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La Prius : écolo mais pas trop |
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Une enquête menée par le bureau d’études américain CNW Marketing Research remet en cause des idées convenues sur la hiérarchie des voitures les plus polluantes.
Optant pour une démarche originale, les chercheurs ont tenu compte des conséquences en termes d’environnement non seulement lors de l’usage du véhicule mais également aux deux bouts de la chaîne : lors de sa conception et de son recyclage en fin de vie. Le tout est rapporté à un indice comptant le coût en dollars de chaque véhicule par mile parcouru.
Et là, Ô surprise ! La Toyota Prius qui arrivait systématiquement en tête de ce type d’enquête grâce à sa motorisation hybride se retrouve en milieu de peloton. A contrario, un énorme 4x4 américain, le Hummer fait beaucoup mieux qu’elle ! En cause ? La très grande difficulté à recycler proprement les nombreuses batteries électriques.
Parmi les bons élèves se retrouvent tout de même la petite et classique Yaris de Toyota, Saab, mais surtout les Allemands, champions des matériaux recyclables, BMW et Mercedes. Peu présents sur le marché américain, les constructeurs français ne figurent pas au classement.
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L’apoptose pour vaincre le cancer |
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Une équipe de l’Université de l’Illinois (USA) a réussi, à partir de l’analyse de 20 000 composés synthétiques et de différentes combinaisons, à créer une molécule synthétique, appelée PAC-1, capable de déclencher le suicide des cellules cancéreuses.
On sait que les cellules saines ont la capacité de se « suicider » dès que quelque chose ne tourne pas rond. C’est l’apoptose, phénomène décrit par le Professeur Jean-Claude Ameisen lors d’un débat au Club. « A partir d’informations contenues dans leurs gènes nos cellules produisent les « exécuteurs » moléculaires capables de précipiter leur fin, et les « protecteurs » capables, un temps, de les neutraliser », affirmait-il.
De fait, toutes les cellules contiennent une protéine, la procaspase-3, capable, en cas de problème, de se muer en exécuteur, une enzyme appelée caspase-3. Mais dans les cellules cancéreuses, ce processus est grippé. La transformation n’a pas lieu. Les cellules ne perçoivent plus les signaux leur enjoignant de s’autodétruire, se multiplient et deviennent des tumeurs.
Avec la PAC-1, et à condition que les essais cliniques confirment la sécurité du traitement, une nouvelle thérapeutique s’ouvre. D’autant qu’un certain nombre de cancers, c’est le cas notamment de la leucémie et des cancers du côlon, du foie ou encore de la peau montrent une haute concentration de procaspase-3.
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Téléphone mobile et pornographie |
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Jusqu’ici, la pornographie était confinée ? l’espace privée via la télévision ou aux salles obscures spécialisées. L’Internet a donné un premier coup de canif ? cette situation. Les sites pornographiques ont explosé – 1,6 millions de sites, représentant 10 % du trafic Internet dans le monde. La pornographie a du coup gagné en « mobilité » et devient accessible y compris sur le lieu de travail. Aujourd’hui, un nouveau pas va être franchi.
La téléphonie mobile de troisième génération (3G) offre l’accès ? de nombreux services, y compris la navigation sur Internet. Les contenus érotiques ou pornographiques vont être accessibles ? un grand nombre de détenteurs de portables. Alléchés par ce marché en forte croissance – près d’un milliard de dollars cette année, 2,3 milliards escomptés en 2010 -, les opérateurs sont toutefois soucieux de ne pas compromettre leur réputation. Ils réfléchissent notamment au meilleur moyen de protéger les enfants afin qu’ils ne puissent accéder aux sites porno. Or, l’arrivée de contenus pornographiques sur le téléphone mobile, petit, discret, personnel, dépasse le seul cas des enfants. Il pose le problème de l’utilisateur. L’amateur de pornographie n’est en effet plus dans l’intimité de son chez lui ou dans une salle obscure. Son « intimité » envahit tout l’espace : les bus, les cafés, les trains, la rue... L’"effacement" ou l’altération du réel, pour certains utilisateurs, pourraient alors conduire ? des comportements détestables.
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Géothermie : une énergie d’avenir |
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Le respect, par les pays signataires, du protocole de Kyoto implique la baisse des émissions de gaz ? effet de serre, essentiellement le CO2. Cela suppose une moindre utilisation des énergies fossiles (pétrole, gaz, etc.). Or, le modèle économique qui est le nôtre est gros consommateur d’énergie et, pour tenir les objectifs de Kyoto, des solutions alternatives doivent être trouvées.
A court terme, le nucléaire, énergie propre mais dont la gestion des déchets n’est pas sans problème, peut servir de relais. Le développement des énergies dites renouvelables (marée, vent, solaire, etc.) en est un autre. Cependant, ? plus long terme, une voie a été jusqu’ici peu exploitée : la géothermie. Sous nos pieds, quel que soit le lieu au monde, se trouve une énorme quantité de chaleur qui appartient ? tous et ? chaque pays si on utilise l'ancien droit du "tréfonds" : c'est l'énergie thermique du sous-sol et du magma ! Convertir en électricité l'énergie thermique contenue dans notre bonne vieille terre ! Quel beau programme !
L'étude de cette voie intéressante demandera sans doute des recherches importantes au niveau national ou européen. Chercheurs et industriels, ? vos laboratoires et vos bureaux d'études !
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La recherche |
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Enjeu vital pour la France et l’Europe
La situation de la recherche et des sciences ne cesse de se dégrader. C’est le cas en France. C’est plus largement le cas en Europe. L’écart technologique avec les Etats-Unis ne cesse de se creuser. La guerre en Irak l’a, encore une fois, fortement illustré. Il se creuse également avec le Japon qui, malgré le marasme économique qu’il subit depuis le début des années 90, mise résolument sur le développement des sciences et augmente d’une manière significative ses dépenses de recherche et développement (R&D). Or, jusqu’ici ni les politiques nationales de recherche, ni la politique de l’Union ne sont ? la hauteur de l’enjeu. A titre d’exemple, la France se situait, en 1992, au quatrième rang des pays de l'OCDE pour les dépenses de R&D rapportées au PIB. Aujourd’hui, les Etats-Unis consacrent 2,8% de leur PIB ? la recherche contre une moyenne européenne de 1,9%. Avec 2,2%, la France se retrouve reléguée ? la sixième place. Il ne s’agit pas seulement de moyens. Les structures de recherche, trop lourdes, plus pesantes, sont devenues moins efficaces.
Si rien n’est fait, l’écart technologique ira grandissant. Comment en est-on arrivé l? ?
Jeune chercheur, puis directeur d’une équipe de recherche et pour finir Administrateur du Collège de France, j’ai eu, tout au long de ma carrière, trois regards différents sur la recherche en France. Comme jeune chercheur formé ? l’Institut Pasteur, je suis parti très vite aux Etats-Unis dans le plus grand centre de recherche médical américain, le NIH (National Institute for Health). A mon retour, j’ai eu ? l’âge de 30 ans, le privilège de former un groupe de neuropharmacologie au Collège de France. Aujourd’hui, les jeunes chercheurs ont des difficultés immenses ? arriver suffisamment tôt ? des postes de responsabilité, ? développer leur pensée, leur domaine de recherche ... Résultat : une désaffection des jeunes pour la recherche ou le départ vers des laboratoires étrangers, en particulier aux Etats-Unis.
Plus tard, lorsque, ? 35 ans, je deviens directeur d’une équipe de recherche en neuropharmacologie, l’expérience de mon séjour américain (1963-1965) me fut d’une grande utilité. Elle m’apprit que l’environnement humain est déterminant. Elle m’apprit également la rapidité, l'efficacité, la capacité de réactivité. Elle m’apprit surtout que l’abolition des frontières entre les personnes diplômées et celles qui ne le sont pas peut être très féconde. Mon patron de l’époque le docteur Axelrod, devenu prix Nobel en 1972, était encore technicien quatre ans avant mon arrivée dans ce pays. Il n’avait pas de diplôme. Il avait des capacités. On lui a donné les possibilités de s’exprimer.
Dans notre pays de « diplômite » aiguë, c’est impensable. Plus grave encore, le système de castes perdure : trop peu de gens font de la recherche dans nos 144 grandes écoles. La plus grande partie de l’élite de ce pays, qu’elle soit politique ou industrielle ne passe donc pas par la recherche. Le point commun entre plusieurs entreprises de notre pays : leurs centres de décision, leurs directions ne comptent aucun chercheur, ? l’inverse de ce qui se passe aux Etats-Unis ou en Allemagne. Or, la dévalorisation de la recherche, c’est la dévalorisation de l’avenir, celle de notre pays et celle de nos enfants. La recherche n’a pas besoin de grandes réformes générales. Elle a juste besoin que l’on donne un plus grand degré de liberté aux acteurs, que l’on accepte leurs différences et que l’on sache en tirer parti. Les capacités d’action et d’anticipation, fondements d’une recherche dynamique, sont liées ? la responsabilité accordée aux acteurs.
Les problèmes de la recherche en France se retrouvent, ? des degrés divers, dans les autres pays européens. D’où l’importance, ? côté de politiques nationales fortes, d’une politique volontariste de la recherche européenne. Des investissements considérables sont nécessaires pour réduire l’écart en terme de R&D et faire de l’Union « l’économie de la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique du monde d’ici 2010 » comme les Quinze s’y étaient engagés lors du sommet de Lisbonne en 2000.
Pour atteindre l'objectif de 3% du PIB en 2010 fixé par les chefs d'Etat de l'UE, lors du sommet de Barcelone en 2001, les investissements de recherche doivent croître de 8% en moyenne chaque année. Les gouvernements sont-ils prêts ? sortir de l’incantation et ? relever le défi ?
Il y va de la place et de l’identité de chaque pays. Il y va aussi de la place de l’Europe dans le monde.
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