de Compiègne.

Posté par Meriem Sidhoum-Delahaye, le 17/04/07 dans L'invité du mois | Commentaires (1) | Lien permanent | TrackBack (0)

Le 20 janvier 2007
Comment vivre avec l’Islam

Arkoun.JPGProfesseur émérite d’histoire de la pensée islamique à la Sorbonne et, depuis 1993, professeur associé et membre du Conseil d’administration à l'Institute of Ismaelî Studies (Londres), Mohamed Arkoun est intervenu, jeudi 15 février, sur le thème : " Comment vivre avec l’Islam".
La fin de la Guerre Froide n’a pas débouché sur la « fin de l’Histoire » et le réveil des religions ne devrait pas, selon lui, entraîner le « choc des civilisations ». Le professeur Arkoun voit plus loin que l’actualité. Il veut réconcilier le passé et l’avenir, nous aider à mieux comprendre pour mieux agir.

Agrégé de langue et littérature arabes, Mohamed Arkoun s’est très tôt intéressé à l’histoire islamique. Philosophe, il a fait de l’étude de la pensée islamique le fil conducteur de ses recherches. Mondialement reconnu, le professeur Arkoun a été professeur associé dans de nombreuses universités européennes - au Wissenschaftkolleg à Berlin, à Louvain-La-Neuve et à l’Institut Pontifical d'Etudes Arabes à Rome...- et américaines telles que l’Institute for Advanced Studies (Princeton) et à l’U.C.L.A (Los Angeles).

Ces cours et conférences l’ont mené aux quatre coins du monde : Rabat, Alger, Tamanrasset, Annaba, Oran, Tunis, Kairouan, Tripoli, Le Caire, Beyrouth, Damas, Alep, Amman, Bagdad, Médine, Riyad, Sanaa, Zanzibar, Mombassa, Dakar, Téhéran, New-Delhi, Bombay, Pékin, Dhaka, Jakarta, Samarkand, Moscou, Helsinki, Stockholm, Oslo, Arrhus, Copenhague, Londres, Birmingham, Oxford, Cambridge, Edimbourg, Leiden, Rotterdam, Tilburg, Middelburg, Utrecht, Bruxelles, Louvain, Anvers, Hambourg, Hanovre, Bielefeld, Oldenburg, Berlin, Göttingen, Tübingen, Heidelberg, Berne, Zurich, Lausanne, Genève, Turin, Rome, Bologne, Naples, Barcelone, Madrid, Cordoue, Grenade, New-York, Boston, Washington, Chicago, Los Angeles, Vancouver, Calgary, Montréal, Toronto, Venise, Spolèto, Assise, Pise, Cuneo, Salerno, Fano, etc.

Le professeur Arkoun a publié de nombreux ouvrages dont L'islam, religion et société (éd. Cerf, Paris 1982), Pour une critique de la Raison islamique (éd. Maisonneuve et Larose, Paris 1984), Combats pour l’Humanisme en contextes islamiques(Paris 2002) et Le dernier en date, un ouvrage collectif préfacé par Jacques Le Goff, un véritable monument, Histoire de l’islam et des musulmans en France (éd. Albin Michel, Paris 2006).

Posté par Meriem Sidhoum-Delahaye, le 20/01/07 dans L'invité du mois | Commentaires (0) | Lien permanent | TrackBack (0)

Le 30 décembre 2006
Ecologie et entreprises : du duel au duo

Lepage.jpgAvocate, ancien Ministre de l'environnement dans le gouvernement Juppé, Corinne Lepage est intervenue, mardi 09 janvier, sur le thème : "Ecologie et entreprises : du duel au duo". Pour les entreprises, externaliser les internalités coûtera, selon elle, de plus en plus cher. Produire « vert » rapportera de plus en plus gros. Les attentes sont grandes. Les opportunités aussi.

Avocate depuis 1975, Corinne Lepage s’est associée, dès 1978, à Christian Huglo. Ils fondent alors la SCP Huglo Lepage et associés en 1991. Membre du Barreau de Paris et de Bruxelles, elle a développé une activité de conseil et de contentieux auprès de collectivités publiques, d’entreprises et d’associations. L’environnement et le droit public sont ses domaines de prédilection. En matière d’environnement, elle privilégie le conseil en Écomanagement, audit d’environnement, études d’impact et de sûreté, sites pollués ; elle participe à de nombreuses opérations dans le domaine de l’eau, l’assainissement, les déchets, l’air, les sols, le nucléaire, l’urbanisme, les transports et l’aménagement urbain ; elle conçoit et réalise des procès internationaux (Amoco Cadiz, pollution du Rhin, pollution de la Méditerranée). Quant au droit public, Corinne Lepage privilégie les montages d’opérations d’économie mixte et de conseil aux collectivités locales comme aux entreprises (marchés publics, délégations de services publics). Depuis son retour en 1997, elle privilégie l’aspect communautaire du droit et s’investit dans des domaines nouveaux comme l’effet de serre ou les biotechnologies. Elle est avocate d’une association dans l’affaire du maïs transgénique et des communes et particuliers victimes de la marée noire dans l’Erika.

Ministre de l’environnement de mai 1995 à juin 1997, Corinne Lepage a souhaité mettre la politique d’environnement au cœur des politiques publiques. A ce titre, une stratégie du développement durable au niveau national a été établie. En tant que ministre, elle a participé et organisé de nombreuses réunions internationales (G7 environnement, préparation de la session spéciale de la CSD, élaboration de la stratégie nationale du développement durable présentée à New York en avril 1997).

Elle a développé l’écomanagement et une politique d’accords volontaires avec le monde industriel et mené une politique active de lutte contre les pollutions et les nuisances. Dans ce cadre, la lutte contre la pollution de l’air a été un des axes majeurs de sa politique.

Corinne Lepage enseigne dans de nombreuses écoles et universités et assure notamment un cours à l’Institut d’Etudes Politiques de Paris sur le développement durable. Engagée dans l'action citoyenne, elle est présidente de CAP 21, du Cercle du Droit, de l’ANDD (Association Nationale des Docteurs en Droit) et vice-présidente d’Environnement sans frontières.

Elle a publié de nombreux ouvrages dont “ On ne peut rien faire, Madame le ministre ” (Albin Michel, 1997), “ Bien gérer l’environnement, une chance pour l’entreprise ” (Editions du Moniteur, 1999), “ les élections municipales en 1000 questions ” (Litec, 2000), “ La Politique de Précaution ” (PUF, 2001), “ Oser l’espérance ” (Editions Robert JAUZE, 2001) , « De l’écologie hors de l’imposture et de l’opportunisme » (Editions Raphaël, 2003)et « Et si c’était elle ? » (Editions Michalon, 2006)...

Corinne LEPAGE a également apporté sa contribution à de nombreux ouvrages tels que « Vers un espace maritime européen unique », (Bernard POIGNANT, Agora Europe, 2003) « Stop », (Laurent de Bartillat, Simon Retallack, Editions du Seuil, 2003) « Science et éthique », (XXVII ème colloque de Brive la Gaillarde du 15 et 16 Novembre 2002, les compagnons de la fraternité Edmond Michelet, Centre d’Edmond Michelet) et « Terrorisme, victimes et responsabilité pénale internationale », ouvrage collectif réalisé par SOS ATTENTATS, Editions Calmann Levy 2004.

Posté par Meriem Sidhoum-Delahaye, le 30/12/06 dans Entreprises - France - L'invité du mois - Société | Commentaires (0) | Lien permanent | TrackBack (0)

Le 2 décembre 2006
Les dangers de l’intelligence

Jouvent.jpgProfesseur de psychiatrie au CHU Pitié-Salpétrière et Directeur du Centre Emotion – UMR CNRS 7593 "Vulnérabilité, Adaptation et Psychopathologie" - Université Paris VI à La Salpétrière, Roland Jouvent est intervenu, mercredi 6 décembre, sur le thème : " Les dangers de l’intelligence ". Réalités complexes, virtuel omniprésent, le cerveau s’adapte. Pour le meilleur comme pour le pire, selon Roland Jouvent qui s'efforcera de partager avec nous ses préoccupations.

Docteur en médecine depuis 1981, il occupe un poste de chef de clinique assistant de psychiatrie à l'hôpital de la Salpêtrière, après avoir bénéficié d'un poste d'accueil de l'Inserm pendant deux ans. Recruté, en 1986, au CNRS au grade de DR2, il y anime une équipe dans l'unité Inserm dirigée par D. Wildlöcher. En 1993, il crée sa propre équipe postulante au CNRS (Psychobiologie des tempéraments à risques), qui se transformera par la suite en une unité de recherche associée puis en une unité mixte du CNRS intitulée "Personnalité et conduites adaptatives".

D'octobre 1995 à février 1999, Roland Jouvent est détaché comme professeur de psychobiologie à l'Université Denis-Diderot ­Paris 7. Il crée alors un module de neurosciences cognitives et comportementales et un demi-DEA de psychopathologie fondamentale. En 2000, il rejoint la Faculté de Médecine de Pitié Salpêtrière comme Professeur de Psychiatrie.

Les travaux de Roland Jouvent sont depuis longtemps centrés sur l'approche clinique et expérimentale des régulations émotionnelles, en particulier dans le domaine de la dépression et celui des troubles addictifs. Ses recherches ont d'abord porté sur le ralentissement psychomoteur comme noyau organisateur de la sémiologie de la dépression. En psychopharmacologie, il a mis en évidence, pour la première fois, les effets anti-dépresseurs des stimulants beta-noradrénergiques et, en miroir les effets anti-maniaques de la clonidine, antagoniste noradrénergique.

Parallèlement, il a mis au point des instruments d'évaluation clinique, notamment une échelle d'humeur dépressive, qui a permis d'établir l'hétérogénéité symptomatique des dépressions. Ces derniers travaux ont mis au jour le caractère composite des dysfonctionnements cognitifs et émotionnels des déprimés, donnant ainsi accès à une meilleure compréhension des symptômes et de leurs traitements.

Roland Jouvent a introduit le concept d'approche transnosographique, qui était précurseur d'un renouvellement de la psychiatrie biologique. Ouvrant la porte sur une compréhension physiopathologique des effets des psychotropes, cette approche devait par la suite permettre d'appliquer les modèles des neurosciences cognitives à la psychiatrie. La création d'un laboratoire spécialisé dans l'étude des facteurs de vulnérabilité à la dépression et aux dépendances s'inscrit dans la suite de ces travaux.

Se tournant ensuite vers l'étude des traits de vulnérabilité à la dépression et aux addictions, il met en évidence les caractéristiques physiologiques et cognitives liées à des traits comme l'anhédonie (absence de plaisir) et l'anxiété. En particulier, certains dysfonctionnements perceptifs (auditifs, visuo-vestibulaires) qui pourraient favoriser la survenue d'états dépressifs et/ou anxieux. C'est sur la base de ces dernières données scientifiques que Roland Jouvent développe maintenant avec son équipe de nouveaux outils thérapeutiques utilisant les nouvelles technologies de l¹information et de la communication : thérapies en réalité virtuelle, réhabilitation cognitive sur ordinateur, biotechnologies informatiques.

L'activité scientifique de Roland Jouvent se traduit par la parution de plus de 190 articles dans des revues scientifiques de notoriété internationale, plus de 173 communications et de nombreux ouvrages seuls ou en collaboration. L’ensemble de ses travaux lui a valu la médaille d'Argent du CNRS en 2000.

Roland Jouvent participe, d'autre part, à la gestion de la recherche et à des expertises.
Membre de la section 29 du Comité National du CNRS, de 1995 à 2000, il a également présidé et assuré la coordination de l'expertise du CNRS sur "Dopage et pratiques sportives". Il a été membre du conseil scientifique de l'ACI « Cognitique » du Ministère de la Recherche, et membre du conseil scientifique de l'action "Prévention des conduites à risques chez les jeunes" du ministère de la Jeunesse et des Sports. Président du Conseil d'Orientation Scientifique du Laboratoire National de Dépistage du Dopage, Roland Jouvent préside également le programme de recherche CNRS-ASO sur le Dopage. Il est membre de la nouvelle commission « Suivi psychologique des sportifs » du ministère de la Jeunesse et des Sports.

Posté par Meriem Sidhoum-Delahaye, le 02/12/06 dans L'invité du mois | Commentaires (2) | Lien permanent | TrackBack (0)

Le 4 novembre 2006
Présidentielles : comment choisiront les électeurs

Rozes.jpgDirecteur de CSA Opinion, Stéphane Rozès est intervenu, jeudi 23 novembre sur le thème : " Présidentielles : comment choisiront les électeurs ".
Selon quels critères les hésitants choisiront-ils ? Quels types d’attentes motiveront leur choix ultime ? Sur toutes ces questions, il nous fera part de ses idées et de ses préoccupations.

Directeur de CSA Opinion depuis 1991, Stéphane Rozès est, depuis 2000, Directeur Général Adjoint de l’Institut CSA.

Après des études de droit social à Paris I, de Sciences Politiques à l’I.E.P. de Paris et un troisième cycle de philosophie politique à Paris I, il se destinait comme capétien d'économie à l'enseignement et préparait l’agrégation. Il s'est finalement orienté vers le secteur des études sociales, institutionnelles, politiques et d'Opinion.

Après une courte période comme chargé d'études à BVA, il s’est formé durant six ans à la SOFRES aux études qualitatives et quantitatives, où il est devenu ingénieur en chef. Durant les périodes électorales notamment, Stéphane Rozès est pour CSA consultant politique à France Inter, France Info, Rfi, RMC, et France 3.

Il collabore chaque année à « l'Etat de la France » aux éditions La Découverte. A partir de 2005, il devient éditorialiste à la chaîne Parlementaire – Assemblée Nationale, à Enjeux les Echos sur BFM et à France-Culture pour l’émission « le premier pouvoir » (depuis 2004). Il écrit par ailleurs pour la presse écrite ou des revues comme Le Débat (Gallimard).

Stéphane Rozès enseigne depuis 1990 à Sciences-Po Paris comme maître de conférences et a enseigné au DESS de Marketing de la FNSP.

Posté par Meriem Sidhoum-Delahaye, le 04/11/06 dans L'invité du mois | Commentaires (0) | Lien permanent | TrackBack (0)

Le 6 octobre 2006
Ce que veulent les Français

degrave.jpgPrésident du Directoire de Sociovision, Patrick Degrave est intervenu, mercredi 11 octobre 2006, sur le thème : « Ce que veulent les Français ».
Entré à Sociovision Cofremca en 1982, Patrick Degrave s’est notamment intéressé au changement socioculturel dans les sociétés modernes et au management et stratégie de l’entreprise.

Depuis ses débuts, il n’a jamais cessé d’ausculter la société française, mais aussi européenne, pour le compte de grandes et moins grandes entreprises et dans tous les secteurs. Lors des deux dernières années, il a été amené à intervenir dans un certain nombre d’entreprises dont Carrefour, Accor, Arcelor, Fiat, Dassault Systèmes, l’Oréal ou encore Thalès.

Expert du changement et de l’accompagnement dans les domaines du management, de la communication, du marketing, de la stratégie d’entreprise et des administrations publiques, il pilote et anime l’activité internationale de Sociovision Cofremca.

Posté par Meriem Sidhoum-Delahaye, le 06/10/06 dans L'invité du mois | Commentaires (0) | Lien permanent | TrackBack (0)

Le 12 septembre 2006
Comment une entreprise peut réussir sa grande mutation

Elu stratège de l'année 2003 par les lecteurs de la "Tribune", René Carron a eu un parcours sans faute qui l'a mené de sa Savoie natale au sommet de l'une des plus grandes institutions financières du pays. Exploitant agricole, René Carron exerce, à partir de 1981, des responsabilités au sein du Crédit Agricole. Il est élu à la présidence de la Caisse locale de Yenne.

Président de la Chambre d'Agriculture de la Savoie, de 1983 à 1992, il est, en avril 1992, élu au Conseil d’Administration de la Caisse Régionale du Crédit Agricole de la Savoie et en devient le Président.

C’est sous sa présidence que s’accomplit, en 1994, la fusion des Caisses régionales de Savoie et de Haute Savoie qui donne naissance à la Caisse régionale de Savoie. René Carron est toujours Président de la Caisse Régionale de Savoie.

A partir de 1995 il accède à des responsabilités nationales. C’est l’année de son élection au bureau de la Fédération Nationale de Crédit Agricole dont il devient, de juillet 2000 jusqu'en avril 2003, Président.

Membre du Conseil d’administration de Crédit Agricole SA à partir de 1999, il est élu à la présidence du Conseil en décembre 2002.

Depuis 2004, René Carron est aussi Vice-président de la Banca Intesa.

Mais son engagement ne s'arrête pas au monde des affaires. René Carron a été Maire de Yenne. Elu conseiller général du canton de Yenne en 1992, il a siégé à la Commission permanente du Conseil Général de la Savoie et a été Vice-président du Conseil Général de 1995 à 1998. René Carron a également présidé Savoie 92, association de valorisation de la Savoie pour les Jeux Olympiques d’hiver d’Albertville.

Membre du Conseil Economique et Social, de 2000 à 2003, René Carron est membre du Conseil d’Administration de SUEZ et du Conseil de Surveillance de LAGARDERE SCA.

René Carron préside la Fondation pour l’Agriculture et la Ruralité dans le Monde (FARM).

Posté par Meriem Sidhoum-Delahaye, le 12/09/06 dans L'invité du mois | Commentaires (1) | Lien permanent | TrackBack (0)

Le 20 juin 2006
L'Iran en ligne de mire

andreani.jpgAncien Ambassadeur de France à Washington et au Caire, Jacques Andréani est intervenu jeudi 29 juin sur le thème : « Quels risques si les Américains frappent l’Iran … et quels risques s’ils ne frappent pas ».

Contrairement à l’opinion généralement répandue en France, une attaque sur l’Iran est sérieusement envisagée aux Etats-Unis. Le Président Bush, le Vice président Cheney et le Secrétaire à la Défense Rumsfeld y sont, semble-il, favorables malgré les doutes exprimés par ailleurs. Le débat est crucial. L’enjeu est immense.

Grand connaisseur de l’Amérique, Jacques Andréani qui passa onze ans à Washington a notamment écrit L’Amérique et nous (Odile Jacob, 2000). Il y expose sa vision très "équilibrée" de la société et de la diplomatie des Etats-Unis. Les thèmes abordés sont la politique, l'économie, la religion, les rapports entre individus et communautés, l'emprise du droit et le rôle du judiciaire, la fracture sociale et raciale.

Plus récemment, ce diplomate français qui a joué un rôle majeur dans le « processus d’Helsinki » et donc dans le dégel de l’Union Soviétique a écrit Le piège : Helsinki et la chute du communisme (Odile Jacob, 2005).

Familier du Moyen Orient, Jacques Andréani est le mieux placé pour faire la synthèse des enjeux en cours dans cette région.

Posté par Meriem Sidhoum-Delahaye, le 20/06/06 dans L'invité du mois | Commentaires (1) | Lien permanent | TrackBack (0)

Le 23 mai 2006
La conduite du changement

Etchegoyen.jpgPhilosophe, ancien Commissaire au Plan, Alain Etchegoyen interviendra, mercredi 07 juin sur le thème : « La conduite du changement ».

Des mesures isolées, même ambitieuses, font, au mieux, figure de gadget. Une série de minuscules étapes peut, en revanche, selon Alain Etchegoyen, être perçue comme un bond en avant si elle poursuit un objectif clair et permet de s’en rapprocher.

Normalien, agrégé de philosophie, il devient professeur en classes préparatoires au lycée Louis-le-grand et enseigne également dans un lycée professionnel de la banlieue parisienne ; rapporteur de Pierre Guillaumat au Club des relations industrielles du CNRS (CRIN) en 1985, il préside le Club problèmes internes de l'entreprise du CRIN de 1986 à 1989 ; philosophe, il est aussi administrateur de société et consultant pour de nombreux organismes.

Nommé Commissaire au Plan, en 2003, par Jean-Pierre Raffarin, Alain Etchegoyen avait pour ambition de soutenir "l'Etat stratège" grâce à un travail de prospective en publiant de nombreux rapports sur des sujets aussi variés que la recherche, les métiers de demain ou encore les médias. En octobre 2005, Dominique de Villepin mit fin à cette expérience en décidant la transformation du Commissariat général au Plan en centre d'analyses stratégiques directement placé auprès du Premier ministre.

Alain ETCHEGOYEN a reçu notamment le prix Costa-de-Beauregard en 1990 pour Les entreprises ont-elles une âme ? (Editions François Bourin), le prix Médicis de l'essai en 1991 pour La Valse des éthiques (Editions François Bourin) et le Grand Prix de l'essai de l'Académie française en 1993 pour La Démocratie malade du mensonge (Editions François Bourin).

Posté par Meriem Sidhoum-Delahaye, le 23/05/06 dans L'invité du mois | Commentaires (0) | Lien permanent | TrackBack (0)

Le 28 avril 2006
Neuropharmacologie : perspectives de modification des comportements

Bockaert.jpgDirecteur de la Génopole Languedoc Roussillon et de l'Institut de Génomique Fonctionnelle à Montpellier, Joël Bockaert, une des sommités mondiales en pharmacologie, interviendra, mardi 16 mai sur le thème : « Neuropharmacologie: perspectives de modification des comportements».

Professeur à l'Université Montpellier I, Joël Bockaert a dédié sa vie à la science et à la recherche. Considéré comme l’une des sommités mondiales en pharmacologie, il a notamment découvert certains récepteurs aux neuromédiateurs. C’est dire que le champ des drogues nouvelles est, à ses yeux, immense. Ce qui, selon lui, peut donner matière à rêver ou à trembler.

Agrégé et docteur ès Sciences Naturelles, Joël Bockaert a été successivement maître assistant à l'Université Pierre et Marie Curie (Paris VI), sous-directeur de la chaire de physiologie cellulaire au Collège de France et directeur de Recherche au CNRS.

Dès son retour, en 1974, de la Northwestern University Medical School (Chicago, USA), Joël Bockaert rejoint le laboratoire de Physiologie Cellulaire au Collège de France. Il trouve dans la proximité des laboratoires de J. Glowinski, H. Gerschenfeld, les cours de J.-P. Changeux une chance formidable pour une initiation à la neurobiologie.

La plupart de ses travaux, qui ont débuté dans les années 70, ont été consacrés aux mécanismes de transduction des récepteurs couplés aux protéines G (RCPG). Ce qui constitue un immense domaine de recherche puisque 60% des médicaments agissent directement ou indirectement sur des RCPGs. Pourtant, à l'époque, seule une poignée de laboratoires dans le monde s'intéressaient à ces récepteurs au niveau moléculaire.

En 1982, Joël Bockaert contribue à la création du Centre CNRS-INSERM de Pharmacologie-Endocrinologie (CCIPE) à Montpellier et dont la restructuration, en 2005, aboutit à la mise en place de l'Institut de Génomique Fonctionnelle.

Membre de l'Académie des Sciences depuis 2003, le professeur Bockaert est nommé, en 2005, Professeur Honoraire de l'Université des Sciences et Techniques de Huazhong (Chine). Membre permanent de nombreux comités de lecture dont European Journal of Pharmacology, Brain Research ou Cellular Signalling, il est également éditeur adjoint de European Journal of Neuroscience et de Molecular Pharmacology.

Auteur d'un grand nombre d'articles scientifiques, Joël Bockaert a reçu plusieurs distinctions dont le Prix Rochat-Julliard de l'Académie des Sciences (1989), le Prix Lilly-ECNP (1995) ou encore le Grand Prix de l'Académie des Sciences (Charles-Léopold Mayer, 2001).

Posté par Meriem Sidhoum-Delahaye, le 28/04/06 dans L'invité du mois | Commentaires (0) | Lien permanent | TrackBack (0)

Le 30 mars 2006
Du fonctionnement du cerveau à la prise de décision

berthoz.jpgProfesseur au Collège de France et pionnier des sciences cognitives, Alain Berthoz interviendra, mercredi 05 avril sur le thème : « Du fonctionnement du cerveau à la prise de décision».

Les progrès des sciences du cerveau ouvrent, selon Alain Berthoz, des perspectives nouvelles sur les grandes fonctions cognitives, leur épanouissement possible, leurs manipulations volontaires et bien sûr leurs pathologies. Il tentera, lors de ce débat, d’en cadrer les enjeux vers le meilleur comme vers le pire.

Ingénieur Civil des Mines (1963), Licencié en Psychologie (1963) et Docteur es-Sciences Naturelles (1973), Alain Berthoz a été Directeur de Recherche, Classe Exceptionnelle, au CNRS où il a dirigé le Laboratoire de Physiologie Neurosensorielle. Nommé, en 1983, Professeur invité à l'Université McGill-Montréal (Canada), il est, depuis 1989, responsable du Programme de Neurosciences computationnelles du DEA de Sciences Cognitives à l'Université de Paris VI et Professeur au Collège de France depuis 1993.

Responable de l'organistion de nombreux congrès, colloques et symposia, en France et à l’étranger, le Professeur Berthoz est également membre, en France, de nombreuses Sociétés Scientifiques et Académies dont la Société d'Ergonomie de Langue Française, l'Association des Physiologistes de Langue Française, fondateur et membre du Conseil de la Société de Biomécanique de Langue Française (1977-1980) ou encore du Conseil Scientifique de la Société des Rythmes Biologiques (jusqu'en 1980) et de l’Académie des Sciences (2003).

A l’étranger, il est membre de l'European Brain and Behaviour Society (depuis 1978), du Conseil Scientifique de l'European Brain and Behaviour Society (1978-1980), de l'International Brain Research Organisation, de l'American Neuroscience Society (depuis 1980), de l'European Neuroscience Society (depuis sa fondation), ou encore membre élu à l’American Academy of Arts and Sciences (USA, 2003) du Conseil Scientifique de l'European Neuroscience Society et de " L'Academia Europae " des Sciences.

Consultant auprès de maints organismes scientifiques internationaux dont la National Science Foundation (USA) pour les demandes de subvention de recherche des laboratoires américains (depuis 1979), le Fond National Suisse pour la Recherche Médicale pour l'attribution des Prix et des fonds de Recherches (depuis 1986) ou encore le Comité Scientifique du Programme Human Frontier pour les Sciences Cognitives (depuis 1989), Alain Berthoz a participé aussi à de nombreuses instances d'évaluations de la recherche scientifique en France.

Cette carrière protéiforme l’a amené à accumuler les prix et médailles autant en France qu’à l’étranger : Médaille d'argent du Centre National d'Etudes Spatiales (1985), Prix La Caze de l'Académie des Sciences (Paris, 1987), Prix général de l'Académie de Médecine (Paris, 1991), Dow Award for Neuroscience (Université de Portland) (1996), Docteur Honoris Causa de l’Université de Mons-Hainaut (1998), Chevalier de l’Ordre de la Légion d’Honneur (Janvier 1999) et Chevalier de l’Ordre du Mérite (2003).

Posté par Meriem Sidhoum-Delahaye, le 30/03/06 dans L'invité du mois | Commentaires (0) | Lien permanent | TrackBack (0)

Le 6 mars 2006
L’éveil des talents

photo_fauroux.jpgAncien ministre l’industrie au début du 2ème septennat de Mitterrand de 1988 à 1991, Roger Fauroux interviendra, mercredi 15 mars sur le thème : « L’éveil des talents ».

Parti de Monboudif, Pompidou est arrivé à l’Elysée, affirme Roger Fauroux. Serait-ce encore possible dans la France actuelle ? Comment briser l’endogamie de nos élites ? Comment donner des chances égales aux petits Georges, Roger et Mohamed ? Fils de prof, le Président d'Honneur de Saint-Gobain et ancien Président du Haut Conseil à l'Intégration a quelques idées et propose quelques pistes.

Ancien élève de l'Ecole Normale Supérieure et de l'Ecole Nationale d'Administration, Roger Fauroux a débuté sa carrière au Ministère des Finances (1956-1960). En 1961, il rejoint le groupe Saint-Gobain dont il devient Directeur puis Président Directeur Général jusqu’en 1986. Nommé Directeur de l'Ecole Nationale d'Administration en 1986, il devient un des ministres issus de la « société civile », en tant que Ministre de l'Industrie, dans le 1er gouvernement de Mitterrand après l’élection de 1988.

Il a enchaîné ensuite les fonctions toujours au service de l’Etat et de l’intérêt collectif : il est ainsi nommé Président de la Commission de Réflexion sur l'Ecole, Ministère de l'Education Nationale de septembre 1995 à juillet 1996 puis, Président du Haut Conseil à l’Intégration du 18 novembre 1998 au 19 octobre 2001 et du, du 21 juillet 1999 au 30 novembre 2000, Président de la Mission interministérielle pour l’Europe du Sud-Est. M. Fauroux est également membre du Conseil d’Administration de Saint-Gobain Corporation (Valley Forge, Etats-Unis) et des Editions du CERF (Paris).

Posté par Meriem Sidhoum-Delahaye, le 06/03/06 dans L'invité du mois | Commentaires (1) | Lien permanent | TrackBack (0)

Le 5 janvier 2006
Luc Ferry : L'invité du mois de janvier 2006

Ferry.jpgAncien ministre de la Jeunesse, de l’Education nationale et de la Recherche, Luc Ferry interviendra, vendredi 20 janvier sur le thème : "L’éducation rêvée".

Luc ferry, philosophe, n’a pas été seulement ministre. Il a été professeur et a vécu les problèmes de l’éducation ? tous les niveaux. A ce titre, il nous dira ce dont il rêve pour les jeunes de demain et comment, ? son avis, les obstacles peuvent être surmontés.

Double agrégé de philosophie et de sciences politiques, Luc Ferry, 54 ans, est un spécialiste de Kant. Sa carrière d’intellectuel et d’enseignant l’a amené ? occuper des postes en vue. A la tête du Conseil national des programmes (CNP) de 1994 ? 2002, M. Ferry a piloté la refonte et l’écriture des programmes, de la maternelle au brevet. Il a esquissé, ? cette occasion, les contours de ce que devra être la "culture générale" de l’honnête homme du 21ème siècle. En 1997, il participe ? la "Commission pour la réforme de la justice" installée par Jacques Chirac sous la présidence du premier Président de la cour de cassation de l’époque Pierre Truche. En 2002, il est nommé ministre de l’éducation nationale dans le gouvernement Raffarin, poste qu’il occupa jusqu’en 2004.

Luc Ferry a écrit une série impressionnante d’essais. L’un des plus connus, écrit en collaboration avec Alian Renaut en 1985, fut "La Pensée 68. Essai sur l'antihumanisme contemporain". Il y remet en cause la pensée de la génération des Foucault ou Bourdieu. Suivirent de nombreux autres dont en 1992 "Le Nouvel ordre écologique, l'arbre, l'animal et l'homme", prix Médicis essai, en 2000 "Qu'est-ce que l'homme ?", en collaboration avec Jean-Didier Vincent ou encore en 2005 "Comment peut-on être ministre ? Essai sur la gouvernabilité des démocraties".

Posté par Charles Nouÿrit, le 05/01/06 dans L'invité du mois | Commentaires (0) | Lien permanent | TrackBack (0)

Le 4 décembre 2005
Danièle Hervieu-Léger : L'invité du mois de décembre 2005

Jean-Philippe DerenneDirectrice d’Etudes ? l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS) dont elle est, par ailleurs, la Présidente, Danièle Hervieu-Léger interviendra, jeudi 15 décembre, sur le thème : "Intégrismes et modernité".

A une époque où beaucoup de "modernes" choisissent leurs croyances ? la carte, certaines personnes éprouvent le besoin se raccrocher ? une identité forte et unique. Qui ? Pourquoi ? Sociologue des religions et Directrice de la publication de la revue Archives de Sciences Sociales des Religions, Danièle Hervieu-Léger tentera de tracer les perspectives d’avenir.

Après avoir travaillé sur les rapports entre engagement religieux et engagement politique chez les étudiants catholiques, D.H.L. a étudié les processus de recomposition utopique des croyances religieuses dans les mouvements anti-institutionnels et communautaires des années 70.

Cette perspective a conduit ? une réévaluation critique de la notion de sécularisation, réarticulant l'analyse de la perte d'emprise des institutions religieuses dans toutes les sociétés modernes et celle des phénomènes contemporains de dissémination des croyances, de prolifération des communautés et de montée émotionnelle du religieux que D.H.L. a analysé dans un certain nombre d’ouvrages, dont : Vers un nouveau christianisme ? Introduction ? la sociologie du christianisme occidental (Paris, Cerf, 1986) et De l'émotion en religion (avec F. Champion, Paris, Centurion, 1990).

La question des rapports entre modernité, mémoire et référence ? la tradition est au centre des travaux engagés sur les formes de religiosité et sur les processus de construction et de transmission des identités religieuses.

Le Pèlerin et le converti. La religion en mouvement (Paris, Flammarion), paru en 1999, propose une analyse des formes contemporaines de la mobilité religieuse (mobilité des croyances et des pratiques, mobilité des identités, mobilité des quêtes du sens). En 2001, La religion en miettes ou la question des sectes (Paris, Calmann-Lévy) poursuit l'analyse de la dérégulation institutionnelle du religieux dans les sociétés modernes et examine - en même temps que les formes nouvelles de la religiosité et de la sociabilité religieuse qui s'y déploient - les implications que ces évolutions comportent pour le modèle français de la laïcité.

Un livre paru en 2003, Catholicisme français: la fin d'un monde (Paris, Bayard), complète cette description de la modernité religieuse, du côté des institutions. Il traite des tendances ? l'affaissement de la culture catholique en France (de l'exculturation du catholicisme), non pas - comme il est habituel - ? partir de la crise des observances et de la transformation des croyances religieuses, mais ? partir des mutations culturelles et sociales (la famille, la consommation, le rapport ? la nature etc.) qui sapent en profondeur l'organisation symbolique modelée, dans la longue durée, par le catholicisme.

DHL poursuit actuellement des recherches sur les ritualités contemporaines, en s'attachant en particulier ? la question de la gestion rituelle de la mort et aux pratiques publiques du deuil dans les sociétés de haute modernité. Une première introduction ? cette réflexion est présentée dans Qu'est-ce que mourir ? (avec J.Cl. Ameisen et E. Hirsch, ? Paris, Le Pommier), publié en 2003.

Posté par Charles Nouÿrit, le 04/12/05 dans L'invité du mois | Commentaires (0) | Lien permanent | TrackBack (0)

Le 28 octobre 2005
Jean-Philippe Derenne : L'invité du mois de novembre 2005

Jean-Philippe DerenneChef du service de pneumologie et réanimation ? l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière ? Paris, le professeur Jean-Philippe Derenne interviendra, mardi 22 novembre, sur le thème : "Ils ont tué Hippocrate".

Pneumologue reconnu, Jean-Philippe Derenne refuse de voir la médecine comme un ensemble d’actes techniques destinés ? soulager ou ? guérir. Il exhorte ses pairs ? renouer avec Hippocrate et ? lutter contre la dépersonnalisation des rapports entre médecins et malades. Mieux que personne, il en connaît les dérives et en décortique les causes.

Membre de nombreuses Sociétés telles que l’American Thoracic Society, European Respiratory Society, Royal Horticultural Society, Seed Savers Association (Decorah – Iowa), Société Nationale d’Orthiculture de France ou encore l’Association des amis du Monastère Saint Honorat, le professeur Jean-Philippe Derenne est, depuis 2002, Professeur de Classe Exceptionnelle.

Mais ? côté de la médecine, Jean-Philippe Derenne n’hésite pas ? cultiver d’autres jardins : bande dessinée, cuisine, chansons... Il a ainsi publié Un aristocrate en slip (Tribune Etudiante 1964), une étude sur Tarzan, et La mort pour 1f50 (Tribune Etudiante 1964), une étude sur les fumetti italiens. Auteur chez Stock de L'Amateur de cuisine (1996) – qui a connu un grand succès de librairie et un considérable retentissement médiatique – il revient, en 1999, avec La cuisine vagabonde (Fayard Mazarine). Dans le domaine de la chansons, ce sera, tout d’abord, Chansons pour nos chatons n°6 (Rym musique 1995) dont il a composé les textes et la musique des n°12-13-14-15 puis Toc Toc es-tu l? ? (15 chansons) dont il a écrit tous les textes.
Aujourd’hui, c’est la médecine qui le rattrape. Il est co-auteur avec François Bricaire de Pandémie, la grande menace (Fayard, octobre 2005), un ouvrage sur la grippe aviaire. Ils y insistent sans ménagements sur le danger de pandémie et les moyens de la circonscrire.

Posté par Charles Nouÿrit, le 28/10/05 dans L'invité du mois | Commentaires (4) | Lien permanent | TrackBack (0)

Le 30 septembre 2005
L'invité du mois d'octobre 2005

rfr.jpgDiplômé en sociologie industrielle ? la Sorbonne et du Centre de Perfectionnement aux Affaires (CPA) René-François Ripoll qui a piloté un groupe de travail du Club interviendra, mercredi 12 octobre, sur le thème : "l’islam en France".

Il rend compte, ? cette occasion, de certaines auditions et, face au développement de l’Islam fondamentaliste, propose une approche laïque de responsable d’entreprise.

René-François Ripoll a deux passions : le goût de l’étude et de la transmission et le goût de l’entreprise. La première l’a mené tout naturellement ? l’enseignement. Professeur ? l’Institut National de Formation Professionnelle, de 1968 ? 1970, il devient, ? partir de 1971, chargé de mission ? l’Agence Nationale pour l’Education Permanente. En 1978, il rejoint le Centre d’Etudes Supérieures Industrielles en tant que Directeur général adjoint puis, de 1981 ? 1985, Directeur d’Etudes Entreprises et personnel. En 1985, il est nommé directeur du CPA.
Il entame, en parallèle, une carrière universitaire qui, de 1981 ? 1985, le mène ? l’université Dauphine où il anime un cours sur "Organisations et productivité" et ? Sciences Po avec un cours sur "la gestion prévisionnelle des Ressources humaines".

Il inaugure la seconde, ? partir de 1990, en devenant Directeur général de l’Institut la Boétie, Think Tank qui rassemble industriels et grande distribution. En 1995, il devient Directeur Public & Corporate Affairs chez Nestlé et de, 1999 ? 2005, il rejoint, en tant que Directeur, le groupe Cora.
Globe-trotter, il sillonne, dans le cadre de son travail le monde : Brésil, USA, Canada, Chine, Thaïlande, Corée, Hongrie, Burkina Fasso, Maroc...

René-François Ripoll a été Rapporteur de la Commission du VIIè Plan Emploi Formation.

Posté par Charles Nouÿrit, le 30/09/05 dans L'invité du mois | Commentaires (2) | Lien permanent | TrackBack (0)

Le 18 septembre 2005
L'invité du mois de septembre 2005

doublet.jpg Luc Doublet, Président de Doublet SA, Société spécialisée dans le service ? l'événement, Luc Doublet interviendra, jeudi 22 septembre, sur le thème : "Comment décliner l'innovation".

Pour s'imposer sur le marché mondial, en particulier pour une PME, il n'ya, selon Luc Doublet, qu'une voie possible : devenir leader dans son domaine. En effet, avec des filiales aux USA, en Espagne, au Portugal, en Pologne..., la société Doublet SA y est parvenue. C'est donc possible pour toute autre PME française.

Diplômé de sciences économiques, Luc Doublet est également très engagé dans diverses institutions de sa région Nord Pas de Calais. Président de L'Institut Régional de Développement et de Polytech Lille, il trouve encore l'énergie de s'impliquer dans le Centre Chorégraphique National région Nord Pas de Calais dont il est le Président ou encore ? la CCI de Lille dont il est le Trésorier.

Passionné d'art et de culture, le Président de Doublet SA est l'auteur, en 1996, de L'aventure des drapeaux chez le Cherche-midi. Il est aussi le Créateur du festival Ars Terra au service des jeunes pianistes.

Posté par Charles Nouÿrit, le 18/09/05 dans L'invité du mois | Commentaires (5) | Lien permanent | TrackBack (0)

 
Luc Ferry
 
Président délégué du Conseil d'Analyse de la Société, Luc Ferry est intervenu, mercredi 1er juillet, sur le thème : « La France de demain doit se réfléchir aujourd’hui ».  
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