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Le capitalisme à l’épreuve |
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A la fin des années 60, le philosophe Raymond Ruyer a écrit un « éloge de la société de consommation ». Selon lui, une fracture nouvelle avait remplacé la traditionnelle lutte des classes. D’un côté, disait-il, sont rassemblés tous ceux qui, par leur travail, sont liés aux processus de fabrication et de vente : ouvriers, patrons et employés sont ici du même bord. De l’autre, il y a ceux, fonctionnaires, professeurs, juges, journalistes et observateurs en tout genre dont les activités se déploient dans un secteur que Ruyer qualifiait de « tertiaire non économique ».
L’énoncé de cette dichotomie séparant les « productifs » des « critiques » ne manquait pas de pertinence puisqu’à l’époque des « majorités silencieuses » on rejetait les valeurs de la « contre-culture ». Richard Nixon, aux Etats-Unis, a été porté par cette vague et tous les candidats aux législatives américaines de 1970 ont eu l’œil rivé sur la fameuse « Dame de Dayton » dont l’avantage était d’être moyenne en tout. Connaître la Dame de Dayton (Ohio) équivalait à un certificat de sagesse politique permettant de ne pas glisser sur la pente des idées brillantes mais électoralement vouées à l’échec. Que disait donc l’oracle ? Elle disait simplement qu’elle en avait assez de voir les intellectuels cracher sur ce qu’elle affectionnait. Pour reprendre le langage de Ruyer, elle assimilait les gens du « Tertiaire non économique » à ceux que Proudhon décrivait comme occupant les « charges et sinécures ». Les entrepreneurs, selon Proudhon, contribuaient à la création de richesses alors que la bourgeoisie de robe se contentait d’en vivre. Un tiers de siècle est passé et la « majorité silencieuse » ne voit plus les entrepreneurs d’un œil aussi bienveillant. La financiarisation de l’économie, la rapidité des bouleversements technologiques, la peur des délocalisations, le spectre des OPA, l’individualisation des carrières, le stress du travail contraint ont brisé ce qui pouvait faire l’unité des « productifs ». En France, près des trois quarts des salariés pensent que leur intérêt propre et celui de l’entreprise divergent. Aux Etats-Unis, des enquêtes sur l’ « Involvement » des salariés dans un certain nombre de grandes entreprises aboutissent à des résultats moins désastreux mais néanmoins alarmants. Dans les circonstances actuelles, est-il possible de recoudre le tissu social ? Les optimistes diront que la montée en puissance des préoccupations écologiques remet à la mode certaines valeurs prônées jadis par les tenants de la « contre-culture » dont les dirigeants d’entreprise devront tôt ou tard tenir compte. Les pessimistes répliqueront que l’hyper concurrence mondialisée ne permet pas aux dirigeants d’entreprise d’accomplir des efforts suffisants pour tirer parti des réservoirs d’énergie de leur personnel. Pourtant, faute d’esprit d’équipe et d’objectifs partagés, les grandes entreprises risquent de perdre toute légitimité. Le défi est grand pour le capitalisme. Sa capacité d’adaptation va être mise à l’épreuve.
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Les beaux jours d’Areva |
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Hier décriée par les écologistes et boudée par les capitalistes, l’énergie nucléaire est en train de gagner sur les deux tableaux. Côté écolos, les oppositions persistent mais ne font plus l’unanimité : la crainte du réchauffement climatique joue en faveur des centrales qui ne rejettent pas de Co².
Côté investisseurs, la hausse des prix du pétrole et du gaz rend le nucléaire attractif. La construction des centrales coûte cher (et coûtera encore plus cher si l’on veut accroître les protections contre le risque terroriste) mais l’exploitation est si bon marché que la rentabilité s’annonce bonne. Areva, leader mondial, a de beaux jours en perspective. L’EPR se vend sur tous les continents. Le marché ne cesse de croître. Pas étonnant que l’entreprise allemande Siemens tienne à sa participation et qu’Alsthom, Bouygues et Total aient un strabisme convergent.
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Les biclous de Bébert 1er |
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Certains vous diront que l’opération Vélib c’est bien mais que l’engin est lourd à manipuler, qu’il reste inaccessible à beaucoup et que l’on se déplace plus vite en métro ou en voiture. Vue restreinte d’une partie de la population qui ne voit pas comment tirer avantage de la belle et victorieuse initiative de « Bébert 1er ».
Surfant sur la vague verte, Delanoë a pourtant marqué un panier d’avance pour une éventuelle réélection à la mairie de Paris. Plus de coulées vertes dans les rues de Paname = moins de pollution, plus de gens sportifs et donc une santé publique qui s’améliore, déjà deux points d’avance pour « Bébert 1er » sur les adversaires potentiels. L’initiative lyonnaise a fait des émules et la capitale est désormais jalousée par ses voisins limitrophes : 2008 va peut-être devenir l’année du Vert sur l’Ile de France.
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Une nationalisation rampante |
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La fusion annoncée entre GDF et Suez attire les foudres des syndicats et de certains partis politiques au motif que cette fusion ne serait que la privatisation de GDF.
La réalité économique est tout autre et il s'agit en fait d'une nationalisation rampante de Suez. M. Fillon lui même a déclaré sur les ondes que le pourcentage consolidé de l'Etat dans le nouvel ensemble sera de 40 %, bien supérieur à la minorité de blocage.
Tout le monde sait bien qu'en détenant 40 % du capital d'une entreprise, le reste étant très dilué, on y fait la loi. Il est, dès lors, peu probable que les autorités belges voient d'un bon œil leurs centrales nucléaires passer sous contrôle d'un Etat étranger. Heureusement pour la France, il n'y a actuellement plus de gouvernement belge. Mais si, comme cela est fort possible, les Flamands l'emportent outre-Quiévain, les lendemains risquent d'être difficiles.
Quoi qu'il en soit, cette affaire aura vu se renier autant M. Sarkozy que M. Mestrallet, le premier oubliant qu'il s'était engagé à ce que l'Etat ne descende jamais en dessous de 70 % dans GDF, le second ayant déclaré très récemment qu'il n'accepterait pas une cession des activités environnement de Suez. Et de nous expliquer qu'un "spin off" n'est pas une cession stricto sensu ; soyons sérieux...Tout cela ne renforce pas la crédibilité dans les élites politiques et économiques et c'est bien dommage en ces temps dits de "rupture".
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L’Or bleu : enjeu de rivalités |
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L’Or bleu - l’eau - a de tout tempe été l’enjeu de rivalités, luttes, guerres. Le monde d’aujourd’hui ne fait pas exception, avec les dérives que l’on peut imaginer :
- L’eau est essentiel à la vie. Or les ressources en eau sont très inégalement réparties. Et l’augmentation de la population mondiale allant de pair avec une augmentation de la consommation (la consommation de l’eau a été multipliée par 10 depuis 1900) va exacerber cette inégalité.
- L’eau a de tout temps servi d’arme, et ce quelles que soient les époques et les régions du monde. Or la période à venir semble se caractériser par une certaine instabilité.
- Et les guerres conventionnelles (deux armées face à face) sont révolues. Nous allons donc vers des confrontations asymétriques, avec une utilisation d’armes non conventionnelles. La confiscation, privation, pollution d’eau, à des fins de pression contre l’adversaire est donc évident.
Deux réflexions :
- On peut se demander si des tentatives de donner à l’eau un statut particulier, qui la place en dehors des confrontations, ne seraient pas vouées à un échec. Ou du moins, ne tiendrait pas en cas de conflit.
- En matière de politique extérieure, il y a là un chantier que la France ne doit pas laisser en friche.
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Bush n’a pas toujours tort |
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Le monde a accumulé tellement de raisons de se méfier de Bush que, même lorsqu’il dit des choses sensées, on doute de sa bonne foi. Cela vaut pour son refus de s’engager sur des « objectifs » de réduction d’émission de Co2. Il a soutenu – et qui pourrait, sur ce point, lui donner tort ? – que les objectifs ne signifient rien si l’on ne se donne pas les moyens de les atteindre.
Son insistance à mettre l’accent sur les moyens n’a rien d’illégitime et les Européens ne devraient pas sous estimer la capacité américaine à promouvoir le changement. D’ores et déjà, les entreprises, qui s’efforçaient d’éviter que le gouvernement fixe des règles contraignantes, ont changé de stratégie. A force de voir des Etats et des villes prendre des dispositions de plus en plus disparates, elles en arrivent à souhaiter qu’un prix unique soit fixé au niveau national. Les choses peuvent aller vite : si, en Amérique les pollueurs craignent de payer trop cher, les investissements dans la recherche augmenteront fortement. Et, si la recherche débouchait sur d’importantes innovations, les Etats-Unis seraient les premiers à vouloir fixer des « objectifs ».
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La Prius : écolo mais pas trop |
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Une enquête menée par le bureau d’études américain CNW Marketing Research remet en cause des idées convenues sur la hiérarchie des voitures les plus polluantes.
Optant pour une démarche originale, les chercheurs ont tenu compte des conséquences en termes d’environnement non seulement lors de l’usage du véhicule mais également aux deux bouts de la chaîne : lors de sa conception et de son recyclage en fin de vie. Le tout est rapporté à un indice comptant le coût en dollars de chaque véhicule par mile parcouru.
Et là, Ô surprise ! La Toyota Prius qui arrivait systématiquement en tête de ce type d’enquête grâce à sa motorisation hybride se retrouve en milieu de peloton. A contrario, un énorme 4x4 américain, le Hummer fait beaucoup mieux qu’elle ! En cause ? La très grande difficulté à recycler proprement les nombreuses batteries électriques.
Parmi les bons élèves se retrouvent tout de même la petite et classique Yaris de Toyota, Saab, mais surtout les Allemands, champions des matériaux recyclables, BMW et Mercedes. Peu présents sur le marché américain, les constructeurs français ne figurent pas au classement.
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L’atome dans 50 ans |
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Physicien, membre correspondant de l’Académie des Sciences, pionnier de la recherche sur la fusion nucléaire, Paul-Henri Rebut est intervenu mercredi 11 juillet, sur le thème : « L’atome dans 50 ans ». Prenant au sérieux le réchauffement climatique - il y a, dit-il, une course de vitesse - il en recense tous les paramètres.
Paul-Henri Rebut a débuté sa carrière en 1978 comme chercheur au Commissariat à l'énergie Atomique. Ses recherches dès cette époque portaient sur la physique des plasmas et la fusion contrôlée thermonucléaire.
Après la construction du Tokamak de Fontenay aux Rosés, il a dirigé l'équipe européenne JET (Joint European Torus) à Abingdon en Grande Bretagne.
Inaugurée par la reine d'Angleterre et le président François Mitterand en 1984, cette machine JET a montré pour la première fois au monde que l'on pouvait contrôler un plasma jusqu'à des températures de plus de 300.000.000 de degrés et produire des réactions thermonucléaires au niveau de la dizaine de Mégawatts.
Elu membre correspondant de l'Académie des sciences en 1986, Paul-Henri Rebut est nommé, en 1992, Directeur d'ITER (International Thermonuclear Expérimental Reactor) et chargé de sa conception. Projet mondial avec pour partenaires l'Union européenne, les Etats-Unis, le Japon et la Russie, ITER devrait produire plusieurs centaines de Mégawatts pendant des temps supérieurs à 5 minutes.
De retour en France, il a été, de 1998 à 2004, conseiller du Haut Commissaire au Commissariat à l'énergie atomique.
Paul-Henri Rebut reçoit, en 2005, le prix Hannes Alfven de la Société Européenne de Physique.
En 2007, il crée sa société de Conseil en fusion contrôlée thermonucléaire, Rebut Consultant et travaille pour le projet ITER et GENERAL ATOMICS.
Paul-Henri Rebut a publié de nombreux articles scientifiques et, en 1999, l’ouvrage l'énergie des étoiles, la fusion contrôlée aux éditions Odile Jacob.
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Voir loin mais agir vite |
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Pour réduire les émissions de CO2, l’idéal serait d’inventer des énergies qui ne seraient pas polluantes. Au mieux, ce sera pour après demain.
Pour demain, les recherches semblent prometteuses en ce qui concerne la captation de ce fichu CO2. Au Japon, aux Etats-Unis, en France et sans doute ailleurs, on teste des cristaux qui, avec des compositions diverses, pourraient absorber toutes sortes de polluants.
Pour aujourd’hui, cependant, rien de tel que les économies. C’est du ressort de chacun d’entre nous. C’est aussi, et peut-être surtout, du ressort des entreprises. Le dernier rapport du « groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat » souligne tout particulièrement l’importance de l’habitat. Si, entre maintenant et 2030, le parc immobilier était renouvelé de façon cohérente, « 30 % des émissions pourraient être évitées avec un bénéfice économique ». Pour Bouygues et bien d’autres entreprises du BTP, le chantier est immense.
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De l’idole à l’icône … |
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La cathédrale du Christ Sauveur, détruite sous Staline mais pieusement restaurée est maintenant en pleine gloire. A quelques jours d’intervalle, les services funèbres du président Eltsine et du musicien Rostropovitch s’y sont déroulés avec tous le faste et les rites de l’église orthodoxe. Est-ce à dire que les religions chrétiennes connaissent un renouveau et incarnent l’avenir ? Ce n’est pas sûr. En revanche, il est certain que le communisme, malgré son dogme et son culte, n’a pu se hisser que très temporairement au rang des religions.
Il y a une quarantaine d’années, les fervents se faisaient déjà rares. Un journaliste du Figaro qui avait obtenu l’autorisation de visiter le cardinal Primat de Pologne, Stefan Wyszynski, alors en résidence surveillée sur ordre du régime, avait jugé utile de lui demander ce qu’il pensait du communisme. La question était saugrenue mais la réponse (citée de mémoire) fût lumineuse : « C’est très difficile de porter un jugement … le communisme est si jeune ! ». Si jeune et déjà sur le déclin.
… et de l’icône à quoi ?
Toutes les religions ont vocation universelle mais aucune, pour le moment, ne s’étend sur le monde. Certains fanatiques de l’Islam affublent leurs attentats du nom de guerre sainte et rêvent d’une « Oumma » planétaire. Aux Etats-Unis, plusieurs Eglises, fidèles à la loi du marché, se font concurrence à coup de shows télévisés et envoient leurs missionnaires aux antipodes pour propager leur foi. Pendant ce temps, les NTIC sont à l’œuvre et les Hommes prennent conscience de leur destin commun.
Les temps ont changé depuis qu’a été écrite la Genèse. Alors, les lions étaient plus nombreux que les humains et ceux-ci devaient asseoir leur suprématie. Maintenant, les humains se comptent par milliards et les lions par milliers. Le sauvetage de la Terre est sur le point de devenir une quasi religion. Son « Espérance » donnera, peut-être, naissance à un syncrétisme nouveau. Puisse-t-il advenir avant plutôt qu’après une catastrophe !
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Repentance : non ; Humilité : oui |
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Depuis la révolution industrielle, l’Occident a accaparé toutes les richesses du monde. Aujourd’hui, les pays en développement estiment avoir le droit moral et politique de dire : « c’est bien notre tour ! ». C’est compréhensible mais intenable. Comment donc donner envie aux pays en développement de ne pas copier notre modèle ?
Repentance et autocritique ne servent à rien. Si l’on veut que les autres cultures cherchent et trouvent des voies qui leur soient propres, il faut commencer par leur montrer que nous sommes capables de les admirer.
Il y a moins d’une génération, certains Indiens de Bolivie adoraient encore les arbres. Les « Blancs » trouvaient cela idiot. C’est pourtant l’exemple même d’une croyance passée dont il faudrait s’inspirer pour construire l’avenir.
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Progrès, où es-tu ? |
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L’automobile, dans sa conception, son évolution et ses usages, est un très bon exemple des déviances qui découlent d’une certaine conception du progrès. L’Ademe vient de publier discrètement une étude qui met à mal le mythe du diesel. Alors même que la croissance faramineuse du parc de voitures équipées de moteurs diesel a été la conséquence d’une politique fiscale aberrante et de campagnes médiatiques pseudo écologiques.
Que dit, si prudemment, l’Ademe ? Que le coût d’entretien des moteurs diesel est nettement supérieur à celui des moteurs à essence et que, de ce fait, le bilan global n’est pas en faveur du gazole. Que le prix de vente de ce dernier est, en France, artificiellement, plus bas que celui de l’essence. Ce qui est une aberration.
Fabriquer les quantités de gazole demandées par le marché est devenu, de ce fait, un cauchemar pour les raffineurs qui se voient contraints de recourir à des procédés de conversion des coupes lourdes de raffinage de plus en plus sophistiquées, coûteuses et énergétivores. La conséquence directe, et sans appel, est que le prix ex-raffinerie (c.a.d. hors taxes) du gazole est supérieur au prix de l’essence ! Le gouvernement français s’était engagé à aligner la fiscalité du gazole sur celle de l’essence. Qu’en pensent MM. Fillon et Juppé ?
La lutte contre la pollution atmosphérique est une nécessité de santé publique et de préservation de l’environnement mais elle sert, le plus souvent, de prétexte à se lancer de façon irréfléchie dans de soi-disant solutions d’avenir. Le bioéthanol (E85) en est une très belle illustration. Ce merveilleux « carburant vert » permet peut être de lutter contre l’effet de serre mais on vient de découvrir qu’il libère dans l’atmosphère des produits chimiques destructeurs de la couche d’ozone (chut, il ne faut pas le dire). La grande chance du bioéthanol ? C’est d’avoir derrière lui le lobby agricole. D’un lobby, l’autre…
Quant à l’automobile elle-même, son évolution a été, ces vingt dernières années, en parfaite contradiction avec les objectifs déclarés d’économie d’énergie et de lutte anti-pollution. Une automobile de classe moyenne/supérieure pèse aujourd’hui entre 200 et 300 kgs de plus qu’il y a 20 ans. Cela tient à des tailles plus importantes (pour répondre au désir de confort), à l’ajout des ABS, des airbags, des matériels anti- pollution, d’innombrables dispositifs électroniques (qui ne servent jamais et sont source de pannes coûteuses) et d’une pléthore de gadgets.
A cet effet poids se rajoute le fait que les pots catalytiques et leurs accessoires absorbent près de 10 % de la puissance du moteur. Que s’est-il donc passé ? Pour éviter que les voitures se transforment en « veaux » et conservent les mêmes performances, la puissance des moteurs a fortement augmenté. Conséquence ? Une voiture de 2007, globalement (en incluant son cycle de fabrication et celui de son carburant), pollue plus que sa sœur de 1987.
Que faut-il en conclure ? Certainement pas une négation du progrès mais une grande défiance vis-à-vis des mirages collectifs comme Michel Godet l’a brillamment exposé devant les Vigilants. A défaut d’analyses calmes, réfléchies, approfondies, faisant appel de façon contradictoire à toutes les ressources scientifiques, les politiques menées risquent de plus en plus de marquer l’histoire par leurs effets pervers.
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Il est l’or, mon senior ! |
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L’or noir est, depuis longtemps, un enjeu planétaire qui s’arrache au prix de la guerre. L’or bleu, le plus précieux, sera demain la ressource naturelle la plus convoitée.
A une époque où tout se négocie au prix fort la vision d’un monde équitable fait figure d’utopie. Et pourtant ! L’humanité, si elle veut perdurer, devra, bon gré mal gré, faire de cette utopie la réalité de demain, considérer la protection du vivant comme sa priorité absolue. Puisse la mutation se produire volontairement avant qu’une catastrophe majeure ne décide pour nous.
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Chine : le vert et le noir |
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Prise de conscience ou hypocrisie ? Voilà, dit un correspondant chinois, une façon bien occidentale de s’interroger. Au pays du yin et du yang, la vie se charge d’harmoniser les contraires, le mouvement se prouve en marchant. Mieux vaudrait pourtant savoir vers quoi marche la Chine, vers quoi elle entraîne le monde.
Yin, le programme économique défini par le Premier ministre Wen Jiabao qui souligne la nécessité du développement durable et les dangers d’une croissance effrénée. Yang, le rythme continu de cette même croissance.
Yin, la ville nouvelle qui, aux environs de Pékin, sera montrée aux étrangers qui viendront l’année prochaine pour les jeux olympiques. Yang, les grattes ciel qui continuent d’être construits avec air conditionné à tous les étages.
Yin, les immenses projets de liquéfaction du charbon qui devraient permettre de limiter les émissions de Co2. Yang, le maintien en service (et même l’extension) d’anciennes centrales qui sont les plus polluantes du monde.
Entre ces Yin et ces Yang s’engage une course de vitesse. Tous les pays partenaires de la Chine, à l’OMC ou ailleurs, sont concernés.
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Pour une communauté mondiale de la vapeur d’eau |
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Je vois déjà des sourires. Non, ne prenez pas cet article pour un canular. C’est très sérieux. Marc Ullmann propose une communauté mondiale de l’eau. Oui, l’eau est rare et inégalement partagée. L’eau potable manque et viendra encore plus à manquer. Mais je ne vous parle pas ici de manque d’eau, mais du réchauffement climatique.
Quel rapport, me direz-vous, entre réchauffement climatique (une nouvelle grande peur pour nos esprits vigilants) et la vapeur d’eau ? Eh bien il y a un rapport direct.
Quel est le principal agent du réchauffement climatique ? La quantité de chaleur produite par l’activité humaine. Les experts sont unanimes là dessus. Où ils ne sont pas encore d’accord, c’est sur l’importance du phénomène, et surtout sur les moyens de l’enrayer.
Or la chaleur produite par l’activité humaine n’est pas près de diminuer : en fait, elle ne fait qu’augmenter, en vertu du troisième principe de la thermodynamique. Toute utilisation d’énergie par l’humanité se transforme au bout du compte en chaleur qui contribue donc au réchauffement climatique, inexorablement.
Regardons les magnifiques images de la terre vue de l’espace. On reconnaît les continents et les océans, quand les nuages ne les recouvrent pas. Ah, ces nuages ! Combien d’excursions gâchées, combien de voyages d’agrément ternis par la nébulosité !
Ces nuages, vus de l’espace, sont blancs.
Quelle est la principale propriété du blanc ? D’absorber très peu le rayonnement, et donc de le réfléchir. Dans la grande quantité de rayonnement qui arrive en continu de notre soleil, et qui donc chauffe notre terre, une partie non négligeable est renvoyée immédiatement par la couche nuageuse blanche. Cette couche blanche, c’est de la vapeur « saturée », par opposition à la vapeur « sèche » qui est présente partout dans l’atmosphère, mais invisible. Invisible, donc transparente pour le rayonnement solaire.
Si vous regardez, un jour de bon vent, comment se forment et se déforment les nuages, vous verrez que la vapeur « saturée » apparaît à partir de rien, subitement dans le ciel. En fait, elle apparaît à partir de la vapeur « sèche » proche de la saturation, grâce à une variation locale des conditions atmosphériques. Et quand le nuage cache le soleil, ça chauffe moins en dessous. « Ôte toi de mon soleil » disait Diogène à un interlocuteur qui lui faisait de l’ombre…
Les nuages apparaissent et disparaissent spontanément dans notre ciel. Nous n’y pouvons rien. Rien ? Pas si sûr…
A entendre nos experts du réchauffement climatique, la température va augmenter de un ou deux degrés dans le prochain siècle. Et si, au lieu d’essayer de réduire l’échauffement dû à l’activité humaine, on va essayer d’augmenter la couverture nuageuse, de quelques pour cent ? On diminuerait la quantité de chaleur reçue du soleil, ce qui pourrait compenser pour partie celle produite par l’humanité. Je ne serais pas étonné que les calculs à faire montrent que cela coûterait moins cher…
Comment donc augmenter la couverture nuageuse ? Eh bien là où c’est possible, augmenter le taux de vapeur sèche dans l’atmosphère. En créant de nouveaux lacs d’eau douce, en particulier dans les zones désertiques.
Revenons à notre terre vue de l’espace. Les trois quarts de sa surface, ce sont les océans. Sur le quart restant, un dixième est constitué par une grande bande quasi désertique, entre la Mauritanie et la Péninsule Arabique. Cette grande zone fut, il n’y a pas si longtemps, une belle région où paissaient des vaches : les peintures rupestres du Sahara en attestent.
Remettre une quantité significative d’eau dans des lacs au milieu de cette région pourrait changer le climat non seulement de cette région, mais aussi de toute la terre.
Non seulement ces lacs réduiraient l’échauffement direct du sol (la surface de l’eau fait pour une grande part miroir) mais l’eau quand même chauffée s’évaporerait, augmenterait la teneur en vapeur d’eau dans le Sahara, et accroîtrait ainsi la formation de nuages dans la zone.
Les climatologues savent bien que les étendues d’eau artificielles créées par l’homme changent un peu les conditions climatiques locales.
Mais où prendre l’eau douce ? Eh bien par exemple détourner une partie du fleuve Zaïre ou de ses affluents, lui faire passer le seuil peu élevé qui sépare le bassin équatorial du Zaïre du grand bassin du Tchad. Par un canal creusé, ou par pompage. L’énergie nécessaire ? Grâce à des barrages hydroélectriques installés justement en aval du fleuve Zaïre : ces énormes possibilités hydroélectriques n’ont jamais été exploitées, car on ne sait pas quoi faire de cette électricité qu’on ne peut pas transporter sur plus de deux mille kilomètres !
Voilà donc le projet de grand lacs intérieurs dans le Sahara.
En regardant une carte en relief de cette région, on voit qu’il y a quatre endroits où il serait relativement facile de créer un grand lac dans une grande cuvette naturelle :
1) au sud de la Mauritanie : l’Aoukar, en prenant de l’eau du fleuve Sénégal pendant son passage à travers le Mali.
2) Au Tchad : la cuvette du Bodélé. L’eau de l’Oubangui serait prélevée à travers un canal à creuser du sud vers le nord, pour rejoindre le cours du Chari jusqu’au lac Tchad. De là on creuserait un canal vers le nord jusqu’à la cuvette.
3) En Egypte occidentale : la dépression du Mukhafad el Qattarah, en creusant un canal depuis la méditerrannée.
4) En Arabie, la cuvette de Al Muruk al Mutaridah, en pompant depuis le golfe persique.
Une première phase de ce projet « super pharaonique » pourrait concerner ces quatre zones, avec une surface d’eau totale de l’ordre d’un demi million de km2.
Les gens qu’il faudra convaincre ne seront pas faciles à convaincre. Mais surtout, ces projets concernent plusieurs Etats, et l’on peut imaginer les difficultés résultant d’intérêts locaux contradictoires. Il faudrait donc dépasser le jeu des intérêts locaux et marchands en créant une communauté. Comme la valeur partagée de ce projet, c’est l’augmentation de taux de vapeur d’eau dans l’atmosphère, avec toutes ses conséquences sur l’ensemble du climat sur terre, la communauté pourrait prendre le nom de « Communauté de la Vapeur d’Eau », CVE.
Ensuite le projet pourrait s’étendre avec une deuxième phase, qui pourrait quadrupler la surface d’eau créée, mais avec des investissements dix fois plus élevés que pour la première phase. La surface d’eau créée pourrait alors atteindre plus de deux millions de km2. De quoi augmenter la couverture nuageuse moyenne de la terre d’une valeur que nos climatologues sauront évaluer aussi bien que l’effet de l’augmentation de CO2…Et pourquoi pas, plus tard, une troisième phase, encore plus ambitieuse ?
On peut rêver. Mais quelquefois le miracle s’accomplit, le rêve se réalise…par la volonté initiale de quelques visionnaires.
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Hésitations nucléaires |
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Les partisans de l’énergie nucléaire soulignent que plus on aura recours à elle moins l’atmosphère sera encombrée de Co2. Ces adeptes de l’atome ont du mal à admettre que certains écolos fassent de la résistance. A leurs yeux, c’est de l’obscurantisme. Un accident de type Tchernobyl ne devrait pas se reproduire pour la bonne raison qu’il n’aurait pas eu lieu si les consignes minimales avaient été un tant soit peu respectées.
L’argument est fort mais ne convainc pas tout le monde. D’abord, des erreurs humaines restent possibles quelles que soient les précautions prises. Ensuite, la protection contre la malveillance ne peut être parfaite surtout en temps de guerre ou de terrorisme exacerbé. Pour bien faire, les centrales devraient être enterrées mais quel serait le prix de cet enfouissement ? Les adversaires du nucléaire ajoutent que 43 pays postulent à des mises en service et estiment qu’ils ne sont pas tous capables d’assurer la maintenance ou disposés à accepter l’aide des fournisseurs.
Malgré l’urgence, le débat n’est pas près d’être clos.
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Réconcilier Christian Blanc et Nicolas Hulot |
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Quand ils doivent répondre à des sondages, certains Français disent volontiers qu’ils regardent Arte plutôt que la une. De même, ils proclament que les responsables politiques ne s’intéressent pas assez à l’écologie alors qu’eux-mêmes, quand ils participent à des débats, parlent d’abord d’emploi et de niveau de vie.
Cela ne signifie pas que ces Français soient menteurs. Cela traduit simplement la distance entre le monde tel qu’il est et tel que l’on voudrait qu’il soit.
Ainsi en va-t-il de la croissance, cette clef magique qui permet de donner aux uns sans prendre aux autres. Tous les gouvernements en veulent. On les comprend. Hélas ! La consommation humaine de ressources naturelles excède la capacité de la nature à se régénérer et certains procédés industriels ont déclenché le tic tac de l’horloge à cataclysmes climatiques. Comment donc réconcilier le besoin de croissance pour panser les plaies du présent et l’impératif écologique pour ne pas compromettre l’avenir de nos enfants ? Comment réconcilier Christian Blanc (« La croissance ou le chaos » chez Odile Jacob) et Nicolas Hulot (« Pour un pacte écologique » chez Calmann Lévy). Comment œuvrer pour modifier le contenu de la croissance, pour faire en sorte qu’elle devienne « verte » ?
Voilà, me semble-t-il, ce qui pourrait (devrait ?) constituer l’essentiel d’un plan d’action global et cohérent pour les années qui viennent. Voilà ce que j’aurais souhaité comme « projet présidentiel ».
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Inde : effets pervers de la révolution verte |
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La « révolution verte » mise en œuvre en Inde à partir des années 1960 a permis, grâce à l’introduction de pratiques culturales modernes, incluant entre autres un puissant développement de l’irrigation, parallèle à l’emploi généralisé d’engrais chimiques et de pesticides, une croissance de la production agricole comblant les besoins d’une population doublée en quarante ans.
Cette politique a augmenté les rendements mais généré – hélas ! – des effets pervers dont on commence à percevoir l’ampleur. Lors d’une récente mission à Bangalore, mes amis, responsables de l’Agence Indienne de l’Espace (ISRO), m’ont fait part de leurs inquiétudes nourries par les excellentes mesures de leurs satellites de télédétection, analysées à leur puissant Centre spécialisé à Hyderabad et que je résume.
La surface des terrains irrigués avant la révolution verte ne dépassait pas 5 millions d’hectares et le taux de salinité y était partout négligeable. La surface irriguée aujourd’hui est de 55 millions d’hectares sur un total de terres cultivées de 140 millions, 85 se contentant d’eau de pluie et ne produisant alors qu’une seule récolte. La productivité dans les zones irriguées atteint 2,7 tonnes de riz à l’hectare, à comparer avec la productivité moyenne sur tout l’ensemble de 1,7 tonnes à l’hectare.
Un phénomène est apparu récemment et progresse rapidement, la salinification des terres irriguées due au lessivage des surfaces. Il frappe déjà 20 millions d’hectares sur 55, d’après les mesures spatiales. La détérioration irréversible des sols fait baisser le rendement. Pour la première fois depuis le début de la révolution verte, l’Inde a du importer du riz l’année dernière.
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Du miracle au mirage |
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Bernard Cazes rappelle, dans le dernier numéro de la revue Futuribles, qu’à la fin du XIX ème siècle, sir William Crookes, futur prix Nobel de physique, prédisait une famine sans précédent pour l’humanité. Sir William anticipait, sur une période d’environ 50 ans, une augmentation de la demande de blé et un épuisement de l’azote fixé dans l’atmosphère (indispensable à la culture des céréales).
L’angoisse, précise Bernard Cazes, a fait long feu car, avant l’échéance redoutée, un système de fabrication d’engrais azotés avait été inventé.
Doit-on conclure de ce précédent que les progrès technologiques nous tireront toujours d’affaire ? Non ! A supposer même que des sources d’énergie inépuisables aient été trouvées avant la disparition des combustibles fossiles, cela ne contribuerait que partiellement à résoudre les problèmes de l’eau, des sols arables et autres ressources naturelles que l’humanité a tendance à surconsommer. Circonstance aggravante : avec le réchauffement climatique, l’écosystème terrestre est menacé.
Au total, les défis sont si grands que l’innovation technologique, pour nécessaire qu’elle soit, ne peut être suffisante. Il va falloir tenter du nouveau, se lancer sur un terrain quasi vierge à la fois technique, civique et spirituel.
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Non-pollueur mais payeur quand même |
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La SAGEP qui a en charge la gestion de l’eau à Paris vient d’annoncer une hausse de 9% du prix de l’eau. Jusque là, rien de plus classique. Le plus surprenant est le motif de la hausse : les Parisiens ne consomment plus assez d’eau !
En effet, depuis quelques années, la consommation d’eau a chuté de 20% du fait que les Parisiens, particuliers et entreprises, font davantage attention en s’équipant notamment de dispositifs réduisant la consommation et les fuites. Or, les frais d’infrastructure de la SAGEP restent constants. Et pour équilibrer les comptes, pas d’autres moyens, apparemment, que d’augmenter le prix du m3.
Ainsi, par extension, si nous diminuons notre consommation d’électricité, celle-ci sera plus chère car il faudra continuer à payer l’entretien des centrales nucléaires.
Si nous sommes plus nombreux à utiliser les transports en commun, le prix de la carte orange va malgré tout augmenter car, nous expliquera-t-on, il faudra bien acheter plus de bus, métro ou train. Et ainsi de suite.
A l’heure où les défis de l’environnement - pollution, préservation de l’eau,...- sont au centre de toutes les préoccupations, il est quand même choquant d’envoyer un signal que l’on pourrait résumer ainsi : pollueur payeur, non-pollueur… payeur quand même !
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