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Le 3 mars 2008
Les apprentis sorciers de la censure Internet
080303-Censure.jpgLe 22 février dernier, l'autorité des télécommunications du Pakistan demandait aux opérateurs Internet locaux de bloquer sans délai une vidéo polémique présente sur le site YouTube. L'opérateur national PTCL Pakistan Telecom a pour cela mis en place des mécanismes permettant de rediriger les requêtes des internautes voulant aller sur les sites YouTube, en usurpant les adresses des serveurs web légitimes.

En voulant ainsi jouer aux apprentis sorciers, l'opérateur ne s'est pas tout suite rendu compte que de telles modifications techniques ne seraient pas limitées au territoire national. Assez rapidement, les paramètres se sont propagés de manière automatique chez l'ensemble des autres opérateurs Internet mondiaux, semant ainsi la confusion pour tous les internautes souhaitant légitimement accéder aux vidéos en ligne sur YouTube. Quelques heures durant, l'ensemble du trafic mondial de YouTube s'est vu redirigé vers le Pakistan, ce qui a par conséquent provoqué une saturation et l'inaccessibilité au site. 

On voit ainsi qu'il est très simple pour un opérateur Internet de rerouter le trafic de tel ou tel site, et on imagine aisément les conséquences que cela pourrait avoir pour des sites autrement plus sensibles que Youtube. Rares sont les internautes qui sont conscients que l'Internet mondial ne fonctionne que grâce à la bonne volonté d'une multitude d'opérateurs nationaux et indépendants, qui échangent leurs données de configuration en toute confiance, et qu'il ne faut pas grand chose pour déstabiliser cela.

Posté par Bruno Kerouanton, le 03/03/08 dans Asie - Communication - Technologie | Commentaires (2) | Lien permanent | TrackBack (0)

Le 4 février 2008
Japon : le chant du cygne de l’automobile
080204-Embouteillages.jpg2007 restera comme une année noire pour l’industrie automobile dans l’Archipel. La chute du nombre d’immatriculations est sans précédent : avec une baisse de plus de 7%, moins de 3,5 millions de véhicules ont été vendus. Soit autant qu’en… 1972 et moitié moins que le record de 1990 ! Les raisons de cette désaffection des Japonais pour la chose automobile ? La difficulté croissante à utiliser une voiture en ville,  le coût prohibitif d’entretien mais aussi la qualité des transports publics sont invoqués. Avec un baril de pétrole qui flirte avec les 100 $ et qui, selon de nombreux spécialistes, n’est pas près de baisser, l’exemple japonais restera-t-il une exception ? Faudrait-il, au contraire, y voir un signe avant-coureur de ce qui pourrait se passer dans la plupart des pays développés ?
Posté par Meriem Sidhoum-Delahaye, le 04/02/08 dans Asie - Energie - Société | Commentaires (1) | Lien permanent | TrackBack (0)

Le 31 décembre 2007
Pakistan : alerte rouge
071231-Pakistan.jpgÀ la différence de l’Irak et de l’Iran, le Pakistan est, depuis des années, une puissance nucléaire. Or le pays est aujourd’hui déchiré, le régime affaibli, la société disloquée. Si la situation s’aggrave au point de mettre en péril l’unité de la Fédération, qui détiendra les clefs des « bombes islamiques » ? S’il n’y a plus de gouvernement responsable, si le contrôle est défaillant, si des illuminés adeptes du suicide rédempteur peuvent mettre le feu aux poudres, que restera-t-il du concept de dissuasion ? Le mauvais génie atomique pourra, du jour au lendemain, sortir de sa bouteille.
Posté par Marc Ullmann, le 31/12/07 dans Asie - Société - Terrorisme | Commentaires (0) | Lien permanent | TrackBack (0)

Le 10 décembre 2007
Inde : vers un boom du BTP
071210-Inde.jpgLa voiture, c’est bien ; encore faut-il qu’il y ait des routes. Le paradoxe indien est que de nombreux constructeurs prévoient de fabriquer en masse des voitures populaires à des prix imbattables alors que les infrastructures sont lamentables et que la bureaucratie a des semelles de plomb.

Les élites dirigeantes commencent à se rendre compte que le « high-tech » a des limites. Dans un pays d’un milliard d’habitants où 14 millions de jeunes affluent chaque année sur le marché du travail, ce secteur haut de gamme emploie à peine plus de deux millions de personnes. L’industrie, jadis décriée, a le vent en poupe et les investisseurs, attirés par l’immensité du marché, sortent de leurs cartons d’innombrables projets.

Le développement et la modernisation des infrastructures deviennent prioritaires. Les entreprises du BTP gagneront sans doute beaucoup d’argent avant que l’industrie automobile accumule des profits.

Posté par Marc Ullmann, le 10/12/07 dans Asie - Développement - Economie | Commentaires (1) | Lien permanent | TrackBack (0)

Le 16 novembre 2007
De Bruxelles à Rangoun
071116-Rangoun.jpgLe Canada n’a pas éclaté. Le Québec n’a pas fait sécession. De référendum en référendum, anglophones et francophones finissent par se réconcilier. Sans doute en ira-t-il de même en Belgique bien que les francophones répugnent à apprendre le néerlandais.  

Le maintien d’une identité nationale commune à des ethnies, des langues ou des religions diverses ne va pas de soi. C’est un test vital pour la démocratie. On s’en apercevra bientôt en Ukraine car l’Ukraine comme la Belgique est coupée en deux avec une capitale, Kiev, qui, comme Bruxelles, fait le lien entre deux communautés. 

Qui dit démocratie dit compromis et chacun sait que les compromis, comme la bonne cuisine, se mitonnent lentement. Plus un pays est divisé, plus la démocratie met du temps à s’installer. L’exemple de l’Irak est frappant : Saddam Hussein était un dictateur épouvantable mais la société se modernisant, le régime aurait été contraint d’évoluer. L’intervention américaine n’a pas accéléré le processus ; elle a, au contraire, ravivé les antagonismes dormants si bien que le pays finira, sans doute, par éclater.  

Et la Birmanie ? Il est facile de s’indigner de la répression sanglante exercée par des militaires sans scrupules. Mais si ces brutes étaient éliminées demain, il est vraisemblable que l’état d’appauvrissement dans lequel ils ont mis le pays se révèlerait impropre à toute réconciliation nationale. Les diverses minorités qui peuplent la Birmanie risqueraient même de s’entre-égorger. 

Dans des cas aussi extrêmes, le plus efficace est de semer des graines de modernité et de s’efforcer discrètement de favoriser l’éclosion de compromis durables.

Posté par Marc Lanval, le 16/11/07 dans Asie - Citoyenneté - Europe - Société | Commentaires (0) | Lien permanent | TrackBack (0)

Le 28 mai 2007
De Trotski à Guizot

070527-Trotski.jpgAvant d’être assassiné dans son exil mexicain, Trotski a consacré son intelligence à déceler les failles du système stalinien. Il a notamment souligné que les hiérarques du régime jouissaient d’avantages matériels considérables qu’ils ne pouvaient légalement transmettre à leurs enfants. Il en déduisait que, faute d’un idéal vraiment communiste qui réduirait les privilèges, le rétablissement de la propriété privée finirait par s’imposer. La chute de l’URSS s’est produite avant que sa prédiction put s’y réaliser.

Le PC chinois, lui, est allé au bout de la logique. La propriété a désormais droit de cité. Des fortunes se créent. Elles sont transmissibles. Les hiérarques en profitent mais ne sont pas les seuls. Plus de dix millions de Chinois possèdent des actions.
Plusieurs ouvrages et de nombreuses thèses sont consacrés à Guizot, cet homme d’Etat français qui, en 1840, s’est rendu célèbre en lançant la formule : « Eclairez-vous, enrichissez-vous, améliorez la condition morale et matérielle de notre France ». Remplacez le mot France par le mot Chine, vous croirez entendre Deng Xiaoping.

Posté par Marc Ullmann, le 28/05/07 dans Asie - Chine - Economie - Société | Commentaires (4) | Lien permanent | TrackBack (0)

Le 30 mars 2007
Chinois gourmands mais pas pressés

070330--ChinaBank.jpgDeux chiffres méritent d’être rapprochés. En 2006, l’ensemble des fusions et acquisitions en Europe a mobilisé environ 1.500 milliards de dollars. A la même époque, les réserves de change accumulées par la Banque Nationale de Chine ont franchi le seuil des 1.000 milliards de dollars. Si elle l’avait voulu, la Banque de Chine aurait donc pu acheter les 2/3 de toutes les entreprises qui ont été vendues en Europe.

On calcule de la même façon, que le montant des réserves chinoises correspond à peu près à la capitalisation boursière des trois principales firmes américaines : Exxon Mobil, General Electric et Microsoft. De là à redouter une offensive sur les joyaux de couronne occidentale, il n’y a qu’un pas. A ne pas franchir.

Les Chinois nourrissent des rêves de revanche mais ne peuvent avoir envie d’asséner des coups qui, dans l’état actuel des choses, provoqueraient de sévères représailles. Leur puissance doit avancer masquée et leur emprise s’imposer pas à pas. Pas question, pour l’instant, d’attaquer, en Amérique et en Europe, les plus grosses entreprises. Mieux vaut conquérir des parts de marché en leur achetant des filiales. Mieux vaut surtout, avaler des entreprises moyennes à fort contenu technologique. En économie, comme à table, l’appétit vient en mangeant. Inutile d’être glouton.

Posté par Isabelle Pernot du Breuil, le 30/03/07 dans Asie - Chine - Economie - Entreprises | Commentaires (0) | Lien permanent | TrackBack (0)

Le 14 février 2007
La Chine, grande puissance spatiale

070214-MissileChinois.jpgLe 11 janvier dernier, la Chine a réussi pour la première fois à détruire l’un de ses satellites en utilisant un missile balistique. Cette opération, détectée par les services américains et confirmée par la Chine après un silence de douze jours, a entraîné les protestations des Etats-Unis, du Japon ou de l’Australie, entre autres, mais peu de réactions en Europe.

La destruction d’un satellite par un missile pose deux problèmes majeurs. Le premier, dans le domaine civil, est celui de la sécurité dans l’espace : le satellite s’est désintégré en plusieurs centaines de débris, dont chacun pourrait entrer en collision avec d’autres objets spatiaux, déclenchant ainsi une réaction en chaîne qui menacerait la sécurité dans l’espace, notamment pour les missions habitées. Le second problème est d’ordre militaire et stratégique, car cette nouvelle capacité de la Chine à détruire satellites et autres objets spatiaux pourrait évidemment être utilisée à des fins militaires et de ce point de vue, ce test s’apparente fort à un essai d’arme anti-satellite. Le risque est celui d’une militarisation de l’espace, comme on pouvait le craindre durant les années 80 lorsque les Etats-Unis et l’URSS procédaient à des tests similaires. La Chine a rejeté les protestations des Etats-Unis et de leurs alliés en indiquant qu’elle excluait toute course aux armements dans l’espace.

Ce test démontre en tout cas la volonté qu’a la Chine de s’affirmer comme grande puissance spatiale tant dans le domaine civil que militaire, du moins potentiellement. Cela permet sans doute de mieux comprendre les raisons qui la conduisent, alors qu’elle est partenaire du programme européen Galileo, à se lancer dans son propre système de navigation par satellites Beidou, dont le premier vient d’être lancé le 10 février.

Posté par Claude Meyer, le 14/02/07 dans Asie - Chine - Géopolitique - Technologie | Commentaires (0) | Lien permanent | TrackBack (0)

Le 26 janvier 2007
Inde : effets pervers de la révolution verte

070126-Inde.jpgLa « révolution verte » mise en œuvre en Inde à partir des années 1960 a permis, grâce à l’introduction de pratiques culturales modernes, incluant entre autres un puissant développement de l’irrigation, parallèle à l’emploi généralisé d’engrais chimiques et de pesticides, une croissance de la production agricole comblant les besoins d’une population doublée en quarante ans.

Cette politique a augmenté les rendements mais généré – hélas ! – des effets pervers dont on commence à percevoir l’ampleur. Lors d’une récente mission à Bangalore, mes amis, responsables de l’Agence Indienne de l’Espace (ISRO), m’ont fait part de leurs inquiétudes nourries par les excellentes mesures de leurs satellites de télédétection, analysées à leur puissant Centre spécialisé à Hyderabad et que je résume.

La surface des terrains irrigués avant la révolution verte ne dépassait pas 5 millions d’hectares et le taux de salinité y était partout négligeable. La surface irriguée aujourd’hui est de 55 millions d’hectares sur un total de terres cultivées de 140 millions, 85 se contentant d’eau de pluie et ne produisant alors qu’une seule récolte. La productivité dans les zones irriguées atteint 2,7 tonnes de riz à l’hectare, à comparer avec la productivité moyenne sur tout l’ensemble de 1,7 tonnes à l’hectare.

Un phénomène est apparu récemment et progresse rapidement, la salinification des terres irriguées due au lessivage des surfaces. Il frappe déjà 20 millions d’hectares sur 55, d’après les mesures spatiales. La détérioration irréversible des sols fait baisser le rendement. Pour la première fois depuis le début de la révolution verte, l’Inde a du importer du riz l’année dernière.

Posté par Jacques Blamont, le 26/01/07 dans Asie - Développement - Environnement | Commentaires (0) | Lien permanent | TrackBack (0)

Le 20 décembre 2006
Japon : défense du pays et patriotisme

La diète japonaise a voté, le 15 décembre, deux lois qui ont valeur de signal : elles annoncent en effet des évolutions en profondeur de la politique de défense japonaise, et plus largement du rôle international que le Japon entend jouer en Asie et sur la scène internationale.

La première concerne l’Agence de défense qui, à partir du 1er janvier prochain, deviendra un ministère à part entière : ce changement de statut n’aura pas de conséquences pratiques immédiates, mais il indique l’importance accordée par le gouvernement japonais aux questions de défense et préfigure, sans doute, des changements plus importants dans le positionnement stratégique du pays, actuellement bridé par la Constitution pacifiste de 1947.

La seconde est une loi réformant la législation de 1947 sur l’éducation. Une des dispositions votées le 15 décembre demande aux écoles publiques de « cultiver les attitudes... qui aiment la nation et la patrie » et pour ce faire, d’introduire des cours visant à développer « l’esprit civique et le patriotisme ».

Ces deux lois sont liées. Le Japon, traumatisé par la longue crise des années 90, aspire à retrouver sa fierté nationale, d’où cette nouvelle législation sur l’éducation. Par ailleurs, face aux ambitions de la Chine, il souhaite jouer un rôle régional majeur, non seulement sur le plan économique mais aussi politique et stratégique. La loi votée le 15 décembre est un premier pas ; d’autres suivront. Pour l’instant l’option nucléaire est exclue : le Premier ministre Abe vient de le rappeler, le 16 décembre, à son homologue indien, message indirect à Pékin, qui s’inquiète des évolutions en cours au Japon.

Posté par Claude Meyer, le 20/12/06 dans Asie - Chine - Géopolitique | Commentaires (1) | Lien permanent | TrackBack (0)

Le 19 décembre 2006
Chine : après Westinghouse viendra Areva

061219-Areva.jpgLa commande chinoise de 4 réacteurs APWR 1000 à Westinghouse ne constitue pas, à mes yeux, un échec technique et/ou commercial pour Areva. La décision, essentiellement politique, doit être vue dans le contexte d’un marchandage sino-américain dont nous ne connaissons pas les arcanes.

Comment expliquer autrement le choix d’un type de réacteur de conception ancienne (plus de 10 ans), dont la puissance est limitée à 1000 MWe pour des raisons techniques et qui n’a jamais été commandé ni réalisé par qui que ce soit ?

Les très grands besoins en énergie de la Chine, associés à la relative difficulté de trouver des sites de préférence côtiers ou sur les grands fleuves, militent pour installer sur chaque site la puissance la plus élevée possible. Avec ses 1 600 MW par tranche, l’EPR est le mieux adapté aux besoins chinois.

Les difficultés rencontrées actuellement par Areva en Finlande pour la construction du premier EPR n’ont, à mon avis, joué aucun rôle dans la décision chinoise. Au contraire, il est préférable et rassurant de construire sur les traces d’une première réalisation qui règle pas à pas les problèmes inhérents à un premier de série.

Et je ne crois pas davantage à une sorte de rétorsion exercée par les Chinois à l’égard d’Areva qui n’a pas accepté de mettre la technologie de l’EPR à leur totale dispositon. Aucune société au monde ne donne gratuitement sa technologie la plus récente et je pense qu’Areva à eu raison d’agir de la sorte. Ceci d’autant plus que les Chinois peuvent disposer librement de la technologie des réacteurs de 1000 MWe que nous leur avons vendu à Daya-Bay et Ling-Ao.

Au total, je serais surpris que les Chinois ne lancent pas à Areva une corde de rappel à une échéance plus ou moins rapprochée. Ils sont trop avisés pour se priver d’un concept aussi moderne et avancé que l’est l’EPR et répondant aussi bien à leurs besoins.

J.-C. Leny, Ancien Président de Framatome

Posté par Jean-Claude Leny, le 19/12/06 dans Asie - Chine - Energie - Entreprises - France | Commentaires (7) | Lien permanent | TrackBack (0)

Le 15 décembre 2006
Hyderâbâd mise sur les femmes de ménage

061215-FemmesdeMenage.jpgLorsqu’une femme travaille et que son mari n’a pas d’emploi, celui-ci est bien obligé de la respecter. De plus, les femmes sont plus enclines que les hommes à mettre de l’argent de côté pour l’éducation des enfants. C’est en tout cas ce que pensent les entreprises High Tech installées à Hyderâbâd. Toutes ensemble, et avec l’accord des autorités locales, elles ont décidé que le personnel d’entretien serait exclusivement féminin et qu’un complément de salaire serait alloué pour l’éducation des enfants.

Il faut dire qu’Hyderâbâd est, avec Bangalore, la capitale indienne des hautes technologies. Microsoft, IBM, Alcatel et plus de 300 autres entreprises s’y sont installées. Les techniciens affluent de toutes parts mais comme partout en Inde, la majeure partie de la population croupit dans la misère.
D’où l’idée de miser sur les femmes de ménage dont quelques enfants, peut-être, créeront des logiciels et assureront aux générations futures un sort meilleur que celui connu par leurs parents.

Posté par Louise Jasmin, le 15/12/06 dans Asie - Développement - Entreprises - Pauvreté | Commentaires (0) | Lien permanent | TrackBack (0)

Le 30 octobre 2006
Normes et standards : quand l’Asie s’éveillera

Imposer une norme, revient, dans un contexte mondialisé, à s’assurer un bénéfice immédiat en terme économique et stratégique. L’Europe, malgré quelques beaux succès industriels, à l’instar du GSM qui a su s’imposer sur tous les continents, est à la traîne. Dans ce domaine, ce sont les Etats-Unis qui, grâce à leur suprématie en termes d'innovation et de maîtrise de l'information, tiennent le haut du pavé. Ils sont à même de proposer leurs propres normes ou bien d'en créer de nouvelles et de les rendre indispensables aux yeux de tous. Cela va-t-il durer ? Rien n’est moins sûr.

Le réveil de l’Inde et de la Chine risque d’être brutal. Avec une population locale se dénombrant en milliards d'individus, ces deux pays n'auront aucun mal à définir et à appliquer leurs propres normes. Cela a déjà commencé en Chine notamment avec la norme TD-SCDMA, équivalent de l’UMTS européen. On peut de ce fait parier que, globalisation et essor des nouvelles technologies de communication et de l'information aidant, ces pays, à forte croissance, ne tarderont pas à proposer leurs propres normes à l'ensemble de la planète, au grand dam des Américains et Européens.

Posté par Bruno Kerouanton, le 30/10/06 dans Asie - Entreprises - Europe - Technologie - USA | Commentaires (2) | Lien permanent | TrackBack (0)

Le 27 octobre 2006
Boum et flop

061027-Coree.jpgKim Jong Il a fait boum et les gouvernements du monde entier font semblant d’avoir peur. Ils savent pourtant que le test atomique de la Corée du Nord a plutôt rassuré les experts. Ceux-ci, se fondant sur des rapports d’espionnage, croyaient que le régime dictatorial de Pyongyang disposait déjà de deux ou trois engins. Il apparaît maintenant que le stade expérimental n’a pas été dépassé et que le récent boum n’a même pas donné les résultats escomptés.

Kim Jong Il devra attendre des mois pour disposer d’une « vraie » bombe et des années pour qu’une miniaturisation adéquate permette de placer sur des fusées des engins performants. Dans ces conditions, pourquoi tout ce tohu-bohu ? Précisément pour mettre le délai à profit en relevant le défi avant qu’il soit trop tard.

Posté par Marc Lanval, le 27/10/06 dans Asie - Géopolitique | Commentaires (2) | Lien permanent | TrackBack (0)

Le 18 octobre 2006
Danger pakistanais

La Guerre froide a, pendant longtemps, obscurci les esprits. Quand l’Union Soviétique était « L’Empire du Mal », tous ses ennemis, même les plus horribles, étaient considérés comme les amis du « Monde Libre ». Aujourd’hui, on déchante. Le péril islamique fait réfléchir. On s’aperçoit notamment qu’au lieu d’armer les « Moudjahidines » pour forcer le départ des Russes d’Afghanistan, il aurait mieux valu laisser les Popoffs s’embourber, ne pas contribuer à faire passer le « Djihad » du stade de la velléité à celui de l’action, ne pas fermer les yeux sur le danger potentiel représenté par le Pakistan.

Sous prétexte que ce pays aidait les « résistants » afghans à combattre les Russes, on n’a pas cherché à ralentir son développement atomique ; on n’a même pas réagi lorsqu’on a appris que le héros national Abdul Qadeer Khan, père de la « Bombe islamique », encourageait la prolifération en vendant des secrets. Aujourd’hui, l’allié pakistanais apparaît peu fiable. Tout repose sur le Président Musharaf dont le pouvoir s’avère fragile. Les mouvements islamistes (sunnites) sont de plus en plus virulents. L’armée joue double jeu : en coulisse, elle aide les Talibans et ne dédaigne pas d’encourager le terrorisme en Inde. Tout cela est d’autant plus dangereux que la société pakistanaise est probablement celle qui, au monde, est la plus éloignée des valeurs occidentales. Pour prendre un seul exemple, elle bat tous les records en matière de mariages endogames (près de 90 %).

Posté par Marc Lanval, le 18/10/06 dans Asie - Géopolitique - Société | Commentaires (4) | Lien permanent | TrackBack (0)

Le 21 juillet 2006
La loi du « respect »

Y a-t-il un point commun entre le président dictateur de la Corée du Nord et les « sauvageons » qui, chez nous, mettent le feu aux voitures ? Oui, puisqu’ils veulent tous se faire remarquer. Le missile longue portée coréen est du toc. Il faut trois jours pour faire le plein de son combustible. Le détruire au sol, ou même en vol, serait un jeu d’enfant. De plus, les quelques bombes nucléaires coréennes sont beaucoup trop encombrantes pour servir de tête à ce missile. Qu’importe ! Kim Jong-il est content : les grandes puissances parlent de lui. Peut-être un jour, lui témoigneront-elles du « respect ». Après, mais pas avant, il pourra négocier.

Posté par Marc Ullmann, le 21/07/06 dans Asie - Géopolitique - Technologie | Commentaires (1) | Lien permanent | TrackBack (0)

Le 3 mai 2006
Afghanistan : printemps pourri

afghanistan.jpgAction Contre la Faim procède à la réouverture de bases qui fonctionnaient au ralenti pendant la période hivernale. Isabelle Moussard-Carlsen, responsable géographique pour l’Afghanistan, écrit, dans une communication datée du 23 mars : « Le retour du printemps, la réouverture progressive des cols de montagnes et des routes s’accompagnent de la recrudescence de l’insécurité. Le mollah Omar a lancé un appel pour faire de l’Afghanistan « un four en flammes ». A Kaboul, le nombre des victimes d’attentats a doublé sur la période 2005/2004. Nombreux incidents entre les Talibans d’une part et les forces afghanes et étrangères d’autre part au sud du pays ; des attentats ont été déjoués ces derniers jours ».

On en arrive à se demander s’il n’aurait pas fallu laisser les Russes se débrouiller dans un pays où ils s’étaient imprudemment avancés en 1979. Rappelons qu’en accord avec le Pakistan et l’Arabie Saoudite, les Etats-Unis et l’Europe ont armé une « résistance » qui, de plus en plus, s’est révélée islamique. Les Russes sont partis en 1988. C’était leur Vietnam à eux. L’occident tenait sa revanche. Drôle de revanche !

Posté par Marc Lanval, le 03/05/06 dans Asie - Politique - Terrorisme | Commentaires (0) | Lien permanent | TrackBack (0)

Le 17 mars 2006
Inde : la révolution Bush

Ce n’est pas parce que Bush a commis beaucoup d’erreurs que tout ce qu’il fait est nécessairement mauvais. L’accord qu’il vient de signer en Inde est une révolution. Seuls les Etats-Unis pouvaient l’oser. Espérons que le Congrès l’approuvera.

L’Inde, rappelons-le, a refusé de signer le Traité de Non Prolifération parce qu’elle voulait garder les mains libres pour construire sa bombe. Du coup, elle subit un embargo sur toutes les technologies nucléaires, y compris sur les technologies civiles. C’est cette dernière disposition que Bush veut faire sauter et, dans le cas particulier de l’Inde, cela paraît justifié pour, au moins, trois raisons. Primo : l’Inde est une grande puissance au même titre que la Chine et peut légitimement se sentir menacée par le Pakistan. Secundo : à la différence du Pakistan qui a vendu à la ronde ses secrets nucléaires, l’Inde n’a jamais été « proliférante ». Tertio : priver l’Inde de centrales nucléaires c’est la contraindre à utiliser massivement des combustibles fossiles et contribuer ainsi à la destruction de l’environnement. Ajoutons que l’Inde est un marché prometteur pour les centrales nucléaires et que la France, à cet égard, n’est pas mal placée.

Posté par Jean-Claude Leny, le 17/03/06 dans Asie - Energie - Technologie - USA | Commentaires (5) | Lien permanent | TrackBack (0)

 
Jean-Pierre Dupuy
 
Professeur de philosophie sociale et politique à l'Ecole Polytechnique et Stanford University, Jean Pierre Dupuy est intervenu, mercredi 14 mai, sur le thème : « Les nanotechnologies ».  
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