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Les apprentis sorciers de la censure Internet |
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Le 22 février dernier, l'autorité des télécommunications du Pakistan demandait aux opérateurs Internet locaux de bloquer sans délai une vidéo polémique présente sur le site YouTube. L'opérateur national PTCL Pakistan Telecom a pour cela mis en place des mécanismes permettant de rediriger les requêtes des internautes voulant aller sur les sites YouTube, en usurpant les adresses des serveurs web légitimes.
En voulant ainsi jouer aux apprentis sorciers, l'opérateur ne s'est pas tout suite rendu compte que de telles modifications techniques ne seraient pas limitées au territoire national. Assez rapidement, les paramètres se sont propagés de manière automatique chez l'ensemble des autres opérateurs Internet mondiaux, semant ainsi la confusion pour tous les internautes souhaitant légitimement accéder aux vidéos en ligne sur YouTube. Quelques heures durant, l'ensemble du trafic mondial de YouTube s'est vu redirigé vers le Pakistan, ce qui a par conséquent provoqué une saturation et l'inaccessibilité au site. On voit ainsi qu'il est très simple pour un opérateur Internet de rerouter le trafic de tel ou tel site, et on imagine aisément les conséquences que cela pourrait avoir pour des sites autrement plus sensibles que Youtube. Rares sont les internautes qui sont conscients que l'Internet mondial ne fonctionne que grâce à la bonne volonté d'une multitude d'opérateurs nationaux et indépendants, qui échangent leurs données de configuration en toute confiance, et qu'il ne faut pas grand chose pour déstabiliser cela.
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J. Attali, D. Pujadas, J.C. Bourret et les autres... |
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Le petit-déjeuner du Club en date du 16 janvier 2008 avait donné lieu à un débat fort intéressant sur le rôle des media. Jean-Claude Bourret déclara que ces derniers disaient tous la même chose, c’est-à-dire rien, et que, pour s’informer de ce qui se passe vraiment dans le monde, il se retournait vers les sites Bakchich ou Rue 89.
Ces propos, dans la bouche d’un ancien présentateur du 20 Heures, sont assez stupéfiants et en disent long sur l’état de déliquescence des grands media. Une illustration flagrante fut apportée par le 20 Heures de France 2 du 23 janvier. Présent sur le plateau, Jacques Attali assiste à un court reportage consacré au rapport qu’il venait de remettre au Président de la République. A la fin, il est invité par David Pujadas à commenter des images constituées, essentiellement, d'interviews de chauffeurs de taxis en furie. D. Pujadas se fit alors proprement « remonter les bretelles » par J. Attali qui, dans une colère froide, dénonça les mensonges (sic) de France 2 et des autres media, qui ont effectivement ramené les 314 propositions du rapport au problème « marginal » des taxis parisiens. Les regards affolés que Pujadas lançait à sa régie font, à eux seuls, un grand moment de télévision. Une bien belle illustration de la démagogie sinon du populisme d'un certain nombre de média ! On nous cite presque tous les jours l’exemple de la B.B.C., non pour son objectivité et sa rigueur, mais pour son absence de publicité. Comme l’avait bien illustré J.C. Bourret le succès d’Internet tient en partie à la recherche d’informations en dehors des circuits traditionnels conformistes et assujettis aux mesures d’audience. Télévision et presse sont toutefois nécessaires (J.C.B. n’a-t-il pas dit qu’il consulte le site de Backchich mais, en plus, est abonné à la version papier). Soyons vigilants et exigeants pour que la qualité et l’honnêteté intellectuelle soient à nouveau la première préoccupation de nos journalistes.
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Sarko catalyseur d’attention |
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Beaucoup d’observateurs se demandent si Nicolas Sarkozy, à force de jouer à Zorro et d’être en permanence dans les médias, ne risque pas de se brûler les ailes. Peut-être ont-ils raison car la surexposition comporte d’incontestables dangers.
Cependant, notre époque est ainsi faite que le rêve de tout un chacun est de passer à la télé. Les idoles sont des « people ». Le temps n’est plus où les chefs, pour être admirés, devaient se montrer peu. La discrétion semble d’autant moins indispensable que les gens s’identifient volontiers à des vedettes coutumières de frasques. En ce sens, il n’est même pas certain que les incongruités de « Cécilia » portent véritablement ombrage à son président de mari. Dans un monde fugace, l’essentiel est peut-être de retenir l’attention … avant d’être jugé sur les résultats.
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Mot imprécis pour pensée molle |
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Certaines tribus indiennes disposent de huit à dix mots pour désigner le sol selon qu’il soit sec, humide, aride, herbeux, vierge d’empreintes, couvert de traces, etc. Les Européens d’aujourd’hui n’ont évidemment pas besoin d’un tel vocabulaire mais les lacunes s’accumulent dans le domaine conceptuel.
Exemple : le progrès. Quand des fabricants de téléphones mobiles, aiguillonnés par la concurrence, passent d’un appareil simple à un appareil multifonctions, il y a « progrès » et, de ce progrès là, le monde moderne est plein : avions, ordinateurs, yaourts et produits de beauté n’arrêtent pas de « progresser ». En va-t-il de même de la bonté, du courage, de la sagesse et autres qualités humaines ? Parfois oui, parfois non. Il est, en tout cas, triste de confondre, dans un même vocable, toute la gamme des progrès matériels et des progrès humains.
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Botnets : guerre virtuelle, risque réel |
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Il n'y a pas que le monde réel à subir des conflits armés. L'attaque de grande ampleur, en mai dernier, visant à perturber et à paralyser une importante proportion des sites Internet gouvernementaux et privés estoniens en apporte la preuve. Cela sonnait comme une mise en garde. Cela ressemblait à des grandes manœuvres. L'OTAN et la Commission Européenne s'en sont inquiétés.
Les armes de destruction presque massive, utilisées dans ces nouveaux conflits, sont appelées « botnets », ce qui signifie réseaux de robots. La prise de contrôle furtive de centaines de milliers de PC reliés à Internet à l'insu de leurs utilisateurs (particuliers, entreprises, voire parfois gouvernements !) permet alors aux attaquants de mener à bien leurs actions, chaque ordinateur sous contrôle (le « bot ») étant alors programmé pour lancer l'attaque vers une cible précise à un moment donné. L'analogie avec le monde réel pourrait être celle de batteries de centaines de milliers de missiles répartis dans le monde et télécommandées vers des cibles précises.
Ces armées de PC appartiennent souvent à des particuliers qui ignorent que leur ordinateur est sous contrôle de cybercriminels, pour l'envoi de spams ou la préparation d'attaques. Or, il est très difficile de responsabiliser l'ensemble des internautes à ce sujet. Ce qui laisse le champ libre aux terroristes informatiques. Des parades existent. Des actions coordonnées entre les polices de différents pays peuvent s’avérer efficaces dans la traque des réseaux de robots sous contrôle. L'opération Rot Boast du FBI, la semaine dernière, a ainsi permis la découverte d'un réseau d'un million de PC sous contrôle : http://www.fbi.gov/pressrel/pressrel07/botnet061307.htm.
La cybercriminalité se nourrit, la plupart du temps, de l’"insécurité" des ordinateurs de particuliers et de l'"inexpertise" de leurs utilisateurs. Face à ce risque, les gouvernements sont alors impuissants. Sans aller jusqu'à imaginer un « permis à points » de l'internaute, l'utilisateur doit être sensibilisé. Le Passeport Internet et Multimédia proposé par le gouvernement : http://delegation.internet.gouv.fr/pim/index.htm est, en ce sens, une bonne initiative. Il faut aller plus loin. Ce qui permettra à la France de perdre sa place de numéro 1 mondial de PCs sous contrôle.
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Le pouvoir de la presse |
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Depuis l’élection de Nicolas Sarkozy, les interrogations sur les relations entre « le pouvoir » et « les médias » vont bon train. La proximité supposée et ces implications sont difficiles à mesurer. Par contre, un exemple récent prouve - encore une fois - l’influence énorme des « médias » sur « l’opinion ». Et donc des enjeux de maitrise des médias.
Lors de l’élection présidentielle, la société Lexis Nexis a mesuré la visibilité des candidats dans la presse la semaine qui précédait le scrutin du 22 avril. Il en ressort un chiffre stupéfiant : le coefficient de corrélation entre le pourcentage de visibilité dans la presse et le pourcentage de vote est de 0,99 !
Voyez plutôt (chiffres en %) :
Pour M. Le Pen, score au premier tour 10,44 / visibilité dans la presse 10,74
M. Bayrou, score 18,57 / visibilité dans la presse 18,86
Mme Royal, score 25,87 / visibilité dans la presse 21,29
M. Sarkozy, score 31,18 / visibilité dans la presse 29,24
Et il en va de même pour tous les candidats. Nous sommes au delà de la simple coïncidence.
De quoi laisser songeur … et incliner à la vigilance.
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Déni de jeunesse |
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Il était une fois un maître de ballet qui, à 70 ans, s’obstinait à interpréter Roméo. Un impudent ose le lui reprocher. Il rétorque : « Cela fait cinquante ans, Monsieur, que je perfectionne ma jeunesse ! ».
Pierre Bellanger, fondateur et PDG de Skyrock, pense que les bobos d’aujourd’hui, souvent ex soixante-huitards, ressemblent à ce maître de ballet. Ils s’arrogent le monopole de la jeunesse. A leurs oreilles, le rock est « la musique de la jeunesse éternelle ». Ils ne se rendent pas compte qu’une nouvelle jeunesse est en train d’éclore et que le rock peut devenir « la musique des rhumatismes ».
Pierre Bellanger s’exprimait ainsi dans le cadre d’un colloque organisé par Laser au théâtre du Rond Point à Paris. De toute évidence, il sait de quoi il parle. Avec 4 millions d’auditeurs par jour, sa radio est la première radio de France pour les 13-14 ans. Sur Internet, elle pèse trois milliards de pages vues par mois, elle est la première plateforme de blogs et la première plateforme de conversation en Europe. Le fossé entre génération y est chaque jour mis en lumière. Aussi bien sous l’angle du sexe que sur ceux de la politique et du travail.
Rappelons qu’un enfant qui avait 10 ans en 1995 en a aujourd’hui 22. Il a grandi avec Internet, s’est émancipé grâce au téléphone mobile. Comme le dit M. Bellanger : « Nous sommes les émigrés de l’analogique, ils sont des natifs du numérique». Mieux vaut donc comprendre leurs préoccupations et leur musique que s’enfermer dans nos certitudes et dans nos rythmes. L’écoute est d’autant plus essentielle que nous vivons « à une époque où la planète se met en réseau et où les premiers acteurs de cette mise en réseau sont les jeunes de la génération numérique ».
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WiMax et UMTS : la convergence ? |
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Depuis environ 10 ans, les observateurs s’attendent à voir converger (comprendre : fusionner) les technologies des télécommunications et de l’informatique. Une nouvelle étape vient d’être franchie avec le WiMax. Issu du monde de l’informatique et présenté assez improprement comme une évolution du désormais célèbre WiFi, le WiMax propose des débits de plusieurs dizaines de mégabits/seconde sur des rayons de couverture de quelques dizaines de kilomètres.
Au point que dans de nombreuses applications, le WiMax peut en théorie concurrencer l’UMTS (le haut débit proposé par les opérateurs téléphoniques pour accéder, par exemple, à Internet depuis un téléphone mobile).
Il est clair que les coûts de mise en œuvre de ces technologies vont obliger les différents acteurs à se poser la question suivante : pourquoi continuer à déployer, gérer et entretenir deux infrastructures concurrentes et incompatibles qui répondent pour l’essentiel au même besoin ?
Entre les opérateurs endettés mais ayant une longue expérience des technologies nomades et de leur infrastructure et les sociétés informatiques prêtes à investir un secteur en pleine croissance, la convergence risque de ressembler à une violente bataille économique.
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La génération des chefs d'orchestre |
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Nous sommes aujourd'hui à la croisée des chemins... et, en dépit de la somme de connaissances dont nous disposons individuellement et collectivement, des informations auxquelles nous avons accès quasi en temps réel, nous savons de moins en moins de quoi demain sera fait et où nous serons.
De ce fait, l'individu, l'entreprise, les nations, ... disposant de moins en temps pour analyser, agir, réagir, prévoir, se doivent d'être à l'écoute des multiples signaux, souvent faibles et diffus émis par leur environnement pour être à même d'accompagner voire si possible de précéder les changements.
Pour une entreprise, il s'agit de manœuvrer un paquebot aussi rapidement qu'une vedette rapide : ceci implique d'être capable simultanément de satisfaire ses parties prenantes (actionnaires, collaborateurs et clients) et d'améliorer en permanence ses performances et ses produits. Chaque collaborateur (au premier rang desquels les managers) doit donc être à la fois garant de ses performances individuelles et des performances collectives présentes et futures, faute de quoi il "disparaîtra", comme disparaîtra son entreprise !
Comment survivre et se développer dans un monde où des géants (La Chine aujourd'hui, l'Inde demain) remettent en cause le partage des rôles, où les technologies permettent aux clients d'obtenir ce à quoi ils ne rêvaient pas hier (la "boîte communicante multimédia") ?
Est-ce une évolution, une mutation profonde ou une totale révolution ?
La réponse est différente selon que l'on soit papillon, grenouille ou cheval ... Le temps n'est pas le même pour tout le monde mais il est le facteur essentiel pour tous !
A nous, à nos entreprises, de faire en sorte que nos délais d'adaptation et de réaction soient les plus courts possibles.
Cela passe obligatoirement par une responsabilisation de chacun, non seulement sur ce qu'il doit faire mais aussi sur ce à quoi il participe (les processus), un partage du pouvoir permettant, chaque fois que nécessaire, de privilégier l'intérêt collectif à la somme des intérêts individuels et la désignation d'un chef d'orchestre (le pilote de processus ) pour faire que chacun joue parfaitement la partition qui est la sienne.
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Etats-Unis : guerre de demain, pensées d’hier |
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Donald Rumsfeld est incorrigible. Même lorsqu’il décrit des menaces modernes, il pense à des remèdes d’un autre âge. « Nous livrons aujourd’hui, a-t-il dit dans un message au Council on Foreign Relations, la première guerre de l’ère des emails, des Blogs, des messageries, … nous devrons [donc] développer notre capacité d’anticipation et de réaction en matière d’information ».
Après un tel diagnostic, on s’attendrait à l’énoncé d’un projet novateur. Mais pas du tout ! « Pendant la guerre froide, ajoute le Secrétaire d’Etat à la Défense, des médias comme Radio Free Europe se sont avérés très efficaces. Nous devons envisager la création de nouvelles organisations et de nouveaux programmes susceptibles de jouer un rôle tout aussi utile dans notre guerre contre la terreur ».
Dans la foulée, Condolezza Rice, Secrétaire d’Etat aux Affaires Etrangères, a demandé au Congrès un budget spécial pour inonder l’Iran d’informations diffusées en persan. Cela semble une excellente idée mais tout indique que l’argent sera, en grande partie, confié à des émigrés qui, de leurs résidences en Californie, pensent en termes de propagande politique. Des programmes de variétés plairaient davantage à la jeunesse iranienne. Quant aux combattants, résistants, terroristes, Fous de Dieu, appelons-les comme on veut, ils fonctionnent en réseaux et la triste expérience irakienne montre que ce n’est pas avec des structures organisationnelles de type pyramidal qu’on les vaincra.
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Vigilances |
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La France peut-elle combler son retard économique tout en oeuvrant pour une société plus humaine où les salariés ne soient pas de simples variables d’ajustement ? Voilà une des questions posées dans le N°42 de Vigilances (la lettre mensuelle du Club des Vigilants, page 1) à propos de la révolte anti-CPE dont certains aspects apparaissent rétrogrades et certains autres visionnaires.
Marc Ullmann esquisse un premier élément de réponse et demande à tous les « Vigilants » de contribuer par leurs réflexions au contenu du Blog et des prochaines Vigilances.
Roger Fauroux, pour sa part, met l’accent sur les difficultés de l’intégration. Il rappelle que lorsque, en 1998, il a succédé à Simone Veil à la tête du Haut Conseil de L’Intégration, celle-ci lui dit en guise de bienvenue : « Je n’ai jamais pu intéresser un gouvernement de droite à ces questions. Alors bonne chance ! » ; et il ajoute : « Je n’ai pas pu, non plus, y intéresser un gouvernement de gauche ». Fauroux n’est pas, pour autant, désabusé et, partant de la prise de conscience actuelle, détaille nombre de mesures concernant le logement, l’école et l’emploi qui, selon lui, pourraient soigner le « cancer » des discriminations (pages 6 à 9).
Dans ce même numéro, Jean-Claude Leny, ancien PDG de Framatome, explique pourquoi, en matière de transfert de technologie, Areva ne peut pas, en Chine, jouer sur le même registre que Westinghouse. Son EPR est un modèle ultra moderne de 1.600 MWe alors que le modèle AP1000 de Westinghouse n’est que l’extrapolation d’un ancien prototype qui n’a jamais trouvé acquéreur (page 3).
Bernard Esambert, président du Club des Vigilants, s’attaque aux problèmes monétaires et souhaite que la « relative, et très probablement précaire, stabilité de la parité euro/dollar » soit mise à profit pour stabiliser le système international. Il propose l’établissement de « marges de fluctuation entre lesquelles les principales monnaies devraient évoluer, marges qui se réduiraient grâce aux convergences des grandes économies sous-jacentes » (page 2). Enfin, comme d’habitude, Vigilances s’efforce, dans une douzaine d’« Alertes », de traiter l’actualité avec le souci d’apprivoiser l’avenir.
Sommaire
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Saute d’humeur et/ou d’humour |
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De la Mitterrandomania à la Mitterrandolâtrie.
Cette obséquiosité impudente, excessive, maladroite et même parfois obscène à propos d’un "Tartuffe" machiavélique, d’un imposteur qui a trompé tout le monde, tout le temps, y compris ses proches et sa propre famille, est délibérément insupportable !
Sauf pour ses thuriféraires masochistes, et même un peu nécrophages. Et apparemment sans mémoire... ! Sauf les "capteurs d’héritage" et autres « détrousseurs de momies".
Tout ce dévoiement médiatique manque pour le moins de hauteur, de pudeur, d’humilité et surtout d’éthique. Le comparer à De Gaulle ? Et pourquoi pas à Jésus Christ ou à Mahomet ?
Ce dérapage est historiquement délirant. Carrément hors normes. Ridicule. Et même révoltant !
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Le Vidéolivre... |
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Peu de temps après avoir perdu l'habitude d'échanger par l' oralité , l'humain a découvert l'échange et le dialogue par l'écrit.
Il y a encore peu de temps, la communication électronique a été rendue possible entre les personnes par le support d'Internet au travers de la messagerie et du forum. L? encore il s'agissait d'échanger des documents (textes ou images).
Nous voici entrés sur le chemin de la communication "vivante", de l'échange d'images animées !
Nous sommes donc pratiquement arrivés dans l'époque que nous avait prédite un très grand romancier de science-fiction et qui avait écrit :
" A cette époque, le vidéolivre avait remplacé le livre..."
L'arrivée du Vblog ( pour vidéoblog ) nous montre que nous en sommes bien sur le chemin.
Pour en savoir plus :
http://france.vlog-videoblog.com/index.php/Un-vlog-c-est-quoi
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Trou dans la Toile |
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Pour les profanes de l’électronique, Internet relève de la magie. Dix mille milliards de messages ont, parait-il, été envoyés en 2004. Faites le calcul vous-même, par mois, par jour, par heure, par minute, cela fait des millions. La croissance peut-elle indéfiniment s’accélérer sans que le système craque ? Le nombre d’utilisateurs, le nombre de « postages » par utilisateur, le poids des fichiers envoyés et/ou reçus ne cesse d’augmenter. De plus, il y a afflux de publicité non autorisée (Spams), propagation de virus et autres vers indésirables. Sans doute la magie, elle-même, connaît-elle des limites. Un jour, des Internet bis payants, et ? accès restreint, devront probablement être créés.
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Illusions sur la chaîne d’Information Internationale |
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La composition du capital, comme la répartition du pouvoir au sein du Conseil de surveillance de la Chaîne d’Information Internationale (CII) sont discutées au plus haut niveau de l’Etat. Pourtant elles ne sont pas, et de loin, les question essentielles que posent cette chaîne. L’ensemble l’audiovisuel français souffre d’un sous financement qui est, désormais, reconnu par tous.
Si le Président de la République estime que la création de cette chaîne d’information est prioritaire, pourquoi créer une nouvelle chaîne, alors qu’existent déj? deux chaînes publiques internationales, Euronews et TV5 ? La première a le format idéal, tout en image, pour être diffusée dans toutes les langues (il n’y a que le commentaire et les sous-titres ? adapter) partout dans le monde. La seconde véhicule, en plus de l’information, des contenus diversifiés (fictions, documentaires, magazines, etc.) produits dans la francophonie. Une fraction du budget prévu par la CII aurait pu améliorer sensiblement les performances et la pénétration de ces deux chaînes.
Or, l’une et l’autre sont dirigées par des équipes françaises, sont installées et fabriquées en France, et, de ce fait, véhiculent un point de vue français, ce qui est justement l’objectif proclamé de la CII. Certes : ni l’une ni l’autre, de par leur format même, ne peut être instantanément sur le coup ? chaque événement qui a lieu dans le monde. Mais, face ? BBC world version anglaise et version arabe, face ? CNN ou même Al-Jazirah, que pourra faire la CII avec son budget ? Rappelons que l’on propose au Parlement de voter 60 millions E, auxquels s’ajouteront éventuellement les 30 millions E votés par le budget précédent et non utilisés.
Pourtant les professionnels de l’information télévisuels estiment que le budget minimum pour une chaîne de cette nature est 100 millions E. Un chiffre ? comparer aux 500 millions de BBC world et aux 360 millions E dégagés pour la nouvelle chaîne de BBC World en arabe. Les Britanniques savent que, pour avoir une chance d’être regardée, une chaîne « étrangère » doit avoir un correspondant et des images dans les minutes qui suivent n’importe quel événement qui se passe sur la planète. Donc un réseau de journalistes et de techniciens très coûteux ? entretenir, bien au-del? des moyens prévus pour la CII. Si le volume de notre fiction est le tiers de celui du Royaume-Uni, les moyens de la CII seront le sixième de ceux de BBC World. Qui donc aura le réflexe de regarder la CII ?
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Du virtuel pour un développement bien réel |
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Dans les couches pauvres des pays du tiers-monde, comme dans les populations du quart-monde des pays développés, le modèle économique imposé ? l’individu est de type médiéval. En effet, faute d’authentification légitime et donc de crédit (au sens étymologique), les individus concernés sont exclus du système bancaire : aucun tiers de confiance ne certifie leur solvabilité et celle de leurs interlocuteurs. Toute transaction financière les impliquant est donc nécessairement limitée au liquide, voire au troc. Or, la globalisation foudroyante des moyens de communication a généré ? l’échelle de la planète une conscience, une audience, des attentes et des besoins nouveaux, ce qui exacerbe le sentiment de frustration, voire d’humiliation délibérée de la part du système occidental et de ceux qui en bénéficient.
De plus, tout revenu excédant la couverture des besoins de survie immédiate se heurte au problème du stockage : sans possibilité d’épargne fiduciaire, on en est réduit, littéralement, ? enterrer sa cassette, dans la crainte, bien réelle dans ces contextes, des pillards. Au risque de vol, s'en ajoutent d'autres : chute de la valeur du peu que l'on accumulé, suite ? une décision politique de dévaluation, risque de destruction sous l'effet d'une catastrophe naturelle, incapacité ? donner la preuve légale de la propriété de cet argent... Aucun investissement, aucune capacité ? encaisser un coup du sort ou protéger ses proches, aucune transmission du patrimoine ne sont, dans ces conditions, sérieusement envisageables. La tentation est alors forte de se placer sous l’égide d’un suzerain féodal, notamment idéologique ou religieux, qui, lui, garantit ? l’individu et aux siens cette authentification (en sus du prestige, de divers avantages matériels et du bien-être psychologique), leur donnant sécurité, sérénité et légitimité. C’est l’un des mécanismes mis en jeu historiquement dans les phénomènes d’organisation mafieuse chez les immigrants aux Etats-Unis de l’entre-deux guerres, dans les mouvements révolutionnaires communistes ou islamiques et, plus récemment, dans l’hyper-terrorisme suicidaire.
Le volet économique du clivage riches/ pauvres repose donc en partie sur une inégalité structurelle vis-? -vis de la sécurité des transactions. Caricaturalement, le « pauvre » est réputé insolvable a priori, ce qui le met ? l’écart des mécanismes de crédit de nature, justement, ? pérenniser sa solvabilité, ne serait-ce que par effet de levier ; de plus, rien ne le garantit contre les escroqueries ou défauts de paiement de ses partenaires. Pourquoi ferait-il confiance ? des partenaires qui sont dans la même situation que lui ? Cela favorise donc, même au cas où ses ressources atteindraient les seuils qui lui permettent d’y prétendre, son exclusion des voies de développement culturel, éducatif et citoyen (ou socio-politique).
Or, pour reprendre une phrase récente de Bill Gates, « banking is essential ; bankers are not. » De ce fait, tout organisme qui se dote des outils technologiques appropriés et qui bénéficie d’ores et déj? d’un crédit de confiance auprès d’une communauté peut se poser en tiers de confiance pour cette communauté vis-? -vis du reste du monde. Ce n’est ni une question de fonds propres, ni une question de réseau de distribution : ? ce jour, l’entité qui certifie le plus de transactions par jour aux Etats-Unis est eBay… Qui pourrait endosser ce rôle dans les pays du Tiers Monde ? Les acteurs les mieux placés pour mettre en œuvre ce type de dispositif et jouer le rôle de tiers de confiance sont les diffuseurs de média. En effet, vus de leur public, ils sont des vecteurs incomparables d’informations, de divertissement, presque des complices. Ne négligeons pas non plus le fait que le public est en très grande majorité féminin (le modèle traditionnel laissant les femmes au domicile pendant que les hommes travaillent) et que les femmes sont un bon vecteur de modification progressive des mentalités, notamment en matière de gestion.
Il est, aujourd’hui, techniquement tout ? fait simple de mettre en place des agences bancaires virtuelles. Une telle agence est ouverte ? n’importe quelle heure, accessible de n’importe où, sur n’importe quel terminal raccordé ? Internet, même si l’utilisateur n’en est pas propriétaire, exactement comme tout le monde sait téléphoner d’une cabine publique (rappelons que le taux d’équipement du tiers-monde en téléphones mobiles est très élevé et que les cyber-cafés n’y désemplissent pas). Chaque client peut s’y abonner en ligne en répondant ? des questions. Il va ainsi obtenir une identité numérique sécurisée et peut gérer son compte ? tout moment depuis n’importe quel endroit. Il pourra y placer ses économies sur un compte rémunéré, en achetant des cartes prépayées émises par la banque virtuelle, ? l’instar des cartes permettant de créditer les comptes de téléphone mobile. Il aura la possibilité, par la suite, de payer des biens et services directement depuis le compte, de donner des instructions de transfert de fonds ou de délivrer des mandats. Il pourra ainsi s’abonner ? des contenus média ou ? des services utilitaires (eau, énergie, télécommunications), s’assurer, négocier des micro-crédits… sans aucun transfert physique de fonds susceptibles d’être pillés.
La clé est de savoir attribuer une identité virtuelle unique et infalsifiable ? chaque citoyen, et de disposer d’une architecture de services indépendante des performances des machines et des logiciels utilisés et dont l’utilisation n'exige aucune compétence technique ou informatique significative (de même que l’usage du courant électrique ne nécessite aucun savoir-faire si ce n’est comprendre dans quel sens le bouton allume ou éteint la lumière). Un exemple est l’architecture TAPP proposée par Online & Groupware sur le site www.gotapp.com. En outre une telle identité virtuelle unique permet de dupliquer virtuellement la structure analogique d'une ville : dans le monde réel, toute personne qui emménage quelque part acquiert de fait une adresse postale immédiatement opérationnelle, l'accès ? divers réseaux utilitaires, des droits et devoirs civiques locaux, etc. Ceci ne nécessite ni démarche ni connaissances techniques. On peut de la sorte proposer aux pays en développement qui n'ont pas encore d'infrastructure réelle, une infrastructure virtuelle bien conçue sur laquelle le réel ? venir se calquera.
On offrira ainsi ? tout citoyen planétaire un lieu virtuel qui sera son foyer et sa propriété inaliénable (sauf ? titre de sanction s’il viole les règles communes), caractérisé par cette adresse, cette identité virtuelle, où d’autres peuvent le trouver (tous mes correspondants peuvent me joindre sur mon mobile sans savoir où je suis physiquement). Il y stocke ses contenus, ses finances, sa vie, de façon sécurisée et confidentielle, organisée ? son gré, et y donne accès aux membres de son réseau personnel informel. Ces populations auront ainsi, ? égalité avec n’importe quel autre être humain, accès au système financier, ? l’information et ? la dignité. A condition bien sûr qu’elles soient ? la hauteur de la terrible responsabilité d’être libre.
On n’est pas loin des « smart mobs » chers ? Howard Rheingold…
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Pologne : communion ou intégrisme ? |
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Aller ? l’église n’a rien de critiquable mais il est rare qu’un gouvernement tout entier s’y rende le premier jour de son installation. C’est pourtant ce qui s’est passé le 31 octobre ? Varsovie.
Deux interprétations de cette démarche insolite sont possibles, l’une pessimiste, l’autre optimiste :
- La version pessimiste mélangerait populisme, intégrisme et passéisme. Le gouvernement polonais refuserait l’idée moderne selon laquelle chaque individu peut se forger une identité propre avec des appartenances multiples. Face au défit de la complexité, il se réfugierait dans une référence unique et son action univoque serait incompatible avec la construction d’une Europe unie mais diversifiée.
- La version optimiste reflèterait la volonté de relier le présent au passé pour préparer l’avenir. Après tout, la Pologne, déchirée entre la Prusse et la Russie, entre l’Allemagne nazie et l’union soviétique, a longtemps cessé de figurer sur la carte de l’Europe. Si elle est restée vivante dans les cœurs, c’est bien ? l’église catholique qu’elle le doit. Rendre hommage ? cette vérité historique n’aurait rien de répréhensible si, derrière le symbole, se profilerait l’idée que la nation polonaise, maintenant souveraine et reconnue, peut se joindre ? l’orchestre européen et y jouer une partition utile.
Entre ces deux versions, tous les Présidents et Premiers ministres de l’Union Européenne hésitent encore. Les faits et gestes des deux « canards jumeaux », Lech et Jaroslaw Kaczynski, sont placés sous microscope. L’hésitation ne durera pas longtemps.
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Lecteurs je vous aime |
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Dans " le Monde " daté du 6/9/05, page 12, cet encart auto-publicitaire : « 357 000 lecteurs issus de la fonction publique lisent " le Monde " ». Que deviendrait ce quotidien, si ces lecteurs devaient choisir entre payer pour le lire, et cesser de le lire ?
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