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Le 15 avril 2008
Faut-il craindre Wikipédia ?
080415-Wikipedia.jpgDans les années 1980, un homme tente, dans une nouvelle de sciences fiction, d’inventer l’ordinateur capable de répondre à n’importe quelle question. Le jour J arrive. « Dieu existe-t-il ? » fut sa première question. La réponse de la machine fusa : « Oui, depuis aujourd’hui ».

Vingt plus tard, l’homme a peut-être réussi son pari avec Wikipédia. Chacun peut créer un article sur n’importe quel sujet. Quiconque peut le corriger ou le compléter. Avec le temps, les brouillons de départ deviennent des textes argumentés, référencés et pour tout dire dignes de la prestigieuse Encyclopædia Universalis. En somme une production collective et gratuite sous l'œil vigilant de tous 

Ainsi, près de 625 000 articles sont disponibles en français, rédigés par 360 000 volontaires (par comparaison, l'Encyclopædia Universalis propose 30 000 entrées). Dans le monde, ce sont, chaque mois,  220 millions de visiteurs uniques qui s'y réfèrent, dans 250 langues, amendant, s'il le faut, les 9 millions de notices existantes.  

Ce succès ne laisse pas indifférent. Les détracteurs donnent de la voix. D’aucuns s’alarment pour la science et la raison. Quand d’autres crient à la démagogie d’un projet qui ferait croire à chacun qu’il peut devenir encyclopédiste...  

Ces craintes sont-elles justifiées ? Non, si l’on en croit le résultat d’une enquête effectuée en Allemagne sur une cinquantaine d’articles piochés au hasard dans Wikipédia et dans l’encyclopédie Brockhaus dont l’accès est payant. Sur les critères tels que l’exactitude, la clarté, l’exhaustivité ou l’actualisation des informations, Wikipédia l’a emporté dans 43 cas sur 50. Une étude du MIT à Boston confirme ces résultats. L’intelligence collective avec ce qu’elle suppose de pluri-contrôle, semble, à cet égard, informer aussi honnêtement que les experts. 

Pour preuve ?  Il suffit de rechercher sur Wikipédia le mot « Wikipédia » pour constater que les limites et les probables effets pervers du projet y sont décrits avec beaucoup plus de pertinence que dans bon nombre d’articles de presse. Vous estimez qu’elles sont incorrectes ? N’hésitez pas à les corriger. Wikipédia présente toutefois un défaut. A la question : « Dieu existe-t-il ? », il renvoie à 1060 réponses.

Posté par Meriem Sidhoum-Delahaye, le 15/04/08 dans Culture - Education - Société | Commentaires (0) | Lien permanent | TrackBack (0)

Le 5 avril 2008
Bienvenue chez les Chtis : une société rêvée
080405-Chtis.jpgLe film de Dany Boon fait courir les foules. Dans le Nord comme dans toute la France. Après 4 semaines de projection, il avoisine 12 millions d'entrées. Selon la presse professionnelle, il doit attirer 20 millions de spectateurs, faisant jeu égal avec Titanic ...

Et les sondages font état d’un taux exceptionnellement élevé de satisfaction : les spectateurs ont ri et s’en félicitent. Un phénomène de société dont même la presse étrangère se fait l’écho.  

Les Français vivent dans ce film une des versions de la société dont ils rêvent, aux antipodes de la société qui les stresse. Ils y prennent un bain de petits bonheurs. C’est une société accueillante, affectueuse et tendre. Elle est joyeuse. L’entreprise (la Poste), dure dans ses superstructures hiérarchiques, est fraternelle et accueillante dans son vécu à la base. Le Nord et le Sud fraternisent. La maréchaussée est compatissante. Les couples qui se déglinguent se recollent dans un amour durable. 

Si, dans la réalité, les Puissants nous aident à construire cette société, nous serons plus heureux, plus inventifs et nous travaillerons mieux.

Posté par Alain de Vulpian, le 05/04/08 dans Culture - France - Société | Commentaires (5) | Lien permanent | TrackBack (0)

Le 14 mai 2007
Déni de jeunesse

070514-Ballet.jpgIl était une fois un maître de ballet qui, à 70 ans, s’obstinait à interpréter Roméo. Un impudent ose le lui reprocher. Il rétorque : « Cela fait cinquante ans, Monsieur, que je perfectionne ma jeunesse ! ».

Pierre Bellanger, fondateur et PDG de Skyrock, pense que les bobos d’aujourd’hui, souvent ex soixante-huitards, ressemblent à ce maître de ballet. Ils s’arrogent le monopole de la jeunesse. A leurs oreilles, le rock est « la musique de la jeunesse éternelle ». Ils ne se rendent pas compte qu’une nouvelle jeunesse est en train d’éclore et que le rock peut devenir « la musique des rhumatismes ».

Pierre Bellanger s’exprimait ainsi dans le cadre d’un colloque organisé par Laser au théâtre du Rond Point à Paris. De toute évidence, il sait de quoi il parle. Avec 4 millions d’auditeurs par jour, sa radio est la première radio de France pour les 13-14 ans. Sur Internet, elle pèse trois milliards de pages vues par mois, elle est la première plateforme de blogs et la première plateforme de conversation en Europe. Le fossé entre génération y est chaque jour mis en lumière. Aussi bien sous l’angle du sexe que sur ceux de la politique et du travail.

Rappelons qu’un enfant qui avait 10 ans en 1995 en a aujourd’hui 22. Il a grandi avec Internet, s’est émancipé grâce au téléphone mobile. Comme le dit M. Bellanger : « Nous sommes les émigrés de l’analogique, ils sont des natifs du numérique». Mieux vaut donc comprendre leurs préoccupations et leur musique que s’enfermer dans nos certitudes et dans nos rythmes. L’écoute est d’autant plus essentielle que nous vivons « à une époque où la planète se met en réseau et où les premiers acteurs de cette mise en réseau sont les jeunes de la génération numérique ».

Posté par Marc Ullmann, le 14/05/07 dans Communication - Culture - France - Société | Commentaires (1) | Lien permanent | TrackBack (0)

Le 9 octobre 2006
Mémoire poubelle

« La culture, disait Edouard Herriot, est ce qu’il reste quand on a tout oublié ». Dans cet esprit, la mémoire doit être sélective et l’éducation servir de terrain d’entraînement pour filtrer l’essentiel et éjecter l’accessoire. Or, quelle est la mode aujourd’hui ?

Des jeux comme « Quid », « Trivial pursuit » ou des émissions comme « Qui veut gagner des millions » privilégient la « mémoire attrape tout » au détriment de la « mémoire filtre ». Parallèlement, de plus en plus d’épreuves d’examens se présentent sous forme de « QCM ». Les copies sont faciles à corriger mais les connaissances stériles priment sur les raisonnements féconds.

De même, de plus en plus de musées renoncent à rendre hommage à des œuvres sélectionnées et choisissent de présenter en vrac tout ce qu’ils ont pu rassembler sur tel ou tel sujet, tel ou tel lieu ou même telle ou telle manie. Comment voulez-vous qu’un « Honnête homme » s’y retrouve ? Comment voulez-vous qu’un jeune sache que l’Histoire n’est pas faite uniquement de dates et de noms, qu’il y a de la longue durée, des bifurcations, des occasions manquées, des succès inattendus, bref, matière à réflexion ?

Posté par Marc Ullmann, le 09/10/06 dans Citoyenneté - Culture - Education - Société | Commentaires (3) | Lien permanent | TrackBack (0)

Le 7 février 2006
Les caricatures de la discorde

Caricature.jpgLe monde musulman s'enflamme contre les occidentaux suite à la publication de caricatures de Mahomet. Que cette poussée de fièvre intervienne 4 mois après la publication des dessins au Danemark peut paraître étrange et fait penser à une opération orchestrée. Indépendamment du caractère caricatural des dessins, l'argument des islamistes qui se déchaînent contre certains pays en allant même jusqu'à incendier des ambassades, est que le Coran interdit toute représentation humaine et en particulier de Mahomet.

Cela est totalement faux et ressort clairement d'une remarquable exposition virtuelle organisée sur Internet par la Bibliothèque Nationale de France. Cette exposition est intitulée : "Torah, Bible, Coran Livres de Parole". Je recommande d'aller particulièrement au chapitre : Arrêt sur...La représentation. Il y est expliqué que certains théologiens musulmans ont condamné la représentation des êtres animés mais que l'art perse, turc, afghan et indien regorge de représentations explicites de Mahomet. Cette scène est, à cet égard, particulièrement intéressante et significative.

L'Eglise catholique a été l'objet d'innombrables caricatures et a même donné lieu à des films pour le moins controversés mais, comme l'a déclaré un dessinateur de renom peu suspect de sympathie pour les religions, elle a été en général plutôt "bonne fille".
N'oublions pas qu'au 11ème siècle le grand poète perse (et musulman affiché) Omar Khayyâm faisait l'éloge du vin. L'Islam était alors tolérant. Les choses ont bien changé.

Posté par Michel Chevet, le 07/02/06 dans Culture - Religions - Société | Commentaires (12) | Lien permanent | TrackBack (0)

Le 9 janvier 2006
Contre la Licence Globale

De qui parle-t-on ?

Des droits des artistes, auteurs, compositeurs, interprètes, musiciens, producteurs et éditeurs dans l'univers numérique.

De quoi parle-t-on ?

- Une loi de 1957 : qui protège les droits des auteurs et des compositeurs.
- Une loi de 1985 : (Loi Lang) complément qui vient créer les droits voisins (ceux des artistes interprètes et des producteurs).

L'évolution technologique rend nécessaire une adaptation de ces lois au contexte du numérique. Cette adaptation s'est réalisée en 2001 par le biais d'une directive européenne qui, pour diverses raisons politiques, n'a pas encore été transposée dans le droit français, alors qu'elle l'a été dans 23 pays sur les 25 de l'union européenne.
Du fait de ce retard, la France a été condamnée par les instances européennes, ce qui a conduit le gouvernement ? décider l'urgence de la procédure parlementaire.

Que dit la Directive ?

Elle autorise ? protéger les œuvres dans l’univers numérique par l’utilisation de mesures techniques adéquates.

Ces “mesures techniques” sont des outils communément dénommés “DRM”. Elles  permettent de protéger les œuvres contre des usages non autorisés.

Ces outils peuvent être installés sur des supports physiques (DVD, CD…) pour empêcher le piratage ou sur des fichiers numériques pour permettre le commerce électronique et la répartition des droits.

Néanmoins, ces systèmes doivent permettre (comme le précise déj? la loi française) la copie ? titre privé pour un usage personnel.

Le craquage de ces outils donnent lieu ? une sanction pénale.

Transposition de la Directive dans le droit français.

La loi de transposition, telle que discutée avec les différents partenaires et présentée ? l’Assemblée, respecte les termes et l’esprit de la Directive. Le problème posé aujourd’hui vient d’amendements proposés par quelques députés, dont les plus graves concernent la “licence globale”.

Qu'est-ce que la licence globale ?

L'internaute, moyennant un supplément (modique estimé par ceux qui le proposent entre 2 et 6,90 euros) ? son abonnement, obtient le droit de télécharger (download) et de diffuser librement sur Internet (upload) de façon illimitée tout type d’œuvres, notamment les œuvres musicales, cinématographiques, littéraires, graphiques, les jeux etc…

Ce système est optionnel pour l'internaute qui choisit ou non l'option "licence globale" et donc son paiement. Son fournisseur d'accès est chargé de percevoir cette redevance et de la reverser ? une société de gestion collective qui la reverse aux sociétés de gestion collective existantes avant qu'elle ne soit enfin reversée aux ayants droit de la musique, du cinéma, des arts graphiques et littéraires etc ... Je vous rappelle qu’il y a plus de 22 sociétés de gestion des-dits droits en France, et qu’un artiste met en moyenne 18 mois pour toucher son du auprès de la SACEM !!

Les artistes se voient ainsi expropriés de leurs droits sur leurs œuvres contre une rémunération forfaitaire dérisoire, et ce au profit de la liberté de consommation des internautes.

Pourquoi la licence globale menace-t-elle la création ?

I - Une rémunération indécente des créateurs et des producteurs : un système non viable économiquement.

La rémunération générée par la licence globale ne permettra pas de continuer ? produire car elle est sans commune mesure avec l’investissement nécessaire. Un tel système tuera dans l'oeuf la prise de risque et la création.

La licence globale reprend le modèle de la licence légale qui a été conçue spécifiquement pour la radio, dans un cadre extrêmement régulé, limité et en partie promotionnel. La licence légale ne génère que des revenus "résiduels" (environ 54 M€ sur 2005, 1ère source de revenu de la SACEM, aujourd'hui).

Un tel modèle ne peut pas être appliqué ? la consommation des œuvres sur Internet qui se substitue ? la consommation des supports physiques.

Pourquoi les industries culturelles seraient-elles contraintes ? être rémunérées par un système de paiement forfaitaire alors que toute autre industrie est libre de fixer le prix de ses produits et de récolter les recettes de son travail.

L'Internet constitue le réseau d'avenir pour la diffusion et la distribution des œuvres.  C’est justement pourquoi il faut lui donner un cadre légal qui permet l'expansion et la création de modèles innovants (vente en ligne, P2P monétisé…) qui, eux, maintiennent une rémunération juste et directe des artistes.


II - Le système de licence globale touche ? l'intégrité de l'œuvre.

Créateurs et producteurs perdent le pouvoir de décision quant ? la mise ? disposition ou non d'une œuvre.

La licence globale nie le droit moral des créateurs, ces derniers ne pouvant plus contrôler ni la qualité, ni le format, ni la circulation de leurs œuvres.


III - Un mécanisme irréaliste.

- Il serait impossible de répartir ce prélèvement forfaitaire entre les ayants droit compte tenu des milliards de fichiers (musiques, films, logiciels, jeux vidéos, livres, photos, …) qui seraient échangés sans limite sur les réseaux du monde entier. Comment va-t-on distinguer les fichiers échangés ? La Chine a pourtant démontrée qu’il n’était pas possible de filtrer Internet de manière viable.

-  La licence globale est optionnelle : comment vérifier qu'un internaute ayant choisi de ne pas régler son abonnement "licence globale" ne téléchargera pas ? pourquoi payer une option alors que techniquement rien n’empêche de se servir en toute liberté et gratuitement ?

-  Un mécanisme de licence globale serait anticonstitutionnel, contraire ? la Directive européenne et aux Traités Internationaux signés par la France en matière de protection des oeuvres littéraires et artistiques.


CONCLUSION

Ces amendements, qui assimilent le téléchargement d’une œuvre depuis Internet ? de la copie privée, autorisent “l’industrialisation” de la copie privée et la mondialisation du pillage légal.

Mais c’est surtout l’arbre qui cache la forêts des lobbys qui se battent afin de se garantir une part toujours croissante sur le dos de la création.

Les contrats d’auteurs sont totalement inadaptés ? la mondialisation découlant d’Internet et obsolète en terme des droits d’utilisation des oeuvres.

Le système de la licence globale ? la Yahoo! Music ou Napster est l’avenir dans la mesure où il est possible d’identifier ce qui est effectivement téléchargé afin d’effectuer une juste rétribution, au téléchargement près, aux véritables ayants droits. Ce qui implique de facto l’utilisation de DRM garant de la juste rétribution de l’auteur en fonction de l’utilisation faite de son oeuvre.

Il est logique et cela va dans le sens de l’évolution liée au nouvelles technologies, que tout comme je m’acquitte chaque mois d’un abonnement forfaitaire et mensuel pour mon téléphone fixe, Internet, le satellite, le câble, mon téléphone portable, mon vidéo club… Je me retrouve avec un abonnement forfaitaire et mensuel me donnant accès ? plus ou moins de contenu en fonction des offres.

L’industrie du disque et du film (ce dernier emboîtant le pas des erreurs du premier) vont devoir se comporter tel le Phénix, mourir pour mieux renaître de ses cendres !

Posté par Charles Nouÿrit, le 09/01/06 dans Culture - Société - Technologie | Commentaires (7) | Lien permanent | TrackBack (0)

Le 23 décembre 2005
Joyeux et vigilant Noël

Rois_mages.jpg" Personne ne peut prédire l'avenir mais tout le monde peut scruter l'horizon." Marc Ullmann, Raison d'être du Club des vigilants. " Et voici, l'étoile qu'ils avaient vue en Orient marchait devant eux jusqu'? ce qu'étant arrivée au-dessus du lieu où était le petit enfant, elle s'arrêta. " Evangile selon Saint-Matthieu, II:9

En cette période de Noël, on pourrait être tenté de voir en les trois rois mages des vigilants dignes de notre Club ! Pensez donc : les seuls ? voir une étoile et suffisamment sages - ou fous - pour la suivre. Pourtant, contrairement ? ce que rapporte la tradition, rien ne prouve qu'ils furent rois et encore moins trois. La confusion provient du fait que les trois cadeaux apportés par les mages (or, encens et myrrhe) étaient d'une valeur considérable que seuls des rois pouvaient offrir.

De même, il faudra attendre le sixième siècle avec l'Évangile arménien de l'Enfance pour que les noms de Melchior, Gaspard et Balthazar apparaissent. Comme quoi, même pour la tradition la plus établie, restons Vigilants!

Joyeux et vigilant Noël ? tous.

Posté par Meriem Sidhoum-Delahaye, le 23/12/05 dans Citoyenneté - Culture - Société | Commentaires (2) | Lien permanent | TrackBack (0)

Musée à la carte

Louvre.jpgLes musées souffrent de la désaffection du public. Sans être le moins du monde un spécialiste de la question, j’ai eu récemment une idée que je soumets ? la sagacité des Vigilants. La visite d’un musée (ou d’une expo) impose de faire la queue pour payer le billet ; d’y passer un maximum de temps pour rentabiliser son « investissement » ; de repartir soit les jambes lourdes, soit frustré de ne pas avoir tout vu…

Pourquoi ne pas imaginer un ticket « horaire » ? On achèterait 1h, 5h, 10 heures ou plus de visite… Le prix serait proportionnel au temps acheté. On viendrait quand on veut. On passerait le ticket dans une sorte de « pointeuse » ? l’entrée et ? la sortie. On resterait le temps que l’on veut. On pourrait revenir quand on veut. La pointeuse ? la sortie indiquerait le temps restant. On pourrait prêter ou offrir un billet (qui serait non nominatif). « Va voir cette expo, elle est géniale ! Je te donne mon ticket il reste 45 min dessus ».

Je suis sûr qu’il y a l? matière ? renouveler le mode de visite de ces lieux voués normalement ? l’inspiration (ô muse)… Peut-on me dire si cette idée a déj? été mise en pratique dans un musée ?

Si l’idée est bonne, ? qui la transmettre ?

Vigilamment

Posté par Jérôme Bondu, le 23/12/05 dans Culture - France - Société | Commentaires (2) | Lien permanent | TrackBack (0)

Le 14 octobre 2005
Cerveau reptilien

Cerveau reptilien.jpgC’est bien connu : beaucoup des comportements spontanés des hommes modernes sont influencés par la partie primitive de leur cerveau, leur cerveau reptilien. Des travaux récents d’ethnologie sur les chefferies ont montré que dans la plupart des peuplades primitives restant dans le monde d’aujourd’hui, trois propriétés caractéristiques semblent être invariantes chez leurs chefs. D’abord, le chef doit savoir rassembler, ensuite il doit bien parler, enfin il doit savoir faire de nombreux cadeaux.

A ces trois conditions, les individus acceptent spontanément d’abdiquer ? son profit une partie de leur indépendance et de respecter ses ordres. La troisième est tellement forte semble-t-il que lorsque certains chefs ne la satisfont pas, le peuple fait en sorte de changer de chef. Peut-être y a-t-il l? une piste pour comprendre le comportement collectif actuel de certains peuples vis ? vis de leurs dirigeants et pas seulement dans les pays en voie de développement ?

Posté par Henri-Paul Soulodre, le 14/10/05 dans Culture - Politique - Société | Commentaires (3) | Lien permanent | TrackBack (0)

 
Jean-Pierre Dupuy
 
Professeur de philosophie sociale et politique à l'Ecole Polytechnique et Stanford University, Jean Pierre Dupuy est intervenu, mercredi 14 mai, sur le thème : « Les nanotechnologies ».  
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